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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 18:34

Tel est le titre d’un remarquable article d’opinion publié par le philosophe Jérôme GRYNPAS dans La Libre de ce jeudi.
 
Quelques extraits : 
- « Wallons et Bruxellois - depuis le Wallen buiten - ont réagi au coup par coup : indignés, incrédules, désemparés. Hier, ils déclaraient n'être demandeurs de rien. Aujourd'hui, face à la demande impérative de la scission de BHV, ils mettent en avant l'extension de la région bruxelloise. A vrai dire, eux-mêmes n'ont pas l'air d'y croire. »
- « (…) on a laissé aux seuls politiques du nord du pays l'avantage stratégique des revendications communautaires. Face à celles-ci, les autres régions n'ont fait connaître que des contre-propositions, comme on improvise des contre-feux, comme si le sérieux de la négociation se limitait aux seules demandes flamandes. »
- « La Belgique se (dé) compose en trois niveaux : un peuple flamand, des Wallons et un problème bruxellois. »
- « Les Wallons (…) balancent entre diverses solutions : maintenir la Belgique (quitte à avaler nombre de couleuvres) ou à en limiter le domaine à leur territoire et aux dix-neuf communes bruxelloises ou à se rattacher à la France, ou en désespoir de cause tenter de vivre "seuls"... »

Et ceci où, pour vous qui me lisez, je me retrouve complètement !
- « Face aux Flamands, il n'y a plus des Belges de culture française mais des intérêts divers qui tentent de s'agréger, entre autres, sur la plus petite base linguistique commune : "le francophone" soit le français minimum, un français dépareillé sans la culture qui va avec. »

A lire et à recommander !

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 05:47

Rentrant hier soir d'un match de la coupe du Monde (de Rugby évidemment), j'apprend à la radio qu'imparfaitement remis de sa fracture du fémur (et pas de l'utérus...) le roi doit se reposer. En conséquence, ses médecins lui auraient recommandé de... lever le pied !

La côte « belge » est infestée de rats bruns (Est-ce vraiment une information?), rapporte ce mercredi le journal flamand « Het Laatste Nieuws ».

Plus sérieux. Interrogé paru un journaliste belge qui lui demandait son avis sur la crise en Belgique, le président Sarkozy a répondu : "Bernard et moi suivons l'évolution de la situation au jour le jour, avec beaucoup d'attention". 

Crise. Ce matin, la RTB(f) parlait de le possibilité d'un accord tout proche. Ce que confirmait O. Maingain. Coïncidence ? Le 30 septembre, fin de semaine, c'est la date anniversaire des accords de Munich...
 
Entendu également ce matin. Un Ministre bruxellois du CdH, Benoît Cerexhe, a fait part de son opinion en cas de scission du pays : « si nous sommes amenés à créer un espace francophone commun, il est évident que Bruxelles devra en être la capitale, administrative, culturelle et de cœur »…
  
Et pour finir, un point de vue des antipodes :

Du
Sydney Morning Herald : “Belgium, as many of you will know, was established in 1830 for two reasons: to host the main international conflicts of the 20th century; and to provide a viable, long-term basis for Belgian jokes.
After World War I, Polish jokes briefly threatened to overtake Belgian jokes in popularity, but at Yalta, where Stalin, Roosevelt and Churchill met in 1945 to negotiate the division of postwar international comedy, it was decided that Belgian jokes would go to the West, while Polish jokes were left to the Soviet Union.
If Belgium were to cease to exist, this would create a potentially fatal vacuum at the heart of Western comedy.”

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26 septembre 2007 3 26 /09 /septembre /2007 19:00

Voilà plus de 20 ans que le PS - au pouvoir en continu - joue au faux aveugle avec une conviction remarquable. Il semble bien qu’il vient soudain de décider de jeter les lunettes noires et la canne blanche qui lui permettait de faire semblant de ne rien voir.

Jeu d’opposition pour perturber les soupçons de rapprochement entre les candidats à « l’Orange-bleue » ? Ou convictions réelles. L’avenir nous le dira.
Le propos de Moureaux depuis quelques jours ont, en tous cas, un bel accent de sincérité.
Et de lucidité. On dirait presque du « copié-collé de nos analyses…
Morceaux choisis dans « Le Soir » :
« A côté du Vlaams Belang, qui s'est maintenu alors qu'on le disait en recul, la Liste Dedecker représente désormais le Vlaams Belang sans l'horreur du fascisme. Les Flamands qui en ont marre de l'Etat belge ont autre chose que l'extrême droite pour s'exprimer. »
« Ceux qui plaident la fin de la Belgique, par étapes certes, mais réelle, sont devenus une minorité tellement importante qu'elle détermine la suite des événements. Cette analyse, on ne veut pas la faire chez nous »
« Il y a un côté pathétique : les médias interrogent tous les deux jours un Flamand qui est pour le maintien de la Belgique ; on va chercher les Martens, les De Croo ; on sort les drapeaux ; on défile pour la Belgique Tout ça face au bulldozer flamand. Extraordinaire ».
« J'ai parlé d'une minorité importante, autour des 40 % des suffrages, qui va déterminer les événements.
En politique, quand une minorité se fait tellement envahissante, et dépasse doucement les frontières traditionnelles de l'extrémisme, elle devient l'« aile marchante ». »
« Le projet central au Nord : vider au maximum l'Etat fédéral mais en maintenant une structure légère afin de conserver Bruxelles et le poste de Premier ministre. »
« Bruxelles : car ils se rendent compte que leur idée fumeuse de condominium ne sera jamais acceptée par les francophones. »
« Dans l'immédiat, ils vont rassurer les francophones par quelques déclarations émouvantes sur le maintien de la Belgique (…) Mais ils y vont par étapes, en grignotant. »
« Si l'on prend conscience de l'évolution de la Flandre telle que je l'ai décrite – et je pense qu'intellectuellement, l'analyse est partagée bien au-delà du PS –, alors, il faut être cohérents. D'ailleurs, mon analyse est cruelle pour tous les francophones, pour tous ceux qui croient que rien ne se passe, et il y a des socialistes, bien sûr. »
« Si, en Flandre, la minorité des fameux 40 %, l'« aile agissante », approche des 50 %, il faudra se préparer au splitsing. Il paraît qu'on ne peut pas le dire »
 
Par contre, je ne sais que penser de Di Rupo dans une interview parue ce mercredi dans l'hebdomadaire « Le Soir Magazine » : « C'est vrai que dans l'opinion publique francophone, en Wallonie, on sent bien que le fait que les Flamands veulent scinder le pays induit une sorte de tristesse indicible parce que nous aimons notre pays. Mais nous devons faire preuve de lucidité: il arrivera un moment, même si on ne le souhaite pas, où la Flandre voudra voguer de ses propres ailes. Et ce ne sera pas, alors, la peine de dire: ah le bel avion, j'aurais bien voulu être dedans. Ce sera trop tard. Quand l'avion s'en va, il s'en va ». 

Terrible aveu ! Quel retournement de situation ! Lui, dont les propos habituels s’approchaient plutôt des écrits d’un Christian Laporte dans La Libre…
 
Après la sortie d’Aréna, et la proposition sur l’élargissement de Bruxelles et le retour des Fourons, je ne peux m’empêcher de penser que tout ça est parfaitement concerté, si pas minuté. Préparer l’opinion publique qui leur semble maintenant suffisamment déstabilisée, et donc prête à la mise en œuvre du projet de confiscation de notre avenir dans l’ensemble institutionnel piégeant que serait le royaume de Belgique résiduelle… 
Au pas de charge pour que nos concitoyens n'aient pas le temps de réfléchir.
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 18:44
J’ai été volontairement silencieux sur la proposition faite la semaine dernière par Marie Arena de réunir politiques et société civile en vue de définir un projet francophone.
Pour trois raisons, la première, c’est qu'il s'agit d'une initiative d'Elio Di Rupo et que je m’interroge encore sur le côté purement tactique de reprendre la main après l’échec prévisible de la proposition de Didier Reynders de fusion des institutions francophones. Tactique aussi au moment où, malgré le secret, on voit bien que les négociations fédérales sont enlisées et que le que la fin du pays est proche gagne la population.
Ensuite, la symbolique a, comme toujours, son importance, les débats du dimanche l’ont montré, les partis francophones s'entre-déchirent quand ils parlent de leur avenir... En quoi une Commission, sans pouvoirs, à la composition laissée à la discrétion de (oui, qui au fait ?) serait-elle différente d’un « front des francophones », cette machine molle d'avant les élections, qui nous avait infiniment mieux renseignés sur les divisions que sur la cohésion des partis.
Et enfin, les questions destinées à baliser la réflexion me laissent un sentiment de perplexité.
1° Quel projet pour les francophones dans l'Etat fédéral actuel ?
2° Comment concilier l'identité régionale et le lien, la solidarité entre les francophones de Bruxelles, de Wallonie et des communes périphériques à la frontière linguistique ?
3° Quelles synergies concrètes dans quelles politiques ? Comment dépasser certaines concurrences, notamment en matière économique ? Quels liens avec les Communautés flamande et germanophone ?
4° Quelle place pour les francophones au sein de la Belgique, de l'Europe et du monde ?
5° « Et si demain, on devait se séparer ? »
Ou, elles restent confinées à des questions qui auraient du faire l’objet de débats et de résolutions dans le passé, en particulier lors de la publication du programme du gouvernement flamand du… 29 février 1996, appuyé par une large majorité et elles arrivent fort tard. On risque plutôt de débattre du… programme flamand en « commission des sages ».
Ou, comme c’est le cas pour les deux dernières, il est plus que temps. Mais je crains que la composition de la commission ne se limite à certaines pistes déjà balisées comme le résidu de Belgique où, comme je l’ai lu - curieusement - sur le site du RWF : « une association étroite, culturelle, économique et politique avec la République française ».
 
Même si c’est la Ministre - présidente de la Communauté française, qui est officiellement porteuse de ce projet, je m’interroge depuis quelques temps sur la volonté des deux partenaires de construire quelques chose ensemble. Existe-t-il (encore) vraiment aujourd’hui des arguments qui corroborent la logique d’un espace Wallonie-Bruxelles ?
Luc Courtois, historien à l’UCL rappelait dans « La Libre » qu’« il n’y a rien, dans l’histoire, qui oblige à aller vers tel ou tel projet. Les identités sont des constructions intellectuelles et symboliques. Elles s’enracinent dans un substrat historique et sociologique, mais celui-ci ne suffit pas ».
Marc Jacqmain, Responsable du service des identités contemporaines (ULg), n’a « pas trouvé d’argument massue en faveur d’un espace Wallonie-Bruxelles ». Faute de données suffisantes.
 
Certes, il y a bien une communauté de langue. Et encore est-elle partielle. La francisation de la capitale ces dernières décennies et le fait que deux tiers des dépenses culturelles de la Communauté française ne peuvent être géographiquement localisés ne sont pas non plus des arguments suffisants. Il y a aussi des différences sociologico-historiques. 
Je suis très dubitatif parce qu’actuellement, côté francophone, on est dans la confusion la plus totale sur les perspectives d’avenir (forcément quand on a été demandeur de rien pendant des années, comment pourrait-on penser àa quelque chose ?). En plus, malgré un potentiel certain, à part quelques mouvements peu représentatifs, le mouvement régionaliste wallon qui était encore fort voici quelques années n’est plus représenté que par Happart et Van Cau…  On peut ainsi se demander s’il n’y pas en fait des années que la prise de position annoncée par Arena est préparée. Elle coïncide la confirmation du pouvoir de Di Rupo. C'est à dire au moment où le PS a définitivement cessé d'être wallon. Après la mise sous tutelle de la plus puissante fédération wallonne du PS, celle de Charleroi, plus rien ne s'oppose chez eux à la création éventuelle d'une Belgique résiduelle qui passerait la Wallonie à la trappe avec un recentrage sur Bruxelles. 
Dans le même temps surgit un mouvement intra-bruxellois. Il est le fait des deux communautés principales (traditionnelles) de Bruxelles mais aussi d’autres communautés présentes dans la capitale. Qui réfléchissent à un autre modèle pour la Région et rêvent par exemple à un enseignement bilingue. Certes, cela reste une affaire de quelques élites. Mais des élites d’origines diverses et qui impriment un mouvement réel. On l’a vu avec l’histoire du Mouvement flamand, c'est efficace. Sous la pression de l’urgence et l’influence prise par les médias depuis deux siècles, je m’inquiète de ce nouveau nationalisme. Si, insidieusement, il n'était au départ que résistance sympathique et assez légitime provoquée par l’intransigeance flamande, il en devient l’allié en étant maintenant alimenté de plus en plus par un sentiment de rejet, si pas de mépris, pour la Wallonie. Wallonie vue par les médias dominants à Bruxelles et par certains politiques de premier plan, comme une région qui se serait volontairement enfoncée dans la crise. La revendication territoriale portés, par ailleurs, par les politiques bruxellois de premier plan, essentiellement sur base de leurs intérêts économiques, d’absorption (d’annexion ?) des provinces du Brabant wallon et flamand fait irrésistiblement penser à celles d’autres régions riches européennes comme la Padanie ou…la Flandre. 
Vincent Coorebyter (CRISP) rappelle que « l’identité francophone n’a jamais été le souci premier des Bruxellois. Que si la francisation de la ville est incontestable, dans le même temps, les relations entre francophones et néerlandophones n’ont jamais été aussi bonnes, les Flamands de Bruxelles sont maintenant convaincus qu’ils ont besoin d’une Bruxelles forte ».
En contraste, la Wallonie a toujours manifesté une solidarité sans faille avec les Bruxellois francophones, ce qui a permis d’obtenir, malgré l’opposition de la Flandre, l'existence de la Région de Bruxelles. (Au prix de l’abandon des Fourons, entre autres…). Il y a là plus qu’un terrible malentendu. Mais est-ce vraiment un malentendu, c’est la question que je me pose aujourd’hui.
 
A l’instar de Vincent de Coorebyter (CRISP), devant la largeur et l’indétermination du champ de la réflexion qui est lancée, je pense que nous allons nous trouver (enfin « nous », eux plutôt !) devant « un chantier potentiellement aussi long et complexe que celui du projet fédéral ». Ce ne sera pas un exercice dénué d’intérêt ou de vertus. Ne fusse que de voir comment on va répondre à l’émergence, sur la scène politique, d’un nouveau schéma : la Belgique à quatre, avec quatre Régions linguistiques, des Communautés-Régions. Shéma qui répondrait aux souhaits des tenants de la nouvelle « nation bruxelloise » et aux demandes germanophones de se voir également confier toutes les compétences régionales. Quand on pense qu’Arena en est encore à estimer que c'est un travail de définition d’identité qui est la priorité et que ce qu'elle appelle « la tuyauterie institutionnelle » doit venir, si nécessaire, ensuite...
 
Pas simple. Comme on le voit, tout peut sortir de cette initiative. Même le pire, en particulier si on raisonne avec un sentiment d’urgence puisque l’échéance est fixée à fin 2008.
 
Qu’est-ce qui décidera alors de notre avenir commun ?
De toute façon, l’issue s’imposera. « L’identité est quelque chose de contingent. Le projet politique prime, si la volonté majoritaire est de créer quelque chose qui fonctionne » rappelle l’historien Luc Courtois. Tous les Etats sont en partie accidentels, en partie enracinés dans une réalité, en partie construits. La nation flamande a petit à petit construit son identité d’abord sur des arguments inventés (le mythe de la bataille des Eperons d’Or ou celui des Flamands brimés par les « fransquillons », ces Flamands oppresseurs joyeusement confondus avec les Wallons dans leur imaginaire) pour ensuite passer à des arguments concret, réalistes mais toujours (re)construits en faveur d’un projet conçu de longue date.
Certains ont déjà choisi, Luc Delfosse du Soir a été assez clair : « en cas d'éclatement du pays, cette Commission aura au moins jeté les bases d'un projet de vie francophone ».
Ma crainte, c’est que le projet Arena-Di Rupo en aille de même pour l’ensemble Wallonie & Bruxelles. Parce qu’autour du nouveau projet politique, il faudra construire un argumentaire en convoquant les éléments concourant à cette thèse et en écartant les autres. 

Ceux en faveur de la solution française en premier.

 

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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 12:40

Le sondage réalisé par iVox pour le compte des journaux « Het Nieuwsblad op zondag » et « Vers l'Avenir » et abondamment commenté dans la presse ne met l’accent que sur le rejet de Leterme au profit de Verhofstadt au poste de premier ministre potentiel. Soit dit en passant, voilà un sondage qui doit faire plaisir aux Flamands et leur rappeler le traitement fait aux résultats du referendum sur le retour du roi, admirateur du Chancelier Hitler, qu’ils avaient plébiscité en 1950… Il montre bien la division des opinions publiques. Si Leterme ne devient pas premier ministre, ça en fera un magnifique nouveau martyr de la cause flamande !

Evidemment, ces résultats traduisent encore un souci croissant devant une crise politique qui dure : plus de 77% des personnes interrogées craignent ainsi qu'elle aura des conséquences fâcheuses pour l'économie.
Les chiffres moins commentés confirment les résultats d'un précédent sondage réalisé fin août : 39,1% des Flamands se montrent favorables à l'indépendance de la Flandre, pour 12,7 de Francophones (Mais quels « Francophones » ?) se disent prêts à renoncer à la Belgique. A la condition que je proposais dans ce billet précédent ou par conviction. Ce qui serait nouveau.
Enfin, une évidence, un sondage n'est qu'un cliché, un instantané de l'état d'esprit d'une population à un moment donné. Celui auquel la question lui est posée. Un test. Pas une élection. Ne l'oublions pas.
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 18:53

Auprès des journalistes de la RTB(f) en tous cas. Mais faut-il s'en étonner ? 
 
Tant la RTBF que RTL-TVi consacraient leur débat dominical à l'avenir des francophones après l'appel lancé par la ministre-présidente de la Communauté française Marie Arena en faveur d'une Commission composée de représentants des partis. Je n'ai pas vu les débats de ce midi, mais le résumé des points important montre une nette préférence :
http://www.rtbf.be/video/jt/index.htm?jt=CONDUITEJT_2007092313_SKYNET&seq=10 
On y voit le président du parti réunioniste, mais son (ou ses) intervention(s) n'y sont pas reprises...
Il est vrai que ce "néo-nationalisme multiculturel " bruxellois, projet naissant et extrèmement périlleux pour la cohésion de la communauté commune, et française des Bruxellois francophones et des Wallons, est moins inquiétant pour le régime.
 
Ou alors, en quoi les arguments en faveur du réunionisme ne passent-ils pas la rampe des médias ? Seraient-ils trop... évidents ?

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 18:17

Quand Karel De Gucht dit au journal "LeSoir"  : "Il ne faut pas craindre que la Belgique disparaisse", ça ne veut pas dire qu'elle ne va pas disparaître.
Ca veut dire que cette disparition ne doit pas effrayer...

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 05:50

Excellente soirée littéraire, hier soir, à la librairie "Papyrus" à Namur au cours de laquelle Catherine Ernens de "Vers l'Avenir" s'est entretenue avec Jules Gheude à propos de son dernier livre. Exposé brillant, d'une très grande clarté suivi d'un débat où les différentes opinions ont pu s'exprimer parfois longuement. J'ai eu le plaisir d'y retrouver de nombreuses connaissances.
 
On vient de me communiquer l'annonce de la mise en ligne du nouveau site Internet du RWF. L'équipe qui porte le parti, actuellement présidé par Paul-Henry Gendebien, a décidé d’investir de gros moyens dans un site exceptionnellement plus professionnel que la version précédente. Version devenue obsolète du fait de l'évolution rapide des technologies de l'Internet.  J'avais créé et animé – en très modeste amateur – ce site (en ASP !), du graphisme au contenu, entre décembre 2003 et décembre 2006 avant que sa gestion et sa mise en page ne soit reprise par le Chargé de communication désigné par le Président lors de son élection. 
Voilà qui, à l'image du journal du parti : "Le Trait d'Union", déjà mis en page avec talent par la même personne, va certainement contribuer à donner une image moderne et particulièrement dynamique de la cause réunioniste, démentissant le qualificatif de "ringard" que lui décerne l'ECOLO Jean-Michel Javaux ! Enfin, espérons-le...
Mais je vous invite à vous faire votre opinion en le visitant à l’adresse : http://www.rwf.be 

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 19:44

On le sait, faute d’atteindre le quota des 20 élèves fixé par la Communauté française pour l'octroi de subsides les enfants seront donc accueillis dans une des cinq autres implantations maternelles de Leval-Trahegnies et un service de transport scolaire sera mis gratuitement à la disposition des parents qui le souhaitent.

Cette école qui ferme, après d'autres, était importante, parce que située en plein coeur d'un quartier avec beaucoup de logements sociaux.
Cette fermeture pose la question du choix de société dans laquelle nous (sur)vivons. Y-a-t-il un Service public plus indispensable que celui de l’éducation. La logique marchande doit-elle passer avent l’intérêt des enfants, de l’avenir de notre société ? 
Après les fermetures des bureaux de poste de proximité, des gares de proximité, voici venu le temps des écoles de proximité. On sait pourtant, qu’en plus de le vouloir de plus en plus centralisé, concentré même, que notre système d’éducation avec son organisation aberrante en réseaux philosophico-politiques concurrents est un des plus inégalitaires, si pas des plus inefficaces de l’OCDE. Ce qui reste le plus criant, ce sont les énormes disparités. Nous sommes loin du principe républicain d’égalité !
 
Hier soir, dans l’émission « Question à la une » (*) de la RTB(f), dans une école élitiste de Bruxelles, un enseignant ne considérait-il pas que l'école n'a pas à assumer la responsabilité des différences sociales. L'école dit-il n'est que le reflet de la société. A quoi s’attendre, en effet dans un royaume où la vassalité est la règle ? On l’a encore vu récemment avec les critères de recrutement des membres du personnel du Parlement wallon…
On a simplement ajouté au « Droit du sang », ceux de l’argent et de l’appartenance partisane !
 
(*) On parle beaucoup depuis hier de cette émission qui a frappé les esprits. Je ne connaissais pas le modèle finlandais.  Quelques chiffres glanés sur Internet.
Evolution des résultats de l’enquête  PISA (43 pays de l’OCDE + associés)
- 2000 : la Finlande est première en lecture, 4ème en maths et 3ème en sciences
- 2003 : la Finlande est première en lecture, en maths et en sciences.
- Les différences entre établissements, entre filles et garçons et entre catégories sociales sont les plus faibles de tous les pays évalués.
- La proportion d’élèves en difficulté est très faible (6% contre 21% en moyenne)
- Le taux d’encadrement est, il faut le reconnaître assez exceptionnel :
- de 1 à 3 ans : 3 assistantes maternelle et une aide-ménagère pour 12 enfants maximum
- de 3 à 6 ans : 2 enseignants, 1 assistante maternelle et 1 aide-ménagère pour 21 enfants maximum.
- de 7 à 13 ans et collège : 1 enseignant et 1 assistant d’éducation pour 20 élèves maximum
- Pas de collège de plus de 400 élèves, pas de lycée de plus de 500 élèves.
- L’école publique occupe plus de 95 % du « marché ». Tout est gratuit : matériel scolaire, repas, transport, etc. les gens vont donc dans l’école la plus proche de chez eux sans se poser de questions mais ce n’est pas une obligation. (si ce n’est le cas, ils payent eux-mêmes le transport).
- Enseignement spécialisé : dépistage précoce (dès le jardin d’enfants) et classes spécialisées limitées à 5 élèves.
- Aide aux élèves en difficulté : Chaque établissement dispose d’un maître spécialisé supplémentaire prenant en charge des groupes de 5 élèves maximum (17% d’élèves suivis).
- Les élèves primo arrivants (principalement russes) suivent un cours intensif de finnois et sont partiellement intégrés avec 1 assistant bilingue pour 5 élèves. La dispersion des primo-arrivants ou immigrés permet de les intégrer rapidement par une prise en charge spécifique dès leur arrivée.
-  L’école obligatoire commence effectivement à 7 ans, 96% des familles choisissent de faire suivre un cours préparatoire optionnel dès 6 ans à leur enfant. Les autres apprennent la lecture dans leurs familles. Les méthodes de lecture utilisées sont syllabiques. A noter qu’un élève qui n’est pas prêt à l’apprentissage de la lecture peut être maintenu en jardin d’enfants jusqu’à 8 ans.
Malgré tous les dispositifs d’aide et le taux d’encadrement, le redoublement reste autorisé (0,8%).
- Il n’y a pas d’évaluation notée avant 9 ans, après cet âge, l’évaluation est progressivement mise en place jusqu’au lycée. A partir du lycée, et jusqu’à l’Université, une réelle sélection compétitive est mise en place (examens de passage au cycle suivant, examens d’entrée et numerus clausus).
- Les filières sont toutes valorisées et valorisantes
- Les enseignants sont recrutés par les communes et les directeurs. La liberté pédagogique est totale. Il n’existe pas de système d’inspection et de corps des inspecteurs. Les établissements sont dans l’obligation annuelle de rendre publics leurs résultats et leurs principes de fonctionnement
- Les professionnels de l’enseignement (instituteurs et professeurs) ont tous une large formation universitaire de 6 ans ! Ils sont invités avant tout à « traiter les plus fragiles à la base » en se fondant notamment la remédiation et le dépistage. Le postulat de base est que l’élève doit réussir et l’échec est avant tout considéré comme une mission ratée des pédagogues. A noter que les enseignants sont reconnus et disposent d’assez larges libertés pédagogiques pour remplir leur mission. S’ils ne semblent pas particulièrement bien payés, ils semblent être des idéalistes. (Un peu comme les instituteurs républicains de Jules Ferry…)
 
Transposer simplement le modèle finlandais est difficile dans notre culture philosophico-particratique même si d’excellentes idées peuvent en être reprises. A moins d’une révolution dans les esprits… si pas dans les institutions.

A télécharger : Un texte reçu concernant la réforme de l'enseignement en Communauté française. A vous de vous faire votre opinion.
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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 05:33

A signaler une bonne émission « C dans l’air » sur France 5, hier soir, au titre évocateur : « ça frite chez les belges ». malgré le présence de deux invités plutôt hostiles à nos idées (Béatrice Delvaux du Soir de Bruxelles et Chantal Kesteloot. La solution française a été évoquée à plusieurs reprises. Elle est encore en ligne pour quelques jours sur leur site Internet.

Deux compléments (décidément, ça devient une habitude…) :

La conclusion d’une interview du professeur François Heynderickx (ULB) sur les réactions de l'opinion « du Nord et du Sud » du pays
dans « La Libre » : 
« (…) De longue date, les Flamands peuvent se raccrocher à un projet, ce qui les encourage à accepter l'idée d'une séparation. Selon beaucoup d'entre eux, il s'agirait d'un glissement naturel, d'une bonne nouvelle en quelque sorte car le projet flamand évoque une Flandre plus forte seule que flanquée de la Wallonie.

Du côté francophone, au contraire, si le modèle belge tombe en panne, c'est la porte ouverte aux pires catastrophes. Le concept de nation, dans le Sud du pays, est marginal, peu construit, peu porteur. On n'envisage la séparation que comme une chose effrayante, toutes les alternatives paraissent annoncer un avenir noir. La Wallonie deviendrait plus pauvre, Bruxelles ne s'en tirerait pas...
 
Si la Belgique devait disparaître, il n'y aurait pas d'échappatoire, pas d'espoir possible, pense une large frange de l'opinion dans le Sud du pays, et ce ne sont pas les scénarios présentés par les médias qui la feront changer d'avis. »
 
Et dans le style « tout va très bien Madame la marquise », Louis Michel est un champion. il a ainsi convoqué la presse française et internationale pour lui reprocher de tout dramatiser excessivement… 
Jean Quatremer n’est pas dupe.
Il raconte cet entretien surréaliste sur son blog.
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
- La loi d'unanimité et de contagion
- L'heure décisive approche pour les Bruxellois
- Appel à la France, à tous les francophones :  pour une action mondiale pour le français et la Francophonie
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