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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 12:57
Un correspondant m’écrit "qu’un gouvernement belge verra bien le jour   pour 4 ans-2011 , les régionales en 2009, PHG parle de 2010 pour le clash... à suivre! "
Et "un clin d'œil pour ceux qui ont connu cette époque... Alexandre Adler il y a 29 ans...!!! "
  
Voici ma réponse :
 
Je connaissais la carrière d’Alexandre Adler… Amusant aussi de constater que ce billet sur « Rue 89 » confirme ce que j’écrivais dans : « Leterme et le retour des experts ». : les conclusions du livre «  Expert Political Judgement » du Professeur E. Tetlock de l’Université Berkeley (*). En gros, après avoir évalué les prévisions des experts dans différents domaines et les comparant aux prévisions de spécialistes bien informés, il a noté un rapport inverse entre les meilleurs indicateurs scientifiques de bon jugements (ceux qui se vérifient) et les qualités des personnes que la plupart des médias considèrent comme des experts…» 
Sinon, je partage tout à fait et les prévisions Gendebien, le « baron rouge » (comme il a du aimer ce rappel !) publié dans « Le Figaro » d’hier.
2009 pourrait l’année la plus intéressante, et en tous cas celle où les choses pourraient évoluer rapidement. Mais deux cas de figure peuvent se présenter :
  1. Si le gouvernement fédéral est arrivé à un accord sur le réforme de l’Etat entre-temps. Et que ce résultat satisfait l’opinion politique flamande,les élections seront vraiment régionales. Leur résultat n’aura pas trop d’impact et les débats devraient continuer avec assez de lenteur… parce que c’est extrêmement difficile de défaire un pays. Sans violences.
  2. Il n’y a pas d’accord sur la réforme de l’Etat d’ici-là et alors, la radicalisation va se poursuivre. Les partis flamands de gouvernement en seront déstabilisés et devront montrer (au sens : « faire la preuve de »…) leur véritable engagement en faveur de la Flandre en vue des élections fédérales de 2011.
Je suis réunioniste, rattachiste - comme on disait depuis bien avant la création du RWF et donc du retour de P.-H.G. en politique – ce deuxième cas de figure, c’était déjà dans mon pronostic pour la mise en place et le programme du gouvernement de 1999 et des années suivantes. Pronostic basé sur la publication du programme du Parlement flamand et que l’on a fait mine de découvrir seulement ces derniers mois. Tout était mûr pour que les deux camps se retrouvent dans la même situation qu’aujourd’hui. Mais un événement extérieur, « l’affaire de la dioxine », a tout perturbé et retardé le mouvement en nous faisant perdre une dizaine d’années.
Ceci n’empêche que nous risquons d’avoir notre réaction « thermidorienne mais ultra-belge», la presse modérée et royaliste se déchaînant, après la mise en place (ou plutôt « en cas de mise en place ») du prochain gouvernement… Réaction dont il est difficile de deviner l’ampleur et l’impact sur l’opinion publique et donc les politiques.
Malgré ça, optimiste (c'est-à-dire un pessimiste mal informé - ;-) ) je parierais donc, effectivement sur 2010-2011.
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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 00:30
La Belgique proclame son indépendance le 4 octobre 1830. Mais qui le sait ? Cette date est encore moins connue que les paroles de la Barbançonne...
Quinze ans plus tôt, l'Angleterre avait déjà imposé l'annexion de nos régions aux Pays-Bas. 

En tous cas, rien, aucun commentaire ce matin aux Journaux parlés de la radio d'Etat... Il faut dire qu'à côté de l'anniversaire du lancement du premier satellite artificiel, l'événement est remis à sa vraie place historique : signe que même pour eux, c'est déjà devenu marginal ? 
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 18:00

(Belga) En marge des discussions communautaires actuelles, Brigitte Grouwels (CD&V) souhaite savoir si la province du Brabant wallon accepterait d'instaurer un bilinguisme généralisé. La secrétaire d'Etat bruxelloise a annoncé lundi avoir adressé une lettre aux bourgmestres des communes de cette jeune province pour tenter d'avoir une réponse à cette question.
 
Pour Brigitte Grouwels, il s'agit d'y voir plus clair au sujet l'option d'étendre le statut bilingue de Bruxelles aux Brabants wallon et flamand. « Dans le cadre des discussions institutionnelles actuelles, il importe de connaître les points de vue des différents partenaires », a-t-elle affirmé, dans un communiqué. D'après elle, cette piste du bilinguisme étendu est de plus en plus souvent évoquée dans le cadre des discussions sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, Selon le porte-parole de la secrétaire d'Etat CD&V, interrogé lundi après-midi, cette démarche a été entreprise « sans a priori, si ce n'est celui de ne pas toucher aux limites de la Région bruxelloise et à la frontière linguistique ». Dans sa missive, la secrétaire d'Etat a ajouté qu'elle avait demandé aux bourgmestres si « les autorités concernées » pouvaient adhérer au principe de l'égalité de droits entre flamands du Brabant wallon et francophones du Brabant flamand. Elle a rappelé qu'en 1962, les six communes du Brabant flamand s'étaient vu imposer des facilités. D'après elle, « trois communes du Brabant wallon avaient été retenues pour bénéficier du même statut dans le projet de loi initial de l'époque. Elles ont catégoriquement refusé. Il importe aujourd'hui de savoir si les esprits ont évolué », a enfin dit la secrétaire d'Etat. 
 
Vous connaissez mon opinion. Il y a quelques années (en 2003 !), avec quelques amis nous avions annoncé ce risque dans le cadre du « grand marchandage » communautaire autour de BHV. En nous posant en « chiens de garde de l’intégrité française (et donc wallonne) du Brabant wallon ».
 
En faisant cette demande,mais curieusement uniquement à destination des Wallons, Brigitte Grouwels ne fait que rejoindre les propos de quelques politiciens bruxellois (Maingain, encore lui !) qui ont suggérés un élargissement de Bruxelles à tout le Brabant (Brabant Flamand + Brabant Wallon) et notamment D. Thiery du FDF dont j'ai parlé dans un billet précédent.
Certains, en Brabant wallon, comme Charles Michel à Wavre ou Raymond Langendries à Tubize, n’ont pas attendu cet appel pour annoncer que « ça ne les dérangerait pas ». Le risque est donc grand. Les mandataires des partis traditionnels n’ont pas souvent d’état d’âme, ils obéissent aveuglément aux ordres de leurs présidents de partis. Carrière oblige !
 
Un Brabant wallon bilingue ? Pourrions-nous encore nous qualifier de « Wallons » ? Aurions-nous automatiquement un échevin flamand d'office de Rebecq à Orp-Jauche et de Beauvechain à Villers-La-Ville ? Devrons-nous importer des agents flamands (les seuls à être naturellement « nés bilingues », forcément !) pour les guichets du nos communes ou CPAS, aggravant notre taux de chômage, comme à Bruxelles où la majorité des emplois sont par principe donné à des Flamands (Même incompétents comme le reconnaissait Grouwels elle-même) ? 
 
Brabançons wallons, vous savez ce qu’il vous reste à faire : écrire à votre maïeur !
 

NB : Depuis, on sait qu'ils ne sont plus seuls... Vincent Scourneau, Jean-Luc Roland et Serge Kubla (mais est-ce étonnant ?) les ont rejoints. Heureusement, Dimitri Legasse sauve un peu la mise en déclarant que cette proposition est dénuée de fondement.

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 19:28
De Blaise Gauquelin, Journaliste pour l'ORF, la radio télévision publique autrichienne et correspondant pour Radio France et RFI à Vienne sur le blog « Rue 89 »
(Texte intégral)
 
La Slovaquie, c’est loin, c’est un petit pays. On ne saurait pas bien le situer sur une carte. Et pourtant, le reste de l’Europe ferait bien de s’y intéresser, parce que c’est là-bas que voit le jour, dans l’Union, un débat qui fait déjà rage aux Etats-Unis, sur la place à accorder aux convictions religieuses dans les obligations de service.
 
C'est justement, parce que personne n’a "les yeux rivés" sur Bratislava, à la différence de la Pologne des frères Kaczynski, que le Vatican place tout ses espoirs sur le jeune Etat slovaque. Et espère bien, grâce à un travail de lobbying discret, en faire le premier pays européen à adopter la "clause de conscience" dans plusieurs domaines de la vie publique.
 
La clause de conscience, qu’est-ce que c’est?
 
La clause de conscience, cela permettrait à tout citoyen de "refuser d’agir d’une façon que sa conscience juge contraire à l’enseignement de la foi et de la morale", selon le texte proposé par le Vatican à la Slovaquie. En clair: les médecins pourraient refuser de pratiquer des avortements, la procréation artificielle ou assistée, ou encore l’euthanasie; les salariés seraient libres de refuser de travailler le dimanche; les enseignants de ne pas parler de la théorie darwinienne de l’évolution dans leurs classes et les maires de ne pas célébrer des unions homosexuelles. Bref, les lois religieuses seraient en au-dessus des lois votées par le Parlement.
 
L’invitation faite par le Saint-Siège aux fidèles de refuser les lois qu’ils considèrent comme contraires à leur foi n’est pas nouvelle. Mais jusqu’ici, elle a eu un impact politique limité. En Slovaquie -pays à 70% catholique-, le Vatican touche au but, car il a réussi à polariser la société sur cette question. On a désormais d’un côté les "modernes", qui veulent une Slovaquie alignée sur Bruxelles, et de l’autre les "traditionnalistes", relayés par l’église locale, pour qui la parole du Vatican doit primer.
 
A tel point que cette division a entraîné une crise politique sans précédent, avec l’éclatement du gouvernement en 2006. Le Premier ministre d’alors, Mikulas Dzurinda, a en effet refusé de valider l’instauration de la clause de conscience, soutenue par les ministres chrétiens-démocrates et par une pétition ayant recueilli 100000 signatures. En démissionnant, il a d’ailleurs prévenu ses concitoyens de manière très claire: l’adoption de cette clause risquait "de donner un poids très important à l’Eglise catholique dans le processus de décision séculière".
 
Instauration de la discrimination dans un pays de l’UE
 
La commission européenne s’est, elle aussi, émue des velléités politiques du Vatican, en rappelant qu’une Slovaquie liée au Vatican par une clause de conscience n’aurait plus sa place dans l’Union. En effet, les catholiques auraient ainsi des avantages sur les autres citoyens, alors discriminés. Les femmes se verraient également entravées dans leur droit au recours à l’avortement, surtout dans les campagnes, où les hôpitaux ne sont pas nombreux. Or, le droit européen, qui prime sur les droits nationaux, interdit toute discrimination.
 
Depuis, les sociaux-démocrates, dont les relations avec le Vatican sont tendues, gouvernent dans un mariage de la carpe et du lapin avec deux partis d’extrême-droite, l’un à tendance nationaliste, l’autre à tendance populiste. Le gouvernement a promis le statut quo dans les relations avec l’Eglise, renvoyant l’adoption du texte aux calendes grecques. Le vice-premier ministre Dusan Caplovic a même parlé, juste après le scrutin, d’un "accord tacite" avec l’Eglise, visant à ne pas instaurer de lois pendant la législature sur les sujets qui fâchent, comme le Pacs ou l’avortement.
 
En contrepartie, l’Eglise devait cesser de faire pression pour l’instauration de la clause de conscience. Parole non tenue : le jeudi 13 septembre, Benoît XVI a reçu le nouvel ambassadeur slovaque auprès du Saint-Siège. Il en a profité pour souhaiter la signature rapide de l’accord sur la clause de conscience entre la Slovaquie et le Vatican. Le Pape s’est d’ailleurs félicité "de la réassurance que la République de Slovaquie est investie dans l’aboutissement de l’accord de base concernant l’objection de conscience".  
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 23:28
Depuis la re-désignation d’yves Leterme, samedi soir, à la fonction de formateur, comme d’habitude les médias font appel à leurs experts préférés en analyse politique . Ceux-ci, fort de leur notoriété et de leurs titres académiques nous assènent leur opinion avec conviction et sérieux. Je ne peux m’empêcher de penser aux conclusions du livre «  Expert Political Judgement » du Professeur E. Tetlock de l’Université Berkeley (*). En gros, après avoir évalué les prévisions des experts dans différents domaines et les comparant aux prévisions de spécialistes bien informés, il a noté un rapport inverse entre les meilleurs indicateurs scientifiques de bon jugements (ceux qui se vérifient) et les qualités des personnes que la plupart des médias considèrent comme des experts… (**)
Il a ainsi démontré scientifiquement que plus l’expert est célèbre, plus il affirme les choses avec le plus d’assurance et le moins d’ambigüité, plus il est mauvais dans ses pronostics ! 
Pour lui le problème des experts reconnus est le même que celui de n’importe qui. « Aveuglé par nos convictions, nous détestons avoir tort ! » 

Que dire aussi de ceux qui sont experts uniquement dans un domaine tout différent (un de ceus où justement il n'y a pas d'expertise possible), comme le comédien Poelvoorde invité par «  Le Vif »  à jouer le rôle de Rédacteur en chef et qui, restant dans son rôle de comique déjanté, raconte n'importe quoi pour plaire à son public. On ne crache pas dans la soupe dans ces métiers là.  N'est pas Coluche ou Mélina Mercouri qui veut...
 
(*) Expert Political Judgement : Philip E. Tetlok, Princeton Univerity Press , 2005
(**) Ce qui me fait penser à cette citation dont je n’ai pas retrouvé l‘auteur : « Un optimiste est un pessimiste mal informé » ! 
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 12:52

Une réflexion à partager...

"Etre français ne signifie pas essentiellement être possesseur d'une carte d'identité, être allé à l'école et gravir les échelons sociaux. Son implication est plus vaste. Au-delà de la maîtrise linguistique, de l'obtention d'un quelconque diplôme universitaire, être français est une manière de vivre, un art de parler, de penser, de réfléchir. Etre français, c'est se nourrir de l'esprit de Lumières, de valeurs républicaines qui sont autant de garde-fous, empêchant tout un chacun de verser dans l'extrémisme politique ou religieux. Etre français, c'est la somme de petits actes du quotidien, tissés de tolérance, de justice sociale, de la conviction qu'aucune cause n'est assez importante pour qu'on y sacrifie son humanité. (...)" 
 
Calixte Beyala, dans "Marianne" n° 545, du 29 septembre au 5 octobre 2007 (page 35).

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 18:30

Frustration de ne pas avoir été invité aux discussions par « l’Explorateur » ou plutôt preuves que celles-ci patinent méchamment ? Le Vice-président bruxellissime (*) du MR s’est fendu hier de propos bien dans l’air du temps. «  Que personne ne s'y trompe, la Flandre s'est constituée en nation, et aujourd'hui elle a la prétention de s'ériger en Etat, dans la Belgique si elle en tire encore avantage, hors d'elle si ses intérêts le lui dictent. Les francophones auraient tort de croire qu'ils arrêteront la marche en avant de la Flandre nationaliste en payant toujours un prix plus élevé pour maintenir un semblant d'unité  ». « Face à l'Etat flamand qui se construit, les francophones ne peuvent plus se contenter de raisonner en termes de Communauté ou de Région. Wallons et Bruxellois peuvent envisager de garder l'Etat belge sans la Flandre, en veillant au lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie.  »
 
« Face à l'Etat flamand qui se construit, Wallons et Bruxellois peuvent envisager de garder l'Etat belge sans la Flandre ». Voilà le message principal de cette sortie ultra-médiatisée et qui pourtant n’apporte rien de nouveau. Sauf que Maingain, se parant comme d’habitude de son rôle de « défenseur de la cause frankeupheune » aura bien mérité de la « patrie résiduelle belgo-wallo-bruxellienne » qu’on nous prépare. Sachant l’effet de ses propos en Flandre, il montre par là que quel que soit le résultat des négociations (en fait, je pense qu'il s’en tape !) : élargissement de Bruxelles à certaines communes de la périphérie ou maintien définitif de ces communes en Flandre, pour les politiciens (**) élus comme lui sur le message « il faut sauver Willy la Belgique unie », leur choix est fait. Et il est temps de préparer la population et donc les esprits à la phase suivante : l’Etat « Belgique-résidu ». 
Contre la France. Il n’y a pas de surprise, finalement.
 

(*) Avez-vous remarqué qu'il ne prononce jamais (ou alors j'ai été distrait...) le mot « Wallon » ? C'est également lui aui est l'auteur de l'expression assez méprisante : « République des bords de Meuse »...  pour qualifier laWallonie.
 
(**) Comparaison hasardeuse et n'ayant rien à voir avec la personne d'O. M. certes, mais voici une citation à méditer : « Après tout, ce sont les dirigeants d'un pays qui en déterminent les lignes d'action, et ce n'est jamais qu'une question simple que d'entraîner le peuple, que ce soit dans une démocratie, une dictature fasciste, un Parlement, ou une dictature communiste. (...) Le peuple peut toujours être converti à la cause des dirigeants. Cela est facile. Tout ce qu'il suffit de faire, c'est de leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme qui expose le pays au danger. Cela marche de la même manière dans tous les pays ».Elle est d'un certain... Hermann Goering, notable nazi au procès de Nuremberg en 1945.
Je ne vous apprendrai pas que c'est Carl von Clausewitz (si mes souvenirs sont bons...) qui a écrit qu'une guerre commence toujours comme la précédente a terminé et qu'une armée battue adopte les méthodes de son vainqueur. 
Depuis 1945 (date du Congrès wallon de Liège) et plus particulièrement le referendum de 1950, dernière défaite de l'Etat unitaire, la propagande du régime a repris à son compte la recette de cet individu en l'amplifiant aux moyen de ce medium extraordinairement puissant qu'est la télévision.

Ceci n'a rien à voir, mais avez-vous remarqué qu'Olivier Maingain et José Happart s'expriment tous deux sur un ton assez monocorde ?

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 12:50
Dans une interview au Soir, Hervé Hasquin rejoint l’analyse de Moureaux. Contrairement à ce qu’il prétend, le fait qu’ils soient tous deux historiens de formation n’a rien à voir avec cette brutale prise de conscience. Sauf que tous deux font presque partie de l’histoire… de leur parti et qu’ils se sentent peut-être enfin un peu plus libre d’oser dire des choses qui sont dérangeantes pour celui-ci… et maintenant sans danger pour leur carrière.
Difficile de rester soi-même et de se plier à une discipline de parti. Quel qu’il soit…
Dommage aussi pour ce qui devrait être un devoir citoyen, mais n’est pas rentable électoralement. Oser dire la vérité au Peuple !
 
Trois extraits de l'interview :
- « (…) je suis estomaqué par le biais que l’on retrouve, pour l’instant, dans le traitement de l’information. On essaie, côté francophone, de nous montrer qu’il y a encore des Belges. Et l’on nous montre et remontre LE Flamand qui se dit encore Belge. Intellectuellement, ça me scandalise. »
- « Si les francophones comprenaient le flamand et prenaient le temps d’aller voir en Flandre ce qui se passe, ils verraient que les choses sont bien plus avancées qu’on ne le dit, en termes d’éloignement. Mais non, on vit dans le leurre et la duperie. »
- « Compter les drapeaux belges, (…) ça montre que les derniers Belges sont en majorité des francophones bruxellois. Rien que ça, cela souligne le fossé sociologique (…) ».
 
Hasquin comme Moureaux ont contribué à endormir les Wallons et les Bruxellois. La presse fait semblant de considérer leurs propos comme une découverte, une révélation. Et pourtant, que disons-nous d’autre depuis des années ?
 
Enfin… Tout ça fait aussi partie de la préparation des esprits dont je vous parle depuis quelques billets.

 

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 12:40
La presse francophone (évidemment !) fait grand cas de la pétition « Sauvons la solidarité » initiée par les syndicats flamands. Pour qui connaît un peu l’histoire, les syndicats ont toujours été faibles en Flandre. Ils savent très bien ce qu’ils auront à perdre dans une Flandre indépendante. C’est donc bien la solidarité des Wallons envers les syndicalistes flamands et leurs affiliés qu’il s’agit là de préserver. Je n’y suis pas opposé à condition que la réciproque soit vraie. Mais j’ai des doutes.
A titre d’exemple, les syndicats flamands ne se sont pas manifesté lors de la fameuse sortie « pas un centime flamand pour la sidérurgie wallonne » quand l’Etat belge dominé par la Flandre a utilisé sans vergogne (et à « l’insu du plein gré » des partis francophones) les subsides européens destinés à la restructuration et au sauvetage de la sidérurgie wallonne pour construire la sidérurgie maritime flamande. Il y a de nombreux autres exemples depuis.
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 19:25

Le Soir a re-publié ma carte blanche sur : "BHV, le dernier verrou". Sur le site en ligne, il est en plus en "Une" de la page "Belgique".
 
Cerise sur le gâteau, depuis hier, c'est le seul article recommandé et il est le plus consulté.
Vous avouerai-je que je suis loin d'en être mécontent ? 
 
C'est que la situation évolue. Je vous ai parlé des interview de Di Rupo et de Moureaux. Hier, dans son édito du "Laatste Nieuws", Luc Van der Kelen, sous le titre "Ils se mettent maintenent à tirer sur les citoyens", déclare que la Sûreté de l'Etat, n'excluant pas la violence dans un délai de 5 à 10 ans, aurait ouvert un dossier "guerre civile"! (Merci J. d'avoir attiré mon attention !)
 

Enfin, par rapport à la pathétique réaction de panique qui consiste à hisser quelques drapeaux et à accuser les politiciens de ne pas penser comme "le Peuple qui ne veut pas ça"...  il faut rappeler que la Consultation de 1950 est à l'origine du fait qu'il est devenu impossible de pouvoir consulter le peuple belge comme étant un seul peuple. C'est la fin du peuple belge, la naissance de deux opinions publiques.

1950 est aussi la preuve qu'il n'y a pas de "volonté belge" et surtout que la dissension est bien créée par les peuples, non par les politiques qui suivent...

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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