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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 10:16
Tel est le titre (provocateur ?) du dossier publié cette semaine par l’hebdomadaire « Le Vif » (N° 2903). Basé sur le livre de Pascal de Sutter, professeur de psychologie, chercheur à l'université de Louvain-la-Neuve et expert auprès de l'OTAN pour les questions de psychologie politique : « Comment la psychologie permet de décoder la psychologie des hommes (et des femmes) politiques » .
Si " le pouvoir est une drogue qui rend fou quiconque y goûte ", confiait François Mitterrand, le livre sous-tend clairement la question : faut-il (d’abord) être fou pour accéder au pouvoir ?
Pour moi, qui en ai côtoyé quelques-uns, les caractéristiques relevées par de Sutter leur vont parfaitement. Sans aller jusqu’à chercher des excuse et les décrire comme des personnalités à tendance narcissiques, mégalomanes et vaguement psychopathes, il est vrai que leur carrière se déroule dans un environnement féroce où les valeurs d’amitié, de fidélité et d’honnêteté, si nécessaires, sont plus que régulièrement bafouées. Mais est-ce vraiment différent d’un autre milieu professionnel ?
 
 
de Sutter les décrit comme « une espèce exceptionnelle d’individus aptes à se dépêtrer des difficultés les plus extrêmes ». Ces serait leur folie qui leur permet de ne pas se remettre en question, de systématiquement attribuer la responsabilité d’une erreur ou d’un échec à d’autres. De ne jamais douter. Leur tendance pathologique les protégeant de la dépression…
 
Les premiers des traits pathologiques sont un impérieux besoin d’être aimé et de reconnaissance, et – « charité bien ordonnée commençant par soi-même » – ils s’aiment surtout eux-mêmes ! D’où une extrême sensibilité à la critique, avec comme corollaire une forte tendance à la mégalomanie qui les pousse à un désir immodéré de puissance. Qui n’a jamais assisté à une crise de colère d’un président de parti et aux réactions de soumission de ses proches ne peut pas comprendre… Ils s’entourent d’ailleurs, en général, de gens qui pensent comme eux (qui en tout cas font bien semblant - La rechnique du courtisan a encore de beaux jours devant-elle !) et approuvent tout ce qu’ils font (tout en en profitant pour développer leur pouvoir personnel !). A noter aussi que certains développent aussi une passion quasi mystique et irrationnelle pour leur Maître (le mot n'est pas trop fort).  Ne nous étonnons pas ensuite, que pareillement entouré, ce dernier parfois tout contact avec la réalité. (*)
 
Il faut ensuite posséder une aptitude certaine au mensonge, peut-être pour ne pas devoir reconnaître leur faillibilité, mais surtout pour manipuler avec habileté. Et comme ils en sont conscients, ils se méfient des autres jusqu’à la paranoïa. Comment, en effet, ne pas être sur la défensive ? Et s’étonner que les principaux adversaires soient dans le parti ? Une humiliation se paie toujours. « J’ai cette faculté étonnante de porter malheur à ceux qui me négligent » disait Talleyrand…
 
Autoritarisme, tendance au conflit, méfiance, machiavélisme, mais aussi capacités de séduction, les décrivent très bien.  Observez-les !
 
Bref, moi qui ai fait du doute raisonné ma ligne de conduite, il semble bien qu’une grande carrière politique ne m’attende pas. Sans vouloir me comparer à eux, la « Vertu » comme on disait fin du XXIIIème siècle paye rarement. Michel Rocard, Reginald Moreels, Raymond Barre ou encore Jacky Moraels - pour couvrir tout l’éventail politique de la droite à la gauche - qui ont voulu « parler vrai » et agir dans la clarté, l’ont prouvé !
 
Enfin, si les politiques qui ont du succès sont comme de Sutter les décrits, c’est qu’ils répondent probablement à une certaine attente de leurs électeurs… Mais est-ce rassurant ?
Quand on entre dans le domaine des pathologies aggravées, on y retrouve ceux qui fréquentent les extrêmes comme Hitller, Staline, Pol Pot, Pinochet et bien d'autres, hélas ! A nous de ne pas les laisser arriver là...
 
Un livre surprenant et éclairant, accessible à tous.
 
(*) Amusant.  Ces caractéristiques me rappellent un autre livre intitulé, de mémoire : « Ces grands singes qui nous gouvernent », publié il y a quelques années et qui établissait un parallèle entre les comportements de différentes espèces de  primates et ceux de nos sociétés humaines par rapport avec le pouvoir. Jubilatoire, mais épuisé. Hélas !
 
  Editeur : Les Arenes Eds : Date de parution : janvier 2007
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25 février 2007 7 25 /02 /février /2007 09:41
J'ai retrouvé ce texte (engagé !) écrit en mars 2005 et toujours d'actualité...
 
Août 73, un évadé de prison tente de commettre un hold-up à Stockholm. L'intervention des forces de l'ordre l'oblige à prendre en otage quatre employés. Il obtient la libération de son compagnon de cellule, qui vient immédiatement le rejoindre. Les médias rapportent les surprenantes déclarations des personnes détenues : « Nous avons pleinement confiance dans les voleurs qui nous protègent contre la police. » Six jours de négociation aboutissent, finalement, à la libération des otages au cours de laquelle ceux-ci s'interposeront entre leurs ravisseurs et les forces de l'ordre. Par la suite, les otages refuseront de témoigner à charge lors du procès, contribueront à leur défense et iront leur rendre visite en prison. L'une des victimes, tombée amoureuse finira même par épouser un de ses ravisseurs... Un peu comme dans l’enlèvement des Sabines de Tite Live…
 
Parmi les critères qui permettent d’établir le diagnostic de ce syndrome, retenons le développement d'un sentiment de confiance et de sympathie des otages vis-à-vis de leurs ravisseurs et l'apparition d'une hostilité des victimes envers ceux qui veulent les libérer.
 
La situation dans laquelle les « élites » belges maintiennent les Wallons et Francophones de ce royaume en sursis n’est pas sans analogie avec ce phénomène.
 
Par le truchement de la particratie et des médias subsidiés à leur dévotion (la télévision surtout), ils ont patiemment créé ce qu'on pourrait appeler un syndrome de Stockholm de second ordre. Amener la population à une attitude de dépendance, de pensée déconnectée de la réalité: En effet, écoutons ce qu’ils disent  : «Peut-être les Flamands arrêteront-ils si nous accédons à leur demande ». Pire  encore : « peut-être le problème est-il imputable à notre manière de faire (nous Wallons, serions paresseux, gréviculteurs…). Peut-être y a-t-il moyen de raisonner ces gens. Peut-être devrions-nous nous abstenir de réagir, afin de donner une chance à la Belgique, etc...»
 
Il n’y a rien d’autre dans le message politique principal des PS, CdH, Ecolo, MR  : « Nous ne sommes demandeurs de rien ». Et c’est ce rien qui leur tient désormais lieu de programme politique. Rien, ce n’est vraiment pas grand-chose et pourtant, tout est là, tout est dit !
Ce que nous entendons, c'est un message lénifiant : « vivre ensemble malgré tout » qui entretient des attentes impossibles (par exemple, via les résultats de sondages nationaux où 10 réponses équivalent à un pourcent d’opinions…).
 
Aujourd’hui comme hier, ils cherchent à nous leurrer. Ce message présuppose qu'aurait déjà existé une communauté de pensée entre une majorité de Flamands et de Francophones sur le devenir de la Belgique. Une communauté que le discours de quelques politiciens en mal de notoriété aurait brisée et que l'on chercherait à recréer. On sait pourtant que depuis l'avènement du nationalisme flamand moderne, la mésentente fut la règle et les accords, l'exception.
Léon Dion, politologue à l'Université Laval, a bien démontré que ce type d’attitude n’aboutissait à rien. C’est ce qu’il a appelé la «théorie des attentes croissantes» où chaque concession accordée ou chaque attente créée mène invariablement à une escalade des revendications.
A force de vouloir concilier l'inconciliable plutôt que d'assumer avec sérénité et respect nos désaccords mutuels, on risque de re-basculer dans une espèce de «beau risque» à la belge. Avec le même investissement d'efforts, la même dynamique malsaine de concessions qui se terminera par le même cul-de-sac politique, la même déception, les mêmes déchirements entre partisans, les mêmes reculs pour nous. Et un coût décuplé…
 
Un marché de dupes !
 
Nos élites ont ainsi et en quelque sorte confisqué (ravis ?) la capacité de réaction de nos compatriotes. La résignation tranquille associée à la peur d’un avenir en dehors de la Belgique entretenue par le système ! Nos concitoyens, devenus alors de plus en plus passifs et confus, aspirent avant tout à l'apaisement. A un point tel que les concessions qui seront faites par les partis traditionnels seront interprétées comme un acte de générosité, une victoire ! Attendons-nous donc à entendre dire que, non seulement l’essentiel a été sauvé au lendemain de la « négociation » sur BHV, mais que des avancées significatives auront été obtenues pour nous… Jusqu’à autopsie du résultat.
 
Réagissons !
 
Il faut savoir que si le syndrome de Stockholm se caractérise par un caractère généralement réversible, il est néanmoins susceptible de bouleverser profondément la vie des personnes ayant été détenues, ainsi que celle de leur famille. Au niveau d’un peuple, il peut modifier durablement, voire définitivement, la personnalité, les valeurs et les convictions morales. Les Wallons et les Francophones en sont victimes depuis 175 ans. Le RWF-RBF propose la seule thérapeutique efficace.
 
Sans une saine lucidité, et nous ne devons pas nous faire d’illusion, le syndrome de Stockholm guette, une fois de plus, les décideurs actuels comme il a guetté leurs prédécesseurs. Comme le dit si bien - et de manière si universelle - un des personnages de la pièce de théâtre Rhinocéros d'Ionesco: « Je ne suis pas beau, ce sont eux qui sont beaux, comme je voudrais leur ressembler»... et me les concilier. Voilà leur mode de fonctionnement… Et leur intérêt personnel.
 
C’est dire que davantage que contre les Flamands, c’est un combat contre nous-mêmes et nos représentants politiques que,Wallons et Francophones lucides, nous devons mener sur le chemin de la libération.
 
Heureusement, aujourd’hui nous pouvons constater une évolution majeure : entre partisans et opposants à la réunion à la France, le groupe des indifférents, qui était le plus important, est en pleine déstabilisation. Chacun de nous, doit, et c’est un devoir, diffuser notre message. C’est de plus en plus facile, ce que nous avons annoncé se réalise.
 
Nous vous invitons tous, militants comme sympathisants, à appliquer la technique des révolutionnaires : d’abord convaincre et recruter vos proches. Le temps presse !
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24 février 2007 6 24 /02 /février /2007 17:22
La RTB(f) a bien évidemment choisi un groupe qui chantera en Anglais au concours Eurovision !
Ça pourrait être lamentable si ce n’était une nouvelle démonstration de la volonté de nos politiques de la Communauté « dite (de moins en moins) française de Belgique » de mettre en avant une diversité culturelle, un multiculturalisme qui n’a comme but que de marginaliser notre langue.
 
Comme le confirme Yves Bigot, le nouveau directeur (français !) (On comprends mieux pourquoi il a été choisi…) : "Le but n'est pas de représenter la Communauté française à l'Eurovision, mais toute la Belgique. Au final, ce qui compte, ce ne sont pas les petits aspects politiques, mais les aspects artistiques. Chanter en anglais est devenu quelque chose de naturel sur le marché pop européen."  Encore un de ces carriéristes qui font partie de l'eurolâtrie atlantiste. J’ajouterais que chanter en anglais, c’est effectivement banal, commercial et c’est devenu ringard !
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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 16:54

La Couverture de la version belge de "Paris Match" affiche cette semaine un rendez-vous exclusif  avec Milquet, Di Rupo, Javaux et Reynders (en photo) sous le titre :

"UNIS POUR LA BELGIQUE"
"Face à la menace flamande, les présidents se mobilisent"

Les pauvres, ils en sont là...   Quel aveu !

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 14:00

Un ami vient de m'envoyer ceci... qui est très pertinent !
Je ne sais pas d'où ça vient, mais s'il y a un copyright, merci de m'informer !

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23 février 2007 5 23 /02 /février /2007 12:00

Pour le plaisir, quelques-unes des meilleurs publicités autour du rugby !
Avec le son !

Pour Adidas !
Une autre, fabuleuse !
 
 
pour Nike :

Pour une marque de bière...


Et de Whisky :

 Et uniquement pour le plaisir des yeux et des amateurs

l'essai du siècle !
France-All Blacks 1991

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22 février 2007 4 22 /02 /février /2007 12:50
Dans un des forums (fora ?) (*) de « La Libre », une intervention, sous le titre « Salauds de Français », relate l’anecdote suivante : La fillette de 11 ans d’un liégeois installé aux Etats-Unis d’Amérique interrogée sur l'histoire de la Belgique par son enseignante américaine, aurait notamment répondu au sujet des langues : "On parle le français en Belgique parce qu'après l'invasion française, ils nous ont interdit de parler le belge."....
 
Evidemment, déferlement immédiat de commentaires xénophobes de la part de courageux anonymes qui ont fait de l’anti-France leur ordinaire.
 
La réaction de cette enfant mérite pourtant réflexion. Comment en est-elle arrivée là ? Est-elle si extraordinaire ? Est-ce étonnant ?
 
Dans les médias ou les cours d’histoire, on parle d’invasions, d'occupations, de régimes et de périodes...
Pour les plus récentes et allemandes (1914-18 & 1940-45) les termes d'invasions et d'occupations sont de mise. Peut-être parce qu'on se souvient (encore un peu) des exactions commises. Et qu’à l’époque, la Belgique avait une existence officielle. Reconnue par la Communauté internationale.
 
On y utilise aussi généralement le terme d'occupation française (plus rarement d’invasion, je le reconnais volontiers) pour parler des années comprises entre 1792 et 1815 mais, par contre et fort curieusement de période hollandaise  pour les années suivantes (1815-1830) ou de période espagnole, période autrichienne, etc... pour les années antérieures.
 
Et pourtant :
Pour les Espagnols, par exemple, c'est effectivement fort ancien, il n'y avait que des sujets à l'époque, pas encore de conscience citoyenne ou de sentiment d'identité collective. Ceux-ci n'apparaîtront qu'après 1789. L'Europe et singulièrement nos régions n'étant que des champs de batailles. Des croisements d'influences pour les princes prédateurs qui se partageaient des territoires.

Mais, en ce qui concerne les Autrichiens et les Hollandais, ils ont été bel et bien été chassés par des patriotes et, pour les derniers occupants, avec l'aide (23 déc. 1832) des troupes françaises du maréchal Gérard. (C'est historique. On lui décerna même le titre de « libérateur de la Belgique » et fut nommé Grand Croix de l'ordre de Léopold tandis que la Chambre – belge - lui vota une épée d'honneur en or !)
 
Si les Français, eux (et on peut discuter des circonstances défensives qui les ont amené à intervenir en 1792), ont aussi été « chassés », c'est par les troupes coalisées des despotes d'ancien régime. Et contre l’avis des populations. Celles de Wallonie en tous cas. (C'est historique aussi... Rappelons-nous les Namurois (et les Namuroises !) qui ont héroïquement couvert la retraite du corps d’armée de Grouchy vers Givet en 1815 en retenant les Prussiens de Blücher...).
 
Bref, le choix des mots n'est jamais innocent. Ni le contexte dans lequel ils sont utilisés. Ceux qui ont étudié les techniques de propagande le savent bien. "Période" a un caractère moins péjoratif, moins agressif qu'occupation évidemment. Plus doux, plus... naturel, plus... anodin, en somme !
 
Curieux ?  Non, c'est voulu !
  
(*) Peut-être devrait-on plutôt parler de « foirum » pour ce qui est souvent un défouloir de l’anti-politisme primaire ou de la xénophobie ordinaire sous courageux couvert d’anonymat…
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 12:38
Statistiques régionales déjà dépassées, mais toujours utiles. Eurostat a publié ce 19 février « l’Etat de l’union ». Voici les comparaisons entre la France et la Belgique.
Basées sur les PIB (1) et les SPA (2), il s’agit de chiffres bruts destinés à nous faire réfléchir et qui sont utiles en comparaison aux résultats des années précédentes.. A affiner également par à la lecture d’analyses plus précises comme celle-ci, publiée par le CESRW.
PIB et Standards de pouvoirs d'achat régionaux - Comparaison Belgique-France sur Eurostat 2004 
 
1. Le PIB (Produit intérieur brut) et, partant, le PIB par habitant, sont des indicateurs de l’activité économique totale d’une région. Il peut être utilisé pour comparer le degré de développement économique des régions. Le PIB n'équivaut évidemment pas au revenu dont disposent en définitive les ménages d’une région.
Dans certaines régions, le niveau de PIB par habitant peut être fortement influencé par les navetteurs. Ce qui accroît la production à un niveau qui ne pourrait être atteint par la seule population active résidente. C’est le cas à en de l’Ile de France ou de Bruxelles où la richesse est créée, par les entreprises ou la présence des institutions européennes, mais elles ne reviennent pas à ses habitants. En effet, la plupart des emplois ne vont pas aux Bruxellois, mais aux Flamands, à quelques Wallons ou étrangers. Ce qui explique les 20% de chômage de la Région, très loin devant la Flandre (7%) et à peine plus loin que la Wallonie (18%). (Il suffit d’entrer dans une administration publique, un bureau de poste ou une banque à Bruxelles pour se rendre compte que les emplois sont presque tous occupés par des Flamands…)
 
Eurostat le précise, "le PIB par habitant risque d'être surestimé dans les régions où travaillent les navetteurs et sous-estimé dans les régions où (ils) habitent".
Dans ce cadre, le Brabant flamand (130%), où sont localisées la plupart des entreprises bruxelloises fait fort logiquement partie des 46 régions dépassant 125 % de la richesse des Vingt-sept. Le Brabant wallon affiche 120 pc dans une moyenne régionale d'à peine 90%, tirée vers le bas par le Hainaut (82%).
 
2. Le SPA (standard de pouvoir d’achat) est une monnaie artificielle faisant apparaître les écarts entres les niveaux de prix nationaux. Cette unité permet des comparaisons en volume significatives des indicateurs économiques entre les pays. Les agrégats exprimés en SPA sont calculés en divisant les agrégats à prix courants et en monnaie nationale par les parités de pouvoir d’achat (PPA) respectives (ce qui n’est pas le cas ici puisque l’Euro est la seule devise utilisée). (Il est cependant important de préciser que ce pouvoir d’achat est calculé sur des revenus moyens théoriques bruts, avant impôts…). Résultats à relativiser donc en tenant compte des données publiées ici.
 
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20 février 2007 2 20 /02 /février /2007 08:53

Voici à quoi ressemblerait la carte de Belgique (si elle existait encore !) après quelques années de réchauffement climatique et une hausse de 20 mètres du niveau des mers. Pour une fois, les plus gros pollueurs seraient les payeurs...

Réchauffement climatique : Carte de la Belgique après élévation du niveau des mers de 20 mètres

Plus sérieusement, l'élévation du niveau des mers devient de plus en plus préoccupant pour les activités humaines. Les digues dont les régions côtières basses s'était jusqu'ici contentées ne pourraient bientôt ne plus suffire à repousser l'eau. Des solutions alternatives ont été mises en place à travers un projet international soutenu par l'Europe et par les pouvoirs publics des Etats concernés (Hollande, Angleterre, Belgïe). L’objectif : Permettre des inondations maîtrisées dans des zones contrôlables. Ce projet porte le nom de "Frame" - Flood Risk Management in Estuaries – (A vos souhaits !)
 
Dans la zone flamande de Kruibeke-Bazel-Rupelmonde, c'est une zone de 600 hectares qui a été réservée pour les inondations. Située à l'embouchure de l'Escaut, lorsque les fortes marées se combinent avec de fortes pluies en amont, celle-ci n'est plus capable d'assumer le volume d'eau qu'elle reçoit. Pour palier au problème, cette surface de 600 hectares a donc été entourée d'une digue peu élevée. Si l'eau monte trop, elle franchit cette digue et se déverse dans une zone inondable. Elle-même entourée d'une digue beaucoup plus haute afin d'éviter les débordements en direction des zones habitées. 
 
A l'embouchure de l'Yser, à cheval entre les frontières française et flamandes, les bords de l'estuaire sont composés de plages de sable et de polders. Mais la construction de plusieurs ports de plaisance dans la zone et l'urbanisation désolante dans la zone a détruit les plantes qui soutenaient les dunes, a affaibli ces dernières, et fragilisé cette barrière naturelle. 
 
Une infrastructure permettant à l'homme de visiter la région sans détruire les plantes a été réalisée récemment. Avec l'espoir que les plantes reviennent sur les dunes... 
 
Tout ça semble dérisoire et ressemble plus à un « emplâtre sur une jambe de bois ». C’est qu’il y a urgence : on estime (estimation prudente, merci à ceux qui m'ont fait remarquer l'erreur de calcul !) que le niveau des mers montera de 6 mètres d'ici la fin du siècle. Assez pour inonder une grande partie de la Flandre...

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19 février 2007 1 19 /02 /février /2007 13:58

Jusqu'ici, la réglementation était claire: si le fisc considère que vous avez gagné davantage que ce que vous avez déclaré, il doit le prouver. Il peut le faire en montrant que, lors d'une année déterminée, vous avez dépensé plus que ce que vous avez gagné.
Le montant de ces dépenses doit alors être prouvé par le fisc. Il ne doit pas faire appel à votre collaboration pour ce faire car ce serait alors un contournement de la charge de la preuve. Et pourtant, l'arrêt de la Cour de Cassation du 4 janvier 2007 (Actualité fiscale n°3, et fiscoloog n°1056) remet cette théorie en question.
 
Le contrôleur peut désormais faire une déduction sur base des signes et des indices lorsqu'il s'agit de prouver les recettes sur base des dépenses. Vous pourrez évidemment toujours fournir la preuve que vous avez reçu cet argent, que vous l'avez pris sur votre livret d'épargne, gagné au loto ou que vous avez perçu des intérêts de vos investissements, ouf !
 
Il n'est pas tellement évident pour le fisc du prouver vos dépenses. Il peut demander des informations via un questionnaire général sur l'état de vos comptes (privés), de vos dépenses pour les voyages, vos vêtements…
Jusqu'ici, que l'envoi des questionnaires généraux était interdite par les tribunaux car le c'était au fisc à prouver les recettes du contribuable sans impliquer celui-ci.
 
Selon la plus haute cour de justice, il est désormais clair que le fisc peut tout mettre en œuvre pour contrôler le contribuable et peut même demander des renseignements concernant sa vie privée.
Selon la Cour de Cassation l'immixtion fiscale dans la vie privée du contribuable n'est pas un problème.

Nous croyons-nous encore vraiment dans un Etat démocratique ? Je m'inquiétais déjà dans ce billet précédent : "
Le retournement de la charge de la preuve deviendrait-il la règle ?" . En voici une confirmation...

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
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- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
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La Wallonie sauvera-t-elle l'Europe ? 

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