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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 18:22
La nouvelle "gouvernance" politique est en marche ! Sans commentaires...
 
(Belga) Une série de nominations politiques au sommet de certaines administrations auxquelles le gouvernement fédéral a encore procédé rapidement ces derniers jours, avant la fin de la législature, notamment à la Régie des Bâtiments, sont nulles. 
C'est le cas notamment pour sept nominations à la tête de la Régie des Bâtiments et pour une nomination au sommet de l'Agence fédérale des médicaments, à l'administration des pensions des fonctionnaires et chez Fedasil. Les ministres concernés ont omis d'établir le cadre linguistique légalement obligatoire pour ces services. Dans certains cas, ils savaient depuis des années déjà qu'ils devaient le faire. Sans cadre linguistique, il est impossible de procéder à des nominations au sommet des administrations. La Commission permanente de contrôle linguistique a examiné mercredi pour la troisième fois des données qui avaient été introduites en toute hâte pour la Régie des Bâtiments mais elles ont été qualifiées à l'unanimité de "totalement insuffisantes". Seul un nouveau gouvernement peut mettre sur pied un cadre linguistique. Les services concernés devront dès lors encore se passer de managers pendant un certain temps. (GFR) 
 
Dan sun autre ordre d'idées, et après tout le bruit que la presse a fait pour les quelques jours de repos du président Sarkozy invité sur le yacht d'un ami, restons dans le "social" :
 
(afp) « Le roi Albert II et son épouse Paola ont pris livraison jeudi de leur nouveau yacht à moteur construit aux chantiers "Rizzardi" à Sabaudia, dans la province de Latina, au sud de Rome, a indiqué jeudi l'agence italienne Ansa.
Les souverains belges ont ensuite quitté le port voisin de San Felice Circeo pour gagner le large et l'île italienne de Ponza, précise l'agence. Le "Quartour", d'une valeur d'environ 1,5 million d'euros, mesure 15 mètres, peut transporter huit passagers y compris l'équipage et atteindre une vitesse de 45 noeuds, a appris l'Ansa. Il s'agit du second yacht acquis par les souverains auprès du même chantier. » 
 
Question : Où Di Rupo ira-t-il se reposer après les élections ?
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 09:09
Connaissez-vous ce blog : http://lepolitiqueshow.dhblogs.be ? Créé par Mateusz Kukulka, jeune journaliste indépendant qui publie principalement pour la Dernière Heure/Les Sports, il traite de manière parfois impertinente (et c’est heureux) l’actualité politique, mais particulièrement la manière dont les candidats se comportent en campagne. J'aime bien.
Tiens, par pur plaisir, je ne résiste pas à vous recommander la lecture de ce billet : « Freya, the flemish body » publié ce 24 mai. Bon surf !
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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 05:21
Avant-hier, je vous parlais de l’interview accordée à « Vers l’Avenir » par Jules GHEUDE à propos de son dernier ouvrage (*) dont je vous recommande la lecture. Cerise sur le gâteau, pour vous chers lecteurs de ce blogue, il m’a fait l’amitié et l’honneur d’accepter de livrer quelques réflexions quant à la situation politique actuelle et à l'avenir de l'Etat belge. Vous excuserez et comprendrez donc la longueur exceptionnelle de ce billet.
 
Jules Gheude, vous qui suivez l’évolution communautaire depuis près de quarante ans, quel constat dressez-vous aujourd’hui ?
 
Le 17 mai 2006, « Le Monde » a publié l’un de mes articles intitulé « La Belgique à l’agonie ». Ce titre, à lui seul, pourrait répondre à votre question. Le fédéralisme, en faveur duquel je me suis engagé au lendemain du fameux « Walen buiten » en 1968, se révèle être aujourd’hui un échec total. Pour réussir une recette fédérale - peu importe finalement le nombre de composantes -, il faut une volonté clairement exprimée de continuer à vivre ensemble dans un climat de confiance et de respect mutuels, où chacun est prêt, si le besoin s’en fait sentir, à jouer le jeu de la solidarité. Chez nous, c’est l’agressivité, la suspicion et la chamaille constantes.
 
La faute à qui ?
 
En fait, l’explication de l’échec se trouve résumée dans le sous-titre que Manu Ruys a donné à son ouvrage « Les Flamands » en 1973 : « Une nation en devenir ». La Flandre s’est bel et bien érigée en nation. On commence par fixer une frontière en 1961, sur une base exclusivement linguistique. La « moedertaal » est le critère objectif suprême. Pas question de recourir, de près ou de loin, à un référendum pour connaître la volonté des individus. L’appartenance à la communauté flamande est imposée par la transmission, de génération en génération, du dialecte ancestral. Une fois le territoire fixé, il s’agit d’en assurer l’homogénéité linguistique : ce sera chose faite en 1971, avec le décret de septembre : obligation de s’exprimer en flamand dans les entreprises, avec sanction judiciaire à la clé ! Aujourd’hui, les projets de Constitution flamande parlent expressément de « nation flamande ».
 
Il n’y a pas de phénomène identique du côté wallon ?
 
Non. Il y a bien cette mouvance Van Cauwenberghe-Happart qui s’obstine à vouloir forger une « identité wallonne ». S’il faut la forger, c’est qu’elle n’existe pas. Et pour cause. Nous sommes de langue et de culture françaises. Point. Ce qui ne veut pas dire qu’il faille nier les dialectes et les colorations locales.
 
Les Wallons, dans leur grande majorité, se sentent donc encore Belges ?
 
Oui. Et c’est là qu’est le drame. Car la « nation belge » n’existe plus, si tant est qu’elle ait jamais existé. Vous connaissez la définition qu’Ernest Renan donnait de la nation : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune, un plébiscite de tous les jours. On est bien loin du compte !
 
Et pourtant, le récent sondage « Le Soir-De Standaard » a révélé que plus de 90% des personnes interrogées, tant au Nord qu’au Sud, afficheraient leur attachement à la Belgique.
 
Cette frénésie de sondages à laquelle on a été confronté au lendemain de la diffusion du fameux documentaire-fiction de la RTBF m’apparaît extrêmement dangereuse, car elle tend à faire croire qu’il y a un décalage profond en Flandre entre la population et les leaders politiques. Or, ceux-ci sont issus des urnes. La réalité, c’est que le parti flamand qui ferait preuve de tiédeur en ce qui concerne la défense des intérêts fondamentaux de la Flandre, se retrouverait automatiquement sanctionné par l’électeur, qui n’est autre que…cet homme de la rue actuellement sondé par les médias. Souvenez-vous de la Volksunie, qui fut laminée en 1978 pour avoir défendu loyalement le pacte d’Egmont…
 
Tout le monde n’est pas séparatiste en Flandre… dit-on parfois.
 
Faisons le compte. Le Vlaams Belang totalise un million d’électeurs. Outre son option raciste et xénophobe, on sait qu’il ne vibre pas d’amour pour la Belgique. L’un des ses slogans favoris n’est-il pas « België barst ! » ? Le CD&V, actuellement en tête dans les sondages - je voudrais rappeler ici que son ancêtre, le CVP, fut à la base de tous les actes politico-législatifs qui ont sapé progressivement l’unité du pays -, s’est prononcé clairement en faveur du modèle confédéral et son allié en cartel, la N-VA, s’affiche franchement séparatiste. Tout comme Spirit, d’ailleurs, l’autre élément de l’ex-Volksunie, accouplé au SP.A. Les socialistes flamands prônent la régionalisation de l’emploi et Johan Vande Lanotte, leur président, a déclaré au « Vif » qu’il avait également d’autres secteurs en tête. Dans un entretien récent dans « Knack », l’ancien ministre SP.A Van den Bossche, le père de l’actuelle vice-Première ministre, a, pour sa part, révélé qu’il était confédéraliste par réalisme… Quant à l’Open VLD, qui passe pour être le moins radical, son président, Bart Somers, a tenu à préciser : Nous croyons fermement qu’il faut une nouvelle réforme de l’Etat, surtout dans le domaine socio-économique. (…) Il y a un large consensus en Flandre, matérialisé par les résolutions du parlement flamand. Vous aurez d’ailleurs constaté que le Premier ministre Guy Verhofstadt (Open VLD), qui tenait jusqu’ici un discours minimaliste sur le plan institutionnel, prône maintenant une grande coalition pour une grande réforme de l’Etat
 
Les sondages ne reflètent donc pas la réalité ?
 
Certainement pas. Ils peuvent d’ailleurs être totalement contradictoires. Le même Flamand se déclarera contre le séparatisme mais pour la scission de la sécurité sociale. Or, on ne peut vouloir à la fois le maintien de l’Etat belge et la disparition de l’un des derniers piliers de la solidarité !
 
Votre dernier ouvrage est intitulé « L’incurable mal belge ». Ce mal, comment le définiriez-vous ?
 
Il porte un nom très simple : le nationalisme flamand. Et il est irréversible. Voyez la démarche actuelle d’Yves Leterme, le ministre-président flamand. L’échelon fédéral ne l’intéresse que pouvoir décrocher davantage de leviers d’action pour la Flandre…
 
Vous avez pris François Perin comme fil conducteur. Vous êtes visiblement toujours séduit par le personnage.
 
J’ai eu la chance de faire partie de son cabinet de la Réforme des Institutions, de 1974 à 1976. C’est l’imagination créatrice personnifiée. Il a dépensé une énergie peu commune pour faire aboutir la réforme fédérale de l’Etat. Et même lorsqu’il était dans l’opposition, il a toujours adopté une attitude constructive, n’hésitant pas parfois à se mettre à dos ses propres amis politiques…
 
Jean Gol, par exemple ?
 
J’ai également été l’un des proches collaborateurs de Jean Gol, en 1980. C’était un esprit brillant, mais qui était incapable de concevoir l’opposition d’une manière positive. Par ailleurs, son manque de ferveur européenne a été à l’origine de la rupture de François Perin avec le PRL, en 1985. Car la construction de l’Europe sur une base fédérale constituait, avec l’instauration du fédéralisme en Belgique, tout l’enjeu du combat politique de François Perin. Le moins qu’on puisse dire est que, sur ces deux plans, il a de sérieuses raisons d’être déçu aujourd’hui…
 
En lisant les notes personnelles de François Perin, on apprend qu’il s’était efforcé, au lendemain de l’échec du pacte d’Egmont-Stuyvenberg, d’obtenir un accord institutionnel avec le PVV.
 
Oui, et il a dû constater que les libéraux flamands, notamment Herman Vanderpoorten et Louis Waltniel, n’étaient prêts à aucune concession. Ils se livrèrent d’ailleurs à une belle surenchère flamingante à la commission du Sénat sur le projet 261 !
 
Curieuse aussi cette entrevue au cours de laquelle, en octobre 1978, François Perin insiste auprès du roi Baudouin sur la nécessité de négocier avec les Flamands sur la base de la fusion des communes bruxelloises. Non seulement le souverain se dit convaincu, mais il demande à François Perin d’en convaincre André Lagasse !
 
Oui. François Perin s’est empressé d’expliquer au roi que sa rupture avec le FDF en 1976 avait précisément eu cette thèse comme cause principale !
 
François Perin a quitté le Parti socialiste pour fonder le Parti wallon des travailleurs, puis le Rassemblement wallon. A la suite de la crise survenue au sein de ce parti en 1976 - ce que certains ont appelé à l'époque le « virage à gauche » de Paul-Henry Gendebien-, il s’est tourné vers les libéraux pour créer le PRL, PRL dont il a démissionné en 1985. Comment expliquez-vous ce parcours tumultueux ?
 
François Perin a toujours conçu les partis comment des instruments d’action en fonction du but qu’on poursuit et non comme des tribus auxquelles il faut être fidèle jusqu’à la mort et de génération en génération. Atteindre l’essentiel en tenant compte du circonstanciel, telle était sa règle.
 
Le livre que vous publiez aujourd’hui est entouré d’un bandeau rouge avec la mention « Qui peut encore parler de fiction ? ». On y trouve un article rédigé par François Perin en 1983 et dans lequel il imagine le scénario de la proclamation unilatérale d’indépendance de la Flandre. Cela, 23 ans avant le fameux docu-fiction de la RTBF…
 
L’un des traits de François Perin, c’est également son étonnante clairvoyance. Aujourd’hui, la fiction est sur le point de rejoindre la réalité.
 
Vous croyez vraiment à ce scénario ?
 
Transportons-nous au lendemain des élections législatives du 10 juin prochain. Comme je l’ai dit plus haut, une très large majorité politique se dégage en Flandre en faveur d’une profonde réforme de l’Etat. Du côté francophone, les responsables politiques se disent « non demandeurs ». Les négociations pour la formation d’un nouveau gouvernement piétinent. Les Flamands s’impatientent, s’énervent. Qu’est-ce qui les empêcherait de se retirer finalement au sein du Parlement flamand - lequel tire sa légitimité du scrutin démocratique - pour y proclamer unilatéralement l’indépendance de la Flandre. ? Je suis d’ailleurs convaincu qu’un pays comme la France serait le premier à les reconnaître sur le plan diplomatique.
 
Mais il y a Bruxelles… qui reste un obstacle. Quel est votre point de vue sur ce point précis ?
 
Oui, « une bombe à retardement », pour reprendre les termes d’Yves Leterme. Ma conviction profonde est qu’en cas d’implosion du Royaume de Belgique, Bruxelles n’appartiendra ni aux uns, ni aux autres. Mais je n’exclus pas qu’un certain fanatisme flamand concernant ce point précis puisse déboucher sur des actes de violence !
Voyez la récente manifestation des étudiants catholiques flamands à Rhode-Saint-Genèse, encadrés par les radicaux du Taal Aktie Komitee (TAK) et du Voorpost. Ce ne sont pas des tendres… Et ne se trouve-t-on pas confronté à un contexte révolutionnaire lorsqu’on voit le ministre flamand de l’Intérieur, Marino Keulen, annoncer qu’il ne prendra aucune sanction à l’égard des 24 bourgmestres flamands qui menacent de boycotter le prochain scrutin législatif pour non-scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ?
 
Vous imaginez, comme certains, un district européen pour Bruxelles ?
 
Inconcevable. Il n’existe pas actuellement un Etat européen. Non, je penche plutôt pour un statut de « ville libre internationale ». Mais, de toute façon, rien ne pourra se faire sans demander l’avis des Bruxellois eux-mêmes, par voie de référendum.
 
Et la Wallonie ?
 
Elle ne serait pas viable en tant qu’Etat indépendant. La Région peine à se redresser, malgré le Plan Marshall. Le redressement nécessitera encore de longues années et, surtout, un profond changement des mœurs politiques et une mobilisation du peuple lui-même, laquelle fait aujourd’hui défaut.
 
Que deviendraient donc les Wallons s’ils devaient se retrouver seuls demain, à leur corps défendant ?
 
Ils n’auraient d’autre alternative que de se tourner vers la France, dont ils ont été finalement exclus par les hasards de l’Histoire.
 
Encore faut-il que la France veuille bien de nous… craignent certains !
 
A la fin des années soixante, le général de Gaulle avait déclaré au professeur Robert Liénard de l’Université de Louvain : J’ai pourtant la conviction que seule leur prise en charge par un pays comme la France peut assurer l’avenir à vos trois à quatre millions de Wallons.
Peut-on imaginer la France refuser de s’agrandir pacifiquement et de voir sa population augmenter de plus de 3 millions d’habitants ? Aujourd’hui, 40% des grandes entreprises wallonnes sont déjà françaises.
 
Comme réagissez-vous face aux « affaires » qui ébranlent le PS ?
 
Ces affaires ont permis de mettre à jour un véritable système de type mafieux. Que ceux qui se disent proches des plus défavorisés aient pu ainsi abuser du pouvoir qui leur avait été confié en galvaudant les deniers publics, est proprement scandaleux. Ces gens représentent, pour moi, un danger tout aussi grand que les tenants de l’extrême droite. L’Etat PS a littéralement miné la Wallonie. Il a fallu l’analyse percutante d’Alain Destexhe, confirmée peu après par d’éminents économistes, pour rompre enfin avec l’immobilisme. Aujourd’hui, des ténors PS se permettent encore de faire preuve de morgue et d’arrogance. Voyez Philippe Moureaux qui parle de « non-événement » à propos des récentes inculpations de responsables socialistes à Saint-Gilles. Ce qui continue de se passer à Charleroi m’incite à dire qu’il serait temps de dresser un cordon sanitaire autour du PS.
 
Vous ne faites donc pas confiance à Elio Di Rupo ?
 
Obsédé par sa communication et son ambition de devenir Premier ministre fédéral, il ne parvient même plus à percevoir la vraie réalité. Il pratique ce que Paul-Henry Gendebien qualifie de « belgo-opportunisme »… Il faut sauver certains meubles « belges » par tous les moyens, dont la sécurité sociale fédérale, cette « rente alimentaire » de la Wallonie. Comme le dit François Perin : Les socialistes constituent une sclérose, une véritable maladie chronique.
 
Revenons à Jean Gol. Dans votre livre, vous expliquez que sa mort brutale, en 1995, a littéralement bouleversé François Perin.
 
En effet. Perin n’ignorait pas les excellents contacts que Jean Gol avait avec Jacques Chirac. Il voyait en lui le seul homme politique qui, dans l’hypothèse extrême, aurait eu l’envergure et l’aplomb suffisants pour avoir l’écoute de Paris. Lorsque André Damseaux et Jacqueline Mayence ont basculé en faveur de l’implantation de la capitale wallonne à Namur, Jean Gol a d’ailleurs piqué une terrible colère au bureau du PRL en déclarant que, pour lui, il n’y avait que deux capitales possibles : Si ce n’est pas Bruxelles, j’en connais une autre autrement prestigieuse ! Il n’a pas prononcé le nom de Paris, mais…
Lorsque François Perin a écrit cet article « Et si les Flamands proclamaient leur indépendance » dans le « Pourquoi Pas ? » du 9 mars 1983, Jean Gol avait d’ailleurs tenu à lui adresser le petit mot manuscrit suivant : Je suis d’accord à 100% avec votre article. Mais le délai est sans doute un peu plus long ; je ne suis pas fonctionnellement en position d’exprimer publiquement mon accord. J’agis cependant chaque jour pour préparer cette échéance et une réponse francophone de survie digne, raisonnable et dans l’ordre. Pour en avoir souvent parlé avec lui, je peux vous certifier que cette réponse francophone passait par la France…
 
Que répondez-vous à ceux qui disent que Les Wallons seraient les parents pauvres de la France ?
 
On ne peut faire le bonheur des gens malgré eux. S’ils trouvent plus honorable d’être qualifiés de « boulets » par une Flandre de plus en plus agressive, c’est au fond leur problème… En ce qui me concerne, je préfère appartenir à un Etat digne de ce nom, dont je me sens vraiment très proche : même langue, même  culture, mêmes principes démocratiques. Dois-je rappeler que la France est la 5e puissance économique du monde et qu’elle a aussi une tradition sociale forte ? La Wallonie y trouverait une expansion économique mieux soutenue par la solidarité nationale et mieux répartie.   
 
Question plus génante. Bien qu’il se soit présenté, aux dernières élections provinciales à Liège, sur la liste RWF (Rassemblement Wallonie-France) de Paul-Henry Gendebien, on sait que François Perin est en désaccord avec le principe même de l’existence du RWF comme parti sollicitant les suffrages électoraux.
 
En effet, ne pouvant avoir aucun programme par définition, cette formation court fatalement le risque d’atteindre le but exactement opposé à l’objectif poursuivi : démontrer par déduction arithmétique que 99% des Wallons n’envisagent pas actuellement le rattachement de leur région à la France. Si François Perin a finalement accepté d’être candidat, c’est parce que Paul-Henry Gendebien lui a fait savoir qu’il pourrait peut-être obtenir un siège par les subtilités de l’apparentement. Ce qui n’a pas été le cas. François Perin a agi en quelque sorte par affection personnelle envers Gendebien. 
 
Oui, enfin, ça se discute. A ce titre, on pourrait dire que si seuls 13 % des électeurs votent Ecolo, tous les autres sont pour la pollution... Mais bon, quelle est, pour vous, l’urgence en ce moment ?
 
Dire la vérité aux Wallons. Leur expliquer que la disparition de la Belgique est loin d’être chimérique. Les préparer, à l’aide d’études sérieuses, à cette synergie avec la France, qui leur permettra de retrouver grandeur et fierté. Le 18 juin dernier, j’avais d’ailleurs lancé, dans les colonnes de « La Libre Belgique », un appel exhortant l’ensemble des forces vives de la Wallonie à se réunir en « états généraux » pour réfléchir sérieusement à l’avenir de la Région.
D’autre part, il est également impératif de conscientiser l’opinion publique internationale à ce qui risque de survenir en Belgique.
 
Merci !
 
C'est aussi précisément ce que le RWF tente de faire.
 
Préface de Xavier Mabille, Président du CRISP. Aux Editions Mols, 480 pages, 29 euros.
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 08:26
Dans l’interview de l’été dernier à « Libé » qui a fait tant de bruit, Leterme disait qu’il n’y avait plus qu'un certain goût pour la bière et le foot comme point communs entre les habitants des deux principales communautés linguistiques de ce pays. L’encre est à peine sèche et l’agence Belga nous apprend que la Communauté flamande compte investir, au cours des trois prochaines années, 10 millions d'euros pour améliorer la formation des jeunes footballeurs en Flandre et à Bruxelles. En échange de quoi, elle désire une Fédération ou une Ligue flamande. La communauté flamande continuera de financer ce projet après 2010 à condition que l'Union belge de football (URBSFA) adapte ses statuts, en donnant naissance à une Fédération (ou une Ligue) flamande. « Ces investissements seront arrêtés, si une Ligue flamande n'est pas mise sur pied. » a déclaré Bert Anciaux, le ministre flamand des Sports.
 
L'Union belge se dit prête à envisager une telle réforme. 
 
Mais à quoi ont donc servis les coûteux (articles de propagande) sondages de ces derniers mois ?
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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 05:31
Voici ce que titrait hier le « vers l’Avenir » sous la plume de Catherine Ernens. Le titre exact aurait plutôt été : "les dirigeants des partis politiques wallons ont la tête dans le sable", mais passons. La journaliste interviewait Jules Gheude, collaborateur et ami de François Perin à propos de son dernier livre : « L’incurable mal belge »(*).
Depuis 40 ans, Jules Gheude observe l’évolution de la Belgique qu’il a accompagnée de ses écrits. Particulièrement celle du Mouvement wallon qui était, comme l’écrit fort justement la journaliste, « ce grand rassemblement qui portait les espoirs d’une Belgique meilleure ». Propos surprenants dans un journal qui nous a plutôt habitué à dénigrer ce combat ces dernières années. Signe de changement ?
 
Quelques extraits choisis :
« On vote le 10 juin et on ne dit rien aux gens »
« Je suis effrayé de voir que tous les partis construisent des programmes en oubliant qu’il faudra former un gouvernement »
« Les flamands sont lassés des compromis » (à rapprocher des déclarations de Vande Lanotte hier matin à la RTB(f) qui rappelait que les Flamands n’ont pas oublié les résultats de la négociation sur BHV…)
« Le docu-fiction de la RTB(f) annonçait la fin de la Belgique. On y est »
« L’impatience de la Flandre est devenue terrible, elle n’attendra plus 15 ans »
A propos des sondages : « Grattez. Aux sous-questions, les Flamands réclament massivement la fin des solidarités(…) Ils veulent en fait la fin du pays »
« (…) il y a les moins radicaux comme Verhofstadt. Mais que nous annonce-t-il ? Une grande réforme de l’Etat »
« Le moindre parti flamand faisant preuve de tiédeur communautaire sera laminé le 10 juin »
« Cette fois-ci la Nation flamande est mûre »
« Les présidents de partis francophones ne veulent rien voir. Ils jouent à l’autruche »
« Il y a une véritable crise de régime en Wallonie » 
A propos du Plan Marshall : « Il faudrait qu’il (Di Rupo) réussisse un changement profond des mœurs politiques, avant » A rapprocher de ce qu’écrit Jean-Yves Huwart attaché à la rédaction de l’hebdomadaire Trends-Tendances, dans un ouvrage intitulé "Le second déclin de la Wallonie".(**) « La Wallonie veut redevenir une des régions de pointe d’Europe d’ici dix ans. C’est jouable, mais il est grand temps de changer la méthode.» J’ajouterais : oui, c’est jouable, mais pas dans le cadre de l’Etat belge !
« Ce qui intéresse Di Rupo, c’est sa seule ambition. Il ne se bat pas pour la Wallonie. Il est devenu belgo-opportuniste »
« J’ai réellement cru au système fédéral »
« les bourgmestre de Hal-Vilvorde refusent d’organiser les élections. C’est un contexte révolutionnaire et personne ne bouge »
A propos de Leterme : « l’échelon fédéral ne l’intéresse que pour pouvoir décrocher d’avantage pour la Flandre .» 
 
Bien vu. Nous ne disons rien d’autre.
Je préfère cet entretien à celui repris dans « Le Vif » de la semaine dernière où si je suis globalement assez d'accord avec Gendebien et Perin sur les causes du déclin wallon, celles des difficultés de son redressement et sur l’échec du fédéralisme, j'ai trouvé le ton assez dénigrant à l’égard de la Wallonie et des Wallons. Oubliant évidemment de préciser que ce n’est pas le Peuple wallon qui est responsable de la situation où il est, mais bien ses dirigeants qui n’ont rien vu venir et n'ont jamais écouté les éveilleurs de conscience désintéressés qu'étaient les membres du mouvement wallon. Le Vif a déjà été bien mieux inspiré.

Il est temps d'en finir avec les préjugés contre les Wallons. 
Et de relayer les critiques flamandes.
Nous n'avons pas à être honteux de nous-mêmes. Il est temps de préparer les Wallons à un autre destin.
 
Comme je l'ai dit dans mon
discours de fin de mandat de président du RWF le 9 décembre dernier, "On ne peut pas aimer la France si on n'aime pas les Wallons ! Soyons fiers de ce que nous sommes !"
 
(*) Aux éditions Mols, 29 € 
(**) Editions Racine
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20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 18:42
Le R.W.F. a choisi comme slogan de campagne : « La Wallonie plus forte avec la France ».
 
Fort bien. Beau slogan, sérieux, responsable, à l’image du message électoral. 

Pour ma part, j'aurais aimé un message avec une connotation différente comme : "La réunion, une idée qui fait son chemin"... en plagiant au passage François Mitterrand ! Mais on ne m'a pas demandé mon avis.
 
Il faut dire que le milieu politique est toujours avide de montrer une façade de respectabilité, de sérieux, etc… Même et surtout quand la réalité est tout autre (Petit clin d’œil aux responsables des partis traditionnels…)
Avec quelques amis - ils se reconnaîtront - nous nous étions amusés à chercher des petites annonces et autres slogans amusants en rapport avec notre combat et notre cause. Voici ce qui était sorti de ce « remue-méninges » ...
 
Petites annonces :
 
Garde-malade ou aide-soignante est demandée. Libre 24/24 h. Pour sécurité sociale belge en danger de mort. Ambiance sérieuse et détendue. Pour compléter l’équipe thérapeutique du Rassemblement Wallonie-France (RWF)

Partis politiques traditionnels recherchent tailleur (homme-dame) spécialiste en retournement de veste et doublure électorale.
Rejoignez le RWF, le seul parti qui parle clair.            
 
On recherche mécanicien-ajusteur et chaudronnier expérimenté.
Expérience souhaitée dans le domaine de l’alésage de lois et la mécanique institutionnelle.
Faire offre aux bricoleurs politiques du PSCDHECOLOMRFN.
Rejoignez le RWF, le seul parti qui vous propose de vivre dans une nation solide.

Vous craignez pour votre avenir ? La Flandre vous inquiète ?
Que vont devenir nos enfants ? Qui paiera nos pensions ?
N’ayez pas peur : Rejoignez le RWF le seul parti qui voit votre avenir en grand !

Seul ? Mal-aimé ?
Ne cherchez plus l’âme sœur : votre avenir porte un prénom de femme.
Rejoignez le RWF (Rassemblement Wallonie-France).
 
Echange petit morceau de Belgique contre France unie (1000 ans de garantie).
Faire offre en rejoignant le RWF

Echange Flamands agressifs contre joyeux enfants de la Bourgogne.
Faire offre en rejoignant le RWF.

Echange plage de naturistes flamands contre "la mer qu'on voit danser le long des golfes clairs"...
Faire offre en rejoignant le RWF.
 
Occasion à saisir suite menace faillite.
Petite région d'Europe occidentale, parlant français, population conviviale, patrimoine culturel remarquable, potentiel de travail inexploité, plus-value certaine en cas de réunion à la France. Actuellement sous perfusion financière. Urgent.
Faire offre en rejoignant le RWF (Rassemblement Wallonie-France).
 
Projets d’affiche :

Marre des querelles linguistiques ?
Ras le bol de l'arrogance des Flamands ?
Envie de grand air ?
Offrez-vous la France : rejoignez le RWF
Le seul parti avec vue sur la mer et la montagne…
 
Mes préférés :

Toujours les mêmes têtes !
Toujours les mêmes discours!
Tenté par un vote extrémiste ?
STOP !
Soulagez-vous avec goût : rejoignez le RWF
Le seul parti qui donne envie d'un petit vin blanc sous la tonnelle

Marre de la politique ? Rien ne change ?
Envie de déchirer votre bulletin de vote ?
STOP !
Fâchez-vous intelligemment : rejoignez le RWF
Le parti qui donne vraiment le vertige aux nains qui nous gouvernent.
 


 
Evidemment, ça ne peut pas plaire à tout le monde...
Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à me les envoyer.
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 05:12

Vous êtes évidemment cordialement invité ! 
C’est l’occasion d’y rencontrer des militants de base, de donner la parole aux « nouvelles pousses » du parti, d’y entendre les « vieilles gloires ». C'est toujours un moment très tonique pour les militants, une sorte de "meeting".

Il est placé cette année sous la présidence de Liliane Dehaybe, voici la liste des intervenants :
Yves Pierlot : mot de bienvenue comme président de la section de Liège
Freddy Wattiez,
Geneviève Jossart,
Bernard Claes,
Nathalie Tramasure,
Roland Muller,
Etienne Thienpont : correspondant à Paris,
Serge Havet,
Laurent Brogniet : Secrétaire général
André Schreurs : délégué du Mouvement « Liège-France »
Paul-Henry Gendebien : discours de clôture 

Et voici en guise de clin d’œil et à la demande d'une amie, un petit discours improvisé (et intimiste) auquel les militants du RWF auront échappé ! Les veinards !
 

 

J'ai une voix étrange là-dessus... la compression, sans doute!

 
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18 mai 2007 5 18 /05 /mai /2007 00:02
Le sacre de Napoléon premier bien évidemment !
Celui d'une amie très très chère ! Excellent anniversaire Martine !

Dans un autre registre, c'est aussi celui des "Mâtines brugeoises" de funeste mémoire, autant oublier !
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17 mai 2007 4 17 /05 /mai /2007 21:52
Le ministre des finances a annoncé hier une nouvelle diminution de la dette de l’Etat dans un contexte de croissance du PIB estimé à 3 pc pour 2006. Ça tombe évidemment très bien, en période électorale…
 
Il semble que la Belgique ait continué d'afficher un budget en équilibre et même en léger surplus de 0,1 pc du PIB.
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Encourageant ? Oui, la dette a bien diminué en pourcentage du PIB. La dette est passée de 137 % en 2003 à 87,49 pc du PIB en 2006. Jusqu’à cette époque, l’accroissement de la dette était lié à la charge d'intérêts.
 
Mais en chiffres absolus, (ce qu’on passe sous silence) cette dette a quand même encore augmenté l’an dernier, passant de 277,93 à 278,60 milliards d’Euros. Soit + 0,04 % en 2006  Evidemment, l'inflation, le renchérissement de l'Euro jouent un rôle favorable.
 
Il est donc loin le moment d’une véritable diminution de la charge fiscale ou simplement de retrouver les moyens d’une politique permettant de faire simplement face aux obligations de l’Etat. Le tableau suivant montre que malgré un solde primaire important (recettes de l’Etat, soit essentiellement les impôts) le financement (ou remboursement) de la dette en absorbe une grande partie. Ce qui n’était pas le cas avant 2003, mais avec comme effet d’aggraver l’endettement. On parlait alors d'un "effet boule de neige". Ceci dit, la rigueur économique, qui a été mise en oeuvre a permis de rencontrer les critères pour participer à la monnaie unique. Bravo à la population qui a participé, bien malgré elle à ce redressement.
image004.jpg
 
Faut-il penser pour autant qu’il n’y a de risques de dérapage de la dette ? Plus de 88% des emprunts sont à moyen ou à long terme. Et 87 % sont à taux fixe, ce qui devrait nous protéger des hausses d’intérêts.

Les tableaux sont extraits du rapport du "Service de la dette" du Service Public fédaral des Finances.
 
En savoir plus ? http://www.debtagency.be/Pdf/rpt2006fr.pdf
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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 12:37

Sur son blog de campagne, Michel Daerden nous informe que son local de campagne est situé juste à l'arrière de l'Hôtel de Ville de Liège, à côté de... "La Maison du Peket" !

daerden.jpg

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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