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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 12:29
Cela m'a fait plaisir. Si vous avez suivi l'actualité, avec 40,8 % des voix, le Parti québécois fait à nouveau presque jeu égal avec le vainqueur libéral (entendez : "conservateur"). Ce dernier a déjà déclaré vouloir mieux prendre en compte l'intérêt du Québec dans l'ensemble canadien…

Nous en sommes loin en Wallonie. Les partis porteurs des revendications du Mouvement wallon sont devenus par la grâce du système, mais aussi par les erreurs de leurs dirigeants, un "mouvement pluriel" et pire encore, on pourrait presque parler de "particules élémentaires"… des miettes ?

 

Sans revenir sur les raisons qui nous ont amené là, il faut admirer et reconnaître la force du sentiment national au Québec. Cette force politique et culturelle, cette maturité politique, qui est venue appuyer la revendication de l'indépendantisme et soutenir le dynamisme de l'économie. Rien de tout ça chez nous.

Mais c'est bien ce qui s'est également passé en Flandre par contre.  Même si je n'aime pas ce "sentiment national" là, qui est un modèle d'exclusion et d'égoïsme, une conception rancunière et haineuse du patriotisme.  L'antithèse même des positions historiques de l'ensemble du Mouvement wallon en somme.

C'est un même sentiment d'appartenance (terminologie plus juste que je préfère utiliser) que celui des québécois, cette identité partagée, qui a permis au Jura de devenir un Canton suisse à part entière. Les sociologues et les psychologues reconnaissent que le sentiment d'appartenance pour un groupe quelconque ou un individu est une chance face à l'adversité.

Combien de temps faudra-t-il aux autres revendications autonomistes démocratiques de notre sphère européenne (Ecosse, Catalogne, Pays Basque) pour y arriver ?

 

Je n'ai pas cité la Wallonie. Et pourtant, parmi tous ces entités aspirant à plus de souveraineté, c'est bien une de celles qui a le plus vu changer son statut juridique et celui-ci s'approcher le plus de la réalité de la souveraineté. Mais au contraire des autres, sans aspirer pour autant à devenir une nation. Parce qu'il est clair que si nous avons une identité, celle-ci ne se traduit pas par une volonté de différenciation nationale.

 

Les Wallons ont tout essayé pour maintenir la Belgique vivante, mais cela n'a pas marché. Le grand risque, maintenant, c'est de prolonger cette attitude. N'étant pas "nationalistes", ne voulant pas s'enfermer dans une identité enfermante, il faut éviter, pour sauver un Etat qui nous a coûté fort cher, de céder aux sirènes des partis traditionnels (la sécurité de ce qu'on a et qu'on connaît bien) et du monde politique flamand (la carotte ou le bâton - Voir à ce propos l'article hilarant de Rik Torfs dans le Soir du 11/12/2008) qui veulent simplement aménager, accommoder, la "structure Belgie-que". C'est le principal risque me semble-t-il, à un tel point que – et ce n'était pas ainsi, il y a n'était-ce qu'il y a encore quelques années - d'éminents spécialistes (au CRISP par exemple), professent maintenant que l'architecture institutionnelle correspond de plus en plus à une confédération d'Etats indépendants… Si c'est bien le cas, quel intérêt avons-nous à continuer à rester ensembles ?

Identité enfermante ? Nous ne sommes plus au XIXème siècle. Les nations de cette époque étaient des structures fermées quasi autarciques. Pourquoi, nous Wallons, ne serions nous pas les premiers, à l'heure de la mondialisation, à inventer les Etats à géométrie variable ? Si "union fait la force" nous répétait-on en forme d'incantation, les identités compatibles, liguées et s'épaulant mutuellement sans se rejeter rendent collectivement plus forts. Qui croit encore sincèrement en un avenir pour la Belgique ? Et comme la force d'une identité dépend beaucoup de la force de la nation qui la porte…

 

Et pourtant, ce n’est pas assez d’essayer de convaincre que l’Etat belge étant mourant, il y a une solution valable de substitution (jusqu’au bout, nombre voudront croire qu'on pourrait "continuer" la Belgique sous une forme ou l'autre). Et c’est même contre-productif de nier, de fait, l’identité wallonne, en négligeant d’affirmer le maintien des institutions wallonnes, des ses réglementations et même du droit belge, engagement de maintien qui ne ferait nullement obstacle dans les fait et en Droit (le Droit administratif international s'écrivant en fonction des circonstances et de rapports de force…) à un rapprochement étroit avec la France.

Ouvrons les yeux, les Alsaciens, les Bretons et d'autres ne se revendiquent pas uniquement comme français, mais également comme Alsaciens, Bretons ou autres, cette dualité locale-nationale étant une richesse. Et reconnue comme telle.

 

Jusqu'il y a peu, et c’était logique, tant qu’il s’agissait de maintenir vivante une faible flamme, le discours rattachiste a fait largement l’impasse sur les conditions mêmes du rattachement de la Wallonie, et éventuellement de Bruxelles, à la France. Pour le peu qu’il en était dit, on en comprend que ce rattachement là prendrait la forme d’un cadre juridique et institutionnel d’accueil de la Wallonie dans l’ensemble français totalement ou largement banalisé. Absorbée, assimilée, la Région wallonne deviendrait une région française de droit commun (la 23ème), les provinces des départements, etc…

Selon ce discours qui, reconnaissons le, est plutôt un catéchisme, les Wallons devraient se présenteront "tout nus" devant Marianne, qui leur donnerait un costume standard à endosser, en tout point commun à celui que sont sensés porter les "Français de l'intérieur", lesquels seraient, politiquement et juridiquement, non distinguables, car uniquement reconnus en leur qualité de Français. Foutaise et contre vérité évidemment. (*)

Faire table rase de presque 170 ans de "cohabitation et d'histoire(s) belge(s)" et de presque 30 ans d’autonomie wallonne ne gardant que comme point essentiel la langue, c'est faire fi des piliers concrets de l'identité que sont l'histoire, le Droit et les institutions. On n’a pas besoin de croire à la "Nation wallonne" pour constater que les wallons peuvent qu'être difficilement (et ne sont pas) séduits par une telle vision.

En niant cette identité, opposant reconnaissance du fait régional et rattachement, on dessert superbement le projet rarttachiste et au-delà de celui-ci, la cause wallonne, notre Peuple et même les intérêts de la France. C'est être nuisible.

 

Il faut qu'au plus tôt se réveillent et se réunissent, en Wallonie, toutes les voix qui ne désespèrent pas d'une région et d'un Peuple qui ne sont pas aimés comme ils devraient l'être ! (Merci à J.F. pour m'avoir inspiré cette conclusion !)

 

(*) Conformément à sa Constitution, la République prévoit déjà des régimes de large autonomie outre-mer pour de nombreux territoires et la possibilité également de statuts spéciaux pour l’ensemble de ses Collectivités territoriales. Y compris en métropole !

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 16:53

En 1995, lors du  troisième congrès : « La Wallonie au Futur »  « Quelles stratégies pour l'emploi »,  l’économiste Yves de Wasseige avait fait un remarquable intervention sous le titre :

« Éléments d'une stratégie de développement pour la Wallonie ».

 

Dans ce long texte - quasi un programme politique – on retrouve la proposition de valoriser l'épargne wallonne au bénéfice de la Wallonie. Certes, ce n’est pas nouveau, Dehousse, puis Collignon, alors ministres présidents de la Région en avaient également rêvé. Relisons le :

« Il manque gravement d'une banque wallonne; toutes les banques sont nationales, étrangères ou flamandes. Même les banques dites nationales ont des stratégies de crédit qui ne tiennent pas compte des structures et des besoins ni des entreprises wallonnes, ni du secteur associatif et non- marchand wallon.

 

Toutes les banques exigent des PME comme des associations des garanties excessives pour les prêts qu'elles consentent, ajoutant aux garanties financières normales des garanties personnelles des gérants ou des administrateurs. Ces exigences excessives et injustifiées freinent considérablement les initiatives de création de nouvelles activités et donc d'emplois, qu'il s'agisse d'indépendants, de PME, d'associations ou d'entreprises d'économie sociale.

 

Une banque wallonne pourrait drainer l'épargne wallonne et surtout adopter une politique de crédit mieux adaptée aux besoins de développement de la Wallonie. Ce ne doit pas être impossible puisqu'on voit d'ailleurs se créer et se développer de nouvelles banques ayant un objectif éthique ou social ».

Comment dire mieux l’intérêt de ce type d’institution?

 

Le Gouvernement wallon vient d’annoncer la création d’une « Caisse d’investissement de Wallonie », déjà présentée comme une « banque ». Il y aura donc bien appel à l’épargne publique, aux taux déterminés par le marché à son lancement, dès avril 2009. Tout citoyen pourra y souscrire, mais, et ce n’est que justice, l’incitant fiscal (les soustractionnels à l’IPP qu’autorise la loi de financement) sera réservé aux seuls résidents de Wallonie. La garantie de la Région sera accordée à 100 %. Les nouveaux moyens dégagés seront investis en particulier dans des sociétés actives dans le développement durable, autre bonne nouvelle.

 

Il était grand temps ! J’en ai déjà parlé. Alors que nous avons dépendu du système financier belge qui ne nous a jamais gâtés (*), la Flandre a eu la chance de voir son mouvement d’émancipation soutenu et partagé par les milieux économiques (et plus discrètement, mais tout aussi efficacement, par les milieux syndicaux). C’est ainsi qu’est née il y a plus d’un trois quart de siècle la Kredietbank. Et quand on sait le rôle qu’elle a joué dans le développement de la Flandre y compris avec l’épargne wallonne via sa filiale devenue la KBC, on ne peut que regretter qu’une telle institution n’ait pas vu le jour en Wallonie plus tôt.

Et aux beaux esprits qui ne manqueront pas de jeter la suspicion sur l’influence supposée des politiques sur le devenir de cette institution, je répondrai que ce n’est pas parce qu’on est adhérent à un modèle politique qu’on est nécessairement incompétent. En matière financière, des non-politiques viennent de démontrer brillamment le contraire.

 

Et rien que pour le plaisir, je vous offre un autre passage de son intervention : « Opérer un rapprochement avec la France ». Le lien avec la première partie découle des derniers événements du monde bancaire. Le propos de de Wasseyge n’en est que plus pertinent.

 

« Quels que soient les rythmes de développement que prendra l'Union européenne, on est sûr de deux grandes orientations: un renforcement d'un noyau restreint autour de l'union monétaire et une extension plus lâche à un plus grand nombre de pays.

 

Rien ne se fera en Europe sans un accord entre l'Allemagne et la France ou bien il n'y a plus d'Europe et les pays européens se trouveront isolément confrontés au marché mondial, en concurrence directe et violente les uns avec les autres, ce qu'aucun pays européen ne souhaite.

 

Quel que soit l'avenir, la Wallonie a tout intérêt à accrocher son wagon à une locomotive. Dès lors, elle n'a pas d'autre choix que la France. Les tendances actuelles y concourent d'ailleurs déjà: participations importantes de firmes françaises dans des entreprises wallonnes de valeur, courant d'échanges commerciaux importants avec le marché français, parité monétaire stable entre franc belge et franc français, inflation faible comparable.

 

Outre l'adhésion à une même culture générale qui tire ses principes de la Révolution française et d'une langue commune, la Wallonie a également une proximité politique avec la France: même structure administrative (communes-province-région équivalent à municipalités- département-région), même architecture du droit (droit civil, droit commercial notamment) et des structures judiciaires, mêmes organisations sociales: syndicats, patronat, classes moyennes.

 

Si les mouvements centrifuges de la Flandre à l'égard de l'Etat belge continuent à se développer -ce que tout porte à croire- la Wallonie devra nécessairement opérer une alliance avec un grand pays, en fait la France.

 

Tout porte donc à opérer dès à présent dans le domaine politique, scientifique et social un rapprochement qui existe déjà dans le domaine économique et industriel, ainsi que dans le domaine culturel.

 

Cela n'implique évidemment pas un soutien à toute politique de la France, notamment dans sa politique de reprises des essais nucléaires militaires. Il est temps pour la Wallonie de se distancer nettement et systématiquement de l'intolérance rabique de certains milieux flamands à l'égard des initiatives des entreprises françaises.

 

Ce rapprochement n'obère évidemment pas les relations transfrontalières de proximité, comme l'EUREGIO (Liège, Maastricht, Aix-la-Chapelle), les Lorraines (Luxembourg, Grand- duché et Lorraine française) ou celles de la province de Hainaut avec la Région Nord-Pas de Calais ou d'autres encore. Bien au contraire, ces échanges de proximité pourraient s'en trouver renforcés. »

 

(*) Il suffit de se rappeler, par exemple, que le système financier belge (Société générale, Lippens, Davignon et Cie…) ne s’est guère préoccupé de la Wallonie en choisissant délibérément et sans scrupules d’investir dans la sidérurgie maritime dans les années ’50 au détriment de la sidérurgie wallonne, condamnant notre région à la pire crise de son histoire. Il faudra décidément un jour faire le bilan de ce que la Belgique nous a coûté…

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7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 12:00



Merci Bob !

Bob Deschamps est décédé le 2/07/2002 sans que la RTB(f) n'en parle...

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1 décembre 2008 1 01 /12 /décembre /2008 13:21
La presse "sérieuse" s'est empressée de réagir au nouvel épisode de non-nomination à la fonction de bourgmestre des ces trois personnes (abusivement qualifiées dans la presse bruxelloise de "mayeurs", mais ça fait plus populaire et a pour objectif de toucher un public plus large et d'inciter les Wallons à la solidarité, c'est de bonne guerre). Certes, la crise financière et économique (ou en tous cas celle qui est prétendue telle et qui a fait l'objet d'une campagne médiatique intense pour bien nous persuader de sa réalité… à un point tel que on va finir par en douter…) est une priorité. Mais chez-nous, elle vient en complément d'un mal plus profond.

 

Le débat fait rage et de nombreux arguments sont utilisés en faveur ou en défaveur des décisions actuelles. Débat passionnel parce que deux logiques contradictoires s'y affrontent.

Prenons un peu de recul et sans me prononcer sur le fond, il faut rappeler quelques moments de notre histoire récente. En 2001 c'est lors du vote des accords du Lambermont et de la Saint-Polycarpe présentés comme une grande victoire par les négociateurs socialistes, libéraux (y compris le FDF) et le CDH qu'a été décidé le transfert de la tutelle des communes à facilité à la Région flamande sans que personne n'y trouve à redire. Or l'expérience précédente des Fourons avait bien montré quelle serait la politique du Gouvernement flamand en la matière.

Comme je l'écrivais précédemment, "Les Flamands ont demandé la régionalisation de la loi communale pour l'utiliser pour des questions communautaires, les Wallons pour rendre la démocratie communale plus démocratique..." On aurait tort de l'oublier.

Certes, ces accord ont amené des progrès importants en matière de dégraissement de l'Etat central par le transfert aux régions d'un certain nombre de compétences (loi communale, loi provinciale, agriculture, pêche en mer et le commerce extérieur) Accompagnant un certain refinancement de la Communauté française, ont également été régionalisés, la coopération au développement (pour les compétences régionales et communautaires), le contrôle des dépenses électorales lors de l'élection des Parlements et le financement additionnel des partis politiques.

 

Mais indépendamment de tout ça, ces décisions du Gouvernement flamand ne sont pas négatives pour tout le monde. A commencer par les candidats bourgmestres intéressés à qui la Flandre garantit ainsi une rente électorale pour longtemps.  Soyons objectifs, leur non-nomination ne les empêchera de toute façon pas d'exercer leurs compétences comme l'ont fait les premiers socialistes wallons pendant une vingtaine d'année avant 1914 parce que le roi refusait de les nommer. A l'époque, les socialistes étaient républicains...

Ces décisions sont loin d'être négatives pour les Flamands qui s'en servent comme écran de fumée pour cacher le fait que sa richesse actuelle est bâtie sur du sable et que son avenir économique proche (2012-2015) étant loin d'être rose, elle doit continuer à s'accaparer un maximum de moyens pour faire face aux catastrophes annoncées.

Catastrophes qui sont à sa porte; pensons à l'effilochage de son tissu industriel basé sur des productions à haute valeur ajoutée comme le montage automobile et les milliers de PME qui en dépendent. Pensons au textile terriblement concurrencé. Pensons à la concurrence féroce entre Anvers et les ports hollandais ou ceux de la Manche… Pensons au déséquilibre démographique… La Flandre continue bel et bien à s'accaparer ce dont elle a besoin pour son développement. Pourquoi ne va-t-on régionaliser le rail que lorsque les grands travaux d'infrastructure seront terminés chez eux et qu'ils n'auront pas encore commencé chez nous ? Pourquoi croyez-vous que le dialogue communautaire n'évoque que les points qui sont favorables à la Flandre en matière de transfert de sécurité sociale et exclu ceux qui ne le sont pas comme les pensions et les mesures pour anticiper le vieillissement de la population ? Je pourrais continuer ainsi fort longtemps.

Et en échange, ces décisions sont également du pain bénit pour les politiciens wallons et bruxellois francophones (un peu long ça, disons "belgicains") qui cachent les vrais enjeux de ce débat communautaire. Ça leur évite de reconnaître que les problèmes communautaires sont en réalité des problèmes économiques, des problèmes de conquête territoriale, des problèmes d'acculturation (comment comprendre autrement l'emballement de certains pour l'introduction de la langue anglaise à Bruxelles ou pour les cours d'immersion dans l'enseignement fondamental ?). Fixer l'attention sur trois bourgmestres permet d'occulter les réalités, celles des habitants ("flamandophones" comme francophones) de ces communes certes, ceux des autres qui sont dans le même cas mais surtout l'agression économique et culturelle froide que nous, Wallons, subissons depuis 178 ans !

 

N'oublions jamais ces fortes paroles de Jule Destrée dans sa lettre au roi de 1912 :

" L'œuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu'ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes: d'abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s'agit que d'une traduction; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères? Puis, un jour, le flamand s'affirme en maître; il revendique la première place qu'il appelle l'égalité; le français n'est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit (...) Tout traduire est leur rêve; puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant. Jeux puérils, pourrait-on croire. Non pas. D'abord le ridicule ne tue pas en Belgique. On s'y habitue facilement. On rit, on plaisante, on s'indigne, mais la contradiction reste. Le flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme".

Sincèrement, qu'est-ce qui a changé depuis 1912 ?


A quand un vrai parti politique, unissant les Wallons qui aiment leur Wallonie, qui affiche clairement son objectif de séparation ? Voilà un bel objectif pour juin 2009.

Il faut oser se dire wallon. Le peuple wallon est un peuple ouvert. Affirmer une certaine identité, une certaine appartenance est plus que légitime. A condition qu’on ne tombe pas dans des radicalismes nationalistes "à la belge". L’identité et la culture sont deux choses différentes. L’identité wallonne, c’est la citoyenneté politique. Notre culture est  française. "Utilisant le français depuis des siècles comme langue de culture, les Wallons ont profité de sa fortune prodigieuse, de son prestige incomparable, de son rayonnement immense dans le monde. Le français est devenu pour le wallon une « alma mater », une langue maternelle, au même titre que pour un Bourguignon, un Champenois ou un Normand. Car le français a pénétré tous les domaines de la pensée et du sentiment, dans la vie spirituelle comme dans la vie familière"... comme l'écrivait Félix Rousseau.

La séparation d'avec la Flandre doit être le premier objectif, ensuite nous discuterons entre-nous de nos choix d'avenir. Il n'est évidemment pas imaginable pour moi que ce choix devienne centrifuge par rapport à l’ensemble français.

 

En attendant, les propositions de loi visant à scinder BHV reviendront à la une de l’agenda politique au début décembre. Les présidents des trois parlements qui peuvent encore déclencher une procédure de conflit d’intérêts pour en retarder le traitement ont fait savoir qu’ils sont bien décidés à ne pas le faire.

 

Cela signifie qu'une éventuelle approbation de la scission de BHV par la majorité flamande à la Chambre pourrait bien être considérée comme une déclaration de guerre pour le monde politique francophone.  A suivre avec intérêt.  Les paris sont ouverts... Qui va céder le premier ? Et le "dialogue" va se poursuivre !

 

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 18:37

Dans le billet : « Les problèmes linguistiques, une invention récente ? », publié en janvier de cette année, je parlais de l’ancienneté des relations difficiles entre les populations de parlers « thiois » et « romans ». Et ce n'est pas Marino Keulen qui vient de faire parler de lui en en montrant toute l'actualité qui me démentira. Lui qui vient spectaculairement - mais c'était attendu - de relancer une guerre civile et économique froide qui dure depuis plus de cent ans. Les Flamands ont demandé la régionalisation de la loi communale pour l'utiliser pour des questions communautaires, les Wallons pour rendre la démocratie communale plus démocratique...
Finalement, le séparatisme n'est-ce pas le bon sens ?

Mais revenons au sujet. L’église, seule structure dominante et constante depuis la fin de l’Empire romain, en avait toujours perçu l’ampleur et tenu compte en structurant son organisation pour éviter les tensions. C'est ainsi qu'entre 1559 et 1561, furent réorganisés les évêchés médiévaux qui auparavant « chevauchaient la frontière des langues ». A la même époque, les collèges de Jésuites sont répartis en deux provinces « pour faciliter l’administration et pour assurer la concorde et l’union sacrée ». Les Carmes et les Récollets ont adopté le même principe au XVIIème siècle, les Capucins en 1712.

Un ami vient de m'envoyer cette carte de la Wallonie (en latin : « Vallonia ») qui montre qu'elle existait déjà sous forme de province ecclésiastique pour les Capucins en 1641… L'adjectif « wallon » est à coup sûr plus ancien que la Belgique, mais aussi la Wallonie même si cette dernière n'existait pas (encore !) politiquement.


En voilà la preuve par cette carte « Provincia Valloniae » allant du Hainaut à Liège en suivant la frontière linguistique, datée de 1641 dans l'atlas de l'ordre des Capucins, éditée à Turin et dessinée par un moine anonyme de Dinant. (Pour les Aclots, on y voit nettement le clocher (alors) gothique de la collégiale Sainte Gertrude, symbole du Roman pays)

Cliquez ICI pour la voir en grand (PDF).

Notons que le mot Wallonie est bien ancien, Albert Henry cite le mot germanique Walonica et son équivalent roman Gualonica figurant dans la Chronique de l’abbaye de Saint-Trond, datant du 12e siècle. (Albert Henry, Histoire des mots WALLON et WALLONIE, Institut Jules Destrée, Charleroi, 1990, 152 p.)

 

Un correspondant qui ne m'a pas laissé son adresse ayant fait une lecture rapide de ce billet m'écrit que : "Supposer une continuité entre la Wallonie d'aujourd'hui et celle de 1641 est autant une supercherie que d'imaginer une continuité entre la Gaule belgique et le Royaume de Belgique"... Si tel était mon intention, il aurait bien évidemment raison. J'ai mis une réponse à son commentaire. La seule continuité entre cette époque et la Wallonie actuelle est évidemment une continuité culturelle et elle est bien plus ancienne que la carte présentée.
L'existence politique de la Wallonie, date officiellement de 1987. Mais que de chemin parcouru !

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 18:15
J'en ai déjà touché un mot à l'occasion. Il n'y a pas vraiment de dette belge au sens propre puisque ce qu'on appelle " La dette " est essentiellement détenue par des… Belges ! Si ces personnes privées ou institutions comme les banques (jusqu'il y a peu… puisque certaines sont passées en tout ou en partie sous contrôle étranger) ou autres sociétés de portefeuilles locales seront évidemment concernées par le devenir de cette dette lors de la scission, il en ira tout autrement pour la partie minime de cette dette détenue à l'international - la vraie dette - qui représente fort peu de choses.

Toujours dans son rôle de Maître de conférences en Droit International public à l'Université de Liège, Jean-Sébastien Jamart, décidément très en forme ces derniers temps, vient de publier une nouvelle analyse sur " Debout la Wallonie ! ". Je vous invite à la découvrir sous le titre : "Et si la répartition de la dette belge était un faux problème ?". 

J'apprécie particulièrement que par rapport à son article précédent, il fait remarquer, comme je l'avais suggéré dans mon billet de présentation que : " chaque succession d’Etat qui se présente est en quelque sorte un cas nouveau, qui sera tranché dans ses modalités, non par un droit international permanent et prévisible, mais par des accords entre Etats successeurs, selon le rapport de force entre eux à un certain moment ".

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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 12:49

Parmi les nombreuses réactions, en tous sens, suscitée par mon billet sur les populismes, certains me soupçonnent de rancœur à l'égard du parti qui incarne - seul à leurs yeux - une cause qui m'est chère. Même si je ne vois pas comment éviter de citer parfois ce parti quand on traite de la réunion à la France. Difficile, en effet ! Curieusement, quand j'ai réagi lorsque Didier Reynders a tenu des propos semblables à ceux que je critique, les mêmes personnes ne se sont pas exprimées...

Il ne faut pas rester sur un malentendu. J'ai beaucoup d'affection, de sympathie, pour les militants de base. Militants honnêtes, sincères et désintéressés. Et je m'excuse auprès d'eux s'ils ont pu en quelque manière se sentir visés. Ce n'est évidemment pas du tout mon objectif.

Sans être une justification, l'écrit est un moyen de communication imparfait et comme pour toute communication, celle-ci passe par de nombreux filtres, facteurs d'interprétations. Il est impossible à l'émetteur de réagir à l'effet de la communication sur le récepteur. C'est d'autant plus difficile quand ce dernier est multiple.

 

Ce que je critique, ce n'est pas une cause partisane (je la partage !), c'est la manière dont elle est portée. Ne pouvant agir de l'intérieur - et pour cause, je n'y suis pas – j'ai le choix entre ma taire et assister impuissant ou réagir. C'est ce que je fais. Dans toute démocratie, le droit de tendance existe. Pourquoi n'en serait-il pas de même dans le cadre du rattachisme (ou du réunionisme ?). En quoi un débat serait-t-il néfaste à une cause ? N'y aurait-il qu'une seule vérité révélée ? Est-ce aussi personnaliser des critiques quand une seule personne incarne à elle-seule tout un parti et qu'on le sait ?

La pensée doit-elle être figée ? Quel est bon militant ? Celui qui suit sans réfléchir ou celui qui cherche à penser par lui-même et à argumenter ? Quand on entre en politique, faut-il absolument laisser son cerveau au vestiaire ? N'aurait-on plus le droit de penser par soi-même ?

Agir ainsi, est-ce vraiment donner des armes à nos adversaires communs ? Devient-on automatiquement un "traître" quand on exprime son désaccord ? Et en quoi est-ce trahir au juste ? En ayant raison trop tôt ? Talleyrand qui fût - lui - un grand spécialiste de la chose ne disait-il pas que la trahison n'est qu'une question… de date ?

Il est vrai aussi que jouer le rôle de Cassandre… n'a jamais été apprécié.

 

Et si c'était au contraire l'absence de débat, de contenu ou les certitudes ânonnées qui servaient de repoussoir ?

 

Ce que j'écris là est valable pour tous les partis. Simplement, il y en a avec lesquels on se sent plus en phase. Voilà !

Puisque j'ai commencé par parler de rancœur, la mienne, mon amertume est à la hauteur des espoirs déçus. Du gaspillage d'énergie, de temps et de compétences. C'est humain, non ? 

Mais rassurez-vous, ce n'est qu'une question de temps. Il y a encore de nombreuses raisons d'espérer pour notre Wallonie. De plus en plus, en fait.

J'ai reçu d'un des lecteurs (et que j'espère encore ami), une fois sa colère passée, cet extrait de l'essai "Sculpture de soi" de Michel Onfray et publié chez Grasset :

" Requis par le ressentiment, le sujet n'existe plus que dans l'espoir d'une vengeance, il veut opposer la violence au souvenir du désagrément et entretient, pour ce faire, la bête qui croupit en lui.  La mort est à l'œuvre, en chacun de nous, sous de multiples formes.  Rancœur et rancune sont parmi les plus actives, les plus redoutables. () L'homme du ressentiment macère dans son incapacité à consumer le mal, à l'exprimer pour expier.  La rancune se nourrit de la sève masochiste et de la puissance qu'à cette pulsion à détruire et mettre à mal les équilibres précaires installés au creux de la chair.  L'homme de rancœur est le contraire du dispendieux : il garde, conserve, chérit presque ce capital de douleur qu'il porte en lui. () Le ressentiment n'est pas acceptable parce qu'il gâche l'existence, parce qu'il induit du déplaisir et de la douleur, parce qu'il est économie et thésaurisation du négatif. () L'hédonisme du dispendieux oblige à la dépense de ces forces noires, car il vise une pleine et entière disposition de soi-même : narcissisme négateur, nihilisme en acte, épuisement radical.  C'est moins pour autrui que pour sa propre sauvegarde qu'il faut œuvrer à la destruction de la rancune. "

 

Voilà qui est dit. Il a raison. Pourquoi donner à d'autres du pouvoir sur soi ? En valent-ils vraiment la peine ?
Maintenant, c'est un texte qui convient à tout le monde. Chacun peut en faire son profit.

Il est vrai qu'en politique… rien n'est définitif. Mais ne nous trompons pas de colère et tournons la page, mais restons nous-mêmes, c'est sain. Pour moi, c'est fait.

Au-delà des désaccords sur la manière, n'est-ce pas la cause qui importe ?

De toute façon, quoi qu'on fasse, il y aura toujours quelqu'un pour critiquer et interpréter... C'est ça aussi la réalité. Alors, bien faire et laisser dire… 

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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 17:29

Le Cercle républicain publie un communiqué  de presse à l'occasion de la fête du roi.
Si je  ne partage pas tous ses engagements, en particulier en matière institutionnelle,  je me retrouve complètement dans ce message. En voici le texte :

Le Cercle républicain s’étonne de ce que le parlement fédéral ait choisi d’organiser, le 15 novembre prochain, une cérémonie en l’hommage de Baudouin Ier, sur le thème « L’engagement d’une vie pour une société plus harmonieuse », et ce à l’occasion de la fête du roi.
Si le roi Baudouin fut sans conteste un roi engagé, le Cercle républicain rappelle que cet engagement fut à maintes reprises plus religieux que citoyen, et que, tout au long des débats sur la dépénalisation de l’avortement, le roi multiplia les tentatives de faire avorter le projet de loi au nom de sa conscience chrétienne, à tel point que la promulgation de la loi ne fut possible que grâce au viol de la Constitution.
Le Cercle républicain rappelle également que tout au long de son règne, Baudouin Ier a posé des choix qui ne témoignaient pas précisément de son souci de l’harmonie, sauf à considérer qu’une société plus harmonieuse passait par l’élimination de Patrice Lumumba et le soutien inconditionnel à Mobutu, Juvénal Habyarimana ou Franco.
Que le Parlement rende un tel hommage à Baudouin Ier sonne dès lors amèrement à l’oreille des citoyens épris de démocratie.

Nadia Geerts, Présidente du Cercle républicain
www.crk.be

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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 16:28

Une fois n’est pas coutume, je voudrais mettre en avant une PME qui fait un travail remarquable : la Société Frémeaux & Associés. A ce jour, le patrimoine sonore, dans son sens le plus large, n’est pas ou plus à la disposition du public ou des enseignants, du fait que les grandes maisons de disque ne s’autorisent plus la diffusion des produits culturels dont les ventes ne s’inscrivent pas dans leur logique économique. Une grande partie de notre patrimoine sonore enregistré, qu’il soit artistique, historique ou musicologique n’est ainsi plus à la disposition du public alors que son l’intérêt est supérieur au marché.

Vous retrouverez au catalogue de cette société (de cette librairie sonore !) des choses aussi différentes que des cours de philosophie ou de sciences humaines (par André Comte-Sponville, Michel Serres, Michel Onfray, Edgar Morin… ou encore lus par de grands comédiens), des archives d’Histoire (des discours de De Gaulle à ceux de Mitterand en passant par Léon Blum ou André Malraux… mais aussi des voix de citoyens ordinaires ayant vécu des choses extraordinaires), des livres sonores lus par leurs auteurs (Pagnol, Camus…) ou par de grandes voix de la comédie, les grandes voix de notre mémoire collective(Sanghor, Prévert, Maurois, Céline, Reeves, Daniel Cohn-Bendit, Françoise Dolto…), des émissions de radio, l’héritage musical, du Jazz aux musiques du Monde. Bref, une somme.


A l’heure où le marché du disque est menacé, que l’Internet est incertain comme solution à ce problème, cette société offre une piste intéressante entre le modèle de la culture subventionnée (essayez d’obtenir un enregistrement d’émission à la RTB(f) !) et celui de l’industrie du divertissement et des loisirs qui ne s’intéresse pas à ce patrimoine collectif pour d’évidentes raisons d’enjeu économique.

Soutenir cette société est presque un acte civique !

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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 05:23

J’ai bien aimé l’article d’Isabelle Philippon dans la dernière édition du « Vif » du 7 novembre.

Elle y dresse un portrait sans concessions de Jean-Marie Dedekker et à travers lui de la fascination des médias pour ce genre de personnage au faux « parler vrai ». Ce sont des batteurs d’estrades et donc, on aime à les inviter pour le spectacle sans se rendre compte qu’on s’en fait leur complice en leur offrant une tribune dont ils sortent toujours gagnants. S’adressant à ce qu’il y a de pire en nous.

A une époque où la « pipolisation » de la politique, par l’aristocratisme partisan ou le vedettariat, a exacerbé une incompréhension entre dirigeants et dirigés plus grande que dans d’autres pays, du fait de la complexité des institutions, il faut s’attendre à tout et à voir surgir des « sauveurs-simplificateurs », des démagogues,  qui vont aggraver cet éloignement. C’est vrai, la Belgique est administrée plutôt que gouvernée par une demi-douzaine de gouvernements et parlements, tous compétents en presque tout. Prendre des décisions y est plus difficile qu’ailleurs. Et la particratie (partitocratie en français) est reine. La fonction de président de parti est en réalité plus importante que celle de ministre, voire de Premier ministre fédéral. Ces importantes personnalités contrôlent, de fait, tous les pouvoirs, tant au niveau fédéral qu’à celui des entités fédérées.

Conséquence, les partis pèsent plus que les gouvernements. Une logique féodale et de vassalisation où les dérives et autres pistons ou sinécures sont nombreux, même si ce nombre est exagéré dans les esprits du fait du manque de transparence du système. Le désamour d’avec la classe politique est en proportion de ce sentiment. Terreau fertile pour la croissance de l’extrême droite ou du populisme qui n’est qu’une droite extrême.

Et pourtant, s'il faut reconnaître un - faux - mérite au populisme, c'est celui  de rendre le discours politique plus largement accessible. En simplifiant les enjeux, ceux-ci deviendraient lisibles et, de ce fait, susceptibles d’être débattus. À outrance. Or,  la simplification est-elle vraiment compatible avec la nuance et la complexité ?

Chez nous, l’extrême droite venant de montrer son vrai visage - lamentablement, mais qui va s’en plaindre ? - il reste le populisme (ou la démagogie, mais il semble être devenu politiquement incorrect d'utiliser ce terme...). L'extrême droite ne devait ses succès que grâce à l'image tribunicienne-populiste du FN de Le Pen. Plus grave et aussi plus dangereux est le populisme d’exportation du sieur Aernoudt - ce fonctionnaire flamand sans emploi qui vient nous dire qu'il vaut mieux que les Wallons ne s'occupent pas eux-mêmes des choses sérieuses... - ou le populisme endogène dont heureusement une grosse part est noyée dans les appareils de partis. Qui oserait dire, en effet, que certains messages ne sont pas inspirés par l’obsession d’obtenir ou de garder un acquis électoral ?
Rappelons nous le fameux « Nous ne sommes demandeurs de rien »… Mais il y en a bien d’autres en pire... L'autophobie, la haine ou le mépris de soi, qui fait dire à certains que les wallons, incapables, seraient mieux dirigés par d'autres qu'eux-mêmes, quand ce n'est pas simplement par des... Flamands ! La candidature d'Aernoudt  est indirectement une manière de nous faire la leçon et de nous inviter à nous conduire comme des colonisés...

Et alors ? Il faut dire la vérité, donner des contre-exemples et dénoncer ces gens de chez nous qui font encore mieux dans le mépris des nôtres que les pires des Flamands.
La gangrène du régime est telle qu’un résultat cumulé du Vlaams Belang et de la Lijst De Dekker inférieur à 50 % en Flandre sera considéré comme une grande victoire de la démocratie par les médias de langue française ! Est-ce une raison pour baisser les bras ?
Non, il faut dire et redire que voter pour l'extrême droite, la droite extrême ou les populistes, c'est se tromper de colère.

Revenons à l’article du Vif pour épingler quelques citations :

« Le populisme, c’est prendre des engagements que l’on sait impossibles à appliquer afin d’en tirer un bénéfice immédiat. »
« Le populisme, c’est aussi désigner des « coupables », en appeler au « bon sens populaire ».
« Le propre du populisme, c’est d’adapter son discours en fonction de sa cible ».
« Le populiste, lui, se présente en redresseur de torts, se montre partout et attire les caméras sur sa seule personne »

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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