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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 12:42
Aux négociateurs de l’Orange-bleu :
« A la campagne et dans les petites villes, faire de la politique, ce n’est, le plus souvent, que haïr son voisin » Comte de Belvèze
A Bart De Wever, mais aussi à Yves Leterme :
« La politique est plus dangereuse que la guerre… A la guerre vous ne pouvez être tué qu’une seule fois. En politique, plusieurs fois » Winston Churchill
A… Euh, il se reconnaîtra ! :
« En politique, on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables » Georges Clémenceau
A Olivier Maingain :
« Les politiques sont comme les chevaux, ils ne peuvent marcher droit sans œillères » Anatole France
A Elio Di Rupo :
« Le discours politique est destiné à donner au mensonges l’accent de la vérité, à rendre le meurtre respectable et à donner l’apparence de la solidarité à un simple courant d’air » George Orwell
Aux partis politiques traditionnels qui ont voté la réforme de la loi électorale :
« La politique, ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les posent » Henri Queuille
A Yves Leterme :
« Il y a trois sortes d’hommes politiques :
- ceux qui troublent l’eau
- ceux qui pêchent en eau trouble
- et ceux, plus doués, qui troublent l’eau pour pêcher en eau trouble » Arthur Schnitzler
A Armand De Decker
« La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde » Paul Valéry
A la famille Michel
« La politique ce n’est qu’une certaine façon d’agiter le peuple avant de s’en servir » Talleyrand
Et celle-ci tout spécialement destinées à l’explorateur-éclaireur qui semble en avoir fait sa devise… :
« Il n’est pas de problème, si compliqué soit-il, que l’absence de solutions ne finisse par résoudre » Henri Queuille
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 12:37
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Je pense que c'est le dernier à en parler...
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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 19:27

         « La sagesse est d'être fou lorsque les circonstances en valent la peine. » Jean Cocteau

Voilà bien une question qui m’est souvent posée.
 
Et il est vrai qu’en dehors d'un courant se sympathie généralement exprimé, un potentiel de voix existe bel et bien. Il suffit de voir les résultats des sondages qui donnent de 30 à 40 % des Wallons en faveur de la réunion de leur région à la France… en cas de déclaration d’indépendance de la Flandre.
 
« En cas de déclaration d’indépendance flamande ». Voilà une première raison. 
Les Wallons forment une population qui vit encore dans l’habitude d'une réussite économique que l'on a crue éternelle. C’est un truisme de dire qu’ils (leurs responsables politiques particulièrement) n'ont pas su voir venir le changement. C’est que les Wallons n'ont jamais cultivé de sentiment national wallon. Ils n'ont jamais eu collectivement l'impression de devoir « se défendre » (Jusqu’aux prises de conscience sous l’impulsion d’André Renard). Ce qui fait qu’ils continuent encore aujourd'hui de s'identifier à l'État belge sans éprouver le besoin de se bâtir une identité propre. Il n’y a pas de nationalisme wallon, alors qu’il y a bel et bien un nationalisme flamand qui permet une identification forte.
 
Les raisons en sont simples, les Wallons n'ont jamais été attaqués dans leur culture qui est restée française (de fait) bien qu’ils furent réunis sous des régimes étrangers successifs les dépassant en termes de cadre géopolitique. Ce n’est que dans les années 50-60, qu’il y a eu des revendications wallonnes tardives de processus de fédéralisation de la Belgique. Tendances qui ne furent que réactions à celles, lourde - et centrifuge, mais tout le monde ne l’a pas encore compris - venant de Flandre. L'autonomie obtenue par ces derniers a impliqué une autonomie « en miroir » des Wallons. L'évolution vers le fédéralisme s'est ainsi faite en décalage avec la mentalité de notre population, qui a toujours continué à penser « belge ». Le résultat est connu, ce manque d’identification politique wallonne, ou plutôt cette identification par défaut, identification de second niveau, n’a pas permis de prendre au sérieux des institutions régionales pourtant dotées de compétences et de budgets importants. Le niveau fédéral paraissant toujours plus important dans les esprits, les institutions politiques wallonnes ont été le refuge de politiciens de second ordre, de second choix.  On l’a vu encore récemment, le fait régional wallon est ainsi devenu une foire aux sous-régionalismes, mandats, pistons et subventions de toutes sortes participant (héritée !) de la sclérose du système Belge. Laquelle a alimenté (en le dopant, il n'avait pas besoin de ça !) l'autonomisme flamand… 
Voilà pourquoi, les Wallons ne bougeront pas tant que leurs médias et politiques continueront à les conforter, par lâcheté ou suivisme alimentaire, dans ce sentiment (ce mythe) de la « Belgique éternelle » et que, de leur côté et  fort subtilement, les Flamands ne changeront pas l’orientation de leur message qui consiste, sans le dire, à vouloir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, c’est à dire un maximum d’autonomie pour ce qui les intéresse, tout en gardant la Belgique pour le reste.
 
La seconde raison, et ce que j’écris ci-dessus fait partie de cette logique, c’est que les réunionistes ont aux yeux des électeurs deux gros défauts rédhibitoires. Ils sont des « Cassandre » (*) et/ou encore ce que Michel Rocard nommait des « briseurs de rêves » (**).
- « Cassandre », parce que tout ce que le Mouvement wallon a prédit, sans être écouté, s’est réalisé. Nous le voyons tous les jours. C’en est même déprimant ! Les gens n'aiment pas qu'on leur annonce de mauvaises nouvelles.
- « Briseurs de rêves », à l’instar de Pierre-Mendès-France, Raymond Barre ou Michel Rocard, persuadés qu’il fallait « parler plus vrai, plus près des faits », dire la vérité, dire ce qui est. Ils ont été écartés, éclipsés, par des « marchands de rêves » qui rassurent. Car comme le disait Machiavel, « qui trompe trouvera toujours qui se laisse tromper ».
Ce côté « briseur de rêves » se traduit par des analyses percutantes, mais presque toujours dérangeantes si pas brutales, du mal wallon suivant le principe « qui aime bien châtie bien » dans le meilleur des cas. Au risque de donner l'impression de se réjouir des malheurs de la Wallonie. A quoi je pourrais opposer l’aphorisme « qu’on attrape pas les mouches avec du vinaigre ». Ce qu’ont, en contraste, très bien compris les quatre partis traditionnels et la mouvance populiste qui les complète.
Cet accent mis sur les points négatifs a été une constante du discours du Mouvement wallon qui a toujours été défensif. Historiquement, la seule période politique électoralement faste du Mouvement wallon est celle de l’aventure du Rassemblement wallon qui sous la direction inspirée d’un François Perin est parvenu à bousculer les certitudes et à faire rêver pendant quelques temps les Wallons d’un avenir meilleur grâce au fédéralisme (mais sans sortir de cadre belge évoqué ci-dessus). Intéressant de constater que la proposition fédéraliste, techniquement efficace, du R.W. a été récupérée et édulcorée par les « marchands de rêves » qui l’ont transformée (à reculons) en régionalisation… trop tardive et trop complexe pour être vraiment efficace. 
 
Ce diagnostic posé, la question demeure : « comment réformer notre image, la forme de notre message et le faire accepter ». Tel est et sera le principal défi quel les dirigeants (futurs ?) du mouvement réunioniste doivent s’atteler à résoudre. Dès maintenant. Puissent-ils oser écouter, s’ouvrir, sortir de leur isolement (***) et remettre en question leurs certitudes.
En espérant qu'il ne soit pas déjà trop tard... Et que les tenants du "Résidu" de Belgique ne l'emportent. 
 
Simple militant, je suis évidemment à l’écoute et preneur de toute bonne idée !
 
Enfin, un regret, le retard dommageable de mise en ligne du nouveau site Internet professionnel (promis pourtant pour la mi-juin par le responsable communication) du seul parti à défendre actuellement et ouvertement le réunionisme prive cette cause d'un excellent moyen de diffusion de son message en cette période d'inquiétude et d'instabilité.
 
 (*) Fille de Priam et d’Hécube, sœur jumelle d' Hélène, cette Troyenne de sang royal fut une prophétesse infaillible. Elle avait reçu ce don d’Apollon, qui lui demandait de céder à ses instances. Elle fit mine d'accepter, mais, nantie de sa faculté divinatoire, elle refusa de tenir sa promesse. Le dieu, indigné, fit en sorte que les prophéties de Cassandre ne fussent jamais prises au sérieux. Aussi, Cassandre assista impuissante aux préparatifs de la guerre de Troie qu'elle avait prédite. Elle s'opposa sans succès à l'entrée dans Troie du fameux cheval de bois. Après le sac de Troie, elle « échut en partage » au roi Agamemnon, qui conçut pour elle un amour véritable et la rendit mère de deux enfants. C'est en vain qu'elle supplia son maître et amant de ne pas retourner dans sa patrie. Agamemnon fut tué à Argos par Clytemnestre, son épouse, et Cassandre, ainsi que ses deux enfants, partagèrent le même sort…
 
(**) Merci à Pascal de Sutter (Ces fous qui nous gouvernent – Ed. Les Arènes) dont je me suis ici librement inspiré pour ce point.
 
 
(***) Au sens d’éviter le piège classique de s’entourer de conseillers qui pensent comme eux ou pire de courtisans qui ne sont donc pas ressentis comme dangereux. Un peu comme les sultans qui s’entouraient d’eunuques qu'ils croyaient tout dévoués et qui ne risquaient pas de fonder une nouvelle dynastie…

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 11:06

C’est nouveau ! Les médias français montrent plus que de l’intérêt pour l’évolution de la situation politique en Belgique. Avec curiosité, maladresse parfois, ils essayent d’expliquer ce que la plupart des Belges ne comprennent pas eux-mêmes. C’est que l’enjeu est de taille. Un Etat européen voisin, en partie francophone, en principe allié, réputé jusqu’ici politiquement stable si pas conservateur, économiquement évolué, risque de disparaître. Si pas complètement, en tous cas dans sa forme actuelle.

C’est que pour la France, les conséquences peuvent être aussi importantes que pour nous, Wallons ou Bruxellois francophones.
 
Même si nous sommes encore provisoirement dans le cadre belge, le débat sur notre avenir risque très vite se poser sous forme de l’alternative « Belgique continuée ou réunion à la France ».  Ce dernier choix pose logiquement les questions du type de relations que nous pourrions avoir avec la France. N’en gardons que trois parmi les plus classiques.
 
Quels pourraient être les statuts la Wallonie et Bruxelles dans cet Etat que l’on dit « centralisateur à un degré névrotique » ?
L’Histoire nous éclaire. En 1919, l’Alsace et la Lorraine ont réintégré la République, et gardé un certain nombre de dispositions de droit allemand qui étaient favorable et qui sont toujours d’actualité : droit sur la faillite personnelle (depuis élargi à tout le territoire), traitement des membres des clergés, dispositions particulières sur les langues locales (De vraies facilités en quelques sorte…). Pour le reste c’est le Droit français, plus favorable qui s’applique.
Depuis, la Loi de Décentralisation de 1982 a organisé un transfert de compétences de l’État à des institutions distinctes de lui : les collectivités territoriales, parmi lesquelles les régions. Celles-ci bénéficient ainsi d’un pouvoir politique, une certaine autonomie de décision et de leur propre budget (principe de libre administration). Sous la surveillance d’un représentant de l’État (l’autorité de tutelle) qui n’est pas un supérieur hiérarchique, mais vérifie simplement la légalité des actes émis par ces collectivités.
Toutes les régions n’ont pas le même statut. Récemment la Corse (on nous prédit souvent une vocation à devenir des « Corses du Nord »…) a acquis un statut spécial, avec une Assemblée détenant des pouvoirs plus élargis que les autres régions, dotée d’un exécutif doté aux larges responsabilités qui dirige l’action de la collectivité. Un mécanisme permet à l’Assemblée de Corse de mettre en cause la responsabilité du conseil exécutif. Le conseil économique et social s’y est vu reconnaître une vocation culturelle. Actuellement, c’est le seul en France métropolitaine. Des compétences, qui feraient même rêver… la Flandre, ont ainsi été transférées à la collectivité territoriale de Corse, dans des domaines très variés : éducation, communication, culture et environnement, aménagement du territoire, aides au développement économique, agriculture, tourisme, industrie, logement, transports, formation professionnelle, etc… Le conseil régional est aussi l'interlocuteur et le partenaire de l'État pour les programmes importants et de longue durée.
 
Certes, contrairement à nos décrets ou ordonnances, aucune de ces entités ne possède, jusqu’à présent, de compétence législative. Seul le Parlement vote les lois de la Nation ; et seul le gouvernement conduit la politique de la République. Mais ça a le mérite de la clarté et d’éviter les conflits de compétences que nous connaissons.
 
La Constitution protège les droits personnels (*). Ce découpage administratif en régions et en collectivités d’outre-mer (anciens DOM-TOM) n'a pas été réalisé de manière purement arbitraire : il respecte, tant que faire se peut, les identités culturelles, témoins du passé, de l'histoire. La Bretagne, par exemple, a une identité très forte, liée aux péripéties de l'histoire…
Les statuts des régions leur sont adaptés. Il en va ainsi, pour l’exemple, de toute la palette des collectivités d’outre-mer, avec la Nouvelle Calédonie, Wallis et Futuna - qui ont trois rois qui gouvernent et sont… rémunérés par l’Etat français (!) ou la Polynésie devenue complètement autonome et dont les liens avec la France se limitent pratiquement à recevoir le chèque de son budget de fonctionnement…
 
En France, ces particularismes ne posent pas, ou si peu, de problèmes ni de déséquilibres et personne y trouve à redire ou revendiquer.
Les Wallons et les Bruxellois auront ainsi à leur disposition un large choix de possibilité respectant leurs sensibilités.
 
On pourrait craindre que faire entrer la Wallonie et Bruxelles au sein de la République, c’est ouvrir la boîte de Pandore d’un fédéralisme centrifuge pour les régions des marches de France. Mais ce risque est-il vraiment si important ou ne serait-ce qu’un chiffon rouge ? Nul doute que le risque, négligeable pour qui est informé, a été évalué. Les marques d’intérêt « officieuses » affichées par les voltigeurs des médias proches du pouvoir (Alexandre Adler dans Le Figaro) depuis la démission d’Yves Leterme de ses fonctions de formateur ressemblaient plutôt à des signaux.
Les médias (et dirigeants) français sortiraient-ils enfin du syndrome de Waterloo qui les a empêchés jusqu’ici de s’intéresser à ce qui se passe à un peu plus de 200 km de Paris ? Syndrome qui, par la volonté des despotes d’ancien régime à qui la philosophie des Droits de l’Homme a fait très peur,  a confiné le Peuple de France dans ses frontières d’avant 1789.
Concrètement, la Constitution française prévoit une procédure de double referendum pour l’association de nouveaux territoires. Ensuite, les ressources et l'ingéniosité (la créativité) institutionnelle permettra d'accorder un statut qui satisfera les deux (ou trois, n'oublions pas Bruxelles !) partenaires. Association, absorption, association avec intégration progressive, etc... Beaucoup de choses sont possibles en conservant toute l'armature administrative et réglementaire qui conditionne notre quotidien. (Voir les articles 53 et suivants de la Constitution)
 
Mais, la France voudra-t-elle de nous et accepterait-elle une « Wallonie sinistrée » ?
Les scénarii financiers catastrophes sur le séparatisme publiés ces derniers temps se basent sur une hypothèse des deux ou trois Etats distincts dans un cadre territorial d’une future ex-Belgique « isolée du reste du monde ». Cet exercice est limitant et orienté. Car enfin, soyons sérieux, la Wallonie sinistrée ? Ce n’est quand même pas le tiers monde ! Nous avons surtout un problème de gouvernance et ne sommes « pauvres » qu’en comparaison avec la Flandre qui est-elle, relativement riche. Par rapport à un PIB européen moyen de 100, la Flandre se situe à 123 (en 2004), tandis que la Wallonie est à 90. La Flandre est précédée d'autres, comme le Bade-Wurtemberg, le Pays basque espagnol, la Lombardie, la Bavière, la Catalogne ou l'Irlande. Michel Quévit dans l’Echo du 31/08/2007 se demandait « si la stratégie actuelle de la Flandre ne consiste pas à récupérer les moyens financiers qui lui permettraient d’intégrer le peloton de tête européen ? Ce qui expliquerait pourquoi la pression flamande porte surtout sur des compétences à incidence financière »…
Il faudrait aussi expliquer un jour, comment la Flandre en est arrivée là en détournant beaucoup de moyens à son profit depuis 1945…(**) Y compris, comme le fait encore remarquer Quévit grâce à la rigidité du principe de péréquation financière. Cette péréquation qui fait qu’ailleurs, les entités fédérées riches contribuent au développement des entités plus pauvres. La clé de répartition (60/40) bétonnée dans les lois de financement est anormalement rigide à la différence du modèle allemand par exemple, où les Länder contribuent au pot commun en fonction de leur croissance économique respective. Dans tout Etat, les régions riches contribuent ainsi au développement des régions moins riches au prorata de la richesse qu'elles créent. C'est le fondement même de la solidarité. Sauf en Belgique. Ce contingentement de la solidarité « à la belge » est une des causes peu citée et donc peu connue, mais à mon sens essentielle du retard (qui est plutôt du «mal-développement») qu’on ne rattrape pas sur les autres régions européennes de vieilles industrialisations comparables.
 
Wallonie pauvre, vraiment ? Un certain… Di Rupo, alors ministre président de la Région wallonne en 2006 publiait ceci : « A l’échelle de la France, le PIB de la Wallonie la placerait au 8ème rang des 22 régions françaises et au 3ème en matière d’exportations, juste derrière l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. En termes d’emplois, les groupes français occupent la 1ère place avec 34.000 postes, soit 32 % des 100 premières entreprises industrielles en Wallonie. La France est, de très loin notre 1er client avec quasi 35 % du total des exportations wallonnes. Notre intégration est du point de vue économique est très avancée... On ne le dit pas assez »
Enfin, toujours en matière de solidarité économique, reprenons l’exemple Corse, il est parlant.   Un des derniers plans de développement économique lancé en 2002, s'élève à deux milliards d'euros - soit deux fois le plan Marshall - pour une population de… 280000 personnes ! Ce serait, chez-nous, un investissement bien placé. Avec les équipements, les talents et la situation stratégique dont elle dispose, la Wallonie a tous les atouts pour être une des plus performantes régions d'Europe.
Son extraordinaire atonie économique actuelle n’est qu'un effet du contexte particratique belge dysfonctionnel.
 
Et enfin, Bruxelles ! Ne peut-elle devenir « simplement » un « district européen » ?
Un district limité à 19 communes n'est quasi pas viable et le modèle de Washington DC est tout sauf une réussite enviable, y compris d'ailleurs pour les habitants eux mêmes qui y souffrent d'une sous-représentation démocratique. Par ailleurs, la commission a déjà indiqué qu’il était hors de question de s'encombrer de ce genre de responsabilité. Et surtout, les gouvernements anglais qui n’ont pas renoncé à faire de l’espace européen une vaste zone de libre échange s’opposent à toute attribution de statut juridique à la dite Commission et donc, à toute territorialité.
Certes, ce sont les Bruxellois eux-mêmes qui doivent décider de leur avenir. Mais si le droit des peuples à l'autodétermination est inaliénable, encore faut-il que ces limites administratives soient établies de manière univoque et définitive, ce qui n’est pas le cas. Le tracé de la frontière linguistique fait partie d'un accord de fédéralisme, on pourrait plaider que cet accord deviendrait automatiquement caduc si l'accord fédéral n'existe plus... Si les flamands ont droit à l'autodétermination, il est évident que les habitants des communes revendiquées par les deux entités auront aussi droit à disposer d'eux-mêmes, et de choisir de lier leur avenir institutionnel à l’entité de leur choix. Mais sous contrôle international. L’exemple du Monténégro qui a obtenu son indépendance par referendum interne a montré que toute la communauté internationale a accepté ce verdict, Serbie comprise. La volonté flamande d'embarquer des territoires peuplés majoritairement de francophones dans leur indépendance ne passera pas la rampe du soutien international. A la condition absolue de refuser la scission de BHV… jusque là !
 
Il est grand temps que, chez-nous, des médias et des politiques responsables portent le message que la solution française est une hypothèse sérieuse à examiner. À froid si possible. Pas dans l’urgence d’une crise de régime…
 
(*) La collectivité de Mayotte pourrait obtenir le statut de départements d'Outre-mer à partir de 2011. Le statut actuel de collectivité d'outre-mer au plan constitutionnel, avec une organisation et une dénomination spécifique de « collectivité départementale » ayant été mis en place par la loi organique du 11 juillet 2001 afin de rattraper le différentiel législatif avec la métropole. Néanmoins, un aménagement constitutionnel resterait nécessaire afin de rendre compatible les statuts personnels spécifiques du droit coutumier, si ceux-ci devaient être maintenus en plus du droit personnel commun. Si ce n’est pas protéger les Droits personnels ça… 
(**) Dans le Livre « Histoire de la Wallonie » (éditions PRIVAT) les auteurs rappellent (suivant Michel Quévit dans son ouvrage « Les causes du déclin wallon ») que le lent essoufflement de l’économie wallonne a commencé avant la seconde guerre mondiale. Masqué par les moindres destructions massives, les facteurs de déclin (démographie, obsolescence et vétusté du matériel, faiblesse des moyens de communication, désinvestissement de l’Etat belgo-flamand, absence de perspective globale, hyperspécialisation…) se sont combinés avec le désintéressement des groupes financiers « belges » qui ont préféré se lancer dans des entreprises nouvelles et une région flamande socialement plus attrayante. Cette dernière a alors bénéficié en plus d’un apport des investissements américains et du développement d’un « capitalisme intra-flamand ».
Les premières politiques européennes d’aide aux investissements n’ayant servi en Wallonie qu’à maintenir les prix belges à un niveau concurrentiel avec les pays voisins et ainsi à sauver l’emploi pendant qu’en Flandre elles ont contribué à la création de nouvelles entreprises. A titre personnel, je me souviens qu’on disait : «  le gouvernement fait des choix. Ainsi, toute la Flandre, et même les régions riches, est considérée comme en développement pour l’Europe alors que seule une faible partie de la Wallonie est dans le même cas ». Et comme c’était le gouvernement belge qui décidait de l’attribution de la manne européenne… Un exemple frappant : « la solution belge à la crise de la sidérurgie wallonne a été de construire Sidmar… à Gand en Flandre ! » De là à conclure que « Le mal wallon, c’est la Belgique ».
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 08:02

Tel est le sous titre d'un article étonnant (pour ce journal) "The Economist "  intitulé : "Belgium - Time to call it a day"

Retrouvez le ici :
http://www.economist.com/ et je vous invite à en savourer la conclusion... 

Dans le même ordre d'idée, un avis sur le site "defensa.org".

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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 18:39
(...)
En flamand, cela se traduira de la manière suivante : une majorité simple suffit pour régler BHV et peu nous importe qu’un gouvernement en affaire courantes ne puisse sanctionner la décision prise.
 
N’hésitons pas à aller plus loin, si demain 50% des Flamands veulent l’indépendance de la Flandre et la fin de l’Etat belge, je pense qu’au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les francophones n’ont pas à s’y opposer.
 
La procédure en divorce a été récemment simplifiée et désormais, celui qui veut quitter la vie commune peut le faire avec moins de frais.
 
J’invite, dès lors, les francophones et particulièrement les Wallons à cesser de stagner dans la dramaturgie.
 
On ne retient pas quelqu’un qui veut s’en aller, cessons d’être l’amant larmoyant de Brel, prêt à devenir l’ombre du chien de l’infidèle, nous devons constater l’échec (…) et l’assumer avec fierté et dignité. (…)

Joli, non ?
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 19:10

Le Nouvel’Observateur publie sous la plume de Claude Askolovitch un pensum assez pathétique : « Belgique : la déchirure ». Le sous-titre donne le ton et les limites de l’exercice. : « Pour conjurer le risque du divorce entre Flamands et Wallons, la Belgique avait choisi un Etat fédéral pesant, compliqué mais rassurant. Il ne marche plus. Et les solutions avancées pour le remplacer - indépendance ? Autonomie ? Confédération ? - donnent le vertige... ». 

Bref, une vision un peu simpliste, terriblement convenue, complètement superficielle, un recueil de témoignages sans analyse pertinente. Mais qu’est donc devenu l’hebdomadaire de Jean Daniel et Gilles Martinet ?
 
Deux passages : 

« Il était député au Parlement fédéral, et ne supportait plus les invectives flamingantes. Alors, Claude Eerdekens, président du groupe socialiste, a lancé en défi : «Si vous voulez que la France se trouve aux portes de Bruxelles, alors allez-y . . .» C'était le 10 juillet 1996. Onze ans après, Eerdekens, toujours député, n'a pas renié son adresse séparatiste. «Les Flamands veulent faire de nous des sous-hommes dans notre pays. Ils ont tort, parce que nous ne serons pas éternellement en crise. Mais s'ils persistent à vouloir casser la Belgique, alors il faudra penser sérieusement à la France ! Et j'en viens parfois à souhaiter qu'on y arrive...» 
Parfois ? Un réveil prudent ? Non, vous rêvez !
 
Dans son appartement du beau Bruxelles, une vieille dame, adepte de Mitsouko de Guerlain et de la littérature française, avoue son regret d'avant. Elle porte un nom bellement historique : Antoinette est la fille de Paul-Henri Spaak, l'incarnation même de l'Etat belge, Premier ministre en 1939, résistant à Londres, reconstructeur de son pays après la guerre et inventeur de la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier. Antoinette était la soeur de l'Europe, la fille de son créateur, l'héritière du meilleur de la Belgique. «Mon père a incarné la Belgique, c'est vrai. Mais sa Belgique était francophone uniquement. On a grandi ainsi. Mon grand-père était allé à Paris pour l'enterrement de Zola. Il militait pour notre rattachement à la France... Aujourd'hui, j'en suis fière.» 
Ah bon ? Ce n’est pas le message qu’elle et son parti semblent distiller…
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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 18:10
Comme prévu par la clé de répartition, il y eu consensus sur la répartition des présidences des Commissions. Celle de l'Intérieur présidée par le CD&V (Pieter De Crem ?) devrait se réunir mercredi prochain, procéder à l'installation de son bureau et entamer l'examen de son ordre du jour dans lequel les textes flamands relatifs à la scission de BHV…
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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 21:01

Du Forum du Soir :  (Merci Thierry !)

...Les constats de l'un et les questionnements de l'autre se rejoignent d'une certaine manière. Je vais essayer d'exposer mon point de vue le plus clairement possible, en soulignant bien que ce n'est qu'un point de vue.

Les Wallons appartiennent, culturellement parlant, au premier bassin historique de ce que Jab appelle à juste titre la Francité. Pour être moi-même musicien, par exemple, j'ai maintes fois constaté que la musique populaire que l'on joue ici dans des milieux folkloriques (lanciers, quadrilles, polkas, etc.) est exactement la même que celle que l'on joue dans le nord de la France et même plus au sud, et les traditions orales se sont transmises parallèlement de la même manière : il suffit de voir qu'un air de musique comme "Le petit jeune homme de Binche" joué aux carnavals de Binche et de sa région est en fait basé sur une vieille chanson française remontant à la nuit des temps ("Fanfan la Tulipe"). Les exemples sont innombrables. La communauté linguistique entre la Wallonie et la France ne s'arrête donc pas à la langue.

Il n'en reste pas moins que les Wallons (qui sont en fait picards pour une bonne partie) n'ont quasi jamais été français politiquement parlant et constituent à cet égard un formidable miroir pour la France de sa culture telle qu'elle a évolué sans la "protection" de la "Mère-Patrie". La Francité est tellement installé en Wallonie qu'elle ne génère aucun mouvement d'affirmation significatif de "fierté", comme l'appelle Marabout. La Francité en Wallonie est tellement ancienne qu'elle est restée imperméable à toutes les invasions, immigrations et occupations et est vécue comme une évidence, une non-question. Les Wallons cohabitent dans un État avec des Flamands qui, eux, originellement de culture germanique, ont subi une colonisation culturelle et, contrairement à leurs voisins néerlandais, vivent dans une insécurité culturelle irréelle factuellement mais très présente psychologiquement. Le ménage ressemble donc à une sorte de couple bizarroïde où une mégère vivant mal sa féminité s'agiterait en permanence à côté d'un mari type bon-papy tranquillement assis dans son fauteuil qui, tout en ayant des torts mais ne s'étant jamais posé de question sur son identité, lâche du lest en permanence pour avoir le silence pendant 10 minutes... jusqu'au jour où les choses vont trop loin.

Nous en arrivons précisément là aujourd'hui. Je n'aurais jamais écrit ces lignes il y a deux ans d'ici. J'observe autour de moi que le cheval fou nationaliste en Flandre, même s'il a été grandement et maladroitement excité par l'autre partie, est en train de provoquer non pas une réaction identitaire mais bien épidermique car les demandes flamandes de régionalisation dans un sens qui leur convient toujours - en plus du constat que forcément, au bout du tunnel, à force de détricoquer, il ne restera très logiquement plus rien en fin de compte du couple que nous formons -, sont ressenties comme une attaque de type identitaire. En fait, les Wallons s'aperçoivent en fin de compte que les Flamands ne leur reprochent pas de coûter cher, et patati patata mais bien d'être ce qu'ils sont. Insécurisés dans leur identité, les Flamands se retrouvent en fait encore plus insécurisés quand ils se heurtent à des gens (les Wallons) pour qui la sécurité culturelle est si ancrée qu'elle ne produit aucune affirmation mais bien une espèce de force tranquille qui cherche simplement à remettre les points sur les i et à refuser d'être la tête de pipe d'éructations identitaires découlant de vexations dont certaines sont complètement irrationnelles. Les Flamands ne se rendent absolument pas compte qu'ils vont se casser les dents sur ce point dans leur volonté (c'est comme ça que je l'interprète) de créer une espèce de bantoustan avec la Wallonie, qui ne leur coûterait plus rien mais leur permettrait d'écouler leur camelotte en gardant un paravent de drapeau unique.

Je n'ai aucune idée précise de comment les choses peuvent évoluer mais j'ai l'impression qu'en cas de persistance des demandes flamandes, ce que je crains, la réunion avec la France (pour les Wallons en tout cas, Bruxelles étant un cas à part) va au fil du temps apparaître elle-même comme une non-question tant elle apparaîtra comme évidente du fait que, de par leur identité culturelle tranquillement installée depuis des lustres et leur passivité à l'égard des pouvoirs vu qu'ils ont toujours été gouvernés par un cadre les dépassant, les Wallons n'ont aucune envie de former une nation constituante, pas plus que les Champenois ou les Lorrains par exemple.

Pour ce qui est de la question de Jab qui concernait l'usage de l'anglais, il faut bien se rendre compte que le Wallon, de par sa situation géographique, vit dans un cadre multilingue et vit donc en direct ce que sont les rapports avec d'autres langues. Il est donc de nature beaucoup plus vigilant que le Français hexagonal sur certaines questions car il est habitué à réclamer, tranquillement et sans nationalisme, de recevoir ses documents en français, de pouvoir les compléter en français, ainsi que de pouvoir parler et entendre en français. Ce que l'on voit maintenant à Bruxelles avec l'anglais contient des germes d'inégalités linguistiques dont le français ne se rend pas compte : il y vingt ans, on demandait dans les offres d'emploi de connaître l'anglais. Pas de problème, OK. Puis on s'est mis à demander de connaître l'anglais "courramment". OK. Puis on s'est mis à publier des annonces d'offre d'emploi en anglais où il appert que c'est en fait le français ou le néerlandais qui sont des "plus" et maintenant, on voit des offres d'emploi en anglais où l'on cherche un "english-native speaker"... là, quelqu'un comme moi dit, sans obsession linguistique, STOP. Il est illusoire de croire que l'on peut maîtriser l'anglais aussi naturellement qu'un anglophone natif. Même un de mes anciens professeurs à l'école de traducteurs ayant vécu à Londres m'a expliqué un jour qu'en dépit de toutes ses connaissances et du fait qu'il connaissait de fait mieux l'anglais que pas mal d'anglais, il avait droit à des commentaires le félicitant pour son anglais mais que s'il avait droit à ces commentaires, c'était précisément parce qu'il était repéré après trois mots. Il faut donc, non pas se battre contre les moulins à vent, mais se garder de donner à une des langues de l'Union un statut privilégié, qui favoriserait de fait ses locuteurs au détriment des autres.

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5 septembre 2007 3 05 /09 /septembre /2007 19:06

Votre dossier sur les coûts de la séparation, s’il fait œuvre utile, aurait du s’intituler : « Dévoiler les coûts hypothétiques d’une séparation ». Les scénarii présentés supposent une future ex-Belgique isolée du reste du monde. Dans ce cadre, votre hypothèse des deux ou trois Etats distincts tient certes la route, mais est limitante. 
D’autres choix possibles existent. A commencer par la réunion volontaire d’une ou des deux régions « francophones » à la France.  Le débat sur notre avenir risque en effet très vite se poser sous forme de l’alternative : mini-Belgique continuée ou réunion à la France. 
Soyons objectifs, la Wallonie n’est pas le tiers monde. Si nous avons surtout un problème de gouvernance et de manque de solidarité nationale unique au monde. Nous
ne sommes « pauvres » qu’en comparaison avec la Flandre qui est elle, très riche. « A l’échelle de la France, le PIB de la Wallonie la placerait au 8ème rang des 22 régions françaises et au 3ème en matière d’exportations, juste derrière l’Ile-de-France et la région Rhône-Alpes. En terme d’emplois, les groupes français occupent la 1ère place avec 32 % des 100 premières entreprises industrielles en Wallonie. La France est, de très loin notre1er client. Avec quasi 35 % du total des exportations wallonnes.. Notre intégration est du point de vue économique est très avancée...» Sont-ce là des propos de réunioniste ? Non, le responsable de ce texte qui date de 2006 est un certain… Di Rupo, alors ministre président de la Région
 
Enfin, en matière de solidarité économique, prenons l’exemple Corse, il est parlant.   Un des derniers plans de développement économique lancé en 2002, s'élève à deux milliards d'euros - soit deux fois le plan Marshall - pour une population de… 280000 personnes. Ce serait un investissement bien placé: avec les équipements, les talents et la situation stratégique dont elle dispose, la Wallonie a tous les atouts pour être une des plus performantes régions d'Europe. Son extraordinaire atonie économique actuelle n’étant qu'un effet du contexte dysfonctionnel belge.Certes, les Régions française ne disposent pas, actuellement, de compétence législative. Pour le reste, le degré d’autonomie régionale est très variable avec des statuts respectant les identités culturelles.  
On pourrait aussi craindre que faire entrer la Wallonie et Bruxelles au sein de la République, c’est ouvrir la boîte de Pandore d’un fédéralisme centrifuge pour les régions des marches de France. Mais ce risque est-il vraiment si important ou ne serait-ce qu’un chiffon rouge ? Nul doute que le risque, négligeable pour qui est informé, a été évalué. Les marques d’intérêt « officieuses » affichées par les voltigeurs des médias proches du pouvoir (France 24 et Le Figaro) au moment de la démission d’Yves Leterme de ses fonctions de formateur ressembleraient plutôt à des signaux. Les dirigeants français sortiraient-ils enfin du syndrome de Waterloo qui les a empêchés de s’intéresser à ce qui se passe à un peu plus de 200 km de Paris ?
 
Concrètement, la Constitution française prévoir une procédure de double referendum. Les ressources et la créativité institutionnelle permettrait d'accorder un statut qui satisfera les deux (ou trois, n'oublions pas Bruxelles !) partenaires. Association, absorption, association avec intégration progressive, etc... Beaucoup de choses sont possibles en conservant toute l'armature administrative et réglementaire qui conditionne notre quotidien.
 
Il est grand temps que chez-nous, des médias et des politiques responsables portent ce message.


En complément, j'ajoute ce lien vers une interview de Miche Quévit dans l'Echo du 30 août : « Casser le mythe d'une Wallonie pauvre » 

La partie en gras à été publiée dans le forum des lecteurs ce 7 septembre.
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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