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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 20:27
En dignes successeurs de ceux qui ont obtenu la scission de l'Université catholique de Louvain, l'association des étudiants flamands de l'enseignement supérieur annonce sur son site une grande manifestation pour le 6 mai. Soit quasi un mois avant les élections du 10 juin...

Comme par hasard, ça se passe à Rhode-Ste-Genèse, la commune qui est le plus souvent citée pour faire la jonction entre la Région bruxelloise et la Wallonie.
(Voir sur ce sujet mes billets récents : « 
Dans « Dag Allemaal », Di Rupo n'exclut pas une crise profonde du système belge après les élections. » et « L'intégrité du Brabant wallon en péril ? »)
On se demande pourquoi ils font ça, nous savons tous que les partis traditionneles francophones (MR-FDF, PS, CDH, Ecolo) ne sont demandeurs de rien !
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 18:27
Le1er février 2007 : Participez à la grande mobilisation des citoyens contre le Changement Climatique !
 
L'Alliance pour la Planète (groupement d'associations environnementales) lance un appel simple à tous les citoyens, 5 minutes de répit pour la planète : tout le monde éteint ses veilles et lumières le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00. Il ne s'agit pas d'économiser 5 minutes d'électricité uniquement ce jour-là, mais d'attirer l'attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d'énergie et l'urgence de passer à l'action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats aux élections présidentielles et (pour nous) législatives du 10 juin 2007 que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.
 
Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d'experts climatiques des Nations Unies. Il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l'urgence de la situation climatique mondiale.
Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, quelques mois avant les élections !
 
Faites circuler au maximum cet appel autour de vous et dans tous vos réseaux ! Faites-le aussi apparaître sur votre site Internet et dans vos « news letters ».
 
Contact/ information : Cyrielle, Les Amis de la Terre : 00 33 1 48 51 18 95.
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 18:17
J'ai reçu cette copie d'un article que je trouve particulièrement intéressant par l'éclairage qu'il donne et que je souhaite vous faire partager. Il est paru dans la revue "Politique" d'octobre 2003.
Populisme et monarchie
 
Le concept de "populisme" fonctionne aujourd’hui comme les concepts "d’extrême droite" ou de "fascisme", il en dit autant sur le leader ou le parti que nous cherchons à qualifier que sur ce que nous pensons de ces derniers et surtout, sur la façon dont avons décidé d’en parler. En exagérant un peu, on pourrait même se demander si finalement ce genre de concepts ne nous éclaire pas plus sur les intentions de celui qui en fait l’usage que sur la réalité à laquelle il renvoie. Nous ne percevrons pas toujours les idées du " eader d’extrême droite", le programme du "parti populiste", mais nous comprendrons aisément que la question est grave et qu’il vaut mieux ne pas fréquenter et encore moins soutenir ceux que l’on qualifie de la sorte (1).
Le populisme possède néanmoins quelques traits spécifiques qui présentent une certain intérêt, notamment lorsqu’on prend la peine de tester l’originalité de ces derniers sur un individu-institution qui, a priori, n’a rien ou vraiment très peu à voir avec le populisme : Albert II.
 
L’union magique du peuple belge
Si le roi n’a vraiment rien d’un démagogue - il n’y a aucun doute à ce sujet - il est piquant de voir que presque par hasard, son statut, sa fonction et la façon dont il assume ces derniers se prêtent facilement à quelques comparaisons surprenantes avec certaines pratiques de quelques individus étiquetés "populistes" et jugés très peu fréquentables. Comparaisons qui, dans la foulée, révèlent autant les aspects les plus problématiques de l’institution monarchique au sein du système démocratique belge que, répétons-le, les possibles mauvaises intentions de celui qui se livre à un tel exercice.
Officiellement, personne ne conteste les vertus d’un roi qui rassemble le peuple belge et assure sa cohésion. C’est même probablement l’argument principal de ceux qui défendent la monarchie et aussi en toute logique celui qui résiste le mieux aux tirs ennemis des républicains, des séparatistes ou de l’extrême droite flamande. Là ou règnent les conflits entre communautés linguistiques, les différences de classes et les oppositions d’intérêts, le roi "incarne l’unité du peuple", sa solidarité et son harmonie...
Dans la foulée, le roi réalise implicitement une des choses que l’on reproche le plus souvent aux leaders qualifiés de "populistes". Il affirme en effet d’autorité une union populaire mythique et merveilleuse en lieu et place des différences et des oppositions réelles qui caractérisent notre société, et toutes les sociétés. Il annonce l’existence d’une unité populaire, facile et efficace, quasi magique, au-delà des divergences, des tensions et des conflits qui caractérisent l’ordinaire de la démocratie belge. En s’affirmant comme témoin de l’unité du peuple belge, il réduit la complexité du politique à une sorte de camaraderie métaphysique qui dépasserait les problèmes bassement réels de la société.
Le roi utilise en fait une vieille méthode de persuasion et de séduction que connaissent bien les Tapie, Dewinter, Le Pen, Berlusconi et consorts (les "classiques" du populisme), il projette dans ses discours d’unité et de cohésion nationale l’idée qu’on pourrait finalement tous se tenir la main malgré nos différences de classes, d’âges, d’intérêts et évidemment d’appartenances communautaires ou linguistiques. Concrètement, le roi apparaît comme une espèce de prêcheur semestriel (2) d’un grand rassemblement fraternel ou patrons et employés, grands propriétaires et SDF, habitants des villes et des campagnes, jeunes et vieux, Flamands et Wallons se retrouveraient main dans la main pour la grande réconciliation nationale.
Pour réaliser le miracle de l’unité impossible, (la première mission du leader populiste), le roi utilise un "peuple" étrange et insaisissable qui réunit en même temps les catégories les plus conservatrices de notre société et l’ensemble de la population. Un peuple imaginaire construit sur des bases solides comme nous le rappelle Albert II lorsqu’il évoque l’unité nationale " outenue pas la toute grande majorité de nos concitoyens", et qu’il insiste sur le succès de Justine et de Kim qui témoigne de cette unité (3).
 
Le mur de la réalité
Tout cela serait sans intérêt si la frontière entre l’unité utile, l’unité coup de pouce du peuple, et l’unité cache-misère de la réalité ne semblait si fine. Nous pourrions en effet nous gausser de l’union mythique incarnée par le roi s’il n’arrivait à concilier dans l’imaginaire collectif, ce qui dans la réalité est peu ou pas conciliable du tout, ou au moins tout à fait discutable. S’il ne parvenait à gommer dans nos représentations ce qui au jour le jour caractérise notre société au quotidien en termes de désaccords communautaires, de tensions et d’inégalités sociales. S’il n’arrivait à noyer dans un peuple fictif et fabuleux des problèmes sérieux auxquels nous devrions faire face de façon responsable, et orienter le débat public en conséquence.
Dans la même veine, le roi possède cette autre caractéristique revendiquée par les tribuns et les orateurs populistes : faire partie du peuple tout en étant radicalement éloigné de ce dernier. Le roi possède cette chance inouïe qui ferait mourir de jalousie plus d’un populiste : être à la fois "comme nous" tout en étant radicalement différent, notamment et principalement au plan institutionnel et légal. Là ou Silvio Berlusconi, Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen se sont tués pendant des années à persuader leur électorat qu’ils étaient issus du petit peuple et qu’ils s’étaient faits eux-mêmes, sans l’aide des élites et de la classe privilégiée, ce qui leur vaut depuis toujours des mises au point efficaces sur les contradictions entre leurs discours populaires et leurs richesses personnelles, le roi peut pour sa part, et sans aucune précaution, parler d’inégalités sociales, de lutte contre la pauvreté, du tiers-monde, de multiculturalisme et d’ouverture à l’autre (4). Là où les premiers doivent rendre des comptes sur leurs incohérences et sur l’écart entre comportements et belles paroles, le roi peut se contenter de paraître pour se justifier.
Le roi fait partie d’une caste d’un genre particulier et en voie de disparition qui est à ce titre peu coutumière de la réalité quotidienne de la population. Mais par un miracle qui lui est très salutaire, il ne fait pas vraiment partie des nantis qui l’entourent, et peut ainsi prétendre incarner le peuple et connaître ses misères quotidiennes. Cette impossible posture d’être à la fois très proche et très loin du peuple, le roi parvient à l’accréditer avec brio.
 
Un rôle politique diffus
On peut argumenter qu’il est indécent et mal intentionné de comparer la monarchie belge avec le comportement de quelques "télépopulistes". Contrairement à ces derniers, le roi ne cherche en effet pas à promouvoir un parti politique en vue de prendre les commandes du pays. C’est exact, mais cela n’empêche nullement l’exercice d’un pouvoir politique qu’il convient ici de mettre en évidence. Et qui à nos yeux justifie ces comparaisons piquantes entre Albert II et les "classiques" du populisme.
Le pouvoir politique et institutionnel du roi est connu et fait l’objet de controverses sur sa teneur et son impact réel. Il est en effet admis qu’à la différence des monarchies scandinaves qui n’ont qu’une fonction de représentation, le roi des Belges conserve un certain pouvoir d’influence (5). Le site Internet de la monarchie est très clair à ce sujet : évoquant l’action du roi dans le domaine politique, on peut lire que "c’est par l’avis, la suggestion, la mise en garde, l’avertissement, l’encouragement, que le Roi exerce cette action sur les acteurs du jeu politique. Sa perspective est celle de la continuité, de la durée des objectifs à long terme, des "grands desseins" où doivent s’engager le pays et l’Etat. C’est par le dialogue avec tous ceux qui interviennent dans la décision politique que se traduit cette activité du Roi" (6). Si ce type de pouvoir d’influence peut paraître anodin dans certaines circonstances, il l’est moins lorsque avec Nadia Geerts on retrace le règne controversé d’un Baudouin qui, comme le titre de son ouvrage l’indique (Baudouin sans auréole, Labor/Espace de libertés, Bruxelles, 2003, 96p.), n’a probablement jamais mérité l’auréole que d’aucuns ont voulu le coiffer ces dix dernières années. À coups de commentaires et d’appréciations inévitablement politiques sur la santé, la sécurité sociale, l’importance "du don de la vie", l’élargissement de l’Union européenne, la sécurité des personnes et des biens, la tolérance envers les immigrés, la lutte contre l’extrême droite, le fossé entre pays riches et pays pauvres, les souffrances des populations en Afrique et bien d’autres sujets, le roi cautionne ici et là certains thèmes politiques. Au fil du temps, il devient une sorte de relais populiste par procuration des idées maîtresses du pouvoir en place, offrant à ces derniers une couche bien opportune d’unité populaire et nationale autour de l’action du gouvernement. Par l’union magique qu’il incarne, par les grandes retrouvailles nationales qu’il célèbre, le roi projette l’image d’un peuple uni et fraternel qu’aucune personnalité politique n’oserait revendiquer au risque d’être qualifié de populiste. De par sa fonction, on pourrait se demander si le roi n’est finalement rien d’autre aujourd’hui qu’une sorte de populiste au service des partis dominants (et complaisants), ressassant leurs idées sur un ton unificateur, au-delà des désaccords réels, et des débats passionnants et utiles qui devraient en émerger.
 
(1) Deux ouvrages majeurs sur le populisme et ses usages multiples : M. Canovan, Populism, London : Junction Books, London, 1981 et G. Hermet, Les populismes dans le monde. Une histoire sociologique XIXème - XXème siècle, Paris, Fayard, 2001.
(2) Le 21 juillet et le jour de Noël.
(3) Discours du Roi Albert II le 21 juillet 2003. Les discours du roi sont disponibles sur le site Internet de la monarchie belge à l’adresse suivante : http://www.monarchie.be/site/fr/act_speeches.asp
(4) Discours du Roi Albert II les 24 décembre 2001, 21 juillet 2001, 21 juillet 2002 et 21 juillet 2003.
(5) Voir notamment le dossier de Politique n°25 sur La Belgique, une monarchie par défaut, plus particulièrement les pages 18, 19, 30 et 31.
(6) Si vous y tenez vraiment, consultez : http://www.monarchie.be/site/fr/monarchy.html
 
(*) philosophe et politologue, chercheur au Cedem de l’Institut des sciences humaines et sociales. ULG
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 11:15

En compléments aux billets : "Développement durable, il y a des solutions locales. " et " Le réunionisme argument concourant à l’application efficace du protocole de Kyoto et de lutte contre le réchauffement de la planète.", nous apprenons que la Commission européenne a approuvé mardi le plan national belge d'allocation de quotas de CO2 (PNAQ) pour la période 2008-2012 à la condition que le nombre de quotas alloués aux entreprises belges soit réduit de l'ordre de 7%.
L'adoption de ce plan par l'exécutif européen est la condition préalable pour permettre aux entreprises parmi les plus énergivores de participer au marché européen de CO2.
De l'ordre de 7%, la réduction du volume de quotas exigée par la Commission européenne est comparable à l'effort que l'exécutif européen avait demandé fin novembre dernier. Selon les exigences de la Commission européenne, les quelque 360 entreprises participant au marché européen de CO2 disposeront donc chaque année entre 2008 et 2012 de quotas pour 58,5 millions de tonnes de CO2, contre les 63,3 millions initialement prévus. En 2005, année de lancement de la bourse européenne de quotas d'émissions, ces entreprises avaient utilisé leurs quotas à hauteur de quelque 55,6 millions de tonnes de CO2...
 
Pour mémoire, je remets ici la carte européenne de la pollution en 2004...


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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 22:26
Hier, la réception du Nouvel An du réseau flamand des entreprises, le Voka, a été une nouvelle occasion de mettre les choses au point pour le patronat flamand.  
"Les transferts doivent être transparents, raisonnables.  A ces conditions, le robinet peut encore couler mais pas jusqu'à la fin des temps. 10 ans. Et encore. Une autre condition est posée. La Flandre sera solidaire si la Wallonie hisse son taux d'emploi au niveau flamand, c’est-à-dire à 65 % au lieu de 56 %.
 
En outre, "les Wallons doivent aussi accepter une régionalisation de l'emploi et cesser de dire non". Sinon "la Flandre cessera sa solidarité". Voilà les choses une nouvelle fois clairement dites. (En présence du ministre président flamand Yves Leterme)
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 13:06
L’INSEE (Institut national la statistique) annonce que le taux de fécondité de la France s'approche du taux de fécondité de 2,07 qui permet le renouvellement naturel des générations. L’indicateur est à 2,0 enfants par femme ! (1.64 en Belgie-que)
 
Ce qui place la France en tête des pays les plus féconds d'Europe en 2006.
C’est une très bonne nouvelle et un gage de dynamisme pour les années à venir.
 
La population de la France (métropole et départements d'Outre-mer) était estimée à 63,4 millions d'habitants au 1er janvier 2007, soit environ 400.000 de plus que l'année précédente.
 
Cerise sur le gâteau, l'espérance de vie est également en hausse, franchissant le seuil des 77 ans pour les hommes (77,1 ans) et atteignant 84,0 ans pour les femmes. (versus 74,5 et 80,8)
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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 12:18
Curieux quand même ! Voici maintenant que ses propos, en Flandre, sont différents de ceux habituellement tenus dans notre presse aux ordres.
 
Menaçant (enfin, entendons-nous…) il précise qu’annoncer la scission de B-H-V « signifierait la volonté au Nord (tiens il ne dit plus « nos amis flamands ») de toucher à cette frontière linguistique et donc, pour nous, la commune de Rhode-St-Genèse à la périphérie, devrait être intégrée à la Région bruxelloise. Ainsi, le problème serait immédiatement résolu: BHV est scindé et enfin, il y aurait un lien entre les 90% de Francophones de Bruxelles et les Wallons via Rhode-St-Genèse. Et la minorité flamande de Bruxelles continuerait à bénéficier des mêmes garanties dont elle bénéficie aujourd'hui ». Remarquez qu’il ne fait aucune allusion aux habitants des autres communes, à facilité ou non, de la périphérie bruxelloise. Les aurait-il déjà passés par pertes et profits ?
 
Il trouve même que c’est une « solution intelligente à un problème historique » ! Nous savons qu’il ne manque pas d’imagination pour faire avancer sa carrière, mais là…
 
En tous cas, c’est une preuve supplémentaire que la fin approche, car je n'imagine pas que la mise en place de la prochaine coalition ne débouche pas sur une réforme institutionnelle majeure (avec transfert de compétences). La totalité des partis flamands le veulent et derrière eux, toute la Flandre. L’éditorial de Guy Tegenbosch dans le « Standaard » de ce matin ne titrait-il pas odieusement :« Probleem van België is Wallonië » ?
 
Alors que certains fantasment encore sur une Belgique toujours grande et belle... Comme ces quelques membres du MR perdus dans la foule, au meeting de l’UMP de dimanche, qui regrettaient qu’on ne ressente pas de fierté nationale en Belgique comme celle qu’on sent dès la frontière passée…  Il est vrai qu’on ne voit plus de « drapeau national » dans les meetings électoraux y compris au MR et au CDH et que même les partis dits progressistes sont contraints de défendre une institution aussi obsolète et inégalitaire que la monarchie…
 
Il faut dire que le long lavage de cerveaux a bien fonctionné depuis 1830.
Un signe ? Didier Reynders parlait hier soir « d’intronisation » de Sarkozy au lieu d'investiture !
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15 janvier 2007 1 15 /01 /janvier /2007 01:00
C'est le 15 janvier 1790, à Paris, que l'Assemblée constituante établit la carte des départements. Les députés voulaient mettre fin à la confusion administrative héritée d'un millénaire d'Histoire. A noter qu'ils envisagèrent d'abord de créer des circonscriptions géométriques, à l'image des États américains.
 
Heureusement, Mirabeau s'y opposa avec véhémence: «Je demande une division qui ne paraisse pas, en quelque sorte, une trop grande nouveauté; qui, si j'ose le dire, permette de composer avec les préjugés et même avec les erreurs, qui soit également désirée par toutes les provinces et fondée sur des rapports déjà connus.»
 
Les nouvelles divisions sont baptisées «départements», d'un vieux mot français qui appartient au vocabulaire administratif depuis François 1er. Leurs limites respectent les anciennes provinces. C'est ainsi que la Bretagne et la Normandie sont divisées en cinq départements chacune. Leur taille est telle que chaque citoyen puisse accéder à son chef-lieu en une journée de cheval au maximum.
 
Sans le savoir, les députés ont recréé de la sorte les anciens pays... de la Gaule d'avant les Romains. De nombreux chefs-lieux rappellent en effet les tribus gauloises locales. Amiens évoque les Ambiens, Beauvais les Bellovaques, Cahors les Cadurques, Nantes les Namnètes, Paris les Parisii, Poitiers les Pictones, Reims les Rèmes, Soissons les Suessiones,Tarbes les Tarbelles, Vannes les Vénètes,...
 
Le département est ainsi la circonscription la mieux enracinée dans l'Histoire de France, en concurrence avec la commune, héritière des anciennes paroisses.
Au fond d'eux-mêmes, les Français lui restent très attachés. C'est la principale circonscription de référence (administrations de proximité, plaques minéralogiques, statistiques...).
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 17:42
A l’heure ou Di Rupo réclame un Premier Ministre francophone, il est intéressant de se pencher sur l’histoire de « ce pays » depuis la dernière guerre mondiale…
 
Au-delà des : "Les francophones ne sont pas des carpettes" (Elio Di Rupo, 17 septembre 2004) ou des « Nous ne sommes demandeurs de rien » (Air connu, propos redondants et unanimes)… on ne peut que constater que dans ce beau pays un premier ministre n'est quasi jamais francophone.
 
Comment se fait-il que nos concitoyens de 30 ans et moins n'ont jamais connu de premier ministre fédéral francophone, et que le nom du dernier d'entre eux soit tombé dans l'oubli?
 
Depuis 1945 (soit en presque 62 ans), la Belgique a eu un premier ministre francophone pendant une durée totale d'un peu moins de 4 ans. (*)
 
Date de prise de fonction
Premier Ministre
12/07/1999
Guy Verhofstadt (VL)
07/03/1992
Jean-Luc Dehaene (VL)
17/12/1981
Wilfried Martens (VL)
31/03/1981
Mark Eyskens (VL)
03/04/1979
Wilfried Martens (VL)
20/10/1978
Paul Vanden Boeynants (indéfini)
25/04/1974
Leo Tindemans (VL)
26/01/1973
Edmond Leburton (F)
17/06/1968
Gaston Eyskens (VL)
19/03/1966
Paul Vanden Boeynants (indéfini)
28/07/1965
Pierre Harmel (F)
25/04/1961
Théo Lefèvre (VL)
26/06/1958
Gaston Eyskens (VL)
23/04/1954
Achille Van Acker (VL)
15/01/1952
Jean Van Houtte (VL)
16/08/1950
Joseph Pholien (F)
08/06/1950
Jean Duvieusart (F)
11/08/1949
Gaston Eyskens  (VL)
20/03/1947
Paul-Henri Spaak (F)
03/08/1946
Camille Huysmans (VL)
31/03/1946
Achille Van Acker (VL)
13/03/1946
Paul-Henri Spaak (F)
12/02/1945
Achille Van Acker (VL)
  
(*) Hors Vanden Boeynants qui ferait monter le résultat à près de 6 ans, mais était-il un francophone ?
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13 janvier 2007 6 13 /01 /janvier /2007 16:24

Nicolas DUPONT-AIGNAN a annoncé à 13h sur TF1 qu'il quittait l'UMP pour porter librement devant les Français son projet gaulliste et républicain. Je viens de recevoir le discours qu'il aurait prononcé demain au congrès de l'UMP si Nicolas SARKOZY ne lui avait pas refusé la parole.
 
Mes chers compagnons,
 
J'ai beaucoup hésité à venir devant vous en ce jour de congrès. Mais, je me suis dit qu'il était de mon devoir, qu'il fallait avoir le courage de vous dire, droit dans les yeux, ce que je vais faire dans les prochaines semaines.
 
J'ai d'ailleurs toujours été franc avec vous ces dernières années. En 2002, où 15% d'entre vous m'ont soutenu, en 2003 quand j'ai protesté contre l'abandon des courants, en 2004 lors de l'élection à la présidence, en 2005 où je suis venu devant le Conseil national dire pourquoi je voterais contre la Constitution européenne.
 
Alors, je n'ai que deux choses très simples et très brèves à vous dire. Je vous remercie d'avance de votre écoute.

Oui, si je partage votre volonté de redresser la France, je reste absolument convaincu qu'on ne pourra pas le faire sans réorienter en profondeur l'Europe. Nous n'avons pas le droit de faire croire aux Français que nous réussirons à écoper l'eau du bateau si nous ne bouchons pas le trou qu'il y a dans la coque
 
Alors oui, j'ose le dire. Oui, j'affirme, j'assume :
 
- comment prétendre freiner les délocalisations et rétablir l'équilibre du commerce extérieur comme notre compétitivité quand la Banque centrale européenne nous asphyxie, laissant l'euro s'envoler de 50% face aux autres devises ?
 
- comment prétendre maîtriser l'immigration quand nos voisins régularisent à tour de bras, quand nos frontières sont ouvertes et quand nous avons le système social le plus généreux et donc le plus attractif ?
 
- comment prétendre garantir le service public sans remettre en cause des accords absurdes de libéralisation que même les pays libéraux comme les Etats-Unis regrettent aujourd'hui ?
 
- comment prétendre revitaliser notre agriculture quand nous avons accepté des règles qui laissent les décisions en ce domaine se prendre à la majorité d'Etats qui ne veulent plus garantir l'autosuffisance alimentaire ?
 
- comment prétendre préserver notre modèle social quand on laisse mettre en œuvre un marché unique sans harmonisation sérieuse, sociale, fiscale et environnementale ?
 
Je pourrais multiplier à l'infini ces exemples de double discours permanent. C'est pourquoi, je ne peux accepter, comme sans doute bon nombre de 55% de Français qui ont rejeté la Constitution européenne de voir proposer dans le projet de l'UMP, de reprendre une partie de ces dispositions dans une mini constitution.
 
Et, envisager de court-circuiter le peuple en faisant adopter par le Parlement après 2007 une telle disposition, est, en mon âme et conscience, totalement inacceptable pour moi.

Ce serait purement et simplement bafouer le suffrage universel pour imposer un traité nous privant davantage encore de notre droit le plus sacré à disposer librement de nous-mêmes.
Un véritable retour en arrière sur les conquêtes démocratiques de 1789.
 
Alors oui, je suis venu vous dire ce matin qu'il m'était, en conscience, totalement impossible d'accepter une telle régression démocratique. Sans parler bien sûr de mon refus d'un alignement de notre politique étrangère sur les Etats-Unis, du détricotage de la loi sur la laïcité, de la discrimination positive, du libéralisme pur et dur.
 
Oui, je suis venu vous dire qu'il était de mon devoir de porter directement devant les Français un projet vraiment gaulliste et républicain.
 
Oui, je serai candidat en dehors de l'UMP car seule une refondation européenne permettra à la France de retrouver sa liberté de manœuvre et donc d'amorcer son redressement.
 
Au-delà de ma petite personne que vous pouvez siffler, que vous pouvez exclure, n'oubliez pas qu'il y a les millions de Français qui ont voté NON le 29 mai 2005 pour préserver la liberté de la France, ses conquêtes démocratiques et sociales et son projet de société fondé sur le progrès et une certaine idée de l'Homme et la force des valeurs sociales.
 
Ce sont eux qui voteront.
Ce sont eux qu'il vous faudra convaincre si vous ne voulez pas voir revenir aux affaires les des socialistes sans solution.
 
La deuxième chose que je suis venu vous dire est que l'élection présidentielle n'est pas la propriété des partis politiques. Elle appartient aux Français.
 
On peut cadenasser une élection interne à l'UMP.
On ne peut pas cadenasser l'élection présidentielle.
 
L'unité sur le plus petit dénominateur commun n'a jamais garanti le rassemblement nécessaire à la victoire.
 
Dans l'esprit du Général de Gaulle, un candidat ne doit pas être l'homme d'un parti. Chacun en tire la leçon qu'il veut. Pour ma part, à partir du moment où je suis candidat, j'ai décidé de quitter l'UMP. De même j'abandonne la présidence de Debout la République à son Secrétaire Général.
 
L'élection présidentielle doit ainsi offrir aux Français un vrai choix entre des hommes porteurs de projets pour la France. Je serai, ainsi et jusqu'au bout, le candidat libre d'une France libre.
 
Nicolas DUPONT-AIGNAN
Le candidat à la Présidence de la République
Député de l'Essonne

 

Faites un clic droit sur la fenêtre ci-dessous .

 

Nicolas Dupont-Aignan n'a jamais caché sa sympathie pour notre cause.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

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Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
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- Chirac, une certaine idée de la France
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- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
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