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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 13:28
On ne peut pas toujours donner de bonnes nouvelles…
 
En novembre 2006, le SPF Économie (ancien ministère de l’Economie – Institut national de la Statistique) a publié les premiers chiffres officiels sur la fracture numérique en Belgique. Il ressort de cette enquête que 1,9 millions de Belges n’ont encore jamais utilisé un ordinateur et que 2,6 millions n’ont encore jamais navigué sur l’internet.
Entre-temps, de nouveaux tableaux détaillés ont été ajoutés sur le site www.statbel.fgov.be. Ceux-ci font apparaître, p.ex., que 60% de la population belge âgée entre 16 et 74 ans n’a encore jamais suivi de cours d’informatique. Pour les peu qualifiés, ce chiffre grimpe à 78% et pour les plus de 65 ans à 90%.
De façon générale, On sait que – pour les adultes - les aptitudes en informatique s’acquièrent plus souvent par la pratique, en auto-apprentissage et par le biais de cédéroms ou de livres. Souvent aussi, des amis et des collègues sont mis à contribution. En revanche, dans le groupe d’âge le plus jeune, de 16 à 24 ans, la formation scolaire joue bien sûr un rôle important.
Parmi la population belge âgée entre 16 et 74 ans et ayant, une fois au moins, consulté l’internet, tous ou presque ont utilisé un moteur de recherche (98%) et 84% ont envoyé un courrier électronique assorti d’une pièce jointe. Pas mal !
 
Mais, le tableau ci-dessous montre que le pourcentage de la population qui n’a jamais employé un ordinateur est nettement plus élevé en Wallonie (34%) que dans le reste du pays.
Seules 46% des familles wallonnes disposent d’un PC à la maison.
 
Comparaison régionale
 
Belgique
Bxl
VL
W
 
Personnes
 
 
 
 
n’ayant jamais utilisé un ordinateur
28%
23%
25%
34%
n’ayant jamais utilisé l’Internet
34%
28%
31%
41%
Ménages
 
 
 
 
n’ayant pas d’ordinateur à la maison
43%
43%
36%
54%
n’ayant pas d’accès à l’Internet à la maison
46%
49%
40%
55%

En Wallonie, la fraction de la population qui n’a jamais utilisé Internet est supérieure d’un tiers à celle du reste du pays. Les ménages wallons sont aussi moins souvent connectés à l’Internet Cette différence est en corrélation avec la plus forte prévalence en Wallonie d’inactifs, de personnes à faible niveau d’instruction et de personnes âgées.
Au niveau des provinces, le Brabant flamand et le Brabant wallon présentent les meilleurs scores en termes d’utilisation de l’ordinateur et de l’internet. Les provinces du Hainaut et du Luxembourg se trouvent en queue de liste.
 
Je n’ai pas trouvé de comparaison d’évolution au cours des années.
 
  

Pour en savoir plus : le Communiqué de presse du 8/11/2006

 

 

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18 février 2007 7 18 /02 /février /2007 17:59
Dans notre société de prohibition, (avez-vous remarqué qu’on cherche de plus en plus à vous contrôler ? Choix d’une école pour vos enfants, disposition d’une veste réfléchissante à portée de main…) la journée d'un toxicomane s'apparente à une quête obsessionnelle de drogue et d'argent. Avec, en corollaire, sentiment d'insécurité, de la délinquance, de la violence et un ras-le-bol pour beaucoup. Du pain bénit pour ceux qui voudraient vraiment nous supprimer toute liberté demain.
 
Il est clair que la répression d’abord, puis la prévention, ne suffisent manifestement pas à enrayer le fléau. Liège a eu raison d’innover.
 
Et encore, est-ce innover ? Dans un billet daté du 16 décembre 2005 (qui n’a pas vieilli), je plaidais déjà pour une véritable réflexion politique sur les assuétudes. J'y plaidais déjà pour une véritable réflexion politique sur les assuétudes.
 
La semaine dernière, les ministres de la Santé et de la Justice ont donné leur feu vert à un projet, inspiré d'autres pays d'Europe. Quelle que soit son appellation, ce projet pilote de bon sens ne s'appuie que sur un seul objectif, la thérapie, tant médicale que psychosociale. De bon sens parce qu’il ne faut pas réduire la toxicomanie à la drogue mais y inclure toutes les données sociales.
 
"Ce n'est pas par générosité de coeur que le boulanger vend son pain à la ménagère à un prix que celle-ci peut supporter, mais parce que tel est son intérêt". C'est ainsi qu'il y a deux siècles, le moraliste écossais Adam Smith définissait les fondements de l'économie de marché. Actuellement, ce marché ne profite qu’aux criminels.
 
Le CAL (Centre d'action laïque) a proposé de nationaliser, étatiser serait plus exact, ce marché clandestin. Il pose le débat dans les termes d'une alternative drogues prohibées/drogues vendues par des "officines publiques. Dans une situation de marché libre (ou presque, elle n'existe, du reste, que pour très peu de produits en somme), le client ne serait plus captif de ses fournisseurs et pourrait, par exemple, initier une campagne dénonçant la mauvaise qualité des drogues commercialisées par tel producteur et inciter ainsi à boycotter ses produits. Aujourd'hui, ce n'est évidemment pas possible. La publicité de l'information en ce domaine n'existe pas ou peu - du fait de la prohibition. De là, les nombreuses morts et maladies provoquées. L'interdiction ne protège pas les plus faibles de leur faiblesse, mais creuse leur tombe.
 
Bien entendu, les partis traditionnels qui ont toujours fermé les yeux sur cette situation et qui réagissent en flairant la direction que prendra le vent de l’opinion publique qu’ils ont contribué à créer, montent aux créneaux.
Ils sont prudents… le projet est loin de faire l'unanimité dans les cercles politiques.
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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 09:39
Ce 15 février, aux informations de 17h00 sur la première de la RTB(f), j’ai très clairement entendu Verhofstadt répondre à une question du député Wathelet (cdH - conservateur ultra-belgicain) qu’une circonscription nationale telle que proposée par le groupe « pavia » (qu’il faut prononcer à l’italienne précise curieusement ce dernier…) n’était pas prioritaire et que plusieurs autres possibilités existaient. Il en a cité laborieusement l’une ou l’autre terminant par « ou encore une coopération renforcée entre les différents ETATS fédérés ».
 
ETATS ? Lapsus ou véritable état d’esprit ?
Cet enregistrement n’a plus été diffusé aux journaux parlés suivants… Intéressant pourtant et qui montre bien que derrière ses appels au « renforcement de la fédération », destinés à rassurer les partis traditionnels francophones toujours à la recherche du « bon Flamand », il est bel et bien en faveur d’une certaine forme de confédéralisme. Tout comme les Flamands modérés du… CD&V !
 
Le compte-rendu de la séance de la Chambre, publié le soir même, a lui aussi été nettoyé puisqu’on y trouve : « Personnellement, je crois qu'il faut renforcer les instruments au niveau de la fédération. Plusieurs possibilités existent comme, par exemple, un groupe constitutionnel ou une circonscription fédérale ou encore une coopération renforcée entre les différentes entités fédérées. »
Diable ! Aurais-je eu une illusion auditive ?
 
Par ailleurs, puisque j’aborde le sujet des projets de « renforcement de la fédération » de Verhofstadt, son propos vise de renforcer non seulement l'autonomie des Régions et des Communautés mais également les instruments fédérateurs.
Il n’est pas le seul à le dire, le FMI récemment et, hier encoreGuy QUADEN, le gouverneur de la Banque nationale plaidaient pour un renforcement du financement de l’Etat central.
 
Cela reviendrait-il à dire que l'Etat aura les moyens de remplir les fonctions d'autorité (Intérieur, Justice, défense, affaires étrangères) et que les régions et communautés auront les compétences sociales, économiques, de la culture, de l'éducation, etc… ?
 
Ce qui ne posera pas de problème à la Flandre qui dispose de réserves.
 
Les Wallons et les Bruxellois francophones se sont bien faits rouler dans la régionalisation / communautarisation en 1988 et surtout dans leur financement. Soyons vigilants !
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 10:10
Beaucoup de bruit pour rien dans la presse, une grosse louche de démagogie de la part de certains politiciens et une pincée d’opportunisme pour d'autres.
 
J’ai déjà eu l’occasion de dire ce que je pensais de cette initiative en décembre 2005 (!) dans : « "Pavia", un nouvel avatar de plus de la méthode Coué au secours du sauvetage de la Belgique » et de préciser mon opinion en réponse à un commentaire au billet du 07 Janvier dernier : « Mais qui est donc "le" belge ? »
 
Il est de toute façon trop tard pour un projet commun fédérateur des belges. Si les Etats fédérés (ou confédérés) ne sont pas en mesure de coopérer et qu'il fallait nécessairement des élus (une poignée !) de tout le pays pour y arriver, on le saurait.
 
Un détail, ce projet est porté par des universitaires, certes brillants dans leur domaines respectif. Mais ayant eu la chance de faire partie du Conseil d’administration d’une des grandes universités, je me souviens avoir entendu rappeler à plusieurs reprises lors de l'un ou l'autre débat « que dans le monde extérieur », les choses se passaient différemment. Façon discrète, mais élégante de rappeler que certains devraient cesser de voir le monde depuis leur tour d’ivoire...
 
Pour vous faire votre idée personnelle : http://www.paviagroup.be
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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 09:02

Ou alors le système de défense basé sur l'argumentation : "A l'insu de mon plein gré" n'a pas la même efficacité partout !
 
Il semble bien, que pour la Justice aussi, il y a "usagers forts" et "usagers faibles".
 
Evidemment, un vélo ne vaut pas une (ou plusieurs) Ferrari !
 
Bref, circulez ! Il n'y a rien à voir !

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14 février 2007 3 14 /02 /février /2007 08:56

Dans le "Bulletin communal" de février 2007, "Gens de Nivelles", le Maïeur revient sur le Plan communal de mobilité. Il y annonce les mesures qui devraient faciliter la vie des usagers faibles.
 
"Usagers faibles", je sais que le terme est devenu d'usage courant. Mais le choix des mots n'étant jamais innocent, en l'occurence je préférerais qu'on parle "d'usagers légers". Terme moins péjoratif et plus proche de la réalité.

Les différentes éditions de "Gens de Nivelles"

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13 février 2007 2 13 /02 /février /2007 17:54
Le Centre d'Etude et de documentation Guerres et Société contemporaine ( (CEGES) annonce la publication prochaine d'une étude montrant que "l'Etat belge a adopté une attitude docile en accordant, dans des domaines très divers mais cruciaux, une collaboration indigne d'une démocratie à une politique désastreuse pour la population juive".
 
Tout montre qu'on est passé rapidement de la "collaboration passive à la collaboration active". Le rôle du Palais est également épinglé. "Il est clair qu'en 1940-41, une grande partie de l'élite politico-administrative traditionnelle de la Belgique occupée soutient une forme d'Ordre nouveau (...) On pense à un régime autoritaire éclairé, (...) soutenu par le roi et s'appuyant sur une représentation corporatiste des groupes sociaux".
 
Plus grave encore, la politique "attentiste" du gouvernement Pierlot en exil, même après que les informations sur les déportations massives et les  camps d'extermination à l'Est soient parvenues à Londres. A noter également l'extrême répugnance des gouvernements de l'après guerre à évoquer ce qui n'était sans doute pour eux qu'un "détail" (comme aurait dit quelqu'un) génant...
 
L'étude du CEGES,  qui compte quelque 1.100 pages, sera publiée le 8 mai, en français chez Labor. Sous le titre "la Belgique docile".
Pour plus d'information, l'introduction et la conclusion de l'étude : http://www.cegesoma.be/rapport_final_Intro_Conclusion.pdf

Domage d'avoir attendu aussi longtemps pour reconnaître les faits !
 
Merci aussi au Sénateur Destexhe d’avoir été, avec son collègue Mahoux, à l’origine de cette démarche.
Destexhe a aussi tenu à souligner lors de la présentation du rapport à la presse que : "si l'on avait osé reconnaître les erreurs officielles , il s'imposerait aussi dans un second temps de mettre en lumière l'autre dimension face à la Shoah : celle de tous les sauveurs anonymes, parfois engagés dans la Résistance, parfois simplement impliqués au nom de leurs convictions religieuses ou philosophiques"
 
En effet !
 
Voilà qui tranche avec l’attitude ultra-médiatisée d’un Hervé Hasquin qui en son temps a publié un pamphlet sur d’une pseudo-collaboration du Mouvement wallon, pour des raisons que j’espère purement électoralistes.
 
Je vous invite à passer sur le blog d'Alain Destexhe où, à propos du cordon sanitaire contre l’extrême droite, il fait référence à l’article pertinent publié fin de semaine dans « La Libre» par D. Legrain. (Auteur de : Politiquement correct : Peut-on tout dire en Belgique ? ). 
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12 février 2007 1 12 /02 /février /2007 07:51

Aucun parti dit démocratique n’a réagi à la proposition de l’influente composante bruxello-centriste du MR d’élargir les frontières de la Région bruxelloise à Waterloo et Braine-l'Alleud ! Silence total également du côté des autres formations démocratiques non représentées au Parlement… 
 
Pour d’autres raisons que Di Rupo qui, comme Gilson en 1963 n’hésiterait pas à se débarrasser de communes à faible pourcentage d’électeurs de son parti, le FDF s'appuie sur deux études universitaires (UCL et Saint-Louis) évoquant (évoquant seulement) une « agglomération bruxelloise » de 33 communes. 
 
Je suis d’accord pour les communes « dites à facilités » liées sur les plans social, culturel, économique. Mais plus dubitatif pour les autres communes dortoirs de la périphérie (à quel titre, puisqu'elles n'hébergent que peu de francophones et que ceux qui s’y sont installés l’ont fait en toute connaissance de cause ?). Par contre, Waterloo et Braine l’Alleud… même en prenant en compte la forte immigration bruxelloise dans ces deux communes. Là, le parti bruxellois fait fort ! 
 
Et quoi ? Confondant allègrement (volontairement ?) zone d’influence politique et économique, il  rejoint les arrières pensées de Di Rupo sur lesquelles j’avais déjà écrit un billet en décembre dernier : « L’intégrité du Brabant wallon en péril » 
  
Si on tient le même raisonnement que Maingain et ses troupes, confondant hinterland économique et territoire politique, Maëstricht pourrait intégrer la région liégeoise, Luxembourg ; Bastogne, Arlon, Virton etc.. et Valenciennes pourrait demander son élargissement à Mons, Lille pourrait absorber le Tournaisi et une partie du Courtaisi. Mais dans ces deux derniers cas, ce serait pour le plus grand bénéfice de ses habitants. 
 
A la RTB(f) qui relayait ces propositions, on se garde bien de dire que si les rêves d’annexion de Waterloo et Braine-l’Alleud à la région bruxelloise se réalisent, il y aura un échevin flamand dans chacune de ces communes et le bilinguisme des administrations deviendra la règle. Cela signifie la mise en place du biliguisme administratif : affichage public bilingue (et remplacement de toutes les plaques de rue), administration communale bilingue (mise à pied à terme de tous les fonctionnaires ne possédant pas les certificats de bilinguisme). Bilinguisation - c'est aussi la flamandisation - des commerces, des banques. Remplacement des TEC par la STIB... 
 
Bonjour la fuite d’emplois pour les Wallons et les bruxellois francophones nouvellement arrivés ! 

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11 février 2007 7 11 /02 /février /2007 12:13
La libre publie ce samedi un entretien (http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=331 ) avec Michel Quevit qui nous donne des raisons d’espérer de l’avenir de la Wallonie. C’est réjouissant car ce professeur émérite de l’UCL a consacré sa aux causes du « déclin wallon ». J’ai toujours trouvé ce terme malheureux parce qu’il évoque un processus de type naturel et irréversible. Même s’il est vrai que dans un souci pédagogique, c'est sur le discours sur le déclin que les autonomistes wallons ont mis l’accent. Nous n’en sommes pas encore remis. Et surtout, c’est devenu l’image que la Wallonie donne bien malgré elle au monde et qui est exploitée par nos concurrents flamands et les « belgicains » bien pensants. Entraînant une démobilisation qui ne se justifie pas comme le démontre Quévit dans cet entretien.
 
Par ailleurs, je ne pense pas que des discours très techniques (statistiques comme celui de Di Rupo ou scientifique comme celui de Quévit) qui vont mobiliser, tout en étant conscient du fait que beaucoup de Wallons ne sont pas mobilisables pour une cause régionale. Sans jetter la pierre à personne.
 
Quévit commence par dire que les comparaisons que beaucoup, dont le Gouvernement wallon, font avec la Flandre ne sont pas justifiées. Sauf si on la prend comme partenaire éventuel. (Là aussi, le choix du terme n’est pas bon, je préfère dire concurrent). C’est que « la globalisation et les tensions liées à la compétitivité s'exercent sur tout le territoire européen et au-delà. On présente toujours la Flandre comme une des plus riches d'Europe. C'est faux ! En PIB/habitant, pour une moyenne européenne (à 25) de 100, la Wallonie est à 85 et la Flandre, à 115. Au-delà de 115, il y a peut-être 50 entités : la Lombardie, le Val d'Aoste, la Navarre, l'Ecosse, Brême, la Bavière ». Encourageant, il signale : « J'ai connu le Pays Basque dans l'état de déclin de la Wallonie, il est depuis à une moyenne de 121. De même, Hambourg, à 184 ! »
 
Quévit, toujours actif dans la consultance régionale en Europe, estime que la situation n'est pas catastrophique, mais il y a urgence structurelle à s'ajuster. En gros,on a fait trop peu, pas assez vite, et il reste des choses qu'on ne fait pas. Il cite surtout l'apprentissage, le développement de la créativité. Cette dernière devrait être une priorité. Il pose la question : Pourquoi a-t-on réduit les cours d'éducation artistique ? Pourquoi, dans les fonds structurels dédiés à la culture, n'a-t-on fait que du bâtiment ?
 
Il considère (à juste titre) que la « Plan Marshall-Di-Rupo » est insuffisant, il faut y mettre des instruments qui permettraient de soutenir l'innovation des entreprises et surtout des PME pour lesquelles on n'a rien fait. Quant à l'enseignement, revenons-y, non pas uniquement sous l'angle de la connaissance, mais beaucoup plus sous celui de l'apprentissage : donner aux jeunes le goût d'apprendre et le savoir de comment apprendre. Pour rester sous l’angle de « la société de la connaissance », nous sommes bons dans les investissements en recherche et développement, mais – souligne-t-il - ces dépenses ont un impact très limité sur la valeur ajoutée, l'emploi, les brevets. Notre approche reste linéaire, technologique; or, elle doit devenir circulaire, liée à toute la stratégie des entreprises : gestion, organisation, ouverture, etc. Quant à la formation tout au long de la vie, c'est très inquiétant : 6 pc des Wallons l'ont reçue... contre 51 pc en Finlande. Ailleurs,  la Chine, de l'Inde, du Vietnam, apprendre fait partie de la culture.
 
Si sous l'angle économique - toutes les provinces wallonnes, sauf le Brabant wallon, affichent depuis 1995 un PIB par habitant en décroissance quasi linéaire et le taux de chômage est parmi les plus élevés de l'Union à 15 - spécialement chez les plus jeunes -  une politique volontariste, cohérente et sur le long terme peut être efficace. Il site l’exemple de la Bretagne où il a  accompagné 4 plans de "contrat région" de 7 ans, sous plusieurs majorités. Tous les indicateurs étaient rouges; elle arrive à la moyenne européenne de 100 et, selon l'OCDE, c'est une des régions de France où les jeunes sont les mieux formés... J’en suis ravi, fréquentant régulièrement cette magnifique région, je l’ai vue se développer, croire en elle d’année en année. Il a raison de dire que « la Wallonie doit être consistante dans le temps. Elle ne doit pas être remise en question tous les 4 ou 5 ans. On peut décliner en 3 ans; on ne construit jamais rien à moins de 10 ou 15 ans ».
 
Malheureusement, bien qu’un seul et même parti soit en permanence au pouvoir depuis plus de vingt ans, c’est loin d’être le cas. Chaque Ministre remet en question ce qui a été fait précédemment.  Combien de versions de « Contrats d’avenir » ont précédé le Plan Marshall-Di Rupo depuis l’époque d’un premier « secrétaire d’Etat à l’Economie régionale wallonne » ?
Pour Quévit,  "la Wallonie n'a pas su le  réaliser malgré 25 ans d'autonomie régionale". Mais il faut y aller: "L'évolution du monde, on aime ou pas, on idéologise ou non, mais la globalisation, on n'est pas près de l'arrêter. Il faut mettre toutes nos forces - responsables, entreprises, système éducatif... - sur l'objectif; il faut des réformes structurelles, quitte à bousculer les gens".
 
Un avenir est possible, à condition de re-toucher à tout ! Pour le sociologue Crozier, cette définition s’apparente à une révolution. Nous le disons depuis quelques années, ce n’est pas dans le cadre belge qu’une telle politique pourra être menée.
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9 février 2007 5 09 /02 /février /2007 14:34
Hier, à propos de la mort d’Éric Perot, pompier volontaire à Rochefort,  Patrick Dewael, Ministre de l’intérieur a répondu ceci à François Bellot qui l’interrogeait (*) :
 
" Chers collègues, il est illusoire de croire que des accidents comme celui d'hier ne se reproduiront plus jamais. Les secouristes courent toujours des risques; c'est inhérent à la nature même de leur fonction. Pour cela, ils méritent notre estime. Cependant, le devoir des responsables politiques est de créer un cadre réduisant au maximum ces risques.
(...)
 
Pour les formations pratiques, incluant des formations au flash-over, 890.000 euros ont été libérés.
(…)
Par ailleurs, les formations au flash-over ne sont pas uniquement organisées à l'étranger. Hier encore, j'ai appris que ces formations existaient en France (Sic ! Si même un Flamand reconnaît que la France ce n'est pas l'étranger...). Toujours est-il que diverses écoles d'incendie provinciales ont déjà investi dans de telles formations pratiques. C'est le cas en Flandre occidentale, en Flandre orientale, à Anvers, dans le Limbourg, dans le Brabant flamand et à Bruxelles. (…). On ne peut donc pas dire que la Belgique n'organise pas de formations de ce genre et chaque commune peut utiliser ces facilités. Il est évident que lorsque la réforme sera votée, ces formations seront généralisées".
 
Euh… Il n’y a rien qui vous frappe dans l’énumération des provinces où ces formations sont organisées ?
 
 
Définitions :
Flashover : En français : "Embrasement généralisé éclair". Ce phénomène se produit lorsqu'un feu se déclenche dans un milieu semi ouvert (comme par exemple un appartement avec une porte ou une fenêtre entrouverte).
Avant le déclenchement, la chaleur augmente fortement provoquant des embrasements spontanés et localisés appelés "anges danseurs". L'entrée d'air provenant de la porte ouverte augmente l'intensité du foyer. Les "anges danseurs" se transforment en des rouleaux de feu appelés "rollover". Des gaz de pyrolyse se dégagent. Ces gaz vont provoquer un embrasement généralisé éclair.
Backdraft : En français : "Contre-explosion" ou "Explosion de fumées". Ce phénomène se produit lorsqu'un feu se déclenche dans un milieu clos (comme par exemple un appartement avec portes et fenêtres fermées).
Avant le déclenchement, le feu est en phase couvante. Il alterne entre l'augmentation et la diminution du foyer combiné à une variation de la pression. Ce cycle de pulsation du feu durera jusqu'à l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre. Le backdraft se déclenche alors par l'explosion totale des fumées et l'embrasement de la pièce.
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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