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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 12:05
Bonne nouvelle, en tous cas, pour... les instituts de sondage politique qui vont être fort sollicités dans les prochaines semaines pour nous sortir leurs habituels brouets prédictifs. On se souviendra du battage médiatique qui a été fait, en son temps, en faveur du CDF qui s'est révélé un pétard mouillé.

Mais écoutons le nouveau messie (*)...
"la Wallonie a besoin d'un parti capable de mettre un terme au clientélisme institutionnalisé et de renouer avec une fonction publique efficace. Un parti qui inverse la logique d'une Région où les hommes politiques protègent ceux qui ne travaillent pas, où une personne sur deux travaille dans l'administration ou bénéficie d'allocations de chômage"…

Voilà son message. Particulièrement méprisant, non ? Sympa pour les fonctionnaires ! Sympa pour les demandeurs d'emploi, victimes de la main-mise flamande sur l'économie durant les 100 dernières années ! Quoique, pas vraiment étonnant de la part de ce chouchou de la presse unitariste, "pipole", Flamand belgicain dont même les Flamands ne veulent plus.
Il viendra ainsi apporte au coeur même de la Wallonie (où il vient de s'offrir une superbe demeure) les relents douteux de la propagande belgo-flamande, continuant à bien servir "Sa" Flandre à sa manière.

Nul doute aussi que ce parti sera " tribunitien ", à l'instar de la Liste De Dekker ou encore aux actuels dirigeants du RWF,  au message critique basé une démagogie qui exploite tous les sujets de mécontentement.

Alors, pourquoi avoir intitulé ce billet "bonne nouvelle" ?

Parce que à part les déçus d'un certain néo-libéralisme et quelques proches de l'extrême droite il ne devrait pas attirer grand monde (en tous cas pas ceux qui réfléchissent), lui dont les thèses simplistes et multiples publications à coloration vaguement scientifico-économiques, tout comme son discours populiste et ambigu ont été démontées par tout le monde.  C'est déjà ça de pris, tout ce qui divise les adversaires de notre cause est bon à prendre. A moins que ce ne soit sa dernière stratégie pour obtenir un mandat (sans effort) du MR par exemple...

Surtout, parce que face à ces propos outranciers, les Wallons pourraient bien réagir avec fierté. Et ne pas (ne plus ?) attendre leur avenir d'autres en sortant du carcan belge.

(*) En langue belge : "Bon Flamand", ectoplasme recherché en vain par les partisans d'un maintien ou même d'un retour à une Belgique unitaire rêvée et utopique. Sujet de grande déception pour ces derniers qui finissent toujours par se rendre compte de leur erreur mais sans en tirer les conclusions qui s'imposent. Un peu comme les SHADOKS dont une des devises (croyances) était : « Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir. Autrement dit : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche. »

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 16:53

François Barberis, dont il serait trop long de résumer le parcours et les expertises, me fait parvenir le texte suivant, ajoutant (qu’il espère) qu’il pense que nous serons compatriotes d'ici 4/5 ans, au vu de l'accélération des événements. Puissent ces derniers lui donner raison !

 

Ce que la crise a démontré, c'est la vulnérabilité et l'incapacité des petites structures étatiques à assurer la liquidité de leur financement.

L'état belge est un ogre fiscal et un nain économique et financier. Vorace pour taxer les flux et les revenus (comme bien des structures étatiques, comme l'état français), faible lorsqu'il s'agit de protéger les structures et institutions chargées de collecter et recycler l'épargne de sa propre population. C'est dramatique.

En reprenant Fortis, BNP a pris le contrôle de 40% de l'épargne populaire belge. Caisse des Dépôts Consignations CDC en contrôle désormais 20% de plus au travers Dexia. Cette épargne est désormais mélangée à l'épargne des français (et accessoirement avec l'épargne des italiens via Banca Nazionale del Lavoro, reprise par BNP). Je pense que les épargnants flamands vont eux-mêmes se détacher de KBC pour aller vers des structures de collecte d'épargne plus sécurisées (ING, Barclays, voire ... Fortis BNP peut-être).

Il n'y a pas de complot français pour la collecte de cette épargne. Il n'y a pas non plus de complot français pour son investissement. Cette épargne, comme avant, a pour vocation de profiter au développement local - mais pour cela il faudrait des pouvoirs publics locaux capables d'imaginer des plans de développement locaux. L'état belge étant dans l'incapacité d'imaginer de tels projets, pris dans le feu du conflit des cultures et soumis à la vision flamande du développement du pays, une autre solution doit être trouvée.

La potentialité de développement de la Wallonie réside dans la montée en puissance de ce grand axe économique Köln, Liège, Charleroi, Lille Dunkerque qui constituerait une alternative sérieuse pour capter l'immense flux maritime de la Mer du Nord et ses futurs géants des mers qui ne pourront accoster à Anvers ou Rotterdam (ports d'estuaire au tirant d'eau trop faible).

C'est ce qui est en train de se réaliser dans ma région où Barcelone vient de s'étendre jusqu'à Béziers, Toulouse et Saragosse avec la création de ports à sec, et où Marseille va développer ses infrastructures portuaires tout le long du couloir du Rhône.

Le 13 octobre dernier, Paris a pris les derniers décrets qui font définitivement sortir les grands ports autonomes (dont Dunkerque) de l'emprise de la CGT (décret Ramadier confiant à la CGT le monopole d'embauche sur les quais). Ces ports vont donc pouvoir s'envoler, le risque d'immobilisation des navires pour faits de grève étant désormais exclu. Plus que jamais Dunkerque et Lille vont devenir les concurrents d'Anvers et Gand et Lille risque même de faire de l'ombre à Bruxelles, sa conurbation étant déjà plus importante (2 millions contre 1,2 millions d'habitants).

Il faut que vous, Picards et Wallons, vous rejoigniez pour mettre au point un projet de développement identique de plusieurs dizaines de milliers d'emplois qui sera apte à assurer le réinvestissement de votre épargne locale.

C'est pour cela que le rapprochement entre la France et la Wallonie fait sens. C'est pour cela que Bruxelles doit se rattacher à cette mouvance économique, beaucoup plus que pour des raisons historiques et culturelles. Et ce sens l'emportera bien entendu; car à l'inverse, le maintien de l'immobilisme actuel constituerait une destruction de sens. Comment ce rapprochement doit-il s'opérer ? C'est à chacun d'y répondre, mais il me paraît évident qu'il doit être direct et efficace, et faire en sorte qu'une communauté ne puisse interdire à l'autre de se développer.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 16:52

Erreur ? Bêtise ? Folie ? J'ai appris que Jean-François G. militant wallon de la première heure a été  démis - après tant d'autres - autoritairement et sans recours ni motivation, de sa charge de président élu démocratiquement de l'arrondissement de Bruxelles du RWF.  Quelle erreur, quelle drame pour la cause de la réunion de la Wallonie à la France que ceux qui dirigent ce parti (mais, combien sont-ils encore ?) que de se priver ainsi de compétences rares, d'intelligence brillante, de motivation désintéressée. Sous le fallacieux prétexte de découvrir qu'il a consacré son parcours professionnel au service de l'Etat ? Mais c'est connu depuis longtemps, comment aurait-il pu le cacher même s'il l'avait voulu. De même que ses engagements politiques en faveur de la Justice, de l'égalité, de la fraternité.
Il a toujours été là aux côtés des mouvements de défense de la Wallonie et du Fait français en Wallonie et à Bruxelles. Fidèle à ses principes et ses engagements.

L'intégrisme et l'intransigeance de quelques-uns, frileusement ou par ambition, regroupés autour d'un homme - qui peut être un brillant analyste, certes - qui porte aussi la terrible responsabilité de l'échec et de la destruction du Rassemblement wallon, ce parti qui a porté tous les espoirs de l'ensemble du Mouvement wallon - et jusqu'à quel niveau ! - auront eu raison de l'Intelligence et de la probité. Alors que la conjoncture devient favorable à notre cause, c'est au contraire à l'alliance, au rassemblement, de tous ceux qui aiment la Wallonie qu'on devrait assister. Des autonomistes aux rattachistes, l'union devrait être sacrée. Un rassemblement qui doit être un lieu de débat démocratique et pas la propriété d'un quarteron d'aigris.

Jean-François, tout comme moi, comme d'autres avant nous, avons cru pouvoir changer les choses. Avons cru que les hommes pouvaient changer. Hélas, comme me l'écrivait récemment un jeune responsable local qui avait également pensé pouvoir agir démocratiquement de l'intérieur, il y aura bientôt plus d'exclus que de membres en règle de cotisation... L'Ordre règne...

Le sondage montrant qu'une presque majorité de Wallons ne sont plus indifférents à nos idées ne permet plus de laisser le terrain aux rattachiste romantiques ou, comme ici, aux réunionistes imprécateurs. Je me suis abstenu jusqu'ici de trop critiquer mais, l'évolution des esprits aidant, il faudra bien que quelqu'un dise aux militants sincères, à ceux qui ne savent pas ce qui se passe dans la sphère dirigeante, aux électeurs qui seraient tentés de les suivre, que cette structure est creuse. Qu'elle repose désormais sur un seul homme, et encore... Oui, j'ose le dire, ce parti est dirigé comme ce fut le cas du FN (La comparaison avec ce parti que j'abhorre s'arrête là, évidemment). Que c'est devenu un songe creux. Un ectoplasme. Qu'il y a un abîme entre le discours et les actes. Un semblant de doctrine (ou plutôt une doctrine qui se résume à en un seul point : "le culte du Chef"), des imprécations pour message et des incantations pour programme. Bref, les trois ou quatre seuls dirigeants (les autres doivent s'écraser sous peine d'être ostracisés à leur tour) de ce machin sont devenus les "Leernout & Auspie" du rattachisme ! Ils semblent même rejoindre les ultra-bruxellissimes du FDF puisque désormais le Brabant wallon et Bruxelles sont regroupés sous une même autorité...

Cruel ? Non, réaliste. La colère à la hauteur de la déception et de l'investissement désintéressé de centaines de militants. Même si un parti n'a qu'un rôle utilitaire. Je m'arrêterai là. Ne tirons pas sur une ambulance.

Mais j'ai confiance. Certes, et personne n'ose employer les mots qui fâchent : dépression, récession... mais en privé, à gauche comme à droite, tout le monde le dit : ce sera violent, les crises que nous traversons actuellement ont du bon. Elles déstabilisent les certitudes, montrent les limites des manipulations et suscitent des réflexions.
Dans le Mouvement wallon aussi les cerveaux se remettent en marche ! Nous en reparlerons.

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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 12:28
Et économique. Je fais remonter ici la réponse à un commentaire reçu le 9 octobre dernier en l'actualisant.

La crise actuelle défavorise la Flandre, on le verra rapidement.... Même si la Wallonie en souffrira également. La Flandre a une économie industrielle peu diversifiée, orientée "consommation" et produits finis à haute valeur ajoutée, soutenue par un réseau de PME qui l'alimente. Elle va être la première touchée par la récession et la baisse de la consommation qui va l'accompagner. La Wallonie n'est pas dans le même cas et - ça devient une chance ici pour ceux qui sont concernés - a un secteur public plus important. La crise s'y fera sentir plus tard. Espérons qu'elle ne soit pas trop longue.
Pour information, voici quelques chiffres de pertes d'emplois en Flandre depuis le 1er octobre 2008. Ils confirment mes propos...

Textile : SpinGroup :                               300
Construction : Moens                               120
Automobile : - Volvo Cars                        250
                   - Volvo Trucks                     400
Technologie :  -Agfa                                300
                     -EDS                                 300
                     -Philips Lighting                  160
Pharmacie  : Janssen Pharmaceutica         150
Industrie :    Nyrstar                                205

Il est plus que temps d'activer la séparation avant que les transferts Sud-Nord ne deviennent trop importants !
J'écrivais récemment que la Flandre est dans cette crise en confrontation avec la France pour s'assurer des leviers de contrôle économique en Belgique. L'affaire est autant politique et financière. Je ne change pas d'avis.
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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 12:00
"Il y a deux types de problèmes dans la vie : 

Les problèmes politiques qui sont insolubles et les problèmes économiques qui sont incompréhensibles".
Sir Alec Douglas-Home


Une remarque particulièrement pertinente de Leterme ce matin à la RTB(f) : "les économistes sont excellents pour prédire le passé" ! Il aurait pu ajouter : " Dieu a créé les économistes pour faire croire aux astrologues qu'ils faisaient de la science" comme l'a dit un humoriste dont le nom m'échappe…


Il sera pourtant difficile de relativiser la place réelle des économistes dans la société. Si leurs prévisions sont toujours fausses et qu'un jeu de fléchettes permet mieux de prévoir l'évolution de la Bourse que leurs expertises, c'est normal. Pire : ils le savent ! Mais l'analyse économique jouit d'un tel prestige, rassure (rassurait ?) tant les investisseurs et les contribuables que chacun veut avoir la sienne à dégainer dans les médias.(*)

Et pourtant, telle qu'elle est enseignée à l'heure actuelle, l'économie ressemble plus à une doctrine qu'à une science dont les postulats reposent sur des croyances. On remarque en comptant les désastres qu'elle génère que ses modèles reposent en totalité sur une seule chose : le hasard.

Mais bon, j'arrête là, assez d'amertume. Tous les économistes ne sont pas méchants, ils peuvent même être de fort bon compagnons.


Et en (sub)prime, un dessin de la rationalité des marchés boursiers. (Je n'en connais pas l'origine)


(*)  Pour relativiser (ou non !) mon propos, je conseille la lecture de Sexe, drogue... et économie, pas de sujet tabou pour les économistes !, d'Alexandre Delaigne et Stéphane Menia, qui est paru en septembre 2008 aux éditions Pearson.

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 05:54
Sans commentaire…

Je ne voudrais pas tomber dans la critique facile en comparant ces deux derniers avatars du système belge à un très mauvais Beaujolais nouveau en terme d'impact politique et de qualité technique. D'autres le feront mieux que moi et tout à déjà été dit.

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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 18:08
Tirée d'un article du Monde cette citation d' Anne Vincent, spécialiste de l'histoire économique. : "On appelle l'Etat à la rescousse quand les choses vont mal mais il faut bien comprendre que les problèmes de l'économie belge vont, depuis longtemps, de pair avec les problèmes institutionnels. Ils se renforcent mutuellement."

Le mouvement wallon ne dit rien d'autre depuis toujours !
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 12:07

Belle analyse de Vincent de Coorebyter, Directeur général du Crisp, sur l'évolution des rapports de force communautaro-bancaires en Belgie-que publiée dans "Le Soir" sous le titre "Le troisième groupe".

Il y relève, fort justement, que Fortis et Dexia étaient deux "banque-assureurs" présentés comme groupes belges dans lesquels la présence et les intérêts dits francophones n’étaient pas minoritaires au regard de la présence et des intérêts flamands.

Il se demande "si les nationalistes flamands ne sont pas secrètement soulagés au vu de la révolution en cours. Parmi les quatre principaux groupes de bancassurance actifs en Belgique, ce sont les deux groupes les plus présents à Bruxelles et en Wallonie, Fortis et Dexia, qui perdent en ancrage belge, en rayonnement international et en autonomie de décision, alors que les deux autres, le néerlandais ING, quatrième, et le flamand KBC, qui disputait la deuxième place à Dexia, voient leur position relative se renforcer. Ce qui est loin d’être anodin, si l’on tient compte de l’histoire et de la position du groupe KBC, une des composantes du Boerenbond".

Et de faire un historique de l'évolution de ces institutions.

Il parie aussi que "si la KBC devait être attaquée en bourse, il est fort probable qu'elle fasse l’objet d’une attention particulière des responsables politiques flamands, qui ne laisseraient pas un tel instrument passer sous contrôle étranger, ou être démantelé". 

Bien vu !, J'ajouterai : d'autant plus que la Flandre qu'on dit riche ayant une économie peu diversifiée risque d'en souffrir plus que d'autres. La wallonie ou la France par exemple.

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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 12:00
Alors que tout le monde focalise son attention sur la crise financière mondiale à laquelle – on le reconnaît maintenant - personne ne peut apporter de remède réellement efficace dans l'immédiat, à part prendre des mesures d'urgence pour sauvegarder l'essentiel, Robert Collignon vient de publier une carte blanche qui recentre le débat sur les vrais enjeux, le débat institutionnel et surtout l'avenir de la Wallonie.

Réglant au passage leur compte à ceux qui, depuis quelques semaines, n'arrêtent pas de surenchérir sur ce qui est une évidence pour qui s’engage un jour en politique : "occupons-nous des gens". Loin donc des propos populistes entendus ces derniers temps, particulièrement au sein de son parti.

Lucide sur l'histoire politique (*), il ajoute que "ce pays n’a jamais pratiqué le fédéralisme. Il ne connaîtra jamais le confédéralisme" et que loin des élucubrations de certains, en tant que Wallon, l’avenir de la Belgique le préoccupe de moins en moins. Ce qui doit nous mobiliser dit-il, c’est la Wallonie. Comment mieux dire ?

Il ne va pas jusqu'à l'écrire, mais finalement, plutôt que le "Cost of non-Belgium", voyons quel est le vrai coût de la Belgique pour nous, Wallons ! On est évidemment loin là du "politiquement correct" qu’on ne rencontre que du côté francophone…

Robert Collignon est un sage. Il pose La bonne question en fin d'article : "Comment exercer (au plus tôt) demain notre autonomie ? "
Même si ce sens de la responsabilité est trop rare chez nos politiques.
Je regrette qu'il se contente de poser la question et de ne pas aller au-delà et de préciser ses choix en la complétant ainsi : Dans quel cadre ? 

Tous les partis wallons, pour concrétiser leur projet de société, doivent convaincre l’électorat du bien-fondé de ce projet, tout autant que de la capacité à le mettre réellement en œuvre en dehors des slogans et des effets d'estrades. On en est bien loin à l'heure actuelle. Ce constat montre qu'il manque, en Wallonie, un vrai parti responsable comme le fut le Rassemblement Wallon sous la présidence de François Perin… On va prochainement fêter les 40 ans de sa création… L'occasion d'une re-création ?

(*) Le fédéralisme "à la belge", s'il a pu au moins épargner la catastrophe économique à la Wallonie, a été mis en place par les partis traditionnels qui y étaient opposés et y sont entrés à reculons. Comment s'étonner alors de ce constat de demi-échec ?
Il n'a pu sauver ni la Belgique, ni permettre le redressement rapide de la Wallonie, parce que trop timide, trop lent et venu trop tard. Et surtout, et forcément, il a été présenté comme un échec dès le départ.

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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 10:44
J'ai déjà eu, à plusieurs reprises, l'occasion de publier des billets combattant le projet de certains d'extension de Bruxelles à son "hinterland économique" (1) (2). Celui-ci englobant alors une partie de la Flandre et du Brabant wallon et faisant fi des populations locales. Certes, les frontières régionales (et linguistiques) ont été fixées par une loi votée démocratiquement. Loi qui peut être considérée comme contestable mais qui reflétait une vision de l'époque.
Certes, en Belgique on oppose deux visions diamétralement opposées. Les Droits individuels et le Droit du Sol. Les premiers étant revendiqués par les Francophones et le second considéré comme essentiellement à la base des revendications Flamandes. Abusivement à tort dans les deux cas à mon sens (*). Ce qu'on appelle "le Droit du sol" étant un principe républicain. C'est sur cette base que se sont construites toutes les nations du Monde. Les frontières linguistiques sont devenues depuis la dernière réforme de l'Etat les frontières des Etats fédérés de Belgique. Les aires communautaires, plus floues, sont sensées protéger les droits individuels de ceux qui s'établissent dans une région dont ils ne partagent pas la langue majoritaire.
Sauf autour de bruxelles où il y a contestation, les frontières n'y sont pas (plus ?) reconnues et acceptées par les populations (et ailleurs comme dans les Fourons par exemple, mais ceux-ci sont abandonnés par tout le monde... à un point tel qu'ils ne sont pas à l'ordre du jour de la pourtant "feuille blanche").

Le Soir publie aujourd'hui une carte blanche d'Henri Goldman qui, n'en doutons pas, va certainement susciter des réactions en sens divers. Son analyse tranchant avec les approches des partis traditionnels mérite d'être lue. Goldman recentre la discussion sur le rôle, la taille et la raison d'être de la Ville-Etat-Région en proposant une lecture originale de son évolution récente.

(*) Par exemple, l'existence de la société wallonne, tout comme celle de la société française, tient à un certain nombre de valeurs et de caractéristiques professées en commun, presque toutes issues du siècle des lumières et des principes fondateurs de la révolution française de 1789. Le respect de l'autre, la primauté du droit des personnes, mais basé sur celui du sol, la tolérance, la fraternité, le goût de la démocratie et de la liberté, mais aussi l'attachement à l'égalitarisme social.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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