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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 12:59
Proverbe inventé mais à méditer par (tous !) nos dirigeants politiques.
Vieilles divas (suivez mon regard...) ou pas !
Et les autres...
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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 12:25

A l'heure où on le voit, les négociations sur la réforme de l'Etat s'engagent suivant la vision flamande (au départ d'une feuille blanche !), puisque communautaire et non régionale, tandis que certains (politiques ou polémistes) fondent leur communication sur des propos populistes, d'autres réfléchissent et avancent des pistes.

Dans le cadre des travaux faisant suite à l'appel à la réunion d'Etats généraux de la Wallonie, le professeur Michel Quévit, nous fait parvenir cette réflexion personnelle sur les acquis du système institutionnel belge actuel et sur ses perspectives d’avenir dans le contexte des négociations en cours sur la réforme de l’Etat belge.

Cette analyse remarquablement didactique, comme toujours dans son chef, se concentre sur trois objectifs :
- identifier les acquis et la valeur ajoutée du fédéralisme belge en rapport avec l’enjeu du confédéralisme ;
- formuler quelques suggestions en faveur d’une réforme de l’Etat réactualisée et élargie ;
- engager une réflexion plus prospective sur les relations entre Bruxelles et la Wallonie dans l’hypothèse d’une éventuelle séparation de la Belgique. 

Comme il l'indique, il va de soi que cette réflexion n’épuise pas toutes les implications de cet enjeu  fondamental.Miche Quévit exprimant son choix personnel.
Néanmoins, elle contribuera certainement à éclairer le débat actuel. Michel Quévit m'ayant donné l'autorisation de diffusion, lisez-là
ICI en primeur 

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 06:24

Jacques Attali vient de publier sur son blog et sous le titre : "La Wallonie Francaise ?", le billet suivant. Certes, il y a quelques approximations (il y a bien un gouvernement - je pense que ce billet date de juillet -  et écrire que la Wallonie n'est pas viable montre que la propagande belgo-flamande est très efficace... Mais passons...) , mais le dernier paragraphe mérite votre intérêt.

Une fois de plus, le gouvernement belge est tombé ; et  les partis flamands, lancés dans une surenchère entre eux avant les  prochaines élections , avancent des exigences d'autant moins acceptables  que, pour beaucoup de Flamands, un refus wallon serait une bonne nouvelle,   précipitant la naissance d'un Etat flamand, ni belge, ni néerlandais.  

La goutte qui pourrait faire déborder le vase est la question des 6 communes dites «  à facilités  linguistiques » limitrophes  de Bruxelles. Elles sont  géographiquement incluses  en Flandre  mais pas linguistiquement  : alors Bruxelles est à 85% francophone,  les communes  voisines  le sont aussi   ; deux d'entre elles,   Linkebeek et Rhode St Genèse , le  sont  même à  70 et  88%. Or, les  Flamands veulent inclure ces 6 communes  dans leur unilinguisme.  Cela y  entrainerait   la fermeture des écoles francophones, quand elles existent,  la fin du droit de vote en faveur de partis francophones,  et  la fermeture des services publics et judiciaires  dans la langue de Molière. Déjà,  trois   bourgmestres  francophones  de ces communes se voient refuser le droit d'entrer  en fonction bien qu'élus au suffrage universel, parce que  la  Flandre  refuse de confirmer le vote.  Si les Flamands  tentent  ainsi  d'imposer aux francophones  voisins de Bruxelles de vivre en flamand, et considèrent Bruxelles comme leur seule capitale,  les  Wallons   ne pourront l'accepter et cela en sera fini de la Belgique. 

 La Belgique  est un grand acquis de l'Histoire : comment espérer en  l'unité  de  l'Europe si  s'effondre celle de la Belgique   ? Mais la situation en arrivera  peut-être  bientôt à un point de non-retour ; et les  Wallons, comme les Bruxellois,  doivent  savoir ce que fera la France  s'ils décident de rompre avec la Flandre, ou si la Flandre  divorce : soutiendra-t-elle  encore une Belgique devenue imaginaire,  ou une Wallonie non viable ?

A mon sens, sans faire campagne pour le rattachement de la Wallonie,  la France devra bientôt dire publiquement  que,  si, par malheur, la Belgique venait à se défaire, cela pourrait etre  de son intérêt    d'accueillir  la Wallonie et de voir accorder à  Bruxelles un statut de district  européen, indépendant de la Flandre. Le prix à payer pour la France  serait surement plus faible que ce que cela lui  rapporterait, ne serait-ce que par l'augmentation  de  ses droits de vote dans les institutions européennes.  C'est un beau débat. Qu'il commence !!!!! 
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 12:01
Je n'ai pas encore lu le nouveau livre du polémiste prolifique Rudy Aernoudt, n'en ayant lu que ce qu'en disent les articles de presse. J'ai quand même plusieurs réflexions à faire.

1. Quelle crédibilité peut vraiment avoir cet homme dont même les Flamands ne veulent plus ? Ancien haut fonctionnaire déchu, ne cherche-t-il pas une revanche ? (Mais je suis d'accord pour dire qu'il s'agit là d'une opinion subjective)

2. Son analyse reste dans les limites étriquées de l'ancien Etat belge. Il n'envisage que les pistes d'indépendance pure et dure. Or, les rattachistes savent qu'il y en a d'autres beaucoup plus intéressantes. Depuis la fusion pure et simple dans l'Etat français jusqu'aux différentes formes d'associations comme celle d'une collectivité territoriale avec un statut ad hoc ou encore toute l'ingéniérie institutionnelle que permet l'article 86 de la Constitution de la République… 

3. Son second scénario, aux antipodes du premier, de maintien et de reconstruction d’un Etat fédéral performant, au moins aussi compétitif, économiquement, que ses voisins immédiats pêche par sa faiblesse quand il dit que 100.000 des 200.000 chômeurs wallons devraient, en tout cas, à terme, accepter d’occuper les 150.000 emplois vacants en Flandre. On sait bien que les emplois vacants en Flandre demandent les mêmes qualifications que les emplois à pourvoir pour lesquels on ne trouve pas de chômeurs compétents en Wallonie. Je me demande comment le simple fait de traverser la frontière les rendraient subitement qualifiés ?

4. Aernoudt part de l’hypothèse que la scission du pays mettra automatiquement fin aux transferts Nord-Sud. Peut-être certains transferts visibles, en matière de sécurité sociale, par exemple. Mais il néglige totalement les transferts occultes (la clé de répartition régionale 60/40 par exemple qui enrichit la Flandre au détriment de la Wallonie, sans oublier les détournements du passé dont j'ai parlé dans un billet précédent). Soyons sérieux, par ailleurs, les flux économiques ne s'arrêtent pas non plus à la frontière linguistique. Une Wallonie, même indépendante se retrouverait dans un environnement très différent de celui que nous connaissons actuellement.

5. J'insiste peut-être, mais j'aimerais lire un jour une analyse sérieuse et non orientée du coût (du bilan) de la Belgique (et de son maintien !) pour la Wallonie… Je suis de ceux qui estiment (et ne suis pas le seul) que la régionalisation a permis de sauver pas mal de chose, même si elle était imparfaite et qu'elle est maintenant dépassée.

6.
Utiliser des chiffres orientés qui ne sont que des agrégats et des extrapolations ne sert faire peur aux citoyens (je ne suis pas certain qu'on en parle en Flandre) et n'apporte rien au débat. C'est jouer au faux prophète. Les Wallons ne doivent pas avoir peur, la scission faite, nous nous retrouverons dans un nouvel environnement où nous pourrons utiliser tous nos atouts.
C'est en fin de compte la politique et la pression de l'opinion publique qui décideront des choix. Si on ne tenait compte que d'arguments financiers, jamais la Tchécoslovaquie n'aurait éclaté et jamais l'Allemagne ne se serait réunifiée. Heureusement, face aux frileux, c'est encore la politique qui décide... parfois !


7. A l’analyse des données socio-économique de la Belgique, le séparatisme flamand est certainement moins dangereux pour la Wallonie qu’un Etat confédéral dans lequel la Flandre maintient sa domination et continue à profiter de l’essentiel des ressources de la Belgique. La question nationale prime tout. Il n'est aucune prospérité économique possible, aucun niveau de vie acceptable dans l'asservissement culturel et politique. Puissent les Wallons en prendre conscience. Et surtout parmi eux, ceux qui se sentent anticipativement protégés par la future frontière d'état française (les 49 % au dernier sondage en sont le reflet) et qui acceptent encore de subir la domination flamande, pourvu qu'ils aient leur niveau de vie plus ou moins garanti et que cette domination soit "douce" (c'est-à-dire sans violences physiques).  

Voilà, c'est une réaction rapide, mais j'y reviendrai.
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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 12:00
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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 18:38
C'est sous ce titre bilingue que le Cercle littéraire dialectal " Lès Rèlîs Namurwès " présente le thème de son 100ème anniversaire.  

Je sais qu'il est de bon ton dans certains milieux réunionistes, rejoignant en ça une certaine "élite" belgicaine de mépriser ce patrimoine en le trouvant trop populaire. Je ne partage pas ce point de vue, sans rejoindre pour autant les partisans du "tout au wallon". Le français et le wallon sont fait pour cohabiter, l'un se nourrissant de l'autre (et réciproquement).

Voici quelques extraits de leur plaquette de présentation :

Depuis une trentaine d'années, le patrimoine est à la mode. Chaque jour, nous entendons des cris d'alarme pour la défense de notre patrimoine naturel menacé par la pollution, la déforestation, le réchauffement climatique : la biodiversité est en danger et il s'agit de nous mobiliser.

Les journées du patrimoine nous font redécouvrir notre histoire inscrite dans les monuments et les paysages.
Patrimoine matériel, lui aussi à protéger et à restaurer. Récemment, les Gilles de Binche, les marcheurs de l'Entre-Sambre-et-Meuse, les "échasseurs" et les "Molons" namurois ont été reconnus comme patrimoine culturel immatériel. Nos fêtes et traditions méritent, elles aussi, d'être encouragées et valorisées, elles disent quelque chose de notre identité et de nos racines.

Tous les pays qui n'ont plus de légende
Seront condamnés à mourir de froid...

Patrice de la Tour du Pin, La Quête de joie

« Je crois que chaque fois que disparaît une langue, disparaissent une vision du monde et une sensibilité spéciale. Voilà pourquoi je ne suis pas partisan qu'il n'y ait qu'une seule langue et une seule image de l'homme, mais je suis partisan d'une pluralité. Les grandes époques créatrices de l'histoire ont été des époques plurielles. La Renaissance est caractérisée par une série de petites nations et de républiques indépendantes. L'idée d'une seule langue, d'une seule nation, d'une seule image de l'homme, d'un seul seigneur, c'est-à-dire l'idée d'empire, stérilise l'esprit de l'homme. »

Octavio Paz, Prix Nobel de littérature 1992.

Èritance

Notre patrimoine wallon ne se résume pourtant pas à nos belles pierres ni à nos manifestations folkloriques Il est un autre patrimoine immatériel qui dit qui nous sommes, d'où nous venons et où nous voulons aller, c'est notre langage immémorial, le wallon. Une vision du monde et une sensibilité spéciale, pour reprendre les mots d'Octavio Paz. Le wallon, c'est un regard amusé, canaille parfois, sur les êtres et les choses, c'est une manière d'être qui prend la vie à bras le corps et à fleur de peau et de travail quotidien, c'est une langue qui dit le plaisir et la souffrance d'exister. Une langue qui ne se prend pas au sérieux, qui fuit comme la peste les abstractions et les phrases creuses, qui parlent en images : nos "spots et nos ratoûrnures", nos proverbes débordent de créativité et d'humour.

Rastrind : un patrimoine à défendre

Le wallon a inventé un superbe mot de résistance : "rastrind !" (arrête, tu exagères !). Ce mot lui est bien nécessaire pour survivre (...) le wallon est entré en résistance. Comme le braconnier qui se joue du garde-chasse et du châtelain, le wallon a infiltré le français, l'a tordu quelque peu et a créé ces belgicismes et "fautes de français"  savoureux : "chercher après quelque chose", "i s'racrapote" , "si j'aurais", "c'est moi qui va"... et autres petites revanches d'une langue méprisée par les élites.

Mais le wallon résiste aussi et d'abord chez ceux qui le parlent, en famille et au travail. (Le wallon a ainsi été la langue d'accueil des nombreux immigrés italiens venus chercher du travail chez nous.) Ils résistent aussi chez ceux qui jouent au théâtre, qui composent des chansons ou prêchent lors des fêtes de Wallonie...

Un patrimoine qui ouvre l'avenir

Les Rèlîs Namurwès s'inscrivent dans ce mouvement de résistance du wallon. Dès 1909, les fondateurs se mobilisent pour défendre notre langue et surtout le faire pétiller. Un wallon de qualité, "wêre maîs bon", peu mais du bon, selon leur devise. Poètes, romanciers, dramaturges, prédicateurs, musiciens... ont trouvé dans leur vieux langage des mots, des images, des expressions pour chanter la vie des gens de chez nous, "dès djins d'amon nosôtes".

Ils ont surtout magnifié le labeur, la souffrance et la joie de vivre des humbles, paysans, soldats, facteurs, ouvriers et mineurs, qui ont bâti notre Wallonie sans tambours ni trompettes. Parce que le wallon garde les pieds sur terre et le cœur sur la main...

En 2007, la situation du wallon ne s'est guère améliorée. Le lent travail de sape du wallon dans les écoles s'est accompagné du mépris par rapport à une langue qualifiée de vulgaire, grossière, tout juste bonne à faire rire... Le français était devenu la langue de l'ascension sociale... , (aujourd'hui) le français se sent lui-même menacé par le rouleau compresseur d'une mondialisation à l'anglaise qui uniformise les échanges et entraîne la rapide disparition de nombreuses langues sur la terre : si rien ne change, 3000 sur les 6000 actuelles auront disparu en 2100 ! Le wallon fera-t-il partie des langues qui auront retrouvé fierté et dynamisme ? "Et poqwè nin ?" auraient répondu les premiers Rèlîs.

Le 100e anniversaire des Rèlîs sera donc l'occasion de redécouvrir notre langue comme notre patrimoine, "noste Èritance", notre héritage culturel. Et, dans le wallon d'Emile Robin, poète namurois, l'èritance est à la fois l'héritage venant des aïeux et la naissance d'un enfant, et ainsi l'ouverture d'un avenir. En choisissant ce mot pour célébrer leur centième anniversaire, les Rèlîs Namurwès veulent en même temps évoquer les créations de quelques 300 écrivains de nos régions mais aussi faire " spiter " le wallon pour aujourd'hui et demain. Parce que le wallon est encore, et plus que jamais, un réservoir irremplaçable d'identité et de créativité culturelles. Le wallon a sa place unique à affirmer dans le concert des 6000 langues de la terre...

J'ajouterai et surtout dans le patrimoine de la France !

Je regrette, mais il s'agit là d'un virus de pensée belge difficile à éliminer, que sous le titre " Rastrind : un patrimoine à défendre" ci-dessus, les auteurs du texte on cru bon d'écrire que "pour survivre à l'imposition du français dans nos régions depuis l'occupation (!) française à la fin du XVIIIe siècle (mais sans préciser comme d'habitude "la période" hollandaise qui elle était une vraie occupation mais évidemment n'a pu être que bénéfique... on le sait !), depuis le travail d'éradication qu'ont mené nombre d'instituteurs au siècle dernier sous les injonctions ministérielles et la pression sociale". Oubliant, niant, par là l'apport considérable en termes délévation sociale et d'égalité qu'a permis cette

Plus d'info ?

LÈS RÈLÎS NAMURWÈS - CERCLE ROYAL LITTÉRAIRE DIALECTAL
Boulevard Baron Huart, 6 - 5000 NAMUR
Tél. 081/73 59 03

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 12:30
Soyons clairs, l'évolution de la situation politique n'est pas pour me déplaire. N'étant la dégradation économique qui est liée à l'immobilisme des gouvernements, à la mondialisation et qui pénalise les plus pauvres d'entre-nous.

Tous les "responsables politiques francophones" - comme on a pris l'habitude de les appeler - en conviennent en privé : sauf à se résoudre à la scission du pays il faudra négocier sa "confédéralisation", un néologisme qui dit bien le changement radical de style et d'époque auquel ils doivent se préparer.

Comme l'a relevé le journaliste C. Askolovitch (Nouvel Observateur), " La Flandre a les idées claires. Elle veut jouer seule. Elle est prospère, mondialiste et nationaliste à la fois. Elle joue de ses martyrs et de son argent ( ...) La Wallonie, elle, n'a pas fabriqué sa légende. Elle se croyait belge et est entrée dans la bagarre séparatiste à reculons. Cela va changer. Mais ça n'a rien d'évident. Car les Wallons ont pris l'habitude de subir les agendas des autres "... Cruel constat !

Non ! Du point de vue institutionnel, les choses vont dans le bon sens. Quittant leur intransigeante position : "On est demandeur de rien ", nos politiques affirment maintenant avoir bien compris qu'une réforme de l'Etat était inévitable. Mais à leur attitude, ils semblent mal évaluer le paquet d'exigences flamandes et refuser de fait de vraies négociations. Estimant tenir le bon bout (et espérant séparer la NV-A du CD&V...) en acceptant, juste pour la forme, de participer à ce dialogue de communauté à communauté. Je les invite évidemment à continuer dans cette voie, car aujourd'hui, s'il semble être encore possible de négocier un avenir pour la Belgique, grâce à eux, demain, les cartes pourraient se présenter autrement.

Wallon, j'en ai marre comme beaucoup d'entre-vous d'être insulté par les Flamands. Comme j''ai toujours mal supporté le mépris de certain leader réunioniste qui utilise les mêmes arguments pour nous disqualifier, croyant par là nous convaincre d'aller vers la France par dépit, par peur, plutôt que par conviction. Et maintenant par Reynders qui en rajoute une couche dans un souci purement électoral : " La meilleure façon de sortir du mal belge, c'est de redresser la Wallonie. Il faut un changement profond au sud du pays, sinon on continuera de se séparer. "

Oui, j'en ai marre de ces pseudo Wallons qui donnent des armes à nos adversaires et cherchent à nous disqualifier à nos propres yeux.

Certes; nous avons des carences, des faiblesses mais aussi de grandes qualités et des forces potentielles considérables.

Si on se base sur les statistiques Eurostat 2007, les quinze régions européennes les plus développées obtiennent un PIB/habitant supérieur à 158. Toutes à l'exception de Prague sont situées dans l'ancienne Union des 15 tandis que toutes les régions les moins développées se situent dans les nouveaux pays membres de l'ancienne Europe de l'Est. Notons que le Luxembourg et Bruxelles (*) se positionnent dans les 15 premiers (je vais y revenir) et qu'aucune région de tradition industrielle (RETI) n'y figure. La position respective de la Flandre et de la Wallonie n'évolue que peu sur une longue période. Déjà, en 1987 dans l'Union européenne des 12 et en 1997 dans l'Union européenne des 15, ni la Flandre ne figurait dans les 25 régions les plus développées, ni la Wallonie dans les régions les moins développées.

Il faut aussi se référer à l'histoire. Celle-ci nous indique que la Flandre moins marquée économiquement et socialement par les retombées de la crise industrielle mondiale a pu entamer plus rapidement sa trajectoire de développement orientée vers l'expansion économique. Elle s'est trouvée mieux armée pour affronter les mutations de la globalisation dans la mesure où elle a pu libérer et concentrer plus de moyens budgétaires sur cet objectif de réajustement de son économie.

Il est par ailleurs étonnant - mais trop peu connu... - de constater qu'alors que le PIB flamand a dépassé celui de la Wallonie en 1956, même dans les années 80, la solidarité nationale a joué en sa faveur. En effet, au moment des négociations des aides de l'Etat central à la restructuration de la sidérurgie wallonne ("Geen centen etc"...), le gouvernement belge a ajouté à la liste des secteurs industriels devant faire l'objet d'aides de l'Etat, en plus de la sidérurgie, les charbonnages, le textile, les constructions navales, l'énergie nucléaire, et le verre creux d'emballage. Il en a résulté que 76,7% des aides de l'Etat ont été alloués à... la Flandre contre 23,3 % à la Wallonie ! (Relire à ce propos : Michel Quévit, La Wallonie, l'indispensable autonomie, Editions Entente, Paris.).
Du coup, rien d'étonnant à ce que, à la fin des années 80, la Flandre affiche déjà un PIB au dessus de la moyenne européenne et se distancie clairement de la Wallonie.

On le voit la richesse de la Flandre, résultat d'un détournement, est toute relative, il lui reste encore un long chemin à parcourir pour recoller au peloton de tête des régions les plus prospères. Arrêtons de nous focaliser sur cette région et de fantasmer sur ses pseudos réussites économiques que nous lui avons payées par l'intermédiaire de cette Belgique que certains veulent maintenir à tout prix.

D'autant plus que - l'histoire nous le montre encore - pendant cette période et depuis lors, la Wallonie plus largement touchée par la crise industrielle a du adopter une politique de redressement économique et de reconversion de son économie. Sa situation est loin d'être unique dans le contexte européen car d'autres régions de tradition industrielle sont aussi freinées par l'impératif de la restructuration de leur tissu productif et se maintiennent dans un PIB/habitant inférieur à la moyenne européenne (100).  Néanmoins, depuis quelques années, l'écart - s'il ne se réduit pas - n'augmente pas non plus.

Et pourtant, à l'instar des autres régions industrielles, la Wallonie n'a pas encore pu aisément - et pour cause - libérer des moyens budgétaires suffisants que pour s'inscrire dans la nouvelle donne de l'économie mondialisée. Elle doit pourtant s'y inscrire si elle veut se trouver dans le peloton des régions développées de l'Union européenne. Notre progression est trop lente, malgré les signes encourageants comme l'immigration nette d'entreprises qui indiquerait que la Wallonie est actuellement la plus attractive des trois Régions. Mais ça, c'est à confirmer.

Venir dire que le "Mal belge, c'est la Wallonie" est faux, grossier et méprisant. Puisque c'est faire fi de réalités historiques et crier avec ceux (Flamands ou autres...) qui veulent minoriser et dévaloriser les Wallons. C'est infâme. C'est oublier le nationalisme flamand ou pire encore l'excuser. Ceux qui le font se déshonorent.

Le mal wallon ? C'est la Belgique, voilà la vérité !
Quand on lit ce qui est écrit ci-dessus à propos des transferts, il faudrait plutôt calculer le coût réel de la Belgique pour la Wallonie. Mais ça obligerait à dire la vérité aux citoyens. Et hâter la fin du pays, et donc celles de certaines prébendes ou rentes de situation.

J'aurais pu m'arrêter là. Si les propos que je viens de stigmatiser n'étaient appuyés par l'éditorial de Benoit July dans le Soir consacré au Brabant wallon.

Quelques morceaux choisi...

"Les Wallons s'identifient peu à un Brabant qui ne serait wallon que par effraction".
"(...) petit coin de territoire que l'on perçoit surtout comme une excroissance de la toute-puissance bruxelloise"
"La maison Wallonie est accueillante mais les locataires ne s'y pressent pas. Il faut en renforcer les fondations, repeindre la façade, améliorer la formation du personnel de maison".

C'est évidemment l'autre aspect des choses. Derrière ces regards "bienveillants" se cache la volonté d'annexion du Brabant wallon sous prétexte d'hinterland et surtout celle de subordonner la Wallonie à Bruxelles (*). Or, c'est le travail et la richesse passée des Wallons qui ont fait de ce bourg de province la ville-Région qu'elle est devenue.

Cet éditorial du Soir, on dirait presque du Maingain. Quand je vous disais que tout ça se tient.

Le problème, c'est comprendre ce qui compte pour "nos" leaders politiques. Qu’est-ce qui est prioritaire ? La réforme de l’Etat ou gagner les élections de juin 2009 ? Je crains que le second point ne pèse actuellement plus lourd dans la balance. Tant du côté francophone, avec une lutte qui s'annonce impitoyable entre le PS et le MR, que du côté flamand, où le cartel doit tomber coûte que coûte.

(*) Pour Eurostat, le niveau du PIB/habitant est fortement influencé par les flux de navetteurs. Le PIB/habitant apparaît donc y être surestimé et sous-estimé dans les régions où habitent les navetteurs.
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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 12:10
Dans la dernière édition du " Courrier hebdomadaire" du Crisp " Sur le thème du "financement et la comptabilité des partis politiques francophones", par Marie Göransson et Jean Faniel, ces dernier s'interrogent : "Il peut paraître légitime de financer les partis en fonction de leur popularité", mais "les partis les plus importants ont-ils besoin de moyens importants, alors qu'ils bénéficient déjà d'une forte visibilité ? Ne serait-il pas logique, au contraire, de veiller à assurer un financement significatif des partis de taille moyenne ou faible, de manière à garantir un certain degré d'ouverture à la lutte électorale ?"
 
Il s'agit évidemment de se donner bonne conscience face à un système destiné à assurer une rente de situation aux structures politiques en place.

Cette législation a été adoptée en 1989 et avait comme objectif de supprimer "les petits partis qui nous empestent" disait Louis Michel, tout ça sous prétexte de transparence et d'équilibre. Ce n'est qu'un des deux dispositifs pour y arriver, l'autre étant le seuil électoral.
Le résultat en a été l'instauration d'un un système politique de "parti unique" avec financement des différentes tendances (MR, PS, CDH, ECOLO, FN) dont les messages (et surtout l'action) ne diffèrent plus vraiment que par la couleur des affiches…

Du financement

Certes, en matière de financement, il y a eu des abus dans le passé. Le financement de campagnes par certaines entreprises privées ou publiques (!) a défrayé la chronique quand ça a été rendu public. Mais étais-ce des abus ? C'était alors un système accepté par tous les partis.

Pour rappel, actuellement il y a trois sources de financement trois publiques et une plus privée :

a. Une dotation fédérale, dès qu'un parti compte 1 élu dans une assemblée (Chambre ou Sénat) : un forfait de 161 000 € auquel s'ajoute 1,38 € par vote valable.

b. Une dotation régionale au Parlement wallon aux partis comptant au moins 5 élus.

c. Un financement indirect où le contrôle est limité par la multiplication de système ou de règles :

Si : 1°Les assemblés parlementaires et les conseils provinciaux versent des subsides de fonctionnement aux groupes reconnus en leur sein. (12 000 € par élu à la Communauté française, 22 000 € à la Région wallonne),

2°les entités propres aux partis – souvent des ASBL - (services d'étude…) reçoivent des subsides pour leurs activités de recherche et d'éducation permanente.

3°Certains partis peuvent imposent à leurs élus la rétrocession d'une partie des traitements liés aux mandats (MR : 125 et 580 € par mois, CDH entre 350 et 600, PS 10 pc, Ecolo 30 et 45 pc, FN ?)

d. Un financement privé. Si les dons d'entreprises ou de personnes morales n'existent (en principe) plus, il reste bien entendu :
- les cotisations des membres.
- Les recettes de manifestations, les publications sont autorisées.
- Curiosité, les dons des citoyens sont limités à un don par an d'un montant relativement faible.

De la "franchise démocratique"

La loi électorale a introduit le principe de « seuil démocratique » de 5 % en dessous duquel un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont pas représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t’on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?

Or, l’histoire de la Belgique a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir. (Si cete dispoisition avait existé antérieurement, ni le pS, ni le Rassemblement wallon, ni Ecolo n'auraipu percer. Or on ne peut pas dire que ces partis n'ont pas eu une influence sur notre société !)

On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France, l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, ou encore en atteignant un certain seuil (variable en fonction des élections et des circonscriptions un remboursement des frais engagés., la Belgique n’a évidemment rien prévu de tout cela, bien au contraire.

Le jeu démocratique est donc bien faussé. La "sagesse publique " disant : "quoi qu'on fasse, ce sont toujours les mêmes !" se trouve (hélas !) vérifiée. Et quand on y ajoute le lotissement des administrations par les partis dominants qui y casent (et favorisent) leurs obligés, tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte.

Etait-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté (et revoté) ces lois ?

Sachant que les vieux partis dits démocratiques ne la fréquenteront pas, ils sont assurés de se partager le pouvoir encore longtemps. La Belgique est devenue un Etat féodal avec ses baronnies et tous les types de relations qui s'y rapportent. (Népotisme, favoritisme partisan, passe-droits, privilèges etc…). Le Peuple a de moins en moins la possibilité de contrôler ses représentants (*).

Pourtant, des pistes peuvent être évoquées. Si elles ne sont pas parfaites, elles redonneraient quand même la possibilité au Peuple d'agir et de contrôler. En voici quelques-unes.

On l'aura compris, je suis partisan de la suppression "franchise démocratique" et du remboursement des frais électoraux pour les citoyens qui ont le courage de se présenter, mais avec des règles strictes de représentativité (un score seuil raisonnable de 1% par arrondissement par exemple).

Le vote majoritaire à deux tours. À tous les niveaux. Ce qui permettrait de désigner des majorités claires, stables, que les électeurs puissent juger à l’aune de leurs réalisations effectives. Et renvoyer s’ils ne sont pas satisfaits. Ça ferait aussi émerger de fortes personnalités vraiment capables de rassembler entre les deux tours. Eliminant ainsi les tendances au népotisme ou encore les apparatchiks dociles présentés « en ordre utile » sur les listes des partis traditionnels.

La suppression de la garantie automatique de retrouver son mandat après une fonction de ministre, et donc l'obligation de repasser devant les électeurs.

L’élection directe du Ministre président de la région wallonne. Pour lui donner une vraie légitimité face aux présidents de partis.

Ce système aurait aussi pour résultat de limiter la durée d'existence des partis politiques. En effet, si un parti n'est pas arrivé à faire passer son programme au bout de 20, 50 ou même… 100 ans (!) d’occupation quasi ininterrompue du pouvoir, c'est que c'est un parti "pouvoiriste gestionnaire" dont la vocation n'est plus de changer la société ou de la faire évoluer, mais d'occuper le pouvoir à son propre profit. Les modifications de sigles que nous avons connues ces dernières années n’étant que cosmétiques.

Mais je rêve sans doute.

Ça ne se fera pas en Belgie-que…

(*) Pour mémoire, quelques articles tirés de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789…

Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.

Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.

Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

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2 septembre 2008 2 02 /09 /septembre /2008 12:05
On le sait depuis quelques jours, mais "Le Soir" vient également d'y faire écho : Lors de son passage récent dans un restaurant de Bruges, un serveur local lui a reproché de ne pas s’adresser à lui en flamand.

Selon Sud Presse à l'origine de l'affaire, Stéphane Bern a bien cherché à expliquer qui il était, qu’il était Français, ce à quoi le garçon de salle lui a rétorqué que « c’est toujours ce que vous dites, vous, les francophones».

Là où ça devient vraiment comique c'est qu'interrogé sur l’incident, l'animateur d'émissions populaires qui n'hésite  jamais à proférer des affirmations catégoriques, a ainsi pu prendre directement la mesure de la situation réelle de l'état du sentiment de la Flandre profonde. Amusant, il n’a pas désiré s’exprimer... « pour ne pas rajouter de l’huile sur le feu entre la Flandre et la Wallonie ». Diable, quelle importance on peut se donner ! A trop fréquenter les têtes couronnées, ça monte à la tête !

Gageons qu'il sera légèrement moins catégorique dans sa conviction régulièrement répétée de la volonté profonde des belges à vouloir continuer à vivre ensembles... à l'occasion d'une prochaine interview.

Quoique… Encore faut-il qu'il y ait compris quelque chose…

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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 12:14

Un ami numismate (merci Philippe !) m'envoie cette photo de la pièce de 5 francs (la première de l'histoire) représentant Hercule et deux nymphes. On y remarque la devise "UNION ET FORCE" que la Belgique a plagié en 1830 en la modifiant à peine.
La pièce, de l'atelier de Paris, date de 1802-1803 , sous le Consulat
(an X de l'ère républicaine).

Et bonne surprise, remarquez (déjà !) le "coq hardy", en bas (à droite) sur l'image du centre (*). Prémonition ?












L'assemblage hétéroclite nommé "Belgique" est donc bien, plus qu'on ne le pense généralement, un ersatz bricolé (Un faux avant l'heure somme toute ?) au départ de différentes pièces françaises : drapeau tricolore, devise(s), organisation administrative, judiciaire, civile, langue, etc...
Notez que si le plagiat c
onstitue un vol, un pillage d'idées, appartenant à d'autres, ici, nous pouvons considérer que c'est une sorte d'hommage du vice à la vertu !

(*) C'est la deuxième monnaie française arborant le "coq hardi" , la première étant la "pièce à l'ange" de 6 livres frappée sous Louis XVI dite "écu constitutionnel" (an IV de l'ère républicaine).

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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