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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 13:15

L'hebdo "Le Vif" signale sous ce titre la sortie du livre de Claude Demelenne, rédacteur en chef du Journal du Mardi appelant à son tour au rattachement : "Pour ou contre la Belgique française" aux éditions Le Cherche Midi. Faisant remarquer qu'il s'agit décidément là d'un thème devenu fort à la mode.
 
Le même journal (qui vient de licencier quelques journalistes, excellentes mais jugées devenues trop attentives aux visées flamandes (*)) publie en double page une interview de Xavier Mabille et de Vincent de Coorebyter à l'occasion des 50 ans du CRISP : " Une Belgique divisée à l'avenir imprévisible". Cette interview se termine par ces propos de Vincent de Coorebyter : "Le rattachement à la France, s'il survient, ne sera sans doute pas le résultat d'une lente maturation. Il pourrait être rapide, accidentel, et pas nécessairement désiré par une majorité de citoyens..."
Propos qui, s'ils montrent bien que l'idée rattachiste fait plus que progresser dans les esprits, même les mieux informés, indiquent surtout qu'il ne faut plus dire ou faire dire n'importe quoi à ce propos et qu'il est plus que temps
d'être pédagogique et de sortir du lyrisme de tribune facile.

(*) Mieux (ou plutôt pire !) Le Soir et La libre viennent de refuser une carte blanche sur le sujet...

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:21

Vous connaissez la blague : "sur trois Flamands, croisés dans la rue à Bruxelles, le premier est échevin, le second est ministre et le troisième est électeur du Vlaams Belang"... 

Un de ces Flamand, bruxellois, ministre et socialiste, Pascal Smet, a développé mercredi soir son point de vue sur l'élargissement de la Région bruxelloise (bilingue, ou plutôt trilingue comme il la souhaite). Il n'y serait pas opposé, à condition de pouvoir également - dans un but de "solidarité sociale et de solidarité économique" - absorber des communes du Brabant wallon réputées riches telles que Lasnes et Waterloo... Ajoutant que les élections régionales qui arrivent sont peut-être la dernière occasion de réaliser ce projet... 

 "Vers l'Avenir" note que cette proposition n'est pas appréciée par le parti de ce ministre, mais curieusement ajoute qu'en Brabant wallon, "c'est pire"... Pourquoi "pire" ? Curieux choix !

Si fort logiquement (et en partie pour ça...), ceux qui seront tête de liste aux prochaines élections comme Kubla (qu'en pense son ami Maingain qui propose la même chose que Smet ?) ou Antoine rejettent cette proposition avec mépris, sans vraie surprise, Marcel Cheron (celui qui a dit un jour qu'il n'aimait pas les Wallons mais... qu'il travaillait pour eux... C'est-y pas beau ça ?) ne ferme pas la porte. Précisant : "à moins que le parti de Monsieur Smet ne soit prêt à envisager l'élargissement de Bruxelles, ce serait un premier bon pas". Confirmant par là qu'il est prêt à utiliser les habitants du Brabant wallon comme une vulgaire monnaie d'échange... Il a commencé sa carrière à "Solidarité et Participation", deux mots dont il ne semble pas avoir retenu grand chose. Soyons sur nos gardes !
 
L'intégrité wallonne du Brabant wallon ne se dicute pas. Point !

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 11:25

Décidément, après le parti bruxellois FDF, c'est au tour de la NV-A de s'intéresser à notre avenir. Mais qu'avons nous fait pour mériter autant de sollicitude ?  Exotisme ?
Voici le site de leur campagne vers la Wallonie et les Wallons :
www.prejuges.be

Sans commentaire... je vous le laisse découvrir !

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 16:43

Après les Dom et les Tom, et si on créait un Toq ? Un territoire outre Quiévrain. C’est la thèse développée par Claude Javeau dans un petit livre au titre bien provocateur (mais il ne serait plus lui même sans ça...) : La France doit-elle annexer la Wallonie ?

Dans l'interview, ci-dessous, le journaliste (français !) préfère le terme "unir" à "annexer", Javeau parle également de fédération...

Plus amusant et intéressant, J.-F. Kahn (ex-journaliste à Marianne) et Jacques Marseille (économiste à réputation libérale), deux duetistes ne manquant pas non plus d’esprit facétieux, s'ils ont rarement le même avis sur la même question disent là assez clairement "oui".



" La France doit-elle annexer la Wallonie ? " 

de Claude Javeau, Larousse, collection À dire vrai - 128 pages

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 18:41
Quatorze mois se sont écoulés depuis le vote de prise en considération de la loi de scission de cet arrondissement en commission de l’Intérieur du Parlement fédéral, soit 426 jours calendrier ! Et dire qu’il devait suffire de 5 minutes de courage politique pour scinder BHV…

 

Comique, non ?

 

Mieux que ça : cette fois, ce sont des parlementaires wallons qui enclenchent la procédure en conflit d'intérêts visant à geler la proposition de loi flamande scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde parce que les présidents de partis « francophones » estiment qu’ils seront lésés par une décision qui a été prise par une majorité flamande composée de partis flamands de la majorité qui les supplient de le faire pour maintenir la paix communautaire jusqu’au lendemain des élections du 7 juin et ainsi éviter d’en discuter avec d’autres Flamands… Euh… Vous suivez ?

 

C’est fou, non ?

Mise à jour : Le 17 janvier, José Fontaine a publié sur  Virgile"  une chronique complémentaire.

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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 12:00

On assiste à une offensive discrète, mais pernicieuse du bruxellissime FDF.

Sans nier son évidente contribution à la reconnaissance du statut de la Région de Bruxelles, pour la petite histoire, l'alliance stratégique entre le Rassemblement Wallon et le FDF avait bien comme objectif la création de deux régions distinctes (Wallonie et Bruxelles) dans le cadre de l'instauration du fédéralisme. Sans revenir sur les erreurs de celui qui porte la responsabilité de la destruction du Rassemblement wallon, le FDF – créé à l'origine par des militants wallons habitant Bruxelles, mais qui en ont vite disparus, remplacés par des "francophones indifférenciés"- s'est finalement senti une vocation de "grand frère". Il s'est opposé à la renaissance d'un parti porteur du Mouvement wallon, par exemple en protégeant systématiquement le sigle "RW" lors de chaque élection. De fédéraliste au départ, composé depuis essentiellement de municipalistes, ce qui est logique, le FDF est au fond, devenu, paradoxalement, un des plus farouches partisans d'une Belgique re-centralisée. La mini-Belgique continuée sans la Flandre qu'il prétend promouvoir n'étant qu'un paravent de ses vrais objectifs. Ses membres les plus éminents ne se sont-ils pas prononcés à plusieurs reprises pour l'annexion du Brabant wallon à la Région de Bruxelles sous prétexte de coller à l'hinterland économique de cette ville. Imposant de fait le bilinguisme à toute notre province qui a pourtant été depuis la conquête romaine un des avant postes de la latinité et de la culture française malgré tous les avatars de la politique des princes. Ne l'appelle-t-on pas le "roman païs de Brabant ?" Mais j'ai déjà réagi ici et .

  

Il me revient que ce parti n'a donc pas renoncé à essayer d'étendre son influence chez nous.

Voici un texte qu'un correspondant namurois m'a fait parvenir :

" Fondé en 1964, le FDF est le seul parti politique qui mène un combat ayant pour but la défense des Francophones, où qu'ils soient établis. Même s'il est parfois, à tort, présenté comme un parti bruxellois, le FDF compte en ses rangs de très nombreux membres établis en Wallonie, et en particulier en province de Namur.

A l'initiative de notre Président, Olivier Maingain, il a été décidé de créer des fédérations provinciales et des sections locales, y compris dans la province de Namur.

Les responsables de la fédération namuroise de FDF (…) ont le plaisir de vous inviter à une après-midi de rencontre qui se tiendra" etc..

 

J'ai également reçu la copie d'une invitation du même genre envoyée en Brabant wallon.

 

Décidément, après les Flamands "De Dekker - Aernoudt" qui "ne nous veulent que du bien", la Wallonie intéresse beaucoup de monde. Si, dans le contexte actuel, mon correspondant (Merci Pierre S. !) est convaincu – à juste titre - que cette nouvelle tentative d'entrée du FDF en Wallonie est réalisée uniquement à des fins électoralistes, il a raison de penser que certains pourraient bien s'y laisser prendre. Les conclusions de la Commission Busquin-Spaak montrent que même des personnes informées (ou qui devraient l'être) comme les élus qui y ont siégé peuvent se laisser berner ou ont renoncé à lutter contre la pensée unique répercutée par une certaine opinion publique. Affaire de panurgisme ?

Paradoxalement; cette tentative met en exergue les intérêts et les aspects positifs de la Wallonie et de son économie. Malgré l'aridité de la crise que nous traversons, les Wallons sont performants et inventifs ; de nombreux investisseurs, surtout français et c'est très bien, en ont déjà tiré les conclusions. Assez de discours nourris à la sinistrose et à la haine de soi !

Il est plus que temps que la Wallonie reprenne le chemin de son autonomie. Après avoir été abandonnée, méprisée, critiquée, elle redevient plus que désirable. D'autres que nous s'en rendent déjà également compte, il reste à en faire prendre conscience à notre peuple et à ne pas répéter les erreurs du passé.

La première chose à faire, c'est de se sortir du " piège belge " dans lequel on essaye de nous maintenir car, comme l'écrivait José Fontaine, "parce qu'il peut être perçu comme autonomiste et fédéraliste, le FDF fait, a fait et fera encore, bien plus de tort à la cause wallonne qu'aucune autre formation politique même flamande". En réalité, le FDF a intégré et applique la logique communautaire (communautariste) flamande.

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 12:01

Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter, avec quelques jours de retard, une excellente année 2009. Et une grande année pour la Wallonie, les Wallonnes et les Wallons.

 

Ensuite, voici un billet qui peut paraître futile en cette période de crises, financière, économique, sociale ou encore climatique (!), mais à l’heure où Chris Peeters exige que « des résultats arrivent très rapidement et que des accords partiels soient atteints très rapidement » en matière de négociation de réforme de l’Etat, sachant que BHV va revenir très prochainement au Parlement et que presqu'à la veille (samedi 7 mars) d’une manifestation à Bruxelles qui sera une première en Europe, celle des Catalans réclamant leur indépendance, il m’a paru utile de faire le point sur un sujet qui, s'il n’est plus tabou, est souvent très mal traité. Les conditions de la réunion de la Wallonie (et pourquoi pas de Bruxelles ?) à la France.

 

Cet été, le sondage circonstanciel de « La Voix du Nord » et du « Soir » donnant près de 50 % de Wallons favorables à l'union à la France a alimenté de nombreux fantasmes. Avec le recul, je pense que son seul mérite, c'est de nous obliger à sortir - enfin ! - des propos simplificateurs. Et je remercie particulièrement deux correspondants français, Jacques Le. et Cédric Ch. d'avoir alimenté ma réflexion par leurs courriers.

 

En effet et à ce titre il a été utile, tant qu’il s’agissait d'entretenir une flamme, un espoir lointain, le discours réunioniste a fait l'impasse sur les conditions même de la réunion à la France. Négligeant le « comment » qui est pourtant aussi important que le « pourquoi ». Si on peut comprendre dans le contexte historico-politique cette volonté de simplification, nos concitoyens retiennent malheureusement surtout de ce discours (cet évangile ?) répété et quasi incantatoire dans le chef de certains  que celle-ci prendrait la forme d’un cadre juridique et institutionnel d’accueil dans une France banalisée. La Wallonie devenant une région de droit commun (la «23ème»), les provinces des départements, etc.

Les Wallons devraient donc se présenter tout nus devant Marianne, qui leur donnerait une tunique standard à endosser. Tunique évidemment conforme à celle commune au Ch'timi et au Provençal, lesquels seraient politiquement et juridiquement indifférenciés, car uniquement reconnus en leur qualité de Français. Selon ce schéma, il conviendrait, pour mériter cette qualité, de nier 179 ans de Droit belge et 29 ans d’autonomie wallonne. Or, en plus de la langue et de l'histoire, le Droit et les institutions (la différenciation et la pratique de l'autogestion qu'elles permettent, en tous cas jusqu'à un certain point) sont des piliers concrets de l’identité.

Inutile de préciser que cette présentation (ou ce qui en est retenu) dessert magistralement la cause rattachiste ! Les échecs électoraux répétés du parti qui a jusqu'ici porté ce projet en se basant sur ce seul message s'expliquent facilement. Et il est méprisant d'en rejeter la cause sur les Wallons qui seraient « conservateurs, peu politisés ou qui ne comprennent rien… »…

Les opposants à cette vision n’ont d’ailleurs guère de mal à la railler, d'autant qu'elle ne peut séduire les Wallons, si ce n'est, au-delà de quelques individus qui ont la bougeotte, que quelques aigris ou déçus du système.

Surtout, il est d’autant plus idiot de la laisser perdurer qu’elle est fausse, politiquement et juridiquement.

 

C'est que la réalité serait tout autre. L'octroi d'un statut particulier est, en effet, incontournable et inévitable, en raison de l'histoire et des évolutions du Droit public français. La Wallonie disposerait d’un statut spécial d’autonomie, équivalent en étendue et en substance à celui qui est actuellement le sien. Les institutions et les corpus juridique ex-belge et décrétal wallon seraient maintenus sur tout son territoire pour l’essentiel, à condition - bien entendu - que les Wallons le souhaitent. Cette autonomie serait même augmentée par la récupération de compétences de l'ex-Communauté française et de l'ex-Etat belge, hors certaines compétences régaliennes évidemment (Défense, Affaires étrangères, etc).

C'est qu'on ne peut, pour des raisons pratiques, dans les Etats complexes aux législations denses, faire fi de ce qui préexiste. Supprimer le Droit local pour y substituer en bloc le Droit français, c'est une logique d’annexion. Si elle se comprenait dans le cadre de la réunification allemande après la faillite de l'ex-RDA, c’est une imposture de laisser penser qu’un sort semblable attendrait les Wallons. Simplement, parce que la République sait faire place à l’autonomie de certains de ses territoires. Sa Constitution prévoit des régimes de large autonomie outre-mer et aussi la possibilité de statuts spéciaux pour l’ensemble de ses Collectivités territoriales. Statuts qui peuvent concerner de nombreux domaines, en particulier celui du Droit et des institutions. Cette approche peut également être parfaitement appliquée à un territoire nouveau, quelle que soit la forme d'association. Et en réponse aux objections, je rappelle que si le statut de la Corse n’est pas plus «autonomiste», c’est dû à l’opposition de la majorité des corses eux-mêmes.

Il s’agirait d’aller plus beaucoup loin pour la Wallonie (et pour Bruxelles ?) que pour la Polynésie comme dans le projet de Daniel Ducarme. En bref, l’Etat français se substituerait à l’Etat belge, et pas plus. La Wallonie, comme entité, serait maintenue telle quelle, avec ses institutions et son Droit ex-belge . L’Etat français assumerait totalement ce que l'Etat belge donne aujourd’hui, y compris ses obligations financières, incluant les fameux transferts (s'ils existent réellement) nécessaires à la conservation des droits sociaux, la garantie de l’autonomie institutionnelle et juridique. Conception radicale et simple. Seule raisonnablement possible.

 

Ce ne serait pas là non plus le passage de la France au fédéralisme, système qui concerne l’organisation de l’Etat tout entier et qui n'est de toute façon pas à l'ordre du jour, les Français plébiscitant leur système actuel. Mais l’acceptation, dans un Etat qui reste unitaire, d’un statut spécial pour un territoire et une population nouvellement rattachés, dotés de leurs institutions originales et de leur corpus juridique. De toute manière, sur un plan général, les élites françaises sont désormais, dans leur grande majorité, largement décentralisatrices. Si la régionalisation n’y est pas plus poussée, c’est dû au conservatisme de la société ou plutôt à l'absence de besoin de ce type et non à l’Etat qui est à même d’accepter un tel lien de type fédéral, à titre exceptionnel, avec la Wallonie.

Il n’est donc pas efficace de dire et de répéter aux Wallons « aimez la France à la place de la Belgique ». Et ce n’est pas assez de montrer que l’Etat belge étant mourant, c’est la seule solution valable de substitution (beaucoup croiront jusqu’à la fin qu’une «entité wallo-bruxelloise » pourrait continuer la Belgique). Il est stupide de nier, de fait, notre identité, en n'affirmant pas que le maintien des institutions et du Droit ne fait nullement obstacle à un rapprochement étroit avec la France. Ce qui ne veut évidemment pas dire que tout est parfait et que nous ne devons pas continuer à améliorer et faire évoluer nos institutions...

 

Les Wallons (et leurs dirigeants politiques ou autres) ne veulent pas perdre les acquis représentatifs de ce qu’ils sont, fruits de notre histoire et de nos luttes. Nous pourrions les conserver et même les faire fructifier dans la République française.

Nous ne sommes plus au XIXème siècle. Les Etats européens ne sont plus des entités fermées, quasi autarciques. Il n'y a plus vraiment d'indépendance nationale… Et si les Wallons montraient, dans l’Europe et le Monde modernes, la voie d’une nouvelle façon de concevoir les Etats ? Tout en restant eux-mêmes. Pensons-y en préparant les élections de juin…

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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 13:19

Je viens de relire l’excellent essai de Francis Walder : « Saint-Germain ou la négociation » qui relate d’une manière romancée la négociation ayant abouti à la paix de Saint-Germain, signée en 1570, mettant très provisoirement fin à la guerre entre les protestants et les catholiques. L’auteur y dresse un intéressant « portrait du négociateur », montrant ses finesses, ses roueries, ses astuces. Sous la prudence des personnages et la sobriété du récit, on entrevoit des passions immenses et féroces. La paix sera de courte durée puisque deux ans plus tard a lieu le massacre de la Saint-Barthélemy qui y met un terme.

 
Et, en matière de négociations boiteuses, je ne peux que faire le rapprochement avec ce que Bart De Wever a dit un jour : « La Belgique n’est plus qu’une conférence diplomatique permanente entre deux pays »… Phrase terrible, mais si juste.

Quels que soient les défauts - ou les qualités, soyons de bons comptes – des politiciens d’aujourd’hui, ce qui les handicape c’est surtout qu’ils n’ont pas vraiment de pays à gouverner. Leur pays est séparé en deux entités qui évoluent de manière totalement indépendante. Comment dans ces conditions former pour lui un seul gouvernement. C’est pratiquement impossible ou pour rejoindre le propos de De Wever, comment voulez-vous doter une conférence diplomatique d’un gouvernement stable et efficace ?

Le problème de la Belgie-que, c’est, en effet qu’elle est formée de deux nations (au moins…) et que les institutions ne sont pas adaptées à cette situation. On s’obstine depuis des années à adapter la réalité aux institutions, alors qu’il faudrait plutôt adapter les institutions à la réalité.

 

Passions immenses et féroces écrivais-je ci-dessus. Il suffit de voir la guerre entre le Cd&V et l’OpenVLD. Cette stratégie de l’OpenVLD de bloquer la situation pour couler le CD&V alors que cela risque de le couler lui-même pour se rendre compte de l’impasse dans laquelle la Belgie-que se trouve. Les wallons et Bruxellois francophones, comme d’habitude, sont absents du débat. Certes, pour faire illusion et sans trop y croire, on a bien évoqué la possibilité de proposer Reynders au poste de premier ministre ce qui a fait immédiatement réagir le PS, mais ce n’est qu’une péripétie pré-électorale locale. Il n'y a plus d'intérêt supérieur là-dedans en dehors de celui des partis.

 

Oui, nous vivons dans des Etats différents. Les gouvernements régionaux fonctionnent assez bien dans les compétences qui sont les leurs. Les mêmes mots ne désignent pas toujours les mêmes concepts quand on franchit la frontière lingusistique : sur de nombreux points, les pratiques administratives et judiciaires de Flandre s'écartent des nôtres...  Et la crise fédérale n’a que peu d’influence sur notre vie de tous les jours.
 
L’analyse de De Wever est donc tout a fait correcte: la Flandre et la Wallonie sont en réalité deux pays, deux nations, chacun avec sa propre culture, ses propres medias, sa propre opinion publique. Est-ce grave ? Pas du tout. Rien n’empêche (et n’empêchera) des liens économiques (ou même d’amitié) entre les habitants et les entreprises de ces différentes nations. Comme c’est déjà le cas avec d’autres puisqu’il y a peu de rapports entre les rapports individuels et les rapports collectifs liés aux intérêts nationaux.

Actuellement, l’incompréhension est telle que lorsque des entreprises flamandes s’installent en Wallonie, elles n’engagent que des Flamands, persuadés que sont leurs dirigeants que les Wallons et autres francophones sont des crétins (voir les résultats des tests PISA et autres dont on a monté les résultats en épingle dans la presse flamande). Pire, alors que les Flamands choisissent de désapprendre le français comme seconde langue, préférant l’anglais, la connaissance du néerlandais progresse spectaculairement (dramatiquement) jusqu’aux extrémités de la Wallonie sous la pression d’une hystérie médiatique (la pub pour la « Nederlandse Academie » !) relayée par l’angoisse de parents mal informés.
Voilà où nous aura mené la Belgie-que, à un manque d’identité, à un point tel que si nous n’y prenons garde, le français aura tendance à disparaître - autant à Bruxelles qu’en Wallonie - pour des questions de survie économique. Le néerlandais deviendra la langue de travail partout avec l’anglais. On prévoit ainsi déjà qu’à court terme, 80% des bruxellois vont choisir l’enseignement néerlandophone mieux coté et surtout garantissant un emploi auprès de sociétés flamandes, ces dernières avouant elles-mêmes réaliser des quotas maximum de francophones en leur sein…

 
Ou bien on entérine cette situation, ou bien on résiste et il faut le faire vite, parce que la séparation sera un processus complexe.

En attendant, la solution rapide (d’urgence) de l’adaptation des institutions à la réalité ne demande que l’application d’une formule simple et élégante, l’application de l’article 35 de la Constitution. Fédéraliser un maximum de compétences. Rendre les Communautés (pour la Flandre) et les Régions (pour la Wallonie) responsables sur le plan fiscal. Donner des moyens aux politiques de mettre en place les solutions adaptées aux problèmes sociaux qui ont du sens chez nous, sans toujours devoir tenir compte de l’opinion publique de l’autre cote de la frontière linguistique (les problèmes sociaux, par exemple, sont différents).  Ou mieux encore... vous connaissez mon avis !

L’histoire récente de la Tchécoslovaquie a démontré que l’autonomie a été avantageuse pour les deux nouvelles nations. Et c’est la Slovaquie, qui était économiquement la plus faible qui en a profité le plus.

 

Mais, franchement, j’ai des doutes sur la capacité de nos dirigeants à avoir le courage de faire les choix qui s’imposent. On ne peut, en effet, que douter des qualités visionnaires de notre classe politique. Un coup d’oeil sur la pantalonnade du groupe Wallonie-Bruxelles ne laisse pas beaucoup d’illusion. On peut toujours rêver, mais peut-être découvriront-ils un jour que l’intelligence peut payer aussi électoralement…

 

Pour terminer, je vous invite à relire cet entretien - qui reste d'actualité - de Vincent Rocour avec François Perin et qui reste toujours d’actualité : « Supprimer ce pays qui ne tient pas debout ».

Ce dernier y estime que la Belgique est à bout. Tirons-en les conclusions.

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26 décembre 2008 5 26 /12 /décembre /2008 12:53

Les chroniqueurs du régime, confrontés à un triple chaos - politique, judiciaire et économique - pensent avoir trouvé de mâles accents dans le dernier discours de Noël du Roi... Sans blague ?
 

Alors que, comme d’habitude, le Roi a lu ce que les politiques lui ont dicté : des lieux communs actuels recueillant l'assentiment général. C'est un discours du « non-dit », ou plutôt du « tout a déjà été dit, mais… ».

Endormir le peuple en lui faisant croire que quelqu’un, au moins, a compris et partage ses angoisses. Un roi, ce n’est jamais qu’une abstraction règlementaire... qui joue parfaitement ce rôle de caisse de résonance.

 
Ce que ce discours ne dit pas, c’est que la vraie crise est bien plus profonde que la chute d’un gouvernement et traduit (la déglingue) le malaise très important du système institutionnel. A un point tel que le recours aux urnes (au Peuple !) n’apparaît même plus comme une solution possible ou envisageable. Effrayant !

La seule chose à retenir de ce pensum lu sans conviction, c’est que l’urgence, c’est de prendre conscience qu’au pire, une nouvelle Belgique est en gestation et d’arrêter de le nier, et qu’au mieux… nous devons prendre notre destin en mains !

En complément,je vous invite à lire l'excellente analyse de Jean-Yves Huwart sur la situation politique actuelle.

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 12:35

A bien relire Montesquieu, la séparation des pouvoirs, nécessaire, induit dans le même temps la collaboration entre les pouvoirs. L'un ne pouvant prendre le dessus sur l'autre, les uns et les autres devant œuvrer à l'intérêt général. La crise que nous vivons est, à ce titre, particulièrement exemplaire: d'un côté le Premier ministre qui cherche, à tout prix, à sauver Fortis, et donc (une partie de) l'économie belge (l'intérêt général) d’un choc dommageable, quitte à brusquer quelque peu la procédure; de l'autre, le premier président de la Cour de Cassation Ghislain Londers, premier magistrat du pays, qui estime que brusquer la procédure va à l'encontre de l'intérêt général, et usant de son autorité en fondant sur des allégations, porte la crise à son paroxysme au pire moment.

Ce Monsieur a écrit qu’il n’avait « pas pu apporter de preuve au sens juridique du terme d’une influence du politique sur la magistrature » mais estimé qu’il y a « indubitablement des indications importantes en ce sens »… C'est assez surréaliste quand même ? C'est surtout dangereux. Mettre en péril l’intérêt général sur une base aussi fragile ! Et montrer qu’au même titre que le monde politique, par une guerre de rapports émanant d’une justice qui serait, elle aussi, embourbée dans des guerres de clans… On a raison de parler de crise de régime.

 

S’il devrait être maintenant clair pour tout le monde qu’on ne parvient que très difficilement à s’entendre au Fédéral depuis juin 2007, entre Flamands et ce qu’il est convenu de qualifier de « francophones » (mais où sont les Wallons ?) certes, la lutte est surtout terrible entre les partis flamands et encore plus sanglante au sein du CDN&V.  L’intérêt que je peux y voir, c’est qu’il se pourrait que cette nouvelle crise soit le détonateur qui permettra aux nationalistes flamands de passer outre aux réserves des « modérés » qui préfèrent continuer à vampiriser la Belgique (con)fédérale plutôt que de proclamer l’indépendance. Et faire évoluer l’opinion publique wallonne, ou plutôt la presse officielle qui pousse encore l’irresponsabilité à un point inimaginable en continuant à maintenir la fiction d’un Etat Belgique.

 

Revenons aux derniers événements. Je comprends assez mal les réactions outragées de certains.

Si je peux comprendre la déception des quelques "petits" actionnaires de Fortis qui, sans trop réfléchir, ont cédé aux sirènes d’un avocat qui y a vu une belle occasion de se faire de la pub - après tout, ils avaient bien cru aux promesses des banquiers, les seuls vrais coupables dans cette affaire - l’arrêt de la 18ème chambre de la Cour d'appel (gel temporaire des plans de rapprochement entre Fortis Banque et la Française BNP Paribas) consiste à jouer avec le feu dans une Sainte Barbe (*). Si BNP-Paribas se retire, ce sera l'effondrement de Fortis. Les actionnaires n'auront d'autre choix que de se retourner vers l'Etat et in fine ce sera le contribuable qui paiera. Et qui paiera cher ! Les juges auraient pu réfléchir à tout ça. Et sachant que le Droit commercial est tout sauf une science exacte…


Je leur suggère de relire Max Weber qui dans son analyse des logiques bureaucratiques et de la primauté de la règle sur toute autre considération dans ces milieux a écrit qu’un bon fonctionnaire est un fonctionnaire qui est capable de faire des écarts à la règle. Condition essentielle, pour Weber, pour permettre au système de fonctionner. Il avait cette phrase admirable pour décrire cette impersonnalité formaliste : « (…) sans haine et sans passion, de là sans « amour » et sans « enthousiasme », sous la pression des simples concepts du devoir, le fonctionnaire remplit sa fonction « sans considération de personne »…

 

Au delà des principes philosophiques, il y a la raison d'Etat, théorisée par Richelieu. Sans sentiment pour les « dégâts collatéraux » inévitables, voire nécessaires dans l’intérêt supérieurs du pays.

Au risque de choquer, j’estime que Leterme (**) a agi, dans cette affaire, en homme d'Etat. Il aura tenté de sauver ce qui pouvait l'être du système financier branlant du pays. Sans revenir sur la chronologie de l’affaire, les différentes phases de sauvetage de la banque. Intervention financière d’abord, puis, après le coup de poignard batave, l'adossement de Fortis à une grande banque avec minorité de blocage pour l'Etat afin de garder un droit de regard et veiller aux intérêts « belges », c’était ce qu’il fallait faire. Quitte à passer « à frottement dur ». Dans tout pays qui existe vraiment, l’intervention du politique postule une obligation de rapidité d’exécution dans « l’intérêt supérieur de la Nation ».  Tout comme le ministre de la Justice a eu raison d’empêcher la libération pour « vice de forme » d’un délinquant réputé dangereux.

 

Car soyons de bons comptes, il faudrait être sot pour s'imaginer que dans une démocratie le cloisonnement est total entre les 3 pouvoirs. Il y a toujours des pressions, c'est parfaitement normal. Et ces pressions s’exercent dans tous les sens. Le pouvoir judiciaire n’est pas exempt de ce type de comportement. Rappelons nous Christian Panier qui lors du dernier scrutin régional avait interprété dans le sens bien compris de l’intérêt des partis politiques traditionnels les règles de présentations des listes de candidats au détriment des partis démocratiques non-représentés au Parlement.

 

La séparation absolue entre pouvoir judiciaire et politique est bien une fiction.

 

Dans cette affaire, la presse, les partis, la justice, bref tous les commentateurs, semblent prendre plaisir à jouer un mauvais vaudeville devant des spectateurs (oserais-je encore dire de citoyens ?) désabusés face aux difficultés réelles de la crise économique et sociale en plein démarrage... Fertilisant ainsi un terreau propice à l’éclosion de dérives populistes ou d’extrême droite.

 

Il y a un autre aspect, mais j’entre là dans le monde de la spéculation… à mon tour ! Il n’empêche. Avec la prise de contrôle de Fortis par BNP-Paribas, les intérêts de la France sont fortement engagés. Le bourbier belge éclabousse jusqu’à la Bourse de Paris. En gros, ce que les juges ont fait, c’est mettre en difficulté la banque française.

Le fait de constater qu’en Belgique, la parole de l'Etat, sa signature, ce n'est pas très important, puisque la justice autorise à passer outre, n’est pas anodin. N’y aurait-il pas derrière toute cette affaire un vieux relent de francophobie ?

Mon vieil instit nous serinait déjà que la Belgique était « le rempart de l’Europe contre la France ». Cet Etat tampon anti-français n’existe plus, les raisons de sa création ayant disparu. Mais 180 et quelques années de propagande ont hélas marqué les esprits. Remarquez combien on a peu hurlé quand les Hollandais ont confisqué la plus belle part de Fortis… Il est bien possible que si la solution avait été hollandaise, allemande ou britannique, la réaction aurait été différente. De nombreux « belges » (pas uniquement flamands) se sont méfiés dès le départ de cette opération de sauvetage. Accusant la France d’arrière-pensées. Dans notre intérêt à nous Wallons et dans le sien, la France devrait arrêter de considérer la Belgique comme un pays ami puisque son soutien lui est systématiquement reproché et renforce la défiance à son égard. Ce n’est pas nouveau, la Belgique a toujours été et est encore le pire adversaire des intérêts français en Europe et probablement dans le monde. C’est difficile à faire comprendre en France, parce qu’il s’agit d’un comportement collectif qui ne se traduit pas – à de rares exceptions près – au niveau des individus. D’où ces attitudes schizophréniques que sont la francophobie des institutions et la francophilie des individus…  Compliquées encore par l'indiférentiation ethnique sous le vocable de "belges".

 

Nous sommes donc bien dans une fin de régime. En tous cas, au niveau fédéral. Il y a six gouvernements en Belgique et il n'y en a qu'un seul qui dysfonctionne. La Belgique est dysfonctionnelle par essence. Il faut une thérapie de choc au plus tôt. L’amputation me semble nécessaire et dans un premier temps, il faut d'urgence faire sortir la Wallonie de la Belgique. Tiens, à ce propos, le Kroll du jour est excellent !

 

 

(*) A moins que conscients que dans un système qui ignore le bien commun, les actionnaires de Fortis (petits comme gros) ont bien compris qu'il est possible de faire éponger par le contribuable leurs pertes dues à l'impéritie du conseil d'administration qu'ils avaient eux-mêmes choisi. Négligeant l'état de nécessité qui a forcé le gouvernement à agir, ils auraient compris qu'on trouverait bien, en flattant le désir de puissance de certains juges qui se veulent les maîtres de la loi et non ses serviteurs, le détail, le vice de forme ou encore la procédure oubliée qui justifierait une réforme de la décision gouvernementale, quel qu'en puisse être le prix pour l'économie du pays ou l'emploi... La déliquescence de l'état belge n'est pas uniquement due à ses problèmes communautaires...

(**) Les Flamands Premiers ministres se montrent toujours un peu plus belgicains et moins flamands dans l'exercice du pouvoir. Il n’empêche que, avec De Wever, c’est un des rares politiques flamands qui dit clairement les choses, sans hypocrisie. C’est donc notre meilleur ennemi (partenaire ?) pour faire évoluer les esprits. Rappelons nous quelques exemples  : depuis sa déclaration au « Dag Allemaal » le 24 décembre 2005 où il a comparé « la Wallonie à un sac de cailloux sur le dos d’une Flandre lancée dans une course cycliste de montagne» , jusqu’à celle à « Libé » qui a fait couler beaucoup d’encre : «  La nécessité d'avoir un gouvernement fédéral passe au second plan par rapport aux intérêts de la Flandre (...) La Belgique est née d'un accident de l'histoire, il ne faut pas l'oublier » (..) Que reste-t-il en commun ? Le Roi, l'équipe de foot, certaines bières... »

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