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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 18:57
Dans La Libre d’aujourd’hui, sous la plume de Francis Van de Woestyne, généralement mieux inspiré quant à ses interlocuteurs, on peut lire une interview d’un certain Damien Thiéry, FDF de Linkebeek, une des communes à facilités, qui propose d'étendre la Région bruxelloise, en y absorbant les provinces du Brabant wallon et du Brabant flamand !
 
J’ai déjà eu l’occasion de dire tout le mal des propositions qui visent à faire coïncider région sociologiques et hinterland (forcément économique), mais là, c’est fort. C’est d’ailleurs le journaliste lui-même qui insiste sur le fait que qu'il est indispensable de demander l'avis de la population. Sans obtenir de réponse.
Ce Damien Thierry fait fi du Droit des gens. Il y a visiblement pour lui différentes catégories de citoyens. De bon citoyens pour qui il faut faire le maximum et qu'il faut consulter sur leur avenir (les habitants francophones de la périphérie). Et d'autres, quantités négligeables, des Wallons et des Flamands à qui il ne faut certainement pas demander leur avis et qu'on peut annexer sans états d'âmes... Des sous-hommes ?
 
Le FDF qui a eu son utilité en contribuant à populariser à Bruxelles l’idée du fédéralisme montre là son véritable fond. Le "D" ne veut certainement pas dire démocratique. Ou alors au sens où il est utilisé dans la dénomination des pays totalitaires.
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 12:30
Dans « l’à peu près » les médias francophones (des armes de destruction passive ?) font fort : après avoir essayé d’infantiliser les citoyens avec de « l’orange-bleu », on passe maintenant à la « jamaïquaine »… Curieux. Peut-être que ça ne ferait pas assez sérieux de parler de « gabonaise » (Merci Pierre-René !) dont les couleurs sont orange-bleu-vert. Evidemment, un pays africain, ça fait « palabres et tribus »… Le vieux fond colonial ressort…
 
Pendant ce temps là, les réincrnations de Jo Gérard dans la Libre Belgique ne nous parlent plus du roi, mais de « notre souverain » et ce journal (re ?) découvre avec horreur les 5 résolutions votées par le parlement flamand… en 1999 !
Le fil rouge du programme d’indépendance de la Flandre se déroule depuis plus d’un siècle et nos médias  s’en étonnent. C’est peut-être ça le plus étonnant.
 
La RTB(f) bat le rappel des « bons Flamands » (Mark Eyskens dans l’émission d’Eddy Caekelberghs hier soir dans laquelle Philippe Moureau, inspiré (ou réaliste !) pour une fois, a fait un beau résumé de la situation. Et un Herman De Croo rassurant, pareil à lui-même, ce mardi matin dans matin première.)
 
Enfin, dernier avatar belgiciste en date, un parti qui se dit « de devoir et pas de pouvoir » (??), surfant démagogiquement sur le désarroi de la population, souhaite voir le cordon sanitaire s’élargir. Hier le Vlaams Belang, aujourd’hui la N-VA, et demain… tous les partis flamands ? C’est effectivement LA solution logique… Bon sang, comment n’y a-t-on pas pensé plus tôt ? 
 
Le Parlement flamand se réunira lundi prochain pour examiner la situation. Entretemps, ce jeudi, à la Chambre, on va distribuer les présidences des commissions parlementaires. Il faut dire que pour mettre un peu de pression, les formations politiques flamandes piaffent d'impatience à l'idée de se lancer (unilatéralement) dans l'examen des propositions de lois sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Y compris le cartel CD&V-N-VA qui avait, jusqu'ici, temporisé pour ne pas compliquer les négociations de l'orange bleue… Et comme les présidences sont distribuées selon la clé de répartition D'Hondt, le CD&V-N-VA, plus important parti à la Chambre, sera servi le premier. Le cartel flamand vise évidemment la présidence de la commission de l'Intérieur. celle qui doit examiner les résolutions sur la scission de BHV... 
 
Moche tout ça, pour les partisans de la Belgique unitaire, toujours grande et belle ! Et aussi pour les supporteurs du Standard de Liège (en football) qui revient au sommet, il n'aura pas l'occasion de devenir champion de Belgique ! Celle-ci risque de ne plus exister d’ici la fin du championnat... Allons, peut-être pourra-t-il disputer le championnat de France la saison prochaine ! Belle promotion.
 
Décidément le spasme actuel du régime (ce n’est pas encore officiellement la crise) nous réserve des surprises.
Et parmi celles-ci la chronique « Toute l'actualité et ses contradictions » de ce matin d’un étonnant Paul Hermant qui m’a surpris par la manière, certes un peu complexée (et agaçante du style « petit belge ») mais peu moqueuse et prudente avec laquelle il a présenté la chronique d’Alexandre Adler publiée dans le Figaro de samedi dernier. 
A lire aussi, une très intéressante analyse de Jean Quatremer sur son blog :  « L’éclatement de la Belgique soluble dans l’Europe » !
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 18:29

Zidane découvre les bases du Rugby avec Fabien Galthié. j'adore !

 Un contact... viril, évidemment !

La coupe du Monde, c'est aussi : 
- 48 matchs
- 20 équipes
- 12 villes
- 450 000 touristes
- 6000 volontaires -
- 4 milliards de téléspectateurs
- 250 chaînes de télé
- 24 millions de spectateurs

Et pour le plaisir !

 

 

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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 06:28
Les journaux économiques «L'Echo» et «De Tijd» publient de matin un sondage exclusif. 
Ce sondage dément la thèse généralement répendue qui veut que « la crise politique ne soit que l'apanage des « politiques ». Raté ! 
Les conclusions montrent clairement qu'entre Wallons, francophones et néerlandophones, le fossé est là. Et il est profond. Les partis politiques expriment (relaient) bien ainsi les divergences d'opinion des citoyens. (Mais qui en doutait ? Ils ont surtout une vocation alimentaire…) 
 
Petit inventaire des résultats publiés da,s l'article signé Alain Narinx :
- 70% des Flamands trouvent une réforme de l'Etat «absolument prioritaire» ou «nécessaire».
- 18% la jugent «souhaitable».
- 4% la trouvent «inutile».
- Trois Flamands sur quatre jugent les revendications de leurs négociateurs raisonnables.
- Un Flamands sur six les estime insuffisantes.  
 
Le nord du pays exige massivement un nouveau round institutionnel. Et celui-ci est rejeté par les francophones.
- 58% des « francophones » (non différenciés) d'entre eux le jugent «inutile» ou «pas urgente».
- 3% le jugent indispensable.
- Neuf Bruxellois ou Wallons sur dix trouvent les demandes nordistes «excessives».
 
Va-t-on vers un divorce belgo-belge?
- 43% des Flamands répondent positivement et la moitié des Flamands opterait volontiers pour une République en lieu et place du Royaume.
- Un « francophone » sur dix voudrait la scission. Ce qui est un progrès ! Les autres n'osent sans doute pas encore le dire.
 
Et Bruxelles.
- Une majorité des francophones juge qu'un «splitsing» (oui, ce sont des journaux belges… ils veulent dire scission) de Bruxelles-Hal-Vilvorde « peut » être monnayé en échange d'un élargissement de la Région capitale. Mais 22% trouvent une telle compensation insuffisante...
- 80% des Flamands rejettent ce genre de compromis.
Bruxelles District européen ?
-53% des néerlandophones et 67% des francophones disent «non». Il y a encore des gens de bon sens.
La piste (la préparation des esprits) de la « Belgique par défaut » tient logiquement la corde :
- 90% des « Francophones » sont actuellement favorable à une fusion entre la Région wallonne et la Communauté française. Mais on ne parle pas de Bruxelles, le sondage manque là de précisions. A noter que cette piste ouverte vers une « Belgique par défaut » est actuellement la seule proposition d’après Belgique promue par les médias et les partis « p(alé)olitiques » traditionnels… (*)
 
A la lecture de ces résultats, Alain Narinx estime que l'existence de la Belgique semble en tout cas clairement menacée. Même si conformément à la tradition il termine sur une note qui se veut optimiste. La grande majorité croit d'ailleurs toujours qu'une issue favorable sera possible. Précisant même que les Flamands sont un peu plus prudents mais une majorité d'entre eux est prête à accepter un Premier ministre francophone ! 

Cette analyse est à compléter par l'édito de Béatrice Delvaux, du même jour intitulé : « Séparation : le mot n’est plus tabou ». La très unitariste journaliste commence très fort par : « Il est des moments qu’il faut marquer d’une croix car l’histoire s’y fait en direct. Comme aujourd’hui, depuis tous ces jours où l’idée de la séparation du pays, d’une Flandre indépendante et d’un solde bruxello-wallon (francophone ?) isolé(**), est passée du fictionnel au vraisemblable, de l’impensable à l’envisageable. » Mais... Là aussi, elle rassure (curieux, ce besoin de protection des citoyens-enfants... francophones et, a contrario la volonté de faire la morale aux autres, ces vilains Flamands !) précisant que « côté flamand », notamment, l’on se rend soudain compte que cette « solution » comprend moult désavantages et complexités. citant le Standaard ou Karel De Gucht (le bon Flamand) qu estimait que le scénario de la rupture était illusoire, qu il serait rejeté par la population et les milieux économiques du nord du pays dès qu’il deviendrait une réalité...

Allons, tout va bien pour la Belgique éternelle !
 
(*) oui, le jeu de mots comme le néologisme sont un peu facile ; mais… 
(**) Le solde, ce n'est pas mal non plus pour qualifier le résidu ou la Belgique par défaut...
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31 août 2007 5 31 /08 /août /2007 12:31
Dans une interview à « LA LIBRE », Desprez estime qu’on peut trouver une solution équilibrée à la scission de BHV à la majorité simple. « Il faut trouver des compensations que les francophones estiment légitimes par rapport à leurs concessions » précise-t-il. Pour lui, des conditions minimales doivent être rencontrées : « que tous les francophones de l'actuel arrondissement de Hal-Vilvorde puissent continuer à voter pour des francophones ».
Très bien, après tout, les Français de l’étranger peuvent voter pour élire leurs représentants… C’est normal.
 
Evidemment ici, le contexte est différent, les territoires « étrangers » sont contestés.
 
La situation sera bien différente après le scission de la Belgique. Qu’est-ce qui empêchera, par exemple, demain d’attribuer alors la nationalité française aux habitants de culture française qui le souhaitent, « égarés » en république indépendante de Flandre ? Leur assurant ainsi reconnaissance et protection ! 
 
Mais pour ça, il faut élargir son cadre de référence ! Encore un effort Gérard !
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 18:15

Il ne se passe pas un jour qu'un journaliste, un blogueur, un participant à un forum ou même un rattachiste par haine des Wallons (si, si, je vous jure, ça existe, j'en ai rencontré au moins trois ! C'est fou ça, hein ?) ne va, répétant que la Wallonie est dans une situation économique catastrophique.  

Soyons sérieux, si nous avons de réels problèmes (mais ça c'est un héritage de la Belgique et de sa particratie...) de « bonne gouvernance » (Ciel, un anglicisme, à vos souhaits !),  la Wallonie, ce n’est quand même pas le tiers monde !
Je l’ai déjà écrit, nous ne sommes « pauvres » qu’en comparaison avec la Flandre qui est elle, très riche. (Et encore faudrait-il expliquer un jour, comment la Flandre en est arrivée là en détournant beaucoup de moyens à son profit depuis 1945). 
Lisez plutôt :
« A l’échelle de la France, le PIB de la Wallonie la placerait au 8ème rang des 22 régions françaises, 5ème au niveau de sa population et… 3ème en matière d’exportations, juste derrière l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. A l’inverse, et il faut le souligner, les Français sont les actionnaires étrangers les plus présents en Wallonie (plus de 30 %). En terme d’emplois, les groupes français occupent la 1ère place avec 34.000 postes, soit 32 % des 100 premières entreprises industrielles en Wallonie. Si la France est notre 1er client, elle est aussi notre premier fournisseur. En 2005, la Région wallonne a importé pour plus de 7,185 milliards d’euros, soit plus de 30,5 % de nos importations totales… La France est, de très loin, le 1er client de la Wallonie. Avec quasi 35 % du total des exportations wallonnes. 
On ne le dit pas assez. Notre intégration est du point de vue économique très avancée. » 

Est-ce là de la propagande, du délire de rattachiste ? Non, l’auteur de cette analyse qui date de 2006 est un certain… Di Rupo, alors ministre président de la Région wallonne… (http://gov.wallonie.be/code/fr/comm_detail.asp?Primary_Key=1742) et franchement peu suspect de « francolâtrie » ou même de « wallingantisme » (mais quel horrible terme !).  
 
Je reprend ici une réaction de lecteur à l'article de Romain Weis, anthropologue, publié dans Libération : « La Belgique, tour de Babel vacillante »  :
« Ce que personne ne semble capable de dire haut et fort, c'est que le soit-disant entretien de la Wallonie par la Flandre, sous forme de transferts de subsides, n'a rien de spécifiquement belge. Dans tous les pays, les régions les plus riches apportent plus au budget de l'état qu'elle ne reçoivent, et c'est l'inverse pour les régions les plus pauvres. C'est vrai en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, c'est vrai partout. Ca s'appelle de l'aménagement du territoire et du rééquilibrage des disparités régionales. La grande escroquerie intellectuelle de la plus grande partie de la classe politique flamande est de remettre en cause ce principe fondamental de tout pays civilisé et, grâce à l'alibi de la langue et de la culture, d'en faire un objet de débat. Tout le XIXè siècle européen a été consacré à supprimer les chefferies locales, les principautés, les lois inégales pour fonder des nations où tous avaient les mêmes droits et devoirs. Aujourd'hui, de Barcelone à Anvers, des démagogues veulent revenir au règne des potentats locaux (sous couvert de gouverner "près des gens", quelle blague !) »
 
Voilà, c'était mon 500ème billet ! Merci à celles et ceux qui me lisent régulièrement !
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 12:37

Voici pourquoi les négociations trainaient en longueur… A partir du 1er septembre, il n’y aura plus que deux procédures de divorce : celle par consentement mutuel et celle pour cause de désunion irrémédiable. 
Le divorce pour faute est abandonné, mais la notion de faute pourra entrer en ligne de compte pour l’attribution d’une pension alimentaire.

La Loi a précédé l'évolution institutionnelle pour une fois. Le "notaire" du régime n'a plus qu'à acter les faits.

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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 18:42

Flandre, indépendance ou autonomie ? Il n’y a pas de malentendu possible.
 
Le flou savamment entretenu par les partis flamands autour du sens réel des revendications déposées sur la table - tout comme les doubles discours tenus devant les médias des deux communautés linguistiques par ailleurs - procède d’une stratégie trop subtile pour ne pas être concertée.
 
Leurs partis traditionnels parlant assez volontiers - « jésuitiquement » dirais-je - d’autonomie et sont ainsi considérés par nos beaux esprits en Communauté française (Oui, française comme l’a rappelé Alexandre Adler (*) dans une chronique récente du Figaro) comme des gens avec qui on peut discuter, mais malheureusement sous influence de dangereux extrémistes.
 
Ces autres partis considérés comme extrémistes, la NV-A par exemple, « ceux par qui tous les malheurs arrivent », sont pourtant les seuls à tenir un langage clair. Notons au passage que les défenseurs de « la Belgique de papa » leur donnent vraiment beaucoup d’importance en disant d’eux « qu’ils mènent le bal » et que les partis traditionnels suivent. Difficile d’imaginer Bart De Wever en joueur de flûte…

Plutôt que de les diaboliser, il faudrait plutôt bien écouter tout ce que dit le président de la N-VA. Son raisonnement sur l'indépendance de la Flandre est rationnel et il est par ailleurs très conscient du fait qu'une Flandre indépendante devra respecter les traités internationaux en matière de minorités et qu'il est dans l'intérêt du nouvel Etat que son principal partenaire commercial actuel - la Wallonie- aille beaucoup mieux. Toujours  à la différence des Leterme ou autres Van Rompuy et Anciaux, vous ne l'entendrez peu (pas ?) être humiliant à l'égard des Wallons et autres Bruxellois francophones (dur certes, mais pas humiliant).

Conscient qu’en tenant de tels propos je recevrai certainement en retour une volée de bois vert, je persisterai à dire que le rôle de ceux qui s’occupent de politique est de chercher la vérité et de la dire. Quitte à jouer les Cassandre… et aller à contre courant de ce que les gens ont envie d’entendre.

Une fois qu’on se rend compte que le fond du message - indépendance versus autonomie – n’a que faire du choix des mots, on est en droit de se demander pourquoi, systématiquement, le projet d’indépendance pourtant clairement affiché n’est pas considéré comme urgent.

Il y a deux raisons. 
La première est de type économique. La Flandre n’est pas encore tout à fait prête. C’est l’objet d’un certain nombre de propositions à portée économique qui sont sur la table des négociations. Vulgairement parlant, « il y a encore de l’argent à prendre ». Le Club de la Warande qui regroupe les milieux économiques ne dit rien d’autre.

      Bruxelles-Hal-Vilvorde, c'est le seul atout qu'il serait stupide de galvauder dans le dernier quart d'heure.
 
La seconde est d’ordre plus institutionnelle. La revendication de scission de BHV entre bel et bien dans la logique d’indépendance. La marche irrésistible de la Nation flamande suppose la fixation de frontières d'Etat : telle est en est le sens. La dissolution de la Yougoslavie a en effet consacré en Europe le principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent, en cas de sécession, le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international. Les Etats européens sont liés par ce principe qui maintiendrait les communes à facilité dans la Flandre indépendante. Les effets d'une scission seraient irréversibles.  Encore faudrait-il que ces limites administratives soient établies de manière univoque et définitive. Or, tant que la scission de BHV n'est pas consommée, ce n'est pas le cas. Ses limites chevauchent et contredisent celles des régions linguistiques et des Etats fédérés de Flandre et de Bruxelles. Elles sont une indication claire de l'opposition persistante d'une des parties à la limitation de Bruxelles aux 19 communes.
 
 
L’indépendance flamande étant écrite dans les astres, les négociateurs francophones ont raison de refuser de discuter de cette scission. C'est le seul atout qu'il serait stupide de galvauder dans le dernier quart d'heure. En cédant sur ce point (ça a failli être le cas lors des négociations précédentes), c’est sacrifier le moyen et le long terme, en particulier la continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles et leur avenir commun, à des satisfactions immédiates mais illusoires, comme le refinancement éventuel de la Région ou l'allégement partiel, hypothétique et transitoire des contraintes linguistiques. C’est consacrer l’objectif essentiel de la Nation flamande en devenir. La reconnaissance de frontières fermes et définitives. 
C’est sacrifier définitivement les habitants francophones. 
 
Que faire alors ? Rien ! Ou plutôt… préparer la suite. 
N’être demandeurs de rien, c’est bien la meilleure manière d’obliger les Flamands à sortir du bois. A dévoiler leur jeu. A prendre leurs responsabilités tout en sachant qu’une déclaration unilatérale d’indépendance dans les conditions actuelles provoquerait une réaction des pays voisins membres de l’Union européenne. Réaction qui se traduirait inévitablement par l’exigence d’un referendum sous contrôle international dans les territoires contestés dans un premier temps
 
Voilà pourquoi, dans les discours, les projets d’indépendance flamande sont minimisés ou mis provisoirement sous le boisseau. Mais nous ne perdons rien pour attendre.
 
De plus en plus de citoyens parlent maintenant ouvertement de divorce. Ils ont raison, le divorce, d’accord, mais pourquoi faire ensuite, telle est la question qu’il faut maintenant poser aux habitants de langue française de ce presqu’ex-pays.  Moi, j’ai choisi !
 
(*) « La Belgique va-t-elle demander le divorce ? » La chronique d'Alexandre Adler. Publiée le 25 août 2007
 
Le texte en italique a été supprimé de l'article original... mais le journal fait allusion à la position d'A. Adler en page 4

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 12:30

Comme toujours en période d’incertitude politique, nous sommes bombardés de sondages contradictoires quand ils ne sont pas orientés ou prédictifs. Une spécialité en Communauté française de Belgique.
 
Quels sont réellement les effets des sondages ? Peut-être serait-il intéressant de se rappeler la « théorie de la spirale » (*) du silence d’Elisabeth Noelle-Neumann…
 
J'en ai déjà parlé, la théorie de la spirale du silence proposée en 1974 par Elisabeth Noelle-Neumann se présente comme une analyse du processus de formation de l’opinion publique. Ce modèle repose sur plusieurs hypothèses :

1. Les individus craignent l’isolement, ce qui les conduit en permanence à évaluer dans leur environnement social quelles sont les opinions qui ne les placeront pas dans des situations d’isolement.
2. Les individus se forgent une représentation de la répartition et du succès des opinions au sein de leur environnement social. Ils observent les points de vue qui acquièrent de la force et ceux qui sont en déclin. Ils évaluent ainsi le climat d’opinions.
3. La disposition d’un individu à exposer publiquement son point de vue est d’autant plus grande qu’il pense que son point de vue est ou sera dominant. Une minorité convaincue de sa domination future et donc disposée à s’exprimer, verra son opinion devenir dominante si elle est confrontée à une majorité doutant que ses vues prévalent encore dans le futur et par conséquent moins disposée à les défendre en public. On assiste alors à un phénomène de spirale qui installe graduellement une opinion dominante. L’opinion publique est donc définie comme l’opinion qui peut être exprimée en public sans risque de sanction, celle-ci étant l’isolement.
 
Ces hypothèses partaient d’un double constat à propos des élections fédérales allemandes de 1965 : le premier était qu’il existait un décalage empiriquement vérifiable entre la répartition effective d’une opinion et son expression en public. La prévision d’une victoire des démocrates chrétiens qui s’était renforcée dans les sondages au cours de la campagne (alors qu’au départ les sociaux démocrates partaient à égalité dans les intentions de vote), avait progressivement entraîné un changement dans les intentions de vote et s’était soldée par une victoire effective des démocrates chrétiens. D’où un deuxième constat : la pression pour se conformer à l’opinion perçue comme majoritaire entraîne un changement de comportement en faveur de cette opinion. C’est en affirmant publiquement sa prétendue supériorité numérique qu’un des camps politiques était parvenu à l’imposer dans les faits… 
 
Propos à méditer, particulièrement par les réunionistes qui recueillent spontanément de 36 à 40 % d’opinions favorables à leurs thèses à la condition d’implosion de l’Etat et qui n’en font pas grand-chose à mon grand dam… Peut-être devrions-nous penser à une refondation du mouvement. Ou en tous cas de sa communication.
 
Cette théorie permet non seulement de comprendre pourquoi les sondages ne reflètent pas entièrement la réalité, mais également de réfléchir sur leur influence... Et donc des raisons de leur utilisation
 
(*) 1974 "The spiral of silence: a theory of public opinion." Journal of Communication 24 (2):43-51

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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 00:05
Texte remarquable par sa clarté et sa précision, la Déclaration est un chef-d’œuvre de la langue française et un texte de droit exemplaire par son caractère universel et intemporel.
Ce texte réussit le tour de force d'énoncer les droits de l'individu (l’Homme !) quelque soit le régime politique (monarchie constitutionnelle ou république), de la religion (il se contente d'invoquer « l'Être suprême » et garantit la liberté religieuse de chacun) ainsi que des différences sexuelles. Il convient donc à toutes les époques et à toutes les sociétés !
L'Article premier est le plus connu et sans doute le plus beau et le plus important, énonce : «Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune.» En deux phrases concises, il récuse les privilèges et annonce la condamnation de l'esclavage, des ségrégations sexuelle, religieuse ou raciale.
D’autres articles condamnent l'arbitraire, le totalitarisme et la tyrannie, etc… 
Ayant eu l’occasion de fréquenter un Cabinet ministériel wallon il y a quelques années, j’avais choisi pour seule décoration de mon bureau le texte de la Déclaration. Les visiteurs ne pouvaient s’empêcher de le lire et le commenter en fonction de leurs intérêts propres. Ce qui revenait le plus souvent était : « Ils avaient tout prévu, il y a encore du travail pour arriver là »…
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
- Les réformes des régimes de retraites - Comparons la Belgique et la France
- Un peu de tout... mais des infos utiles
- Du 24/10/62 au 24/10/63, pour comprendre les dessous d'une évolution institutionnelle (CRISP)
- Une histoire de la Wallonie (Institut Jules Destrée)
- Les pouvoirs en Wallonie et environs, mode d'emploi (Crisp)
- Wallons et Bruxellois francophones, pour en finir avec le syndrome de Stockholm !
- ISF - Impôt de solidarité sur la fortune, de quoi s’agit-il ?
 
- Aux origines de la frontière linguistique 
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