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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 11:02
Vous avez été 11.023 à visiter ce blogue en février. La majorité (9.995) en tapant directement l’adresse ou y accédant depuis vos favoris. Les autres y sont arrivés par les moteurs de recherche ou en suivant des hyperliens sur d’autres sites.
 
Alors qu’en février 2006, 4645 billets avaient été lus, ce mois de février 2007a été celui des records : 16997 billets vus (et lus ?) avec un pic de 1270 le 13/02 !
 
Enfin, le nombre d’abonnés a doublé ! Soyez-en remerciés !
 
Votre fidélité m’encourage à continuer, même si je suis bien conscient qu’il y a des choses à améliorer. En témoigne ce courriel reçu le 10/11/06 d’un lecteur régulier (un courrier tous les deux jours en moyenne pendant deux ans… jusqu’au 11/12/07 où je l’ai mis en « courriers indésirables » (ou pourriels, les « spam » des anglo-saxons)).
 
Entre ton blogue et celui de Laurent, y a pas photo...
Laurent : des interventions courtes et efficaces sur un ton très politique, dans un style compréhensible par le plus grand nombre (= un français correct, si, si), en phase avec l'actualité immédiate.
Claude : des interventions narcissiques, filandreuses, mal torchées, qu'il faut relire à plusieurs reprises pour comprendre ce que l'auteur veut dire (pour les internautes qui n'ont pas zappé après trois lignes) ... Le style écolo-bobo-zinneke parade. Sans l'esprit de synthèse (ce n'est pas un jeu de mot) indispensable à ce genre d'exercice.
Laurent : 8,5/10
Claude : 3/10 (sans examen de passage)
JG
 
Comme j’apprécie les critiques quand elles sont constructives ! Ce message fait référence au blog de mon ami Laurent Brogniet qui est toujours remarquable de concision, je vous invite à lui rendre visite.
Nous avons, lui et moi, des styles différents, j’aime analyser, entrer dans les détails, et être parfois un peu (trop ?) pédagogique, ce qui m’entraîne parfois à être un peu long.
 
Par ailleurs, à l'inverse de mon imprécateur préféré dont vous venez de lire un exemplaire de la prose (en général ses crises coïncident avec l'arrivée du printemps), je ne considère pas les Flamands comme responsables de tous les malheurs du monde et de la Belgique en particulier. C’est trop facile, pour moi, ils sont un peuple différend et je leur reconnais le droit de décider seuls et souverainement de leur avenir… A condition qu’ils ne décident pas pour nous ! J’ai horreur qu’on me marche sur les pieds. Comme tous les Wallons au fond !
L'émission "Questions à la une" d'hier soir et qui repassera vendredi à 9h05 confirme cette impression de différence.
 
Les billets les plus lus en février :
5 Ville par ville, le vrai visage des Français (Mis en ligne en avril 2005 !)
Merci à tous ceux (très nombreux !) qui ont réagi à ce billet. Je n'ai laissé que trois commentaires qui résument assez bien vos propos. Laurent (qui aura la lourde charge de conduire la liste du RWF aux élections législatives à la Chambre) et moi partageons vos points de vues. Il me l'a confirmé ce samedi encore. J'ai simplement cité ce courriel pour illustrer mon propos...
Je n’écris pas en pensant que dans mon dos sévit un censeur impitoyable pointant le doigt sur la mauvaise tournure ou la quasi-erreur de français. Ce sentiment d’être examiné m’a quitté depuis longtemps. J’écris ce que je ressens et laisse le lecteur user de sa liberté première, le droit de lire ou de ne pas lire.  
Ecrire participe d’un double mouvement, solliciter le jugement d’autrui tout en le réfutant pour mieux affirmer sa liberté. 
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1 mars 2007 4 01 /03 /mars /2007 07:12
J'ai reçu ce matin ce message du Recteur de l'ULB. Il a mis sur pied un chantier portant sur l'actualisation du "Principe du Libre examen". (En savoir plus :  Un chantier "valeurs" à l'ULB )
 
Voici le texte intégral de son message :
 
Notre institution a choisi de manifester son opposition à la venue de Tariq Ramadan sur le campus universitaire. Invité par le Cercle des étudiants arabo-européens de l'ULB, Tariq Ramadan était censé intervenir à l'occasion d'une conférence sur « le racisme et les discriminations ». Il nous paraît essentiel d'expliquer à chacun le pourquoi de ce refus.
 
Le Libre Examen aujourd'hui : ni Munich, ni la Chasse aux Sorcières
 
Toute restriction des libertés est un problème pour les démocrates. Nous en sommes profondément conscients. Mais nous sommes aussi conscients du fait que la liberté sans conscience peut s'avérer dangereuse pour la démocratie. Coupée de son esprit, brandie comme un slogan, elle peut devenir la pire des tyrannies. En ces temps difficiles où la démocratie est en crise, et avec elle ses valeurs fondatrices, la liberté doit être plus que jamais sauvegardée dans son principe mais aussi dans sa réalité.
 
Deux menaces pour la liberté s'offrent aux sociétés ouvertes. La première consiste à s'accorder, par principe, avec toute position, quand bien même elle serait controversée au point de faire l'objet d'inquiétudes légitimes. C'est ce que Daladier et Chamberlain ont fait à Munich, face à Hitler en 1938. La deuxième menace consiste à refuser, par principe, toute liberté d'expression à celui qui s'écarte d'une ligne de conduite officielle. C'est ce que firent les Américains du temps de la Chasse aux Sorcières. Dans les deux cas, c'est la mort de la démocratie. Dans le premier, parce qu'elle aura permis qu'un régime non démocratique la remplace ; dans le second, parce qu'elle aura elle-même produit la censure.
 
Notre volonté est d'ouvrir une troisième voie face à ces deux extrêmes, en attirant l'attention de la communauté sur la montée de discours potentiellement obscurantistes, même si ceux-ci adoptent un langage politiquement correct. Aucun d'entre nous n'accepterait la venue sur le campus d'un leader d'extrême droite xénophobe. Nous avons le devoir de ne pas faire deux poids et deux mesures. Depuis quelques temps, certains discours, certaines pratiques et certaines revendications qui mettent en péril la laïcité politique, garante du vivre ensemble, sont devenus courants sur le campus. Depuis quelque temps l'Université s'en est émue. La question est complexe, comme elle l'est pour la démocratie dans son ensemble. Les réflexions de fonds sur les limites de la liberté et de sa protection se sont engagées. En particulier sur les conséquences sociales et psychologiques que provoquent sur les esprits les discours équivoques sur les libertés individuelles, l'homosexualité ou l'égalité entre les hommes et les femmes.
 
C'est en effet la première fois que l'Université prend la décision de refuser qu'une conférence de M. Tariq Ramadan se tienne dans ses locaux. L'émoi est grand, pour l'ensemble de la communauté. Le geste n'est pas anodin, parce qu'il nous engage sur le chemin difficile de cette troisième voie. M. Ramadan est déjà venu de nombreuses fois s'exprimer sur notre campus. À chaque fois, les défenseurs de la liberté s'en sont émus. Jusqu'ici, nous n'avions pas voulu réagir, et cela au nom de la liberté d'expression. Mais force est de constater que ses multiples venues n'ont pas contribué au vivre ensemble sur le campus. Faut-il rappeler que Tariq Ramadan ne condamne jamais clairement la lapidation des femmes, même lorsqu'on le lui demande ? Au contraire, depuis quelques temps, les malaises, les tabous, les peurs d'évoquer certaines théories scientifiques ou certains faits historiques au grand jour sont devenus visibles et palpables. Combien d'enseignants vous raconteront que des sujets comme la théorie de l'évolution, comme le génocide des Juifs d'Europe, comme les Droits de l'Homme sont devenus source de suspicion, voire d'agressivité affichée ?
 
À chaque tentative d'exprimer des inquiétudes sur ces questions, la réponse immédiate revient comme un slogan au nom du Libre Examen. Elle s'accompagne, en outre, de glissements, d'amalgames voire d'accusations délirantes faites à ceux qui expriment leur inquiétude et qui se trouvent targués de racisme, d'élitisme culturel et d'intolérance. Et ceux qui font l'objet de ces doutes se mettent alors dans le rôle de la victime contre l'oppresseur, si payant aujourd'hui. Bien sûr, de telles accusations s'attaquent directement à ce qu'il y a de plus précieux pour ceux qui ont le courage de s'engager dans cette difficile réflexion : leur volonté d'exercer un jugement libre, sans dogme, sans pressions extérieures et sans stigmatisations. C'est la raison pour laquelle, par souci de libre examen, ils revoient, encore et encore leurs positions. Car le doute ne semble paralyser que certains aujourd'hui et c'est tout à leur honneur. Mais ce doute, moteur du libre examen, ne peut être interprété que comme de la faiblesse aux yeux de ceux qui ne doutent pas. Le résultat est ce à quoi l'Université doit faire face aujourd'hui : une tyrannie de fait opposée à la réflexion de fond et aux protections qu'elle entend se donner pour pouvoir douter sereinement.
 
Toute objection de principe est ravalée au rang de tyrannie et le débat public prend à tout moment le risque de devenir une mise en scène de débat dans lequel les jeux sont faits d'avance. Combien sont venus nous apporter leur soutien en ces temps difficiles, en demandant qu'on ne mentionne pas leur nom « parce qu'ils ont déjà assez de problèmes ». Où est la tyrannie ?
 
Enfin, l'Université est fière d'avoir en son sein des forces vives dont le rôle et la fonction est la vigilance. Mais cette vigilance n'a de sens que si elle demeure elle-même libre de tout dogme et si elle ne se transforme pas en attitude contestataire sans autre forme de procès qu'un soutien inconditionnel à ceux qui ne doutent pas. Parce que leurs valeurs n'autorisent pas le doute. L'ULB a combattu le nazisme, elle a combattu l'élitisme et le conservatisme d'institutions archaïques qu'elle a contribué à réformer, elle a combattu pour le droit des femmes à disposer de leur intégrité physique et psychologique. Tous ces combats, elle les a menés avec la force et le courage qu'il faut à la persévérance qui ne cesse jamais de douter. Nous espérons que l'Université sera aujourd'hui encore capable de mener ce combat pour la liberté, pour que soit possible le vivre ensemble, dans une troisième voie qui refuse Munich, comme la Chasse aux Sorcières.
 
Philippe Vincke,
Recteur de l'ULB
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 18:32
On sait que ce Ministre baladeur (Walhain, Wavre, Nivelles, Kaboul…) se rend régulièrement dans ce pays d’Afrique, dans le cadre de la collaboration étroite entre les armées belge et congolaise… Il a annoncé sa volonté de voir décerner le titre honorifique de Docteur honoris causa à Kabila, président à peine élu du Congo. Souverainement, pour « saluer l'énorme travail accompli par le Congo sur le plan militaire ».
 
Culotté aussi de la part du Ministre d’accorder un tel titre à un homme politique nouvellement élu qui n'a pas encore fait ses preuves. Et cela bien que plusieurs organisations internationales de défense des Droits de l’homme aient fait état de nombreux délits commis par des militaires du Congo.
 
Du côté de l'Ecole Royale Militaire (ERM), on exprime aussi des critiques à propos de la décision du ministre Flahaut. Les professeurs sont unanimement opposés à l'octroi du titre de docteur honoris causa à Kabila. Ils estiment à juste titre, que la procédure n'a pas été suivie et que le conseil académique de l'ERM n'avait pas encore pris de décision officielle.
 
Rappelons que dans un premier temps, c'est le mérite scientifique qui était honoré. Et il l’est toujours. Mais cette distinction joua bien d'autres rôles, notamment célébrer les victoires alliées. Depuis le milieu des années 1980, Depuis, ils priment des femmes et des hommes, d'ici ou d'ailleurs, de tous les continents, ouvrant par la science, la culture, l'engagement, à une meilleure humanité. Est-ce vraiment le cas ici ?
 
Enfin (dérive ?), à défaut de ces critères objectifs, il est de tradition dans certaines universités locales de décerner ce titre au « nouveau roi des belges ».
Imaginons demain le prince Philippe dans ce rôle !  Euh… Alors, finalement, Kabila… Euh… Tant qu'à faire...
 
Nous apprenons aujourd’hui que le Premier Ministre et le ministre de la Défense ont décidé après concertation de demander au conseil d’administration de l’Ecole royale militaire (ERM) de se prononcer définitivement. "Même si ce n'est pas prévu par la loi, puisqu'il s'agit d'un titre honorifique, l'avis de Conseil de la Faculté des sciences sociales et politiques sera sollicité".
 
Comment vont-ils s’en tirer ?
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 18:25
La Belgique se situe en tête de la taxation des salaires des célibataires parmi les trente pays de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), selon un rapport paru mercredi.
 
Pour une personne célibataire sans enfants, le revenu salarial disponible après charges patronales, salariales et impôt sur le revenu, s'élève à 55,4% du coût salarial total pour l'employeur en Belgique, 52,5% en Allemagne, 51% en Hongrie, 50,2% en France, 48,1% en Autriche et 45,2% en Italie.
A l'inverse, les salaires des célibataires sont les moins taxés en Corée (18,1%), au Mexique (15%) et en Nouvelle-Zélande (20,9%), et ceux des couples avec deux enfants et un salaire subissent la plus faible pression fiscale en Irlande (2,3%), en Nouvelle-Zélande, aux Etats-Unis (11,7%), au Luxembourg (13%) et au Mexique (15%).
 
Dans l'ensemble de l'OCDE, la moyenne atteignait 37,5% pour les célibataires et 27,5% pour les couples avec deux enfants et un salaire, souligne l'OCDE. La suite ICI
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28 février 2007 3 28 /02 /février /2007 15:10

On se souvient du docu-fiction du 13 décembre. Il était très important pour la chaîne publique de corriger le tir. Pensez-vous ! Son rôle n’est pas d’ouvrir le débat sur l’avenir (sombre !) de la Belgie-que, ni surtout de dire aux gens qu'ils vont bientôt devoir faire un choix, même si ils manquent cruellement (parce qu’on leur cache soigneusement…) d’informations pertinentes pour l'instant. 
 
On « calme le jeu » progressivement donc ! Dans une série de trois émissions (7 mars, 4 avril et 2 mai) destinées à « faire découvrir aux Wallons la culture, le mode de vie et les institutions du nord du pays. Bien loin des discours tenus par une minorité flamande, séparatiste. »…
Bref, il y a de très grandes chances que la RTB(f) aura veillé soigneusement à faire dans le lénifiant. Dans la dernière émission, le Premier ministre, Guy Verhofstadt, sera confronté aux questions d'un panel de téléspectateurs (soigneusement choisis !).
Nous serons alors en pleine saison des émissions préélectorales…
 
Par contre, ce soir (20h15), «  Questions à la Une » titre sur « le clivage Wallons/Flamands ». Christophe Deborsu et son équipe se sont intéressés à ceux et celles qui vivent au quotidien ce clivage linguistique et culturel. Comme il le précise : « On tenait vraiment à l'idée de montrer que ce n'est pas un problème évoqué uniquement par les politiques. La population vit ces problèmes. » 
 
Diable, quelle audace ! Quelle révélation !  
 
Il faut dire que lors de ce reportage, Christophe Deborsu distribue sur un marché flamand des affiches fictives du prochain Premier ministre belge… Elio Di Rupo !  Après plusieurs attaques verbales, le journaliste s’est fait agresser… 
 
Sa conclusion à la DH : « Le fait est que les Flamands ont dépassé le cadre belge. Il y a une grande indifférence. C'est une tendance lourde à cause de l'histoire différente des deux Communautés, notamment »… 
 
Bien vu !
 

!!!! J'ai regardé l'émission "Questions à la une " hier soir. Instructive ! Je vous informe qu'elle repassera ce vendredi 2 mars à 09:05

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 12:45

Le projet de décret « Arena » est discuté ce mardi au Conseil de la Communauté française (si, si !) de Belgique. Réguler les inscriptions dans le 1er degré du secondaire selon le principe du "premier arrivé, premier servi" (1) et interdire le changement d'école en cours de cycle en primaire et dans le 1er degré du secondaire (2) sont les deux réformes principales.
 

Curieux quand même ! La même majorité a voté, il y a peu, un décret pour l'enseignement supérieur contre les inscriptions d'étudiants non-résidents (et surtout Français !) en y supprimant le système "premier arrivé, premier inscrit" parce que "c'était inique" !
 
Imaginons les campings sauvages lors des heures (des jours) précédant l’ouverture des écoles aux inscriptions !

Imaginons les tensions (pour ne pas dire plus, les foires d'empoignes...) entre parents ! Quelle image de notre société pour nos enfants !
Ira-t-on, demain, jusqu’à établir le moyen d’acheter une place en payant, l’inverse de la méthode permettant jadis d’échapper à la conscription en somme ?
 
Sérieusement, ce texte n’est pas du tout technique comme on veut nous le faire croire, mais est surtout idéologique. Sil faut effectivement plus de transparence et d'équité entre élèves, quelle que soit son origine sociale, les mesures proposées sont trop radicales. Même s'il est réel que dans certaines écoles particulièrement élitaires (ou voulues telles), mais rares, il y a une sélection hypocrite.
Sur quoi s'est-on basé ? Où sont les statistiques ?

N’est-on pas, une fois de plus, en train de traiter un symptôme plutôt qu’une cause ?

A-t-on une idée de l’importance réelle du problème ? Non !

Pourquoi devoir rester dans une école si les parents estiment pour de bonnes raisons qu'il faut en changer, faudra-t-il des séparations ou des domiciliations fictives ?

Certains enseignants seraient-ils devenus tellement mauvais qu'ils craignent la concurrence ? 
 
On touche à la liberté des parents.
On touche à la liberté de choix.
On touche au droit à l’erreur.

 
Malgré la fronde de nombreux pétitionnaires, (comme moi, vous avez du recevoir de nombreux courriels sur le sujet), malgré les doutes émis par les directeurs d'école… La presse annonce que le CDH, votera bien le texte avec les socialistes. Prétextant qu’il y aura négociation avec le terrain, information et évaluation". Vous y croyez, vous ? 
 
L’opposition, joue un curieux rôle, jusqu'à Ecolo, qui semble partisan de mesures plus radicales encore ! Mais bon…
 
L’égalité inscrite aux frontons des Mairies est celle de l’égalité des Droits, pas celle de l’égalité de fait qui a lamentablement échoué dans les anciens régimes communistes (Où les apparatchiks ou les plus nantis avaient, de toute façon – comme ce sera le cas ici –des passe-droits… ne fusse que parce qu’ils seront mieux informés). Certains politiciens feraient bien d’y penser (avant d’aménager leur douche à prix d’or, leur villa à la Côte d’Azur ou en Normandie par exemple)

 
La démocratie ne se décrète pas ! Elle se vit aussi par l’exemple. 
 
Encore un projet liberticide de plus ?
 
(1) Avec (quand même !) une priorité si l'on a un frère ou une sœur dans cette école. 
(2) Sauf : changement de domicile, séparation des parents entraînant un déménagement, placement par un magistrat...

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27 février 2007 2 27 /02 /février /2007 09:56
Ce classement des pays les plus attractifs s'adresse en priorité aux étrangers qui souhaitent s'expatrier pour s'installer dans de nouveaux pays. Il cherche donc à repérer meilleurs endroits pour "commencer une nouvelle vie, démarrer une affaire, investir, etc.
 
Ce classement se base sur 9 critères principaux : le coût de la vie, l'offre culturelle et de loisirs, l'économie, l'environnement, les libertés, la santé, les infrastructures, la sécurité, le niveau de risque du pays et le climat. La corruption, en revanche, n'entre pas en ligne de compte, malgré le fait qu'elle peut, selon "International living", influer sur le confort de l'étranger dans un pays.
 
Le classement "Quality of life 2007" a analysé la qualité de vie dans 193 pays du monde, à partir de d'autres classements publiés par des organisations comme "Mercer Consulting", l'Organisation mondiale de la santé ou "The Economist".

Classement des pays européens

1
France
3
Pays-Bas
6
   Suisse    
7
 Danemark
8
Italie
9
Luxembourg
Parmi les atouts soulignés : le coût de la vie -en dehors de Paris-, les infrastructures "parmi les meilleures du monde" (comme le réseau TGV), les marques qui font la réputation du pays à l'international (parfums, vins, gastronomie, voitures, etc.), l'offre culturelle ou encore l'attractivité pour les investissements.
Comme pour la majorité des pays d'Europe du Nord, les Pays-Bas bénéficient d'avantages sociaux importants et d'un respect strict des libertés individuelles. Son économie solide et son faible niveau de pauvreté expliquent également sa bonne position.
En revanche, le climat et le coût de la vie peuvent, selon "International living", se révéler dissuasifs.
Alors que la Suisse fait presque un sans faute concernant les grands critères de libertés individuelles (niveau de risque du pays, stabilité économique ou encore offre culturelle et de loisirs), elle pêche du côté du climat, mais surtout du coût de la vie. C'est celui des 10 premiers pays du classement dans lequel la vie est la plus chère.
 
Le Danemark obtient la note la plus élevée pour le respect des libertés individuelles et le niveau de risque du pays. Il se différencie en revanche par son score élevé pour le critère "Culture et loisirs" et par son système de santé. Mais il perd des points sur le climat et le coût de la vie, comme la majorité des pays du Nord de l'Europe.
 
Une place obtenue grâce au critère "Culture et loisirs", rappelant des héritages aussi divers que Michel Ange, Raphaël, les gondoles, l'opéra, les glaces ou les pizzas. L'Italie bénéficie également d'un climat favorable, d'un pittoresque attractif pour le tourisme ou encore d'un coût de vie relativement bas.
A sa décharge, l'Italie compte néanmoins d'importants réseaux mafieux et, sur un autre plan, des retards significatifs dans le développement de ses infrastructures.
Les points forts et les points faibles du Luxembourg sont proches de ceux de tous les pays d'Europe du Nord. Les libertés sont respectées, le système de santé est satisfaisant et l'économie est solide.
En revanche, le climat et le coût de la vie expliquent que le Luxembourg ne soit pas plus haut dans le classement, tout comme sa note relativement basse pour le développement des infrastructures.
 

 
Les notes !
1
France
3
Pays-Bas
6
Suisse
7
Danemark
8
Italie
9
Luxembourg
Santé / Libertés / Sécurité et risques :
100 / 100
Culture et Loisirs :
98 / 100
Environnement :
94 / 100
Economie :
89 / 100
Climat :
80 / 100
Infrastructures :
77 / 100
Coût de la vie :
62 / 100
Note globale :
87 / 100
Libertés / Sécurité et risques :
100 / 100
Economie :
92 / 100
Santé :
89 / 100
Infrastructures / Environnement :
85 / 100
Culture et Loisirs :
83 / 100
Climat :
81 / 100
Coût de la vie :
63 / 100
Note globale :
85 / 100
Libertés / Sécurité et risques :
100 / 100
Santé :
91 / 100
Economie :
90 / 100
Culture et loisirs :
84 / 100
Environnement / Infrastructures :
83 / 100
Climat :
70 / 100
Coût de la vie :
54 / 100
Note globale :
82 / 100
Libertés / Sécurité et risques :
100 / 100Culture et loisirs :
91 / 100
Santé :
88 / 100
Environnement :
87 / 100
Economie :
82 / 100
Climat :
74 / 100
Infrastructures :
70 / 100
Coût de la vie :
55 / 100
Note globale :
81 / 100
Libertés / Sécurité-risques / Culture-loisirs :
100 / 100
Santé :
92 / 100
Climat :
85 / 100
Environnement :
79 / 100
Coût de la vie :
 73 / 100
Economie :
59 / 100
Infrastructures :
51 / 100
Note globale :
 80 / 100
Libertés / Sécurité et risques :
100 / 100
Santé :
88 / 100
Economie :
86 / 100
Environnement : 82 / 100
Culture et loisirs :
81 / 100
Climat :
70 / 100
Infrastructures : 63 / 100
Coût de la vie :
57 / 100
Note globale :
79 / 100

Et la Belgique ?  Euh, elle occupe la 7ème place pour ses infrastructures… et pour en savoir plus : www.internationalliving.com

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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 22:47
Une sécurité sociale à l'Anglaise en Belgique ?
 
C'est le cri d'alarme lancé par Bea Cantillon du "Centrum voor Sociale Beleid". Une étude qui compare la protection sociale dans les pays européens et qui conclu qu'en dix ans, l'écart entre ceux qui travaillent et ceux qui dépendent d'une allocation sociale s'est fort agrandi en... Belgique. 
   
Les allocations de chômage et les pensions sont parmi les plus faibles en Europe. La contribution des patients dans les soins de santé augmente. Bref, la sécurité sociale devient de moins en moins égalitaire.
  
Bea Cantillon classe les pays européens selon deux facteurs: la richesse et l'égalité sociale. La Belgique fait envore partie du groupe 4. Celui des pays qui combinent richesse et égalité sociale. Le groupe de la Suède, du Danemark et de la France.
La Belgique figurait honorablement il y a 10 ans dans ce groupe. Elle y est aujourd'hui plus qu'à la traîne. De très bonne, la performance de la sécu est passée à moyenne et se dirige tout droit vers minimale !
 
Et nos médias francophones passent sous silence le comparaisons régionales (voir le rapport : Bekijk document ), incontournables dans les publications d'origine flamandes dans cet Etat fédéral d'union... et de solidarité !

 
 
Pour le professeur d'Anvers, le pays glisse lentement mais sûrement vers le groupe 3. Celui des pays riches mais inégalitaires. Le groupe de l'Irlande et de l'Angleterre. Des pays où la sécurité sociale est en partie privatisée. Sans intervention politique, le modèle social belge va se transformer en modèle anglo-saxon.
 
A bon entendeur...
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 12:56
Deux dinosaures bruxellois du belgicanisme :  Serge Moureau et Antoinette Spaak, deux  « fédéralistes d'union pour sauver la Belgique du péril flamand »,  , parrainent un « Manifeste pour l'unité francophone », dans la même ligne que celui publié il y a 10 ans : « Choisir l'avenir ».
 
Une lecture rapide permet d'en tirer quelques citations, parfois non dépourvues d'intérêt. Et, d'y retrouver des analyses concordantes avec de nombreux billets publiés ici depuis deux ans. Sauf pour les conclusions que les auteurs en tirent.
 
Un message clair tout d'abord : « L'éclatement de la Belgique ou sa réduction à un modèle confédéral est à l'ordre du jour. (...) Les francophones doivent s'y préparer » « Ne pas prendre au sérieux ce plan d'action flamand serait aussi condescendant vis-à-vis des Flamands que dangereux vis-à-vis des Wallons et des Bruxellois »
 
Tout à fait d'accord ! Malheureusement, leurs propos sont immédiatement tempérés par ce qui suit et qui indique clairement leur choix : « 
Dans une semblable hypothèse, les Régions wallonne et bruxelloise doivent former une fédération solide, distincte de la Flandre, conservant entre les deux régions de culture française une homogénéité dans tous les domaines autres que les actuelles matières régionales. » On reste entre-nous !
 
« La revendication de la scission de l'arrondissement électoral et judiciaire de BHV se situe, en fait, sur une trajectoire qui dépasse son objet propre. Elle vise à faire place nette, géopolitiquement parlant, pour imposer la suite du programme flamand : aboutir à un confédéralisme inégalitaire qui ne conserve la Belgique que pour garder un contrôle flamand sur Bruxelles et sur un Etat-croupion bilingue ». Là non plus, rien de neuf.
 
Parlant du programme flamand, leur analyse est correcte. Destrée écrivait déjà la même chose dans sa « Lettre au roi » : « Il s'agit donc de « larguer la coûteuse Wallonie », d'arrimer solidement Bruxelles et de conserver tous les avantages artificiels que confère à la Flandre l'existence d'un semblant d'Etat bilingue qu'elle pourrait continuer à exploiter». Réalistes, ils poursuivent fort justement par : « A l'analyse, on se rend bien vite compte que le projet d'Etat confédéral est infiniment plus pervers et plus dangereux pour les Wallons et les Bruxellois que le projet séparatiste car il cumule pour eux tous les inconvénients : la perte de toute solidarité Nord-Sud conjuguée avec le maintien de leur sujétion à l'égard de la Flandre qui pourrait continuer à profiter à leur détriment de l'essentiel des ressources de la Belgique en tant qu'Etat. »
 
Réinventant Destrée, ils précisent que « Le concept même d'homogénéité culturelle à Bruxelles qui justifie tous les abus (expulsion de l'Université catholique de Louvain, imposition du flamand dans toute la vie sociale ; Y compris pour l'accès au logement ; Circulaire Peeters, etc...) procède donc, à la base, d'une extraordinaire manipulation intellectuelle imposée à l'époque aux francophones par une majorité flamande assistée de Wallons et de Bruxellois naïfs ou complices ». Bel aveu ! Surtout pour eux qui ont négociés ces accords au cours des 25 ou 30 dernières années. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir !
 
"Tout le monde sait que la population flamande a vieilli, vieillit et continuera à vieillir plus rapidement que celle des deux autres régions. En 2030, selon les estimations de l'Institut National des Statistiques, les plus de 65 ans représenteront 43,7 % de la population flamande contre 38,5 % en Wallonie. Dès à présent, les responsables fédéraux (flamands) lancent des appels à la constitution de réserves en vue du paiement des pensions dans les décennies à venir. Et là, curieusement, personne ne parle de régionalisation". Tiens donc ! C'est la première fois que des responsables francophones sont aussi clairs !
 
Quand au miracle économique flamand, ils lui règlent son compte en confirmant « qu’il faut savoir que 10 % de la main d'œuvre flamande occupe des emplois bruxellois. Le déficit flamand d'emploi peut être évalué à 16 % environ, ce qui représente en fait le chômage structurel intrinsèque de la Flandre. » Quand j'écrivais que le taux de chômage flamand était sous-évalué par la colonisation d'emplois bruxellois (mais aussi wallons !) sous couvert de bilinguisme. Les auteurs du manifeste s'indignent même : « on ne peut passer sous silence la véritable razzia opérée par la Flandre, à la faveur du bilinguisme imposé ou rampant, dans l'emploi, tant au niveau fédéral qu'au niveau bruxellois ». « La suppression de l'Etat fédéral bilingue et du bilinguisme obligatoire à Bruxelles signifierait pour la Flandre l'obligation de recycler chez elle des dizaines de milliers de travailleurs ».
 
Mais pourquoi diable ont-ils mis tant de temps à le reconnaître et à le dire ? Est-ce parce qu'ils sentent bien que la fin est proche et qu'il y a un temps pour la vérité ?
 
Rassurant pour leurs électeurs, ils annoncent que « la Flandre est donc, sans conteste, la plus prochaine victime prévisible d'une récession économique majeure car les bases de sa prospérité, insuffisamment diversifiées, ne sont pas saines. Plus que d'autres, elle dépend de ses exportations. Elle sera donc la première victime des délocalisations et du développement industriel et commercial de l'Asie ».
 
Mais, tout ça n'est qu'un long préambule destiné à faire passer le gros morceau : L'Etat ( ?), la future « Confédération francophone ».
 
En matière d'introduction, ils rompent une lance en faveur de l'inévitable renégociation de la frontière linguistique. Ça ne mange pas de pain et il faut se ménager des points de négociations...
« Toute solution devra donc passer par l'organisation dans les communes limitrophes qui en exprimeront le souhait d'un referendum portant sur leur désir d'appartenance soit à la Flandre, soit à la Fédération Wallonie-Bruxelles ».
 
Ensuite, on entre dans le vif du sujet :
D'abord, on caresse les Wallons dans le sens du poil avec une définition élargie : « Il existe bien un peuple wallon dont l'existence tient à un certain nombre de valeurs professées en commun, presque toutes issues du siècle des lumières et des principes fondateurs de la révolution française de 1789. Le respect de l'autre, la primauté du droit des personnes sur celui du sol, la tolérance, la fraternité, le goût de la démocratie et de la liberté, mais aussi l'attachement à l'égalitarisme social, sont autant de caractéristiques de la société wallonne ». J'ai déjà écrit et je ne suis pas le seul à le penser, François Perin l'a fait avant moi, avec infiniment plus de talent dans son livre « Histoire d'une nation introuvable », s'il y a bien une identité wallonne (et encore, un Picard se sent-il Wallon au même sens qu'un liégeois ?), je doute fort qu’il y ait un peuple au sens de nation. Ou alors ce peuple fait partie d'un ensemble plus vaste correspondant aux caractéristiques données par les auteurs du manifeste : la République, française en l'occurrence.
 
Ensuite Bruxelles : « En tant qu'l compte soixante pour cent de wallons d'origine, près de 90 % de francophones, qu'il a une tradition immémoriale de résistance à l'oppression et un amour immodéré de la libre expression, le peuple bruxellois est un partenaire naturel du peuple wallon. Et comme il est aussi tolérant et ouvert, il accorde actuellement, sans douleur, à la minorité flamande de Bruxelles, les droits politiques et culturels les plus importants du monde entier ». C'est beau, non ? Comment ne pas y souscrire ?
 
Puis, la justification de leur proposition : « Certains prônent une république autonome de Wallonie, voire un rattachement de cette dernière, seule, à la France. Si cette solution-là, pour autant que la France y adhère, ce qui n'est nullement évident (Ha ? D'où tirent-ils ça ?) , permettrait indiscutablement un redéploiement économique de la Wallonie au sein d'un ensemble puissant et diversifié (Et c'est peu dire !), par contre l'isolement de la Wallonie et son découplage de Bruxelles marquerait une difficulté majeure tant sur le plan culturel que sur celui de l'économie. Isolés de ceux de Bruxelles, les indicateurs économiques wallons ne sont pas très favorables » (Ce raisonnement s'applique à toutes les régions du monde dans l'Hinterland économique d'une ville pôle de développement comme Lille, Luxembourg, Milan, Lyon, etc..)
Par ailleurs, suivant quelle logique étrange, la séparation administrative entre deux régions proches n'autoriserait-elle plus les échanges culturels, humains ou économiques ? A moins de réintroduire une sorte de protectionnisme moyenâgeux. or, que je sache, nous sommes dans un contexte européen de libre échange, et de libre circulation des hommes et des marchandises. Non ?
 
Curieusement, après ce jugement sans appel sur l'économie wallonne, ils trouvent à celle-ci des charmes non négligeables : « Le pôle de compétence dans le domaine de la biotechnologie, proche de Liège, représente aujourd'hui près de la moitié du chiffre d'affaires du secteur biotechnologique en Belgique. La technologie aéronautique, près de Charleroi, avec des entreprises comme la Sabca et la Sonaca, bénéficie d'une renommée mondiale. La Wallonie est également un acteur important dans le domaine de la fabrication d'armes avec la FN, à la pointe de la technologie. ». Ils soulignent, dans le registre positif, le développement économique sur le concept porteur du regroupement d'entreprises d'un même secteur : « A cet égard, la Wallonie devance la Flandre avec des clusters dans le domaine de l'aéronautique, la logistique, l'automobile, le bois, etc. »
 
Bref, la solution de la Confédération francophone permettrait à la Belgique de continuer en engrangeant le beurre et l'argent du beurre. Qu'attendons-nous ?
Optimistes, ils ajoutent que, « certainement, la future fédération axera sa politique dans le sens d'un desserrement des liens économiques avec la Flandre et un resserrement de ceux-ci avec ses voisins français et allemands, les liens pouvant également se concrétiser dans des accords de partenariat très étroits dans les domaines des relations extérieures et de la défense nationale. » « Le redéploiement de la partie sud du pays vers des horizons plus larges lui ouvre en réalité des perspectives prometteuses sur les plans culturel et économique. Les universités francophones sont en pointe dans les classements mondiaux ce qui ouvre aux futures générations des espérances réelles ».On dirait un copier-coller des analyses des réunionistes !
Pourquoi alors ne pas aller plus loin dans l'union, la fusion avec au moins un des voisins. Ce serait l'occasion de vérifier la pertinence de leur proposition par un referendum.
 
La première bonne nouvelle, malgré les précautions des auteurs, c'est qu'on devine, sans que ce ne soit clairement exprimé, une prise de conscience du caractère inéluctable de la scission de la Belgique à court terme.
 
La seconde bonne nouvelle, c'est qu'ils ont bien assimilé le caractère nocif d'une continuation, même virtuelle, de la Belgique puisqu'ils terminent en éliminant « l'hypothèse qualifiée d'un peu farfelue et même surréaliste qui, créerait seulement une sorte de coupole belge, symbolique et sans pouvoir, cogérée paritairement par les flamands et les francophones dont l'unique rôle serait d'identifier les deux Etats comme une sorte de « Commonwealth » réduit à un rôle de figuration internationale ».
 
Mais, fidèle à leur message, leur logique, leur choix, ils qualifient également « d'hypothèses tout simplement inenvisageables les autres cas de figure, comme une Wallonie indépendante et livrée à elle-même sans lien avec Bruxelles (Pourquoi sans liens avec Bruxelles ? Pourquoi toujours lier l'économique au politique ?) ou rattachée à la France sans également Bruxelles,flanquée d'une région bruxelloise internationalisée (sous forme de condominium ou de Washington D.C.) ou encore pire, d'une Flandre arrimant Bruxelles au prix de quelques vagues promesses ».
 
Certes, ce Manifeste a du mérite, il va (un peu) plus loin que beaucoup d'autres avant lui. Mais, comme texte engagé et politiquement orienté, il occulte quelques réalités, écartant d'un revers de la main les arguments et solutions qui ne vont pas dans le sens du projet de ses auteurs ! 
Faire une seule entité Wallonie-Bruxelles en cas de prise d'autonomie de la Flandre, c'est la Wallonie et c'est nier Bruxelles. En effet, une grande entité francophone reviendrait à jeter les Flamands de Bruxelles dans les bras de la Flandre, avec donc un risque de conflit permanent. Mais peut-être est-ce voulu ?

On peut se demander si la grande erreur du FDF et d'une partie des partis bruxellois n'est pas d'avoir voulu faire de Bruxelles une entité uniquement francophone. C'est le reour de la mythique Belgique francophone écrasant les Flamands comme le rêvait la bourgeoisie francophone de Bruxelles et de Flandre (les fameux "fransquillons") d'avant-guerre.

Ce manifeste n'a aucune chance d'aboutir et c'est heureux ainsi.
 
Pour une vraie unité des francophones, il ne faut pas s'arrêter en bon chemin ! De l'audace que diable ! Par la force des choses, la réunion de nos deux régions à la France serait plus profitable qu'une confédération entre Bruxelles et la Wallonie pseudo indépendante. Mais au prix de déchirements et de remises en question pour nos politiques...
De toute manière, ce manifeste rédigé à l'instigation de deux personnalités bruxelloises connues à le mérite de poser clairement le problème. Même pour les partis traditionnels, le débat n'est plus entre la survie d'une Belgique plus ou moins unitaire ou fédérale, mais entre un mini-Etat belgo-francophone (?) (Minibel ou Wallobrux ? les paris sont ouverts...) et ce qu'ils considèrent encore (provisoirement) comme une aventure : la réunion (amicale et sous une forme à négocier) de nos deux régions à la France ! 
 
Faites-vous votre propre opinion : téléchargez le texte du projet de Manifeste 
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26 février 2007 1 26 /02 /février /2007 10:33
Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur l'Afrique.
 
Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l'immense continent est partagé comme un vulgaire gâteau... sans que les habitants aient leur mot à dire...
 
Un continent à l'encan...
Le chancelier allemand Otto von Bismarck a convié les représentants des États-Unis et de treize pays européens à se répartir les dernières terres qui échappent à la mainmise occidentale.
En trois mois, la conférence fixe les règles qui doivent présider à l'occupation du continent africain. Elle proclame la liberté de navigation sur les grands fleuves africains, le Niger et le Congo, et permet aux États européens déjà présents sur le littoral africain (par exemple en Côte d'Ivoire) d'annexer l'arrière-pays correspondant. La France mais aussi le Portugal et l'Allemagne sont dans ce cas.
La France obtient des droits sur les vastes territoires de l'Afrique de l'ouest. Le chancelier Bismarck espère, mais à tort, que les Français se résigneront de la sorte à la perte de l'Alsace-Lorraine. L'Angleterre se réserve la possibilité de constituer un axe continu du Caire au Cap, à la pointe sud du continent.
Malgré son importance pour le continent africain, l'opinion publique européenne se désintéresse dans son immense majorité des conquêtes coloniales. Celles-ci sont le fait de quelques militaires, philanthropes ou aventuriers qui ont réussi à convertir à leurs vues des responsables politiques comme le républicain français Jules Ferry, le conservateur britannique Benjamin Disraeli ou... le roi des Belges, Léopold II.
 
Ce dernier est particulièrement comblé !
Il est en effet, le principal bénéficiaire de la conférence de Berlin. Ayant consacré une partie de sa fortune personnelle à l'exploration et à l'occupation de l'Afrique centrale, ses efforts sont récompensés puisque la conférence lui reconnaît (après maintes manoeuvres) la possession à titre privé d'un vaste territoire au coeur de l'Afrique noire. Territoire qui sera baptisé «État indépendant du Congo»...
Léopold II doit pourtant promettre aux grandes puissances que le territoire sera ouvert à leur commerce et au christianisme. On sait que Léopold II va s'efforcer de tirer de sa colonie un maximum de ressources en y instituant le travail forcé. A ce propos, même si l'on ne peut pas parler de génocide car il n'y avait pas intention d'exterminer un peuple pour ses origines, les massacres de masse réalisés par Léopold II à des fins mercantiles préfigurent dans une certaine mesure l'ignominie qui aura lieu en Europe cinquante ans plus tard. Comme l'a estimé Hannah Arendt dans son ouvrage "L'impérialisme. Les Origines du totalitarisme", publié en 1951, il n'y a pas de césure radicale entre les massacres coloniaux et la Shoah mais une continuité. L'impérialisme rend le racisme nécessaire pour justifier ses actes.

Quelques commentaires édifiants de l'époque...

« J'ai été tellement choqué, votre Excellence, par les histoires racontées par les autochtones que j'ai pris la liberté de leur promettre que dorénavant vous les tuerez seulement pour les crimes qu'ils commettront ».
(John Harris, Missionnaire à Baringa.)
 
« L'exploitation du Congo fut le plus grand crime contre l'humanité jamais commis dans l'histoire de l'humanité »
(Sir Arhur Conan Doyle, Letters to To The Press, 1909.)
 
« La colonisation du Congo fut la plus infâme ruée sur un butin ayant jamais défiguré l'histoire de la conscience humaine ».
(Joseph Conrad, Heart of Darkness : An authoritative text, Background and Sources ; Criticism.)
 
« Pour faire du caoutchouc, il faudra couper des mains, des nez et des oreilles. »
(Charles Lemaire, Belgique et Congo, cité par Daniel Vangroewe, Du sang sur les lianes, p.46.)
 
« Si un village, refusait de se soumettre à ce régime, des troupes de l'Etat ou d'une compagnie ou leurs alliés abattaient parfois toute la population en vue, de manière à bien faire parvenir le message aux villages voisins. Mais en de telles occasions, certains officiers européens se montraient méfiants. Pour chaque cartouche fournie à leurs soldats, ils exigeaient la preuve que la balle avait été utilisée pour tuer quelqu'un, et non ''gâchée'' ».
(Adam Hochschild, Les fantômes du roi Léopold).

 
A sa mort, (le bon et grand roi !) Léopold II lèguera le Congo à la Belgique...
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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