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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 12:34

Dans l'éditorial du quotidien bruxellois "Le soir", la rédactrice en chef est obligée de constater dans une courte énumération combien la situation politique est bloquée et surtout combien (et c'est une première pour ce journal) l'écart et l'exaspération grandit entre les citoyens lambda des deux communautés et des trois régions.

Elle rend les politique responsables de cette situation pour avoir "abandonné le champs politique" (à qui ?). Je pense au contraire que la presse s'occupe à leur place de parler pour ne rien dire, devanant ainsi un auxiliaire du populisme ambiant. si cette dernière adaptait son discours dans un sens plus pédagogique et ouvert, nous verrions certainement la politique revenir. Et ne nous trompons pas, ce ne sont pas les Flamands qui oblignet à être médiocres ! 

Réveil tardif ? Gueule de bois ? A force de prendre ses rêves pour des réalités…

Malgré tout, elle persévère. Il faut lui reconnaître ce mérite. Et fait la leçon :

"Il faut que les francophones entrent dans ce pow-wow institutionnel d'envergure. Mais alors les Flamands devront accepter des compromis forts. Sous peine de ne construire aucune solution durable et respectable. Ou de valider l'idée qu'ils ne veulent que ce qui sert leurs intérêts, assouvit leurs ressentiments ou comble leurs frustrations.

La solution qui fait concomitamment s'élargir Bruxelles et s'accroître les compétences régionales, en garantissant les droits des minorités et un financement dans chaque région, est tout sauf stupide. Elle a même beaucoup d'allure. Elle demande créativité, courage, mais surtout sens des responsabilités. Ceux qui ne les prendront pas, seront lourdement coupables. Sans pouvoir prétendre qu'ils n'ont pas été prévenus."

Epinglons cette perle : " les Flamands devront accepter des compromis forts"… C'est qu'elle semble encore y croire la pauvre !

Les vertus de l'engagement ou de l'auto-manipulation ! Il est si difficile de changer d'attitude, même si on se rend compte que ça ne mène à rien. Tiens, je m'en vais lui recommander la lecture du "Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens" de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beaubois (PUF).

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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 23:32

La presse nous confirmait ce 27 juin que la haine sévit via les courriels en chaîne sur Internet. Le racisme ordinaire certes. Qui d'entre-nous n'a pas reçu ces courriels nauséabonds. Il en va de même pour les fora où, sous couvert de pseudonymes, de courageux anonymes (facilement reconnaissables à leur style) règlent leurs comptes et versent leur bile sans crainte d'être démasqués. Leurs victimes n'étant mises au courant que par hasard de ces agissements. J'ai ainsi du intervenir quelques fois auprès des modérateurs du Soir, de la Libre ou de Voxlatina pour qu'ils fassent respecter leur propre charte éthique.
 
Coïncidence, c'est ce même jour qu'un certain
Bernard C. de Namur (ou plus précisément de Jambes, que j'ai du croiser trois ou quatre fois) a choisi pour envoyer un pourriel multiple qui circule actuellement et que vous avez peut-être reçu. Prenant ombrage du fait que je fais ce que j'ai toujours dit et annoncé, c'est-à-dire faire ce que je crois possible pour rassembler les différents courants de la mouvance wallonne autour d'un commun dénominateur (un programme commun pour reprendre une expression qui a fait fortune dans les années '70 et '80) voici comment il interprète (fanatisme sectaire ou émotionnel des nouveaux convertis ?) mon attitude qu'il vient probablement de découvrir: " Voilà l'alliance de l' aveugle et du paralytique.. l'enfant en sera un borgne unijambiste..Pauvre Claude Thayse , toujours aussi malade de son ego surdimensionné…" (Sic !)
 
Jalousie ?  A sa façon, cet individu reconnaît implicitement que j’ai un égo et, ce que je trouve le plus important, que je n’ai pas une âme de courtisan ou de… laquais ! Eclair de lucidité de sa part ?
 
Certes, tout ce qui est excessif est insignifiant. N'empêche, c'est irritant. Et serait parfaitement ridicule et anecdotique si cet énergumène inculte de surcroit (*) n'était un des dirigeants d'un parti qui se dit rassembleur (et wallon !). Et que, la veille au soir, un des autres hommes de confiance de son président ne m'avait affirmé que ce type de pratiques calomnieuses, directes ou sournoises, y était désormais interdit. Aveu implicite que certaines manières de fonctionner de dirigeants actuels de cette formation rappellent étrangement ce qui avait cours en des temps beaucoup plus sombres pour la démocratie… ou que ne renieraient pas des partis non démocratiques. Peut-être y aurait-il là un peu de ménage à faire…
 
Tout ça est évidemment lamentable. La division entre Wallons et plus particulièrement entre partisans d'un même avenir pour notre Peuple est suicidaire. Ce n'est pas avec des injures et des invectives qu'on peut bâtir l'avenir. Je le regrette d'autant plus que j'ai présidé le RWF pendant deux ans, que cette dérive me désole. et qu'il semble bien que ce type d'attitude y soit maintenant de plus en plus encouragé. Je le regrette pour la grande masse des militants de cette cause qui, eux, sont sincères, honnêtes et respectueux des principes républicains.
Finalement je suis heureux d'en avoir été "démissionné" un beau jour de juin 2007 pour avoir dénoncé les dérives du fils spirituel (et ce n'est pourtant pas un comique !) du président.

Bref, un nouvel épisode peu glorieux de la longue histoires des divisions au sein du Mouvement wallon commencée avec la désastreuse dissolution du Rassemblement wallon.
Sans vraiment beaucoup d'importance et à oublier au plus vite.

Tiens, tant qu'à faire, ça m'a donné envie d'inventer un logo. Qu'en pensez-vous ?

(*) Comme l'a montré Paul De Tarse qui pourrait être son modéle, pas besoin de culture, la démagogie suffit et avec elle sa perpétuelle alliée : la haine de l'intelligence.
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 23:44

26 juin, comme chaque année, on fêtait l'anniversaire de la bataille de Fleurus (1794)  qui vit la victoire de l'armée des patriotes (les légendaires volontaires de l'An II, je préfère le terme de "patriotes" à celui de "révolutionnaires") contre les coalisés, commandées ce jour-là par un certain... feld-maréchal Frédéric de Saxe-Cobourg !
 
Fleurus est, on le sait, la ville aux trois victoires françaises (1690(*) - 1794 - 1815), même si la dernière est plus connue sous le nom de bataille de Ligny.

 
Ce qu'on sait moins, c'est qu'on y trouve un monument érigé là grâce à
Maurice des Ombiaux.
Installé à Paris dès 1921, des Ombiaux, s'il est surtout connu en France pour ses ouvrages sur la gastronomie, est avant tout l'un des artisans du réveil de la conscience wallonne au travers de ses artistes et de son histoire.
Il défendra ainsi l'identité wallonne au travers de multiples ouvrages.
 
des Ombiaux défendra toute sa vie l'idée que la Wallonie est l'un des berceaux de l'Art occidental, que cet apport doit être reconnu et sa filiation française proclamée. C'est dans ce double attachement à la France et à la Wallonie qu'il faut replacer son initiative de faire construire à Fleurus le mémorial aux trois victoires françaises.
 
Comme quoi... On peut être à la fois Wallon et Français. Il n'y a pas d'incompatibilité dans ces identités complémentaires, bien au contraire !
 
(*)
1er juillet 1690, dans la guerre dite "de la Ligue d'Augsbourg", l'armée française de Louis XIV, commandée par le maréchal de Luxembourg défit les armées d'une coalition rassemblant les Provinces-Unies (Hollande), les Impériaux (Saint empire germanique Prusso-autrichien), l’Espagne et, comme d'habitude, l'Angleterre.
Pour l'anecdote, le fils du célèbre d'Artagnan s'illustra dans cette bataille.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 12:30

Le Pôle Interuniversitaire sur l’Opinion publique et la Politique de l’Université catholique de Louvain vient de publier une analyse sur la base de l’enquête post-électorale de 2007.

 

Les résultats ont été largement commentés dans la presse francophone qui se réjouit d’une évolution semblant très belgicaine : 44 % (37% en 2003) veulent le retour de l'Etat unitaire, 22 % renforcer les compétences du fédéral, 12 % de partisans du statu quo. Ce qui laisse  21 % de soutien aux forces centrifuges – 17 % veulent confier davantage de compétences aux Régions et Communautés, 4 % la scission. Ce qui est à mettre en rapport avec la même étude publiée par la KUL : 11 % seulement des sondés flamands veulent un retour à la Belgique unitaire, 11 % sont favorables au renforcement du fédéral, 20 % rêvent d'un statu quo, ce qui laisse la majorité (46 %) en faveur d'une régionalisation accrue et 9 % d'une scission. Intéressant, non ?

 

Mais pas étonnant. Je discutais récemment avec un journaliste parisien spécialiste des Balkans qui a passé les années de guerre civile dans cette région. Il me confirmait l’espèce de cécité et d’incompréhension, voire de détachement de la population par rapport aux réalités observables. Les gens (dans les différents états de la fédération) se déclaraient encore partisans encore à l’existence d’une Yougoslavie unitaire alors que la guerre faisait rage à moins de 50 km. Intéressant parallèle, non ?

 

Mais, entre les souhaits et la réalité, la réponse à la question suivante montre bien que les Wallons pensent à des solutions alternatives en cas de crise.

La question a été posée sous la forme suivante : « Imaginons que la Belgique vienne à disparaître. Pouvez-vous me dire dans quelle mesure vous êtes d’accord ou non avec chacune des propositions suivantes ? 1. Une Wallonie indépendante et Bruxelles indépendant ; 2.Une fédération indépendante comprenant la Wallonie et Bruxelles ; 3. Le rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France ; 4. Bruxelles cogéré par une Wallonie indépendante et une Flandre indépendante ».

Pour chacune de ces propositions, le répondant est invité à marquer son accord ou son désaccord.
 

Pourcentage des électeurs wallons qui sont tout à fait d’accord et d’accord avec chacune des propositions (données pondérées par l’âge, le genre, l’éducation et le vote)

% des Wallons ayant marqué leur accord pour chacune des propositions

Wallonie et Bruxelles indépendants

20,5

Fédération Wallonie-Bruxelles

56,5

Rattachement de la Wallonie et de Bruxelles à la France

29

Bruxelles cogérée par la Flandre et la Wallonie

16


« En cas d’éclatement de la Belgique, les Wallons se prononçaient donc en 2007 en majorité pour un scénario de « Fédération Wallonie-Bruxelles » (56,5 % des Wallons privilégient cette solution). Le choix de l’indépendance de la Wallonie et de Bruxelles ne comptait que 20,5% de partisans (…)

La solution flamande de cogestion de Bruxelles est l’alternative la moins souvent évoquée par les Wallons (16%). Cela devrait rassurer les Bruxellois, cette position politique reprenant de la vigueur du côté flamand. » 

« Le choix rattachiste à la France en cas de crise (29%) n’est pas aussi minoritaire que les résultats électoraux actuels des partis qui s’en réclament le laisseraient penser ».


La partie importante de la phrase est : « en cas de crise ». A méditer...

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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 19:01

Ce vendredi, a lieu à Liège une réunion préparatoire pour ces Etats-Généraux.
On y entendra des politologues, des professeurs d'université, des écrivains, des hommes politiques
(*), des syndicalistes...
Tous les signataires du Manifeste sont invités à cette réunion, qui se tiendra dans la salle académique de l'Université, le 20 juin, de 19h à 22h30.
Venez débattre de l'avenir de la Wallonie et forcer son destin !

Mise à jour : Résumé des intervention

(*) Tout en gardant en mémoire cette phrase de Napoléon :  « Les grands orateurs qui dominent les assemblées par l’éclat de leurs paroles sont, en général, les hommes politiques les plus médiocres ; leur force est dans le vague, la pratique les tue… »

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 12:05

 Index, Compétitivité, coût de la main d'œuvre, on dit beaucoup de choses…

Eurostat (Office statistique des communautés européennes) révèle dans un communiqué récent que les coûts horaires de la main d'œuvre dans les différents Etats membres de l’Union européenne à 27 varient dans un  rapport de 1 à 20. Pour un coût horaire moyen de la main d’œuvre de 20,35 euros en 2006.

Cette année là, la Suède connaissait le coût horaire de la main-d’œuvre le plus élevé (32,16€), suivie du Danemark (31,98 € en 2005), du Luxembourg (31,98 €), de la Belgique (31,58 €) et de la France (30,31€). Les coûts horaires les plus bas étaient en Bulgarie (1,65€), en Roumanie (2,68€), en Lettonie (3,41€) et en Lituanie (4,21€).
 
Ces chiffres incluent la rémunération des salariés (salaires et traitements en espèces et en nature, cotisations patronales), les frais de formation professionnelle, les autres dépenses (frais de recrutement, etc.), ainsi que les  impôts relatifs à l’emploi considérés comme coûts de la main-d’œuvre, déduction faite des subventions reçues.

Vous trouverez des informations plus détaillées dans  « L’Europe en chiffres – Annuaire Eurostat 2008 » qui présente l’évolution d’indicateurs clés (démographie, économie, éducation, protection sociale, sciences et technologie, commerce international,...) au cours des onze dernières années dans l’Union à 27, la zone euro, les  Etats membres et les pays candidats.        

Uniquement accessible dans sa version anglaise (of course !) à l'heure actuelle, l’annuaire devrait être  prochainement disponible en français gratuitement en ligne (et en PDF).

Sélection de sites :

Statistiques générales et régionales sur Eurostat
La diversité de l’UE (les statistiques)
Statistiques structurelles sur les salaires et le coût de la main-d’œuvre
Le portail des services publics européens et nationaux en ligne

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 09:11

Alors que chez nous le "droit de vote" est une obligation (pour ne pas tenir compte des résultats des urnes ...ou si peu), mais qu'on interdit tout référendum, il est sain de voir que certains pays démocratiques fassent la nique à une Europe à laquelle on ne comprend plus rien. Le référendum irlandais est la preuve que la démocratie n'est pas seulement une étiquette, mais peut aussi être une réalité.
Une Constitution, c'est  un texte "fondateur",qui impose des règles communes mais un texte qui entérine une volonté de vivre ensemble, qui reconnaît une convergence de valeurs préexistantes à toute organisation du système politique. Ce qui implique l'expression d'une volonté populaire. Or les institutions européennes ignorent totalement cette dimension. Pensons simplement que si on ose les critiquer, elles engagent une société de marketing pour améliorer leur image ! 
C'est la troisième fois que le même message est envoyé par plusieurs millions de citoyens européens à une "élite" non élue à Bruxelles et qui n'a pas de comptes à rendre.

Comme l'écrit un
humoriste suisse : "Ce n'est pas 1% des européens qui vont dicter leur volonté aux 99% à qui on ne demande pas leur avis".  Et pourtant, le message devrait être clair : L’Europe ne se construira plus sans les citoyens.

Quelques réactions que vous ne lirez pas dans votre journal habituel...

Nicolas Dupont-Aignan, député, président de Debout la République :

David a fait tomber Goliath

Bravo et merci à l’Irlande d’avoir sauvé le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ! La morale et la démocratie triomphent !
Le seul peuple consulté par référendum sur le Traité de Lisbonne a massivement dit NON.
C’est un véritable vote par procuration pour les 495 millions d’Européens privés de référendum.
C’est un profond désaveu pour Nicolas Sarkozy et Angela Merkel qui ont voulu imposer la Constitution européenne malgré les référendums de 2005.
Les dirigeants européens n’ont plus le choix, ils doivent se rendre à la raison : les peuples d’Europe rejettent une Union supranationale, bureaucratique et inefficace.
Les Irlandais aujourd’hui, comme les Français et les Néerlandais en 2005, ne sont pas hostiles à l’Europe. Ils veulent tout simplement une Europe qui les respecte et les protège. Une Europe des Nations et des projets. Une Europe démocratique, indépendante, au service du progrès social.
Les élections européennes de juin 2009 seront l’occasion historique, notamment en France, de transformer ce magnifique essai irlandais en envoyant au Parlement européen des Députés défendant cette autre vision de l’Europe.

Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre, président du Mouvement Républicain et Citoyen (MRC) :

Jean-Pierre Chevènement, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a estimé vendredi que le probable rejet du Traité de Lisbonne par les Irlandais, selon des projections de la télévision publique, était "un service rendu à l'Europe tout entière".
"Le vote du peuple irlandais revêt une signification profonde : les peuples refusent de se laisser dissoudre dans une Europe à la fois technocratique et antisociale", a affirmé M. Chevènement dans une déclaration à l'AFP.
Adversaire du traité, il a jugé que "le rejet de la Constitution européenne bis est un service rendu à l'Europe tout entière". "C'est aussi un service rendu à la France, dont le poids relatif était affaibli par le Traité de Lisbonne, en
rupture avec la parité fondatrice avec l'Allemagne qui avait jusqu'ici permis le progrès équilibré de la construction européenne", a-t-il ajouté.
Selon M. Chevènement, "c'est à partir de la volonté démocratiquement exprimée des nations qu'on doit pouvoir avancer vers une Europe à géométrie variable, fondée sur des coopérations renforcées". "Cela est particulièrement vrai pour le gouvernement économique de la zone euro, mais pourrait l'être aussi dans des domaines

Jacques Myard, député UMP, président du Cercle Nation et République :

En votant NON, le peuple irlandais vient de sauver l’Europe de l’application d’un très mauvais traité.
Le Traité de Lisbonne, qui n’est en rien un « mini traité » mais le copié-collé du traité constitutionnel rejeté par les peuples français et néerlandais par référendum est ainsi rejeté pour la troisième fois.
Est-ce que les ayatollahs de l’eurocratie vont enfin prendre la mesure de leur échec et des réalités sociologiques et politiques ? Ce nouveau NON est une chance à saisir pour remettre à plat la construction européenne afin de la
réconcilier avec la volonté des peuples.
L’Europe s’est élargie, elle doit désormais s’amaigrir et cesser de se mêler de tout.
Oui à la gestion en commun de certaines politiques essentielles à l’organisation d’un continent comme la libre circulation des biens et des services, la PAC, l’environnement, ou encore la coordination monétaire et budgétaire. Mais de grâce arrêtons cette boulimie technocratique : il est urgent d’appliquer le principe de subsidiarité, de placer la Commission sous le contrôle étroit du Conseil, afin de réaffirmer la primauté des Etats, c'est-à-dire des peuples.
La France n’a aucun intérêt à aliéner sa souveraineté, son libre arbitre dans une construction européenne largement dépassée par la globalisation : nos intérêts sont mondiaux et c’est une faute que de vouloir appréhender le monde à travers l’étroitesse du prisme européen.
OUI à une construction européenne fondée sur la coopération de nations souveraines et indépendantes.
NON à l’intégrisme eurotechnocratique voué à l’échec.

En complément, la carte blanche de Sophie Heine, Politologue à l'ULB, sur l'Europe des élites versus l'Europe démocratique et celle de Jean-Claude Paye, sociologue : "L'Europe n'existe que par son insertion dans une structure politique globalisée, sous souveraineté américaine"

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 09:10

Le dynamique groupe "Liège-France" vient de publier sur son blog un texte assez ancien, tiré de " La francisation des arrondissements de Bruxelles, Arlon et Verviers au cours d'un demi-siècle (1880-1930), par J.M. Remouchamps, ancien secrétaire général de l'Assemblée Wallonne, 2é édition, Bruxelles, 1937."

Vous le savez, je défends toujours le recours aux analyses historiques qui permettent de comprendre l'actualité. Il est essentiel de connaître le passé pour construire l'avenir.
Voici cet extrait.
"Dans l'agglomération bruxelloise, qui ne comptait alors que 16 communes, près de la moitié de la population (48,09%) avait , en 1910, le flamand comme langue usuelle. Parmi celle-ci, 24,29% étaient unilingues flamands, 30,46% unilingues français et 45,24 % bilingues. Par rapport à 1880, le recul des unilingues flamands était de 30,49%, tandis que le progrès des unilingues français était de 13,86% et celui des bilingues de 16,64%.
En 1930, les unilingues flamands ne représentaient plus que 14,13% des habitants de l'agglomération bruxelloise, tandis que le pourcenage des unilingues français grimpait à 40,03, celui des bilingues (de 45 à 50%) étant pratiquement inchangé depuis 1890. Quant à la langue usuelle des habitants, c'est entre 1910 et 1920 que la situation a basculé : De 50/50 environ en 1910, le pourcentage des "usuels" flamands est tombé à 38,41 % en 1920 et à 34,19 % en 1930, tandis que celui des "usuels" français montait, respectivement, à 61,58% et 65,80%. Si l'on prend l'ensemble de l'arrondissement de Bruxelles, les proportions sont identiques, mais avec des chiffres plus élevés pour le flamand : 60,59% en 1910, 53,17% en 1920 et 49,76% en 1930.
L'examen des chiffres commune par commune, pour l'agglomération, montre qu' en 1930, il y avait encore une large majorité de locuteurs flamands à Anderlecht, Koekelberg, Jette-Saint-Pierre, Molenbeek, Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren et Evere. Dans les autres, la francisation avait été plus rapide .Il ne restait pour les "usuels" flamands que les pourcentages suivants : à Auderghem: 43,54% contre 75,91 en 1910; à Woluwe-Saint-Pierre: 41,22% contre 66,54; à Woluwe-Saint-Lambert : 40,67% congtre 64,78; à Uccle: 36,07% contre 61,13; à Watermael: 34,34% contre 57,12 et à Bruxelles-ville : 35,78% contre 51,85. Six communes avaient déjà une majorité francophone en 1910 : Forest, Schaerbeek, Etterbeek, Saint-Josse-ten-Noode, Saint-Gilles et Ixelles."

L'analyse et les conclusions que ces militants rattachistes courageux et éclairés en tirent se trouve ICI.

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 12:23
On le sait, nous avons un système de formation des salaires quasi unique qui repose sur deux piliers : l'indexation automatique et la norme salariale (laquelle balise la progression des salaires pour deux ans, elle est actuellement de 5 %). Cette dernière sera dépassée suit à l'augmentation importante de l'inflation.

Le principe de l'indexation des salaires destiné à préserver la capacité des ménages à acquérir les biens de première nécessité et on doit donc protéger les plus faibles de la hausse du prix des produits énergétiques et alimentaires est une bonne chose. Elle est protectrice pour les des petites pensions, des bas et moyens salaires. Confortable également pour les employeurs, les syndicats et les pouvoirs publics en évitant des négociations à répétitions, puisque celles-ci sont automatique (ou presque) et suivent en théorie le coût de la vie, (mais de plus en plus loin depuis les manipulations de l'index dans les années '80 et suivantes pour en retirer les produits qui augmentaient plus que la moyenne). A titre purement informatif, une étude de la KBC a montré qu’une famille moyenne a dépensé cette année 600 euros de plus en énergie. Sur ces 600 euros, 100 vont à l’Etat sous la forme de 21% de TVA. 100 euros fois 4,5 millions de familles, cela signifie 450 millions d’euros de rentrées supplémentaires pour les pouvoirs publics. Soit beaucoup plus que les 200 millions que le gouvernement a dégagés jusqu’ici pour augmenter le pouvoir d’achat des plus bas revenus.

Il faut aussi démentir l'accusation simpliste selon laquelle l'indexation alimenterait l'inflation dès l'instant où elle cherche à culpabiliser les salariés au moment précis où ils n'arrivent plus à "boucler les fins de mois". Comme si, dans la poussée inflationniste, la hausse des salaires tenait chronologiquement le premier rôle alors que chacun sait que l'adaptation des rémunérations à la hausse du coût de la vie se fait avec décalage (un d'un trimestre ou un an) et incomplètement.  Ne tombons pas dans le piège, c'est bien la hausse des prix, et non l'inverse, qui constitue le phénomène premier.

Ce ne sont pas non plus les salaires qui sont le principal élément inflationniste. Le coût des matières premières et des énergies (sorties du calcul de l'index…), mais aussi  les charges en capital (marges bénéficiaires et autres dépenses publicitaires)  ont un effet direct sur la formation des prix.

Evidemment, la position de Quaden se tient dans le système actuel, les gros salaires sont privilégiés puisque un pourcent d'augmentation ne se traduit pas de la même manière en agent-poche lorsque vous gagnez 1000 €  plutôt que 10.000… (Encore faudrait-il s'entendre sur la définition de "gros salaire" et éviter le piège d'oublier d'indexer les plafonds comme pour les contributions... A quoi sert (ou servira) l'observatoire des prix ?).  Ces augmentations ne sont évidemment plus nécessaires à l'achats des produits e base. En période d'inflation, les gros salaires augmentent plus vite que les petits et l'écart se creuse. Et nous savons que le système fiscal belge très inégalitaire ne permet pas de corriger cet état de fait. Bien au contraire.

Des pistes ont déjà été lancée dans le passé comme l'allocation universelle ou verser l'indexation sous forme d'un montant unique pour tous et directement en Euros. Mais toute manipulation de l'index est une façon de le remettre en question. On comprend mieux que les syndicats campent avec détermination sur cet acquis social essentiel. 

Poussons la réflexion un peu plus loin. J'ai toujours été frappé que l'index progresse (logiquement) en période d'inflation, c'est-à-dire au pire moment pour les entreprises, quand  les exportations et les investissements sont en baisse et que la baisse du pouvoir d'achat freine la consommation. Alors qu'en période de forte conjoncture, quand l'économie est au mieux, le pouvoir d'achat n'augmente pas, puisque les salaires restent stables. Prévoir un système d'indexation basé sur le taux de croissance économique ne serait-il pas un moyen de faire participer tout le monde aux fruits de la croissance ? Et serait bénéfique pour tout le monde, y compris les entreprises.

Evidemment, tout ça devrait faire l'objet d'études et de simulations. Ce n'est qu'une réflexion.

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 12:06
Vous n'êtes plus sans ignorer maintenant que  “la commune flamande d’Overijse a installé, avec l’aide de quelques volontaires, une centrale de dénonciation où les citoyens peuvent venir déposer des plaintes linguistiques. Des brochures publicitaires toute-boîtes dans une autre langue, des panneaux d’agences immobilières dans une autre langue, … vous pouvez les communiquer ainsi que d’autres infractions au statut linguistique néerlandophone de la commune d’Overijse à taalklacht@gmail.com".

Mais pourquoi s'arrêter là ? Il est, en effet, profondément injuste que cette initiative doive être prise par une administration locale. Aidons-les à généraliser cette approche particulièrement civique. Je vous invite donc à leur envoyer systématiquement un courriel chaque fois que vous observez un manquement ou une infraction à l'usage du français dans votre commune, en les priant de bien vouloir faire suivre cette information aux responsables locaux concernés. Rien que pour Nivelles, j'en ai déjà envoyé une trentaine depuis hier. En commençant par l'usage du terme "cafetaria" au lieu de "cafétéria" dans une administration dépendant de la Communauté française !
  
Par respect pour les personnes en charge de cette mission d'épuration et comme le dit si joliment le communiqué de la Commune :  "Ecrivez toujours bien les circonstances précises (lien et moment) et stipulez l’information de la manière suivante : nom et adresse, et des éléments de preuve tels qu’une photo ou une copie d’une brochure …. La commune d’Overijse peut ensuite, en fonction de la nature de la plainte, adresser une requête amicale à l’entreprise ou au commerce. De toute façon, fin 2008, la commune donnera aux entreprises et aux commerces et sociétés commerciales des conseils pratiques pour former le caractère néerlandophone de notre commune. Les plaintes écrites peuvent être adressées à la Commune d’Overijse – Direction Flamande, Place Justus Lipsius, 9, à 3090 Overijse."
 
A vos claviers !

 

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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Réunioniste

Pour la réunion à la France Mon action se base sur les Valeurs républicaines,
les déclarations des Droits de l'Homme et du Citoyen
1789 & 1793

La République indivisible, laïque, démocratique et sociale

Dans Le Rétro...

Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
- Attention à la publicité !
- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

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