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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 16:19
D’une correspondante que je remercie :
 
« Attention aux idées de fédération du Premier Ministre, de Communauté urbaine de Mme Grouwels et M. Desmet. Je pressens un espoir flamand d’arriver à une Belgique entièrement unilingue. En commençant par raccrocher notre Brabant wallon à Bruxelles. L’idée forte est peut-être plus celle-ci que le séparatisme ! »
 
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 11:51
Hier, nous apprenions que la Région wallonne et la Communauté française auraient respecté en 2006 leurs obligations découlant de l'accord de coopération de financement. Comme par hasard, à quelques mois d’une importante négociation dite communautaire.
 
Pour une fois que les nouvelles ne sont pas mauvaises, ne boudons pas notre plaisir. Le désendettement semble avancer plus rapidement que prévu, pour preuve, la meilleure cotation internationale Moody's (*), qui permet de juger de la facilité à accéder au marché des capitaux.
C’est que l'actuel accord de coopération qui répartit l'effort entre les entités court jusqu'en 2010. Et dans le cadre de la négociation qui s’annonce, la dotation aux entités pourrait être revue à la baisse ou des compétences pourraient être régionalisées sans leur financement.
 
Ce que refuse Michel Daerden (oui, lui !) dans « Le Soir », mais qu’on retrouve bel et bien dans les cartons des 3 partis traditionnels flamands. Dans un éclair de lucidité qui a fait sa renommée internationale, il ajoute : "Ce qu'il faut, c'est aller à la table de négociation en dominant les paramètres pour ne plus connaître 1989 (la réforme de l'Etat transférant l'enseignement aux Communautés)" reconnaissant par là, la catastrophe présentée en grande victoire par les partis et médias francophones (comme d’habitude) que le Mouvement wallon n’a pas arrêté de dénoncer.
 
Là où il rejoue involontairement au comique, c’est quand il ajoute : « ce qu'il faut aussi, c'est tout faire, en 2007, pour qu'un socialiste francophone soit premier ministre; et je pense à Elio, pour qu'il n'y ait pas d'équivoque ».
Faudrait-il en passer par là ? Il est vrai que Di Rupo rêve de devenir le prochain premier ministre. Il apprend pour cela le néerlandais à marches forcées et courtise les medias flamands et même le patronat flamand. Mais surtout, il est prêt à payer le prix fort aux flamands… c'est-à-dire à nous faire payer le prix fort avant de se faire jeter comme celui qui reste son véritable modèle : Edmond Leburton : qui a gouverné du 26/01/1973 au 25/04/1974. Faudra-t-il en arriver là pour que les Wallons se décident massivement à franchir le pas ?
Traiter le mal par le mal ? C’est peut-être la solution finalement…
 
La notation est une appréciation de Moody’s sur la volonté et la capacité d’un émetteur à assurer le paiement ponctuel des engagements d’un titre de créance, tel qu’une obligation, tout au long de la durée de vie de celui-ci.
La Wallonie a ainsi avancé de trois rangs. Elle se situe à présent au quatrième rang, le « Aa2 ».
 
Plus une Région est cotée, plus elle aura accès au marché des capitaux et pourra donc emprunter auprès des grandes institutions financières. De plus, plus la cotation est bonne, plus le taux d'intérêt est intéressant.
La Communauté française fait mieux classée. En "Aa1+", elle occupe le deuxième rang comme la Belgique. En Aaa, le premier rang, on retrouve les pays et Régions les plus riches, à savoir la Norvège, l'Allemagne, l'Autriche, la France, le Danemark et... la Flandre.
Les catégories :
Aaa – valeurs de tout premier ordre (« gilt edged »)
Aa1, Aa2, Aa3 – fourchette haute (« high-grade »)
A1, A2, A3 – notation intermédiaire (« upper-medium grade »)
Baa1, Baa2, Baa3 – fourchette basse (« medium grade »).
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12 janvier 2007 5 12 /01 /janvier /2007 16:54
Je viens de lire un billet sur une exploitation agricole en Aquitaine produisant des biocarburants. Mais à la différence du diester ou de l’éthanol (le premier sert de complément au diesel et le second sert de complément à l’essence) (*), cette exploitation produit sur place, à partir du tournesol (80ha) et du colza (20ha), une huile végétale pure qui peut être versée directement dans le réservoir d’une voiture diesel. 
 
Cette production est d’une simplicité confondante. Dans un hangar, un stock de graines de tournesol, dans un coin, un entonnoir géant d’environ 4 mètres de hauteur rempli régulièrement par une pelle mécanique de graines. Enfin, une petite machine qui extrait l’huile des graines et laisse en résidu du tourteau qui servira d’alimentation pour le bétail. Cette huile est ensuite filtrée par un appareil et versée dans des fûts prêts à l’utilisation.
 
L’agriculteur vend sa production à la Communauté d’Agglomération de Villeneuve-sur-Lot qui remplit ainsi les réservoirs de ses camions.
 
Le rendement énergétique est des plus élevé : pour 1 tonne d’équivalent pétrole (TEP) consommée à la production, il est produit 7 TEP. Pour l’éthanol, par exemple, produit à partir de la betterave, le rapport est de 2,2 TEP produites pour 1 TEP consommée.
 
Cette expérimentation se généralise dans le Lot et Garonne et en Aquitaine car elle a l’avantage d’éviter les transports en camion des graines vers des usines de groupes pétroliers qui se situent, en général, près des raffineries.
 
Intéressante, cette production d’huile végétale pure directement par des agriculteurs qui court-circuitent ainsi la filière pétrochimique. Et concevable aussi, car au regard d’une directive européenne, l’huile végétale pure est un biocarburant. Quelques agriculteurs wallons ont d’ailleurs adopté cette production pour leurs besoins personnels. Reste à voir si nos Pouvoirs publics permettraient (et à quelles conditions !) la vente des ce carburant.
 
Pour réussir à réduire notre dépendance énergétique, à préserver notre environnement tout en promouvant l’intérêt général il est peut-être utile de revitaliser le monde rural. Ce serait, en tous cas moins hypocrite que ce que fait le gouvernement flamand qui a conclu un contrat pour l'achat de droits d'émission de gaz à effet de serre avec une entreprise chilienne pour la Flandre à atteindre le quota fixé par le protocole de Kyoto. Les mesures internes prévues par le plan climatologique flamand destiné à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ne suffisant pas. Et comme par hasard, ce contrat est passé avec la SA Empresa de Tratamiento de Residuos Copiulemu, au Chili, une filiale de l'entreprise flamande Machiels. Tout ça reste en famille ! Et on exporte les nuisances.
Or, et cette carte du dioxide d'azote publiée sur le site de l'ESA et datant de 2004, montre que la Région flamande est une des plus polluée d'Europe ! (**)

Carte du dioxide d'azote publiée sur le site de l'ESA (2004) Lien depuis http://www.claude-thayse.net

(*)A noter le retard pris par le gouvernement belge pour permettre la vente de ce carburant en Belgique. Disponible dans la plupart des pays voisins, il est toujours interdit de le vendre chez nous, faute de norme et de défiscalisation, l'éthanol étant sinon taxé comme de l'alcool à consommer !
Rappelons qu’après des années d'attente, le gouvernement belge a finalement accordé des quotas défiscalisés de biocarburants, attendant de disposer de capacités de production locales pour éviter toute importation. Résultat : si, en 2007, les trois usines désignées à Gand, Wanze et Alost produiront effectivement les 250.000 mètres cubes autorisés, ils ne pourront incorporer que 160.000 mètres cubes maximum de leur produit dans le carburant distribué en Belgique. Car la défiscalisation admet une proportion maximale de 7 % d'éthanol et les quantités d'essence vendues sont en baisse permanente. Les producteurs devront donc exporter le solde de leur produit ! Cet exemple démontre qu’il ne suffit pas de parler d’écologie pour être vertueux…

(**) Le dioxyde d’azote (NO2) est essentiellement produit par l’homme, et une exposition excessive à ce gaz entraîne des lésions pulmonaires et des problèmes respiratoires. Le gaz joue également un rôle important dans la chimie atmosphérique puisqu’il engendre la production d’ozone dans la troposphère – qui est la couche inférieure de l’atmosphère sur huit à seize kilomètres de hauteur. Le dioxyde d’azote est produit par les émissions en provenance des centrales électriques, de l’industrie lourde et du transport routier ainsi que de la combustion de la biomasse.
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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 16:12

Reçu d'un correspondant...
 
La Brabançonne (Air peu connu...), hymne belge se terminant par : " Le Roi, la Loi, la Liberté ! " en français et par " Voor Vorst, voor Vrijheid en voor Recht " (pour le Peuple, la Liberté et la Loi) chez les Flamands...

Voilà qui explique bien des choses !

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10 janvier 2007 3 10 /01 /janvier /2007 10:50
Le Professeur Hugues Dumont des Facultés universitaires Saint-Louis publie aujourd’hui une carte blanche dans la « Libre Belgique ».
 
Revenant sur le docu-fiction  "Bye bye Belgium", il estime prudemment que « les Flamands favorables à une sécession sont minoritaires mais indiscutablement en croissance et présents au sein de tous les partis traditionnels flamands, de manière explicite ou larvée». et que « les francophones ne peuvent rester la tête dans le sable ».
 
Il relève ce que tout citoyen conscient peut observer. « Une des grandes questions qui vont se poser après les élections législatives fédérales de 2007 - et probablement aussi après les suivantes - sera celle de savoir pendant combien de temps les partis francophones seront capables d'opposer une réponse négative à des demandes flamandes comme la scission de l'assurance maladie, des allocations familiales et de la politique de l'emploi, si la formation du gouvernement est subordonnée à des concessions majeures dans ces domaines vitaux». Estimant peu probable, mais non impossible, le risque d'une sécession unilatérale de la Région flamande qui ne pourrait se présenter que dans ce type de circonstance...
 
Il appelle les citoyens francophones bruxellois et wallons à se montrer plus exigeants à l'égard de leurs mandataires politiques. Relevant des « erreurs de jugement gravissimes sur ce que l'Europe pourrait nous apporter en cas de scission du pays, comme on en a encore entendues lors du débat qui a suivi la fiction, et qui devraient être sanctionnées électoralement. L'Europe n'est pas construite, ni aujourd'hui ni demain, pour ôter à l'Etat belge la peine d'exister. Ce n'est pas elle qui va gérer la Région bruxelloise. Le scénario d'un "Brussels DC" n'a pas un atome de crédibilité ».
Joli, non ?
 
Il relève que « certains mandataires francophones sont prêts à tomber dans les pièges du CD & V quand celui-ci joue sur les mots en vantant les mérites du confédéralisme ». Si ,je peux le suivre quand il écrit que « les francophones de Bruxelles et de Wallonie ont le droit d'exiger de leurs responsables politiques un minimum de rigueur dans l'usage du vocabulaire institutionnel », je suis plus septique sur sa proposition « d’exiger de leur part un engagement ferme sur l'avenir souhaitable de la Belgique au cas où elle devrait se passer de la Région flamande, espérant que le scénario d'un Etat fédéral associant Bruxelles et la Wallonie puisse réunir le plus large consensus »… Il y a une bien meilleure solution.
 
Il stigmatise à juste titre les partis francophones quand ils proclament, comme ils viennent encore de le faire, qu'ils ne sont demandeurs de rien. "Ce qui n'abusera que les naïfs, ce que les Flamands ne sont pas". Ceux-ci n'ignorant évidemment pas les problèmes structurels des Régions bruxelloise et wallonne (oubliant curieusement de citer celle-ci....). Avant de s’égarer, hélas, dans le rêve fumeux d’une réforme des règles électorales et plus particulièrement de celle chère à Ecolo, de circonscription unique sur laquelle j’ai déjà donné un avis précédemment. 
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 14:26
Tant que nous sommes dans les débats sur les dotations, il est intéressant de se souvenir que nous n’avons pas fini de payer les conséquences de la défaite de la France en 1815 à Waterloo : outre ses effets politiques pervers (arrachement des Wallons à leur mère-patrie), cette bataille continue à peser sur notre budget. Une donation de 1089 ha, près du champ de bataille, continue à rapporter des rentes à la famille Wellington... en toute illégalité !
 
Le récit d'un scandale permanent remarquablement mis en lumière dans le livre de Jean-Emile HUMBLET : Wellington et l'argent des Belges ou "La seconde bataille de Waterloo", Luc Pire, 2001.
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9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 08:38

Entendu dans l'émission "éco-soir" sur la Première (RTB(f)-radio) :
 
"En raison notamment de l'augmentation du prix des alcools à la base de la fabrication des vinaigres, l'entreprise "l'étoile" à Bierges a dû se résoudre afin d'assurer la pérennité de la marque, à vendre sa marque ainsi que sa clientèle au vinaigrier néerlandais De burg bv Azijn, lequel a l'intention d'ici 1 an, 1an et demi de délocaliser sa production vers son site de Roosdaal en Brabant flamand."
 
Encore des emplois wallons supprimés au profit des flamands ? il est trop tôt pour le dire. à suivre ....
 
Merci à Michel Martens pour avoir attiré mon attention !

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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 10:32
Surprenant !
 
Hier soir lors d’un Journal télévisé, l’historien (ultra-belgicain) Balace prétendait que les enfants royaux  ne pouvaient pas exercer une activité professionnelle, et qu’il était donc normal et parfaitement justifié qu'ils reçoivent une dotation ! (Une sorte d’indemnité de chômage, quoi !) La présentatrice a même insisté sur le fait « qu’à son âge, on ne pouvait plus demander à Laurent d’avoir un métier », le pauvre !
 
Balace admettait par contre que Lorenz, l'époux autrichien d'Astrid et financier international, avait bien droit à une activité professionnelle puisque antérieure à son mariage. Comment dans ce cas justifie-t-on l'octroi d'une dotation à Astrid ?
 
A noter que les princesses et princes sont sénateurs de droit et que les dotations qui viennent en supplément, pour Astrid et Laurent ne sont pas négligeables (272.682,88 euros par tête, liés à l'indice des prix à la consommation du mois de juin 2001).
 
Pour mémoire, une dotation annuelle et viagère 1.115.520,86 euros est également accordée  à Fabiola. (à l’indice des prix à la consommation de juillet 1993).
 
Finalement le Trésor public (nos impôts !) a de la chance qu’ils ne soient pas plus nombreux…
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7 janvier 2007 7 07 /01 /janvier /2007 10:17

7 h 15 ce matin à la RTB(f)... la présentatrice de l'émission "Le jardin extraordinaire" nous apprend que "le" belge est passionné par la nature. Dois-je en conclure qu'il n'y a qu'un seul téléspectateur à suivre cette émission ?

Mais qui est donc "le" belge" ?

Voilà bien une expression curieuse. Surtout dans le contexte institutionnel. Le virus de pensée continue à faire des ravages. Cette expresion ne recouvre rien, évidemment.

Aucun pays ou nation ne peut être résumé en une abstraction. Dans le cas présent, on ne peut même plus parler "des" belges !  Au contraire "des" Français qui, eux sont bien réels : Le vrai visage des Français.

 

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4 janvier 2007 4 04 /01 /janvier /2007 18:38
Michel Konen, le rédacteur en chef de la Libre Belgique était ce matin l’invité de l’émission « matin première » à la RTB(f) pour l’évocation des grands enjeux de l'année 2007.
 
Pour l'anectode, difficile d’éviter l’actualité judiciaire d’entrée de jeu et de parler de « l’Affaire Laurent » qui bien qu’il soit le principal bénéficiaire des détournements organisés par les militaires n’a toujours pas été interrogé, même comme témoin. Mais bon, ce n’est là qu’un signe supplémentaire de la déglingue du régime.(*)
 
Plus interpellant, son opinion à propos de la musculation qui est tout doucement en train de se préparer en vue du « dialogue » communautaire qui suivra les élections : ce qui frappe le plus Michel Konen dans la démarche actuelle du monde politique, c'est qu'on ne parle plus de la réforme de l'Etat qu'en terme privatif. « Ceci est bon pour la Flandre, ceci est bon pour la Wallonie, plus personne ne dit : ceci est bon pour la Belgique ». Faut-il encore réformer le pays ? Faudra-t-il refédéraliser certaines matières, en régionaliser d'autres ?  Réaliste, Konen constate que la discussion ne se pose pas dans ces termes-là : « Pour l'instant du moins, chacun regarde dans son assiette et veut la garnir au maximum. C'est comme si plus personne ne se préoccupait de l'avenir du pays en tant que tel ».  Il a raison, mais ce n’est pas neuf. Il rejoint là notre diagnostic.
Pourquoi, alors contre toute évidence se sent-il obligé d’ajouter : « Je pense que la grande réforme, celle qui peut mieux organiser notre devenir commun, sera celle qui repartira du sommet de l'Etat et qui voudra rebâtir la « Maison Belgique » et pas simplement ajouter des annexes à gauche et à droite ». Le virus de pensée est bien toujours actif.
 
D’autant plus qu’à la question d’une auditrice portant sur le réchauffement climatique et s’étonnant que ce combat ne soit porté ni en Flandre, ni en Wallonie, par une personnalité médiatique, Konen s’en tire par une pirouette reprenant le vieux refrain : « Il faut sortir des problèmes communautaires qui occupent surtout le monde politique pour enfin s’occuper des vrais problèmes ».
Nous ne pouvons que dénoncer ces propos. Si ces fameux « problèmes communautaires » étaient si négligeables, si peu porteurs, si peu essentiels en terme économiques, culturels, sociaux écologiques, pourquoi les politiques qui se « veulent sérieux » y ont-ils consacré tant d’énergie depuis 60 ans ?
 
La vérité, c’est que les autorités belges se moquent de Kyoto, du climat et de la planète !
La vérité, c’est qu’ils savent que ce qui empêche de s’en occuper, c’est l’existence même de la Belgique.
 
Rappelons-nous. C'est au terme d'âpres négociations qu’en mars 2004 un compromis est finalement intervenu, qui devait permettre à la Belgique de remplir les obligations qui lui ont été assignées dans le cadre du Protocole de Kyoto. Dans le cadre de celui-ci, elle s'est en effet engagée à réduire globalement d'ici 2008-2012 ses émissions de CO2 de 7,5 % par rapport à la situation de 1990. But de la manoeuvre: commencer à lutter contre les changements climatiques.
 
Mais voilà, les Régions n'étaient jusqu'alors pas parvenues à s'entendre (et pour cause !) sur la clé de répartition des efforts à fournir par chacune des parties pour atteindre cet objectif.  Pour répondre à ses obligations (-7,5pc donc), la Belgique devrait émettre 135,27 millions de tonnes de CO2 en 2008 contre 146,24 millions de tonnes en 1990. Mais, compte tenu des émissions mesurées en 2001, soit 149,30 millions de tonnes de CO2, un déficit de 14,03 millions de tonnes de CO2 devra en définitive être épongé.
Plus précisément :
•          Région wallonne: émissions de 1990 -7,5 % = 50,23 Mton CO2-eq
•          Région flamande: émissions de 1990 -5,2 % = 83,37 Mton CO2-eq
•          Région Bruxelles-Capitale: émissions de 1990 +3,47 = 4,13 Mton CO2-eq
 
Selon les termes de l'accord, la Flandre, grosse productrice de gaz à effet de serre, pourra émettre 83,37 millions de tonnes d'équivalents CO2 par an à partir de 2008 - soit -5,2% par rapport à 1990 et 2,02 millions de tonnes étant prises en charge par le Fédéral -; la Wallonie 50,23 millions de tonnes - soit -7,5% par rapport à 1990 - et Bruxelles 4,13 millions de tonnes - soit +3,475% par rapport à 1990 et 0,44 million de tonnes étant là aussi à charge du Fédéral. Cela signifie qu’au total, il est alloué aux régions plus de droits d’émission (137,73 Mton CO2-eq) que ce qui est prévu pour la Belgique par le protocole de Kyoto (135,27 Mton CO2-eq). L’autorité fédérale compensera cette différence en achetant des droits d’émission sur le marché international. Cela revient à l’achat de droits d’émission ( !) pour 2,46 Mton CO2-eq par an, au cours de la période 2008-2012. (**)

Pourquoi ces différences ? En raison de l'expansion économique qu'a connue la Flandre dans les années 90 d'une part et du fait que, pour Bruxelles, on a tenu compte de l'importance des émissions dues notamment à la circulation automobile, ainsi qu'à la présence de nombreux bureaux et habitations. On peut s’étonner de l’effort à fournir en Wallonie dans la mesure où en 2001, les émissions y avaient déjà diminué par rapport à la situation de 1990. Globalement, elle est déjà dans les norme de Kyoto, mais solidarité nationale oblige… (Tiens, dans ce sens là, ça ne pose pas de problème…).
On notera enfin que tous ces calculs ont été échafaudés sur base d'un avis du Bureau fédéral du Plan qui ne prévoyait pas de hausse substantielle des gaz à effet de serre d'ici 2010.
 
Une prévision qui ne manque pas de surprendre dans la mesure où elle va à l'encontre de toutes les projections. Enfin, en octobre 2006, selon le rapport de l’Agence européenne de l’Environnement (AEE), la Belgique n’atteindra pas les objectifs minimaux de réduction d’émission de gaz à effet de serre auxquels elle s’était pourtant engagée et qui constituaient donc une obligation consentie au niveau international...
 
Le maintien en réanimation d’un Etat en coma dépassé est donc un scandale majeur qui empêche de prendre les mesures énergiques nécessaires en priorité, malgré l’urgence criante que le film d’Al Gore a encore démontrée dans les salles cet été. Les impératifs du climat nécessitent une action de long terme alors que l'action gouvernementale relève du court terme.
  
(*) Communiqué de l'agence Belga :
"Le prince Laurent était au courant de la provenance de l'argent avec lequel sa villa à Tervueren a été rénovée", affirment mercredi l'entrepreneur limbourgeois Marc Luypaerts et son ex-femme Lut Kleutghen, six jours avant le début du procès de cette affaire, écrivent mercredi le Belang van Limburg, Gazet van Antwerpen, Het Laatste Nieuws et les journaux Corelio.
"Bien sûr qu'il savait. Nous avons eu trois réunions avec lui et il a choisi lui-même la couleur des murs, des tapis et des rideaux. J'ai fait pour 400.000 euros de travaux dans cette villa", a déclaré cet ancien militaire, patron des entreprises LFE Tapis et LKT Light Solutions, qui se retrouvera la semaine prochaine sur le banc des accusés.
Pour M. Luypaert, qui dit avoir toujours agi sur ordre du colonel Vaessen, l'ancien conseiller personnel du prince, les sommes détournées seraient deux fois supérieures à celles évoquées par le parquet, lequel chercherait selon lui à protéger le prince.
Marc Luypaerts a affirmé mercredi qu'il avait reçu comme consigne du juge d'instruction de Hasselt chargé de l'enquête de se taire à propos du prince Laurent.
"Le nom du prince dans le dossier a été scrupuleusement écarté. Je devais me taire (sur ordre) du juge d'instruction", a-t-il affirmé à la chaîne de télévision privée flamande VTM.
"J'avais une interdiction formelle de parler ou j'aurais été emprisonné. Je dis simplement la vérité", a ajouté M. Luypaerts, un entrepreneur limbourgeois et ancien sous-officier de la Marine Selon lui, le prince Laurent savait parfaitement d'où venait l'argent utilisé pour des travaux d'embellissement de la Villa Clémentine, sa maison à Tervuren, et ses deux cliniques pour animaux situées à Bruxelles et Liège.
 
(**) Quelques autres exemples :
- l'Union Européenne doit réduire ses émissions de 8 %,
- l’Allemagne de 21 %
- Le plan français
- les Etats-Unis (principal pollueur) de 7 %,
- le Canada et le Japon de 6 %,
- la Russie 0 % !
Et un excellent dossier sur ce  Protocole de Kyoto: Instrument de la lutte internationale contre les changements climatiques par par Anne Rainaud, Maître de conférences à l'Université de Nice Sophia-Antipolis : http://www.sfdi.org/actualites/kyoto%20dernier/protocole-kyoto.html
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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