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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 10:09

On n'en parle plus beaucoup dans la grande presse,mais la Cour internationale de Justice de LA HAYE (CIJ) doit donner un avis consultatif sur cette question qui peut avoir une très grande importance chez-nous  :

«La déclaration unilatérale d’indépendance des institutions provisoires d’administration autonome du Kosovo du 17 février 2008 est-elle conforme au droit international ?»

La Cour a  fixé au 17 juillet 2009 la date d’expiration du délai dans lequel les Etats (*) ayant présenté un exposé écrit pourront présenter des observations écrites sur les autres exposés écrits.  

Gageons que cet avis est attendu par certains en Flandre, mais aussi en Ecosse ou en Catalogne. Et ailleurs !

Affaire à suivre donc, en juillet !

Et... un pas plus loin dans la réflexion sur  le blog de l'excellent Jean-Sébastien Jamart

(*) L
a République tchèque, la France, Chypre, la Chine, la Suisse, la Roumanie, l’Albanie, l’Autriche, l’Egypte, l’Allemagne, la Slovaquie, la Fédération de Russie, la Finlande, la Pologne, le Luxembourg, la Jamahiriya arabe libyenne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis d’Amérique, la Serbie, l’Espagne, la République islamique d’Iran, l’Estonie, la Norvège, les Pays-Bas, la Slovénie, la Lettonie, le Japon, le Brésil, l’Irlande, le Danemark, l’Argentine, l’Azerbaïdjan, les Maldives, la Sierra Leone et la Bolivie et bien évidemment,  les auteurs de la déclaration unilatérale d’indépendance des institutions provisoires d’administration autonome du Kosovo.

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 17:37

Vous qui me faite la gentillesse de suivre ce blog depuis le début devez être étonnés du "ralentissement" de ma production. Il y a à ça deux raisons, une personnelle, liée à un petit problème provisoire de santé m'empêchant d'utiliser le clavier de l'ordinateur comme je le voudrais et l'approche des élections régionales qui m'impose d'éviter de publier des billets qui pourraient favoriser un parti particulier.

Mais revenons au sujet du présent billet.
Je suis toujours effaré, mais pas surpris du manque de culture historique de nos concitoyens.  Pas surpris, parce que je suis de plus en plus persuadé que c'est le résultat d'une volonté politique, celle de créer un Etat (état ?) belge à tout prix, même au mépris de l'Histoire. La création du mythe belge est à ce prix. Tous les nationalismes en ont fait autant, avec des bonheurs divers. Ici, c'est une opération vouée à l'échec mais poursuivie avec - il faut le reconnaître - une belle persévérance et surtout beaucoup de moyens. C'est pourquoi, il faut saluer ceux qui font oeuvre utile en allant à contre-courant de la pensée unique qu'on nous impose. C'est le cas de deux personnes que j'apprécie beaucoup ; dans un domaine que j'aborde peu par méconnaissance du sujet, celui du pouvoir de la finance, superbement décortiqué par
Marco Van Hees (*) ou sur un plan plus wallon, de José Fontaine dont je ne partage pas toujours toutes les idées, ni les choix politiques, mais dont beaucoup d'articles de sa revue en ligne "TOUDI" méritent le détour.
Il vient ainsi de mettre en ligne
des archives fort intéressantes, par exemple sur le gouvernement provisoire wallon de 1950, un entretien avec René Lévesque, ou encore pourquoi Namur a-t-elle été choisie comme capitale de la Wallonie .

Evidemment, tous ces textes peuvent être jugés comme "orientés", mais n'est-ce pas toujours le cas ?

On ne peut aimer que ce que l’on connaît. L’enseignement et plus spécifiquement les leçons d’histoire, doivent pousser à l’étude de sa propre région. La connaissance et la compréhension de la région peuvent constituer un levier pour un meilleur avenir pour la Wallonie. Le sort de la Wallonie se trouve entre les mains de l’enseignement.  Jean Pirotte, en  1998 a écrit que "Si la Wallonie reste ignorée ou mal aimée des Wallons eux-mêmes, il y a peu de chances qu’elle en vienne à se dynamiser et à devenir attractive".

(*) licencié en sciences politiques (ULB), est fonctionnaire au SPF Finances, délégué syndical CGSP, journaliste pour l'hebdomadaire Solidaire, 3ème candidat aux européennes sur la liste PTB+ (je viens de l'apprendre) et, auteur de plusieurs ouvrages :

- C’est pas nous, c’est eux – Les fondements idéologiques de l’anti-tiermondisme, Editions Dialogue des Peuples, 1990 ;
- La fortune des Boël – Un énorme patrimoine, une immense dette sociale
, Editions Aden, Bruxelles, 2006 ;
- Didier Reynders – L'homme qui parle à l'oreille des riches
, Editions Aden, Bruxelles, 2007 ;
- Le Frankenstein fiscal du Dr Reynders – Tout ce que vous n’auriez jamais dû savoir sur les intérêts notionnels, Editions Aden, Bruxelles, 2008.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 00:01

Une analyse du docteur Michel Lemmens !

Comment expliquer les tribulations de la « gouvernance » wallonne et les turbulences qui secouent régulièrement cette malheureuse Région sans avoir recours au dénigrement des personnels politiques et à une évaluation forcément désobligeante et injuste de leurs facultés intellectuelles et morales ?
 
C'est pour tenter de répondre à cette question que nous proposons d?envisager l'hypothèse d'un « effet bonsaï ».

Chacun sait que le bonsaï de 15 cm est issu d'un germe identique à celui qui donnerait naissance à son congénère naturel de 15 mètres ou plus.
 
L'origine de leur différence ne tient qu'à la dimension de leurs habitats respectifs : pleine terre de la forêt pour l'un, pot de terre pour l'autre. Il faudra aussi, pour obtenir le bonsaï, faire subir à la jeune pousse moult agressions et mutilations qui entraveront son évolution biologique et empêcheront sa croissance.

Notre proposition est que l'exiguïté du territoire wallon combinée au déclin économique de la Région  produit un « effet bonsaï » sur la classe politique lorsque son action et ses prérogatives sont d'essence nationale mais s'exercent sur un territoire qui n'a ni les caractères ni la dimension d'une nation.
 
Comment penser grand quand on ne peut faire que petit ? Comment éviter que certaines personnalités attirées par le pouvoir, légitime motivation de toute carrière politique à condition de ne pas en être la seule, ne finissent par se contenter de bénéfices collatéraux mineurs : gloriole, passe-droits ou autres vanités, faute d'avoir pu s'exprimer dans un monde mieux proportionné à leurs ambitions ?
 
A tout prendre, notre hypothèse bonsaï est tout de même moins déprimante que la résignation à la médiocrité des comportements individuels de femmes et d'hommes dont, pourtant, les facultés intellectuelles et le souci de bien faire ne sont, sauf exception, pas sujets à caution. .
 
Notre métaphore botanique a ses limites et on ne saurait oublier que le bonsaï authentique est un vrai chef d'oeuvre de patience et d'esthétique. Elle a cependant aussi pour mérite de rendre compte du phénomène inverse : les Wallons, lorsqu'ils fonctionnent dans un espace plus vaste, y obtiennent d'appréciables succès.
 
Nos scientifiques publient dans les grandes revues internationales et participent à des programmes européens, et leurs travaux y sont reconnus et appréciés. Nos artistes s'exportent bien, notamment en France évidemment. Nos principales entreprises sont depuis longtemps multinationalisées, et celles qui ne le sont pas sont convoitées par de grands groupes eux-mêmes mondialisés.

Même notre personnel politique tient son rang et fait bonne figure quand l'occasion lui est donnée de sortir du bac à sable : tel ancien Président de parti wallon, qui n'a pas laissé un souvenir inoubliable comme Ministre de l'Enseignement, a été un Commissaire européen à la Recherche scientifique tout à fait honorable et reconnu par ses pairs et la communauté internationale, et certains de nos parlementaires européens sont d'une qualité unanimement appréciée.
 
De même, lorsque le politique exerce à l'échelle locale ses responsabilités, on n'observe guère d'effet bonsaï : sauf quelques bruyantes exceptions, les communes et provinces fonctionnent plutôt bien et leurs annexes (intercommunales etc..) souffriraient plutôt d'une insuffisance de contrôle régional. Par exemple, l'affaire de la »Carolo » aurait sans doute pu être évitée si la tutelle de la  société régionale s'était exercée avec vigilance. Le municipaliste par choix est en équilibre avec son environnement et n'est donc traumatisé par aucune restriction spatiale de ses aspirations.
 
Soulignons une fois encore qu'un effet bonsaï exige à la fois un sévère confinement et des agressions mutilantes. Ainsi se rencontre l'objection souvent entendue que des nations aussi petites en territoire et en population ne sont pas atteintes du même syndrome que la Wallonie, qui ajoute à son exiguïté une Histoire trop brève, un sentiment national limité au folklore, des ressources naturelles épuisées, un capitalisme local absent ou défaillant. Tel n'est évidemment pas le cas de la Suisse ou du Danemark pour s'en tenir à de proches voisins, sans parler de la Flandre !
 
Pour neutraliser l'effet bonsaï, l'insertion dans un espace suffisamment vaste est la seule option disponible, les autres facteurs échappant à la sphère de la décision politique. Et qui d'autre que la France pourrait offrir cet espace, une fois tournée la page belge et dépassées les chimères autonomistes ?
Les principaux bénéficiaires de cette « extension du domaine de la lutte », outre les Wallons et la Wallonie, seraient d'ailleurs les personnels politiques eux-mêmes actuellement coincés dans un carcan sans avenir dont ils ne peuvent que gérer à la petite semaine des ressources toujours plus étriquées.
 
Encore faudrait-il alors que nos élus se contentent d'espérer la Légion d'Honneur et renoncent à leur espoir de devenir un jour baron du Roi...

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:15

L’Arrêté ministériel du 25 mars 2009 interdisant l’utilisation de certains sigles ou logos pour les élections du Parlement européen et des Parlements de Région et de Communauté du 7 juin 2009 a été publié au Monieur ce 31 mars 2009

 

Extrait :

 

Article 1er Sont interdits lors des élections du Parlement européen et des Parlements de Région et de Communauté du 7 juin 2009 :

(...)
5° sur la demande motivée du parti Front Democratique (sic !) des Francophones, les sigles ou logos PRL-FDF, FDF, FDF-RW, RW, FDF-PPW, FDF-CFE, ERE-FDF et FDF-ERE ; (…)

 

Je me demande ce qu’on entend par demande « motivée ». Le FDF étant un parti bruxellois, en quoi un sigle wallon les dérangerait-il ?

Ils ont vraiment peur d’un retour du Rassemblement Wallon en Wallonie.

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29 mars 2009 7 29 /03 /mars /2009 15:00

Je vous invite à lire un livre dérangeant dans son message par rapport à l’Histoire telle qu’on nous l’a racontée, mais essentiel sur le fond par rapport à nos réflexions pour comprendre - par ricochet - l’échec de la Belgique. Ce livre : « Comment le peuple juif fut inventé » de l’historien israélien Shlomo Sand (*) analyse et documente avec talent l’invention du peuple juif par les doctrinaires du sionisme.  Impressionnante démonstration de l’exigence de vérité qu’un historien peut avoir vis à vis de lui-même et de son peuple. Et au-delà, une question d’actualité pour l’avenir des relations entre Israël et la Palestine.

 

Certes, partout, dans l’invention de cette communauté qu’est le peuple, les enseignants, les historiens, les folkloristes, les romanciers, ont toujours joué un rôle essentiel pour délimiter cette entité d’une identité qui la délimite dans le temps et l’espace, notamment dans ce qu’on a appelé « le printemps des peuples » au XIXème siècle, celui de l’émergence des nationalismes. Il aura fallu attendre le XXème siècle pour voir parfois apparaître une réflexion plus distanciée par rapport  à ces mythes historiques, parfois créés de toute pièce et utiles aux régimes en leur qualité d’histoire simplifiée, vulgarisée, et souvent utilisée comme démonstration du pouvoir politique.

 

C’est ce qui a été fait avec opiniâtreté par le Mouvement wallon qui a remis en cause l’historiographie officielle de Pirenne et de ses successeurs, avec talent également dans la première édition de « l’Histoire de la Wallonie » de Léopold Génicot ou dans un but… heu… différent, plus polémiste comme dans « Les grands mythes de l'histoire de Belgique » qui pêchent par une certaine subjectivité politique évidemment difficile à éviter dans ce type de travail de déstructuration. (**)  A. Morelli l’avoue de fait en précisant « qu’on n'aurait d'ailleurs pas fait le livre sans la deuxième partie, qui s'attaque aux mythes wallons, flamands, et même bruxellois »… Ce qui a fait beaucoup pour que les médias belges d’expression française assurent le succès du livre.

 

Malgré le travail remarquable de critique historique des historiens scientifiques, on peut constater que cette histoire simplifiée a de beaux jours devant elle, particulièrement en Wallonie et à Bruxelles. Nous pouvons le constater tous les jours. Comme l’écrivait Jean Paul Marthoz dans une remarquable chronique dans le journal « Le Soir du  24 mars : « Le refus de savoir semble pourtant l’emporter très souvent sur la quête de la vérité, comme si l’ignorance était plus convaincante et l’illusion plus confortable. Il y a des « vérités qui dérangent » et beaucoup préfèrent fermer les yeux plutôt que d’être éblouis par la réalité ».    L’amorphisme politique tient à ça également et pas uniquement au système des piliers qui contrôlent la société en empêchant tout changement. Hélas !

 

Mais revenons au sujet.

Les mythes identitaires politiques (**) se construisent le plus souvent contre quelque chose, ce sont des mythes différenciateurs. Ils gomment les tensions internes au groupe et le définisse par exclusion par rapport aux autres groupes. C’est ce qui fait toute la différence entre le nationalisme flamand et l’identité wallonne qui est multiple et non réductrice à un point même qu’elle est volontiers niée par certains qui prétendent pourtant « parler au nom du peuple ».

 

Si le nationalisme flamand à vocation de reconnaissance linguistique a finalement abouti à populariser l’objectif logique d’indépendance de la Flandre, je ne suis pas certain que celle-ci soit aussi rapidement à l’ordre du jour que ce que certains espèrent. D’une part, la crise (la dérive ?)  financière mondiale et ses répercussions économiques récentes fait réfléchir les dirigeants des partis traditionnels qui savent ce que la Flandre gagne à contrôler les leviers essentiels de la Belgique. Et surtout, d’autre part, l’impossibilité d’arriver à une alliance cohérente et forte entre les différentes formations politiques autonomistes au sein de la droite ultra-majoritaire due plus à des incompatibilités individuelles qu’à des différences essentielles de choix de société provoque un éparpillement des voix qui rendent vains tous les calculs basés sur l’addition de pourcentages de voix qui permettraient à la Flandre de déclarer son indépendance, malgré la popularité de ce projet dans le population. Tant qu’il n’y aura pas de volonté « d’union sacrée » des nationalistes flamands, la Belgique continuera sur sa lancée… D’escarmouches en escarmouche la crise institutionnelle continuera à s’enkyster au détriment de la Wallonie. Il ne faut pas compter sur nos partis (notre parti plutôt, tant les différences sont impalpables) traditionnels en panne d’idées neuves pour qui l’occupation du pouvoir sans interruptions et la gestion au quotidien absorbent toutes les énergies. Et le système électoral proportionnel avec sa franchise a-démocratique de 5 % des voix en deçà de laquelle les voix obtenues ne comptent tout simplement pas, empêchant, sauf accident, toute irruption sur la scène politique d’un parti neuf n’arrangera pas les choses, à moins d’une lame de fond émotionnelle... Le système étant ainsi parfaitement cadenassé, on a créé des familles politiques de droit divin, des reconductions de mandats quasi automatiques, des vassaux dépendants des roitelets qui sont eux-mêmes dépendants de leurs appareils de parti. Le monde politique belge a inversé les polarités de la démocratie représentative, c’est la base qui doit avoir des porte-parole et non l’inverse. Même si les transferts de voix sont réduits, ils indiquent une forte exigence de changement chez l’électeur. Le système proportionnel et les arrangements qui l’accompagnent inévitablement n’en tiennent pas compte. On est loin du vote majoritaire où un mandataire met longtemps pour obtenir la confiance parce qu’il doit faire ses preuves. Et où une seule voix peut faire basculer une majorité et engendrer le changement qui va avec, les hommes, le programme et l’esprit de gouverner.

 

Si un autre nationalisme, le nationalisme bruxellois, est en train de naître, basé sur un mythe différenciateur visible sur les fora des grands journaux (les Flamands son hégémoniques et les Wallons des fainéants et socialistes… air connu !), il existe un autre nationalisme en construction, plus pernicieux, j’en ai déjà parlé, c’est celui de la « nation francophone » que d’aucun appelleraient même « Belgique française » et qui a pour objectif de nier complètement l’identité wallonne dans un ensemble sensé poursuivre l’existence d’une « Belgique entre-nous »…

 

Concept dangereux, issus de celui de la Communauté française « Wallonie-Bruxelles », institution inutile et basée uniquement sur une langue commune. Née du principe sur le principe de communauté culturelle, revendication essentiellement flamande pour protéger les Flamands de Bruxelles, Il a bien fallu en passer par là pour obtenir la régionalisation économique, demande essentiellement wallonne. Et si, curieusement, malgré les tares de cette institution, son coût et son inefficacité, elle subsiste, c’est  qu’elle a déjà pris la place de la Belgique unitaire dans l’esprit des partisans de celle-ci qui ont fini par y trouver de nombreux avantages. Convaincus qu’ils sont maintenant qu’il n’y aura pas de retour en arrière et que le nationalisme flamand est un fait incontournable. On cherche donc à re-créer une Belgique « à l’ancienne » mode avec une capitale et une province, gommant les acquis des régionalisations successives. La main mise du FDF sur le MR ne vise à rien d’autre et il en va de même dans les autres partis, même parmi ceux apparemment peu suspects de visées institutionnelles comme le CDH ou Ecolo. Une des têtes pensantes de ce dernier parti, Marie Nagy, n’a-t-elle pas dit un jour (dans « Le Soir » du 4 septembre 1997) que « la Belgique sera bruxelloise ou ne sera pas » ?

 

Ce mythe de la Belgique continuée, cette dérive identitaire qu’on essaye (à peine) insidieusement de nous imposer est extrêmement dangereuse et néfaste. C’est une politique annexionniste et une stratégie d’acculturation. A nous de réagir et de rappeler que notre rôle, c’est aussi de dire aux gens ce qu’ils ne veulent pas nécessairement entendre.

 

L’échec de la création pérenne d’une « nation belge » s’explique par le fait que le nationalisme n’est pas du à l’existence des nations, mais la Flandre l’a montré récemment, que ce sont bien les nations qui sont le produit du nationalisme comme Benedict Anderson et Ernest Gellner l’on théorisé.  Méfions nous de cette pseudo « nation francophone » qu’on veut nous imposer.  Il y a là un danger pour notre identité wallonne, romane, française. Si tout le monde a besoin d'une identité, de s'inscrire dans un groupe, cette identité peut être multiple, et non pas réductrice, mais elle doit être.

Il est important de le rappeler et de ne pas se laisser imposer des choix. Si je n’ai pas souvent partagé les choix politiques de Jean-Maurice Dehousse, je ne peux qu’être d’accord avec l’intervention ci-dessous :
 



(**) Fayard 2008
(**) Il y en a d’autres, religieux par exemple.  Il suffit de penser à la forte augmentation des femmes voilées dans les lieux publics à Bruxelles et à la problématique du port du voile. Phénomène identitaire indiscutable, témoin d’une intégration insuffisante dans une société – finalement assez schizogène – qui se défini de manière assez peu compatible et peu claire comme à la fois judéo-chrétienne et laïque…

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 17:37
Mais pour qui ?
La réponse
ICI  et  ICI !
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 07:21

C'est dans l'hebdomadaire Knack, pour Joëlle Milquet, "avec un peu de bonne volonté, la réforme pourra être décidée après les élections du 7 juin".
Sa recette ? 
Elle est simple :  "pour mener avec succès des négociations institutionnelles, il faut aller s'asseoir avec les présidents de partis loin des caméras, dans un château ou ailleurs"... Et tout peut être réglé en un week-end ! 

Les conditions de réussite ? 
Ce dossier doit être discuté exclusivement au sein du cercle fermé des présidents de partis et certainement pas  avec les ministres régionaux ou d'autres représentants des régions. Le fédéralisme ? Connais pas !

Trois réflexions :

Si c'était si simple, pourquoi ne pas l'avoir fait avant le 7 juin ? (La réponse est dans la question)

Il y a quelques temps, j'ai écrit dans
un billet où je m'interrogeais sur le populisme,  que "s'il faut reconnaître un - faux - mérite au populisme, c'est celui de rendre le discours politique plus largement accessible. En simplifiant les enjeux, ceux-ci deviendraient lisibles et, de ce fait, susceptibles d’être débattus. À outrance. Or,  la simplification est-elle vraiment compatible avec la nuance et la complexité ?" Je ne change pas d'avis. Il n'y a pas de solution simple aux situations complexes, ça se saurait.

Par ailleurs, ces propos montrent tout son mépris pour la démocratie (y compris pour les élus de son parti) et les vertus du débat démocratique. Quelques personnes, douées certainement pour prendre et occuper le pouvoir dans leur parti respectif (un ami dirait : "des tueurs", parce qu'on n'arrive pas là "sans avoir beaucoup de sang (virtuel !) sur les mains") s'arrogeant le droit d'être "compétents en tout" vont décider pour tout le monde. N'est-ce pas là une définition de l'absolutisme ? Autre nom du mal qui a rongé ce spectre de pays : la particratie.
Le rôle du politique doit être revu. Des démarches citoyennes comme celles des Etats généraux de la Wallonie ou encore du Mouvement du Manifeste wallon vont dans ce sens. Rendre aux citoyens le droit de faire ds choix et d'être maîtres de leur destin collectif. Nous en sommes décidément bien loin en Belgique. L 'État ne doit pas d'abord être le détenteur de la violence légitime, mais surtout, comme l'a écrit Jean-Marc Ferry, le détenteur de l'éducation, légitime !

Ce n'est pas nouveau, ce mépris de madame Milquet  a déjà été stigmatisé par Jean-Emile Humblet (ici, à propos de la culture et des Wallons), ancien sénateur et militant wallon lors d'une intervention qui se retrouve sur Youtube :

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 16:33

Cette initiative apparaît fort tard pendant la campagne électorale, mais vous trouverez ICI (plus que) l’ébauche du programme politique d’un mouvement pluraliste qui rassemble, autour d'un même projet, des sensibilités de gauche, du centre et de droite, comme celles de régionalistes, d’indépendantistes, de réunionistes et de rattachistes, toutes dignes et légitimes aux yeux des promoteurs de cette initiative.

 

Loin des slogans ou des arguments habituels inspirés par la pensée unique ou le suivisme d’une certaine opinion, ce document assez long « en jette » comme on dit.

Ils font très justement remarquer qu’avant d’argumenter sur la destinée politique de la Wallonie en cas de scission de la Belgique (Régions autonomes, indépendance, Etat Wallonie-Bruxelles, réunion à la France, …), « il est important de poser, dès aujourd’hui et pour le futur, les lignes claires d’un objectif de vie en commun, les lignes de conduite pour une Région wallonne autonome et innovante, quelle que soit l’appartenance institutionnelle future de notre Région »

Se démarquant des partis francophones traditionnels ou autres, qui pour reprendre l’expression de Lucien Outers,  « sortent le coq aux grandes occasions médiatiques et le rentrent aussitôt passées ces émotions » n’ont pas produit de véritable projet wallon autrement qu'en réaction au projet d’État-Nation flamand. Ils nous appellent, Wallons, « à ne plus subir mais devenir les acteurs de notre propre avenir ».

 

Il est devenu un lieu commun de constater comme eux que « la voie est ouverte à l’indépendance sournoise et inéluctable de la Flandre ou pire, à une sorte de colonisation cachée, mais réelle de la Wallonie, dans une Belgique où notre Région serait institutionnellement minorisée » (…) « Jouer plus longtemps le jeu des Flamands en allant jusqu’au bout de ce processus, continuer ainsi une politique de marchandages fastidieux et louches de compromis, en passant par de longues crises toujours plus intenses, enverra inéluctablement notre démocratie dans l’impasse et coûtera très cher à la Wallonie ».

 

Prônant l’autonomie e la Wallonie, quel que oit son cadre institutionnel futur, ils font remarquer  que « le niveau régional est le plus approprié, par sa proximité, sa souplesse et sa cohésion, pour faire face aux défis imposés par les problématiques de survie qui dominent désormais les choix immédiats dans les domaines essentiels ».

 

Réalistes et guidés par une ouverture que Renan n’aurait pas dédaignée, ils récusent toute démarche de type nationaliste ou sous nationaliste : « La Wallonie a l’avantage de ne pas connaître de chauvinisme conservateur, ce qui en fait un territoire d’accueil où les « étrangers » passent et s’installent depuis des siècles. Cette ouverture  sur le plan nationaliste constitue paradoxalement un atout au sein de l’Europe des Régions face à des structures rigides ancrées sur la méfiance et/ou l’arrogance ».

 

Les promoteurs de cette idée généreuse veulent « que cessent les divisions au sein du Mouvement wallon »,  en « réconciliant sur un projet commun les régionalistes, les indépendantistes, les francophiles, les rattachistes ». Ils disent clairement dans leur introduction que « les francophiles ne sont pas des « rattachistes jacobins », les régionalistes et indépendantistes ne sont pas des « ringards » ; les uns comme les autres cherchent une solution digne pour leur Région ». Ça nous change des propos radicaux et des jugements définitifs que nous lisons ici ou là…

 

Je partage évidemment l’avis que pour l’heure, la seule proposition raisonnable est celle d’une union pour la Wallonie autour de l’émergence et du redressement complet de celle-ci. Mais c’est loin d’être un slogan ou un vœux pieux puisque : « Seule cette union permettra de développer ses potentialités, pour qu’elle jouisse des moyens pléniers de son épanouissement, sur les quatre axes que sont l’économique, le social, l'environnemental et le culturel. Ainsi, il existe un passage obligé pour tous : la demande d'une autonomie accrue des Régions de Bruxelles et Région wallonne pour permettre à chacun de choisir par après son avenir ».

 

Leurs propositions (développées dans le document) en découlent et s’articulent autour de trois axes :

1. Un maximum d'autonomie pour la Wallonie.

« Plusieurs indicateurs socio-économiques montrent que malgré les défauts de la régionalisation, l'échec du fédéralisme, la Wallonie  tout comme Bruxelles font mieux seules que sous la tutelle de l'Etat belge. Face à l'agressivité économique et sociologique de la Flandre, nous devons prendre notre destin en main ».

Ils proposent logiquement « d’approfondir d’abord l’autonomie de la Wallonie, débarrassée des contraintes héritées de l'expérience belge et conjointement la recherche de moyens d'association avec la France dans le respect des deux partenaires ».

2. Faire de la Wallonie un des principaux pôles de développement  et de logistique européen.

« L'avenir est à la société de la connaissance et de l'avancée technologique dans le cadre d'un développement durable et donc dans une logique de ressources limitées. Les besoins en formation sont immenses. Il faut s'en donner les moyens, c'est là que se gagnera la bataille économique et celle du bien-être collectif. Et dans ce cadre, la valorisation de la Wallonie et sa culture qui n'est peut-être pas seulement la culture au sens étroit du mot, mais la dignité d'une communauté humaine. Tant l’autonomie de la Wallonie que son redressement économique passent par la maîtrise de son enseignement et de ses instruments culturels ». (C’est donc une proposition claire de suppression de la Communauté française dite « Wallonie-Bruxelles »…)

 

3. Faire de la Wallonie un modèle en matière de développement durable.

« Nous détenons une position stratégique unique en Europe. Il faut la valoriser, mais pas à n'importe quel prix. Notre chance, c'est de pouvoir recréer notre environnement économique en fonction des défis du futur. Notre démarche doit donc être prospective, l’anticipation notre mode de fonctionnement ».

 

Une lecture fort intéressante et motivante, sans dogmatisme. En rupture avec ce qu’on lit habituellement en (ou hors) période électorale. Si après avoir parcouru ce document, vous êtes intéressés par cette démarche ou souhaitez prendre contact, n’hésitez pas à m’envoyer vos coordonnées ! Ils sont en train de composer les listes...

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 13:16

Une caractéristique oubliée de la crise de 29, c’est qu’alors que toute l’économie s’effondrait et que les gens se battaient pour des biens essentiels comme la nourriture, une industrie engrangeait des bénéfices confortables, celle du cinéma. Les élections approchent alors que la crise économique (*) domine notre vie quotidienne, c’est à retenir, en caricaturant un peu : voici revenu le temps « du pain et des illusions ».
C’est ainsi, quand tout va mal, nous avons tous besoin de rêves.

 

La période qui commence va donc être extrêmement favorable aux prometteurs de beaux jours !

Après le premier tour de piste d’un illusionniste dont toute la presse s’est amourachée, le débat pré-électoral semble se recentrer entre deux principales tendances du parti unique qui gouverne ce pays, soit les partisans de « l’Etat social inactif » (Ps-Cdh) et ceux de « l’Etat asocial actif » (MR-FDF-MCC-Fourneaux-Fourre-tout et ex « amis à 80 % » d’Aernoudt…). La dernière tendance (Ecolo) s’apprêtant à tirer les marrons du feu. Tout restant ainsi en famille. C’est logique. La presse du régime va nous ressortir ses vieilles recettes et l’artillerie lourde jusqu’au 7 juin. A moins d’un accident, les jeux sont faits. Quoique…

Le Parlement wallon a voté le 14 janvier sa motion en conflit d’intérêts sur la prise en considération de la scission de BHV.  La procédure dure 120 jours. Et, chose amusante, les services de la Chambre ont oublié de convoquer les députés fédéraux de la Commission des Affaires intérieures… à la réunion de concertation entre parlements prévue hier. BHV pourrait donc revenir sur l’avant-scène avant les élections. Mais comme personne n’y a intérêt… Tout va s’arranger bien vite pour écarter les sujets qui empêchent de ronronner. Encore du temps perdu pour la Wallonie !

 

J’écris bien pour la Wallonie. Et pas pour une quelconque « Belgique résiduelle » ou même de « Belgique française composée de Bruxelles et de la Wallonie ».  C’est que face à la prise de conscience de l’imminence de la fin de la Belgique dans sa structure actuelle (je suis prudent !), on a vu monter aux barricades ces derniers temps d’anciens défenseurs de cette proposition irréaliste dans les faits comme Marcel Bolle de Bal ou plus nouveaux et surprenants dans leur conversion subite comme Claude Demelenne (dont le dernier livre n’est qu’une compilation de morceaux choisis - dans le sens de ce qu’il veut démontrer - de ce qui a été publié ces dernières années sur le rattachisme. J’y ai même retrouvé des phrases complètes tirées de billets publiés sur ce blog et de toute façon reprises ailleurs depuis…).

 

En cette période cruciale pour notre avenir, soyons sérieux. Et sortons de la langue de bois et de la pensée unique.

 

Tout d’abord, il est vrai qu’à cause du délai mis à obtenir la régionalisation, les performances de la Wallonie montrent qu’elle a pris plus tard que les autres régions européennes le chemin de la croissance économique, créatrice d’emploi et réductrice du chômage.  Mais on voit également que le différentiel ne change pas et que la croissance est continue. Par ailleurs, ferment important de croissance future forte, durable et génératrice d’emploi, les dépenses wallonnes en Recherche et Développement (R&D) sont largement supérieures à la moyenne des Régions de vieille industrialisation (RETI) comparables et, de manière plus fine, les dépenses en R&D des entreprises wallonnes sont supérieures à celles des trois RETI les plus performantes. Et malgré ça, on se répand encore sur les fora, dans la presse et dans certains discours en accusant la Wallonie de manque de dynamisme ! Les bases redeviennent solides, les autres régions ne peuvent pas en dire autant… La Wallonie qui, à part les trente dernières années, a tiré la croissance de toute la Belgique depuis avant sa création, repart. Et ça, c’est grâce à l’autonomie obtenue par la régionalisation. Ce qu’on fait entre Wallons, on le fait mieux. Même si les dirigeants du parti unique considèrent encore que le fédéral ou même la Communauté - cette créature flamande - sont plus importants que la région. Rappelons nous simplement cette fameuse phrase de Joëlle Milquet (mais les autres pensent la même chose) : « Les gens qui imaginent que la Région wallonne pourrait gérer les matières culturelles ne sont pas intelligents »…

Et ma position n’a rien à voir avec la fameuse expression de François Perin, prononcée dans un contexte bien précis, mais si complaisamment réutilisée jusqu’à plus soif par après par ceux qui n’aiment pas les Wallons ou… en ont peur : « la Wallonie d'amon nos autes ».

 

Certes, le PIB de la Région bruxelloise (19 communes) est supérieur à celui des autres régions.

Mais on ne dit pas souvent que le taux d’emploi y est inférieur à celui des deux autres régions.

Mais on ne dit pas non plus que si le PIB y est supérieur, c’est parce que les sièges sociaux des entreprises y sont situés, c’est là que sont publiés les bilans, alors que les sièges de production (la vraie richesse) sont créées physiquement ailleurs.

Et c’est d’ailleurs provisoire. On le sait moins, mais selon certains (suite au plan START, notamment), la Flandre déplace le centre économique de Bruxelles vers sa périphérie, d’où l’intérêt de la scission de BHV. Un quart des entreprises bruxelloises a déjà quitté la région pour les zones industrielles de Flandre, toutes proches.

 

Nous devons dire que l'éventuelle contribution de la Région de Bruxelles-capitale « Notre « poumon économique »… disent certains !) à aider la Wallonie à sortir de son retard financier actuel ne pourra jamais qu’être très faible. Telle est la réalité des choses !
C'est une fausse bonne idée. Comme l’a écrit très justement Didier Melin récemment dans « Le Soir », « Tout ça ne serait-il pas un attachement viscéral à une Belgique idéalisée ? Ou une sorte de crainte bruxelloise d'être abandonné par les Wallons ? Il est décidément très difficile de rationaliser ce débat ». Ce qui ne nous empêche pas de manifester, comme nous l'avons toujours fait, notre solidarité. Après tout, si Bruxelles existe, c'est grâce aux Wallons. Rien n'empêche, une fois ce faux débat sur l'union forcée,  la conclusion de Région à Région d'accord de partenariats.

 

Ensuite, l’usage d’une langue partiellement commune ne fait pas une nation commune. Parler comme certains de « culture francophone » est extrêmement réducteur. D’autant plus si Bruxelles s’est francisée, l’usage du français y devient de plus en plus surtout administratif. De plus en plus de Bruxellois qui s’expriment en français le font en combinaison avec une autre langue utilisée à la maison. Ce qui rend l’établissement d’un lien entre les personnes et les communautés linguistiques spécifiques de plus en plus difficile.

Enfin, il est difficile de connaître les sentiments des Bruxellois eux-mêmes. Comme me l'a dit un jour l'ancien maïeur (maire) d'une grande ville wallonne, « les Bruxellois iront au plus offrant » ! Je ne pense pas qu'il avait tout à fait tort. Certains Bruxellois commencent d'ailleurs à prendre leurs distances avec cette vision qui fait que Bruxelles doit abolument être liée à la Wallonie.
 

Historiquement, le Mouvement wallon a toujours été conscient de la spécificité bruxelloise dans la mesure où il a défini la Belgique comme étant en trois parties. Ce qui n’a jamais – jusqu’il y a peu – été partagé par les Bruxellois comme l’a dit un jour André Renard : « Je déplore sincèrement qu'il n'y ait pas un mouvement bruxellois pour le fédéralisme ».

 

 

(*) Tiens, au fait, pas de « tribunal international » ou non pour juger les responsables, ceux qui ont ainsi joué avec la santé financière du Monde, précipitant des milliers de personnes dans des difficultés si pas dans la misère ?  Ces banquiers et financiers qui se sont retirés avec de plantureuses indemnités et en toute immunité, nous laissant (à nous, contribuables !) le soin de boucher les trous.

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 12:09

Même si j'ai encore du mal à y croire... Et pourtant !

 

Il est vrai que pour des raisons qu'il serait trop long à expliquer,  je n’ai plus publié grand-chose ces derniers temps. Conséquence ? Un correspondant m’informe que mon épitaphe a été publiée sur Wikipédia, le « fameuse » encyclopédie « sans spécialistes ni vérification d'experts » où l'approximation et l'incomplétude règnent par un grand communicateur (*) sévissant habituellement sur les fora libres au printemps et en automne et dont les coordonnées sont bien connues. Son adresse IP ? : 81.242.161.15

 

Voici le texte :

« Claude Thayse, né en 1951 et décédé le 27 février 2009 a l'âge de 57 ans était un homme politique wallon de centre gauche, il fut président du Rassemblement Wallonie-France de 2004 à 2006.

 

Dès ses dix-huit ans, il a commencé son engagement politique au Rassemblement Wallon dont il est resté militant jusqu'à la destruction de ce parti sous la présidence de Paul-Henry Gendebien. Après l'échec du Parti wallon, co-fondé avec Jean-Emile Humblet, il renonce à tout engagement au sein d'un parti politique, préférant privilégier l'action au sein de divers mouvements wallons comme Wallonie libre, le Mouvement wallon pour le retour à la France (RF), etc. et les premiers mouvements écologiques comme les Amis de la Terre ou Greenpeace. Il a ensuite été compagnon de route du PRL, séduit un temps par les principes du Libéralisme social. Renouant par là avec les origines du vrai libéralisme, celui du « Temps des Lumières ».

 

Son engagement en faveur de la Wallonie lui vaut d'être appelé à la charge de Conseiller à la Fonctionla Wallonie. » publique wallonne - dont il a préparé la réforme du Statut - au cabinet du ministre du Gouvernement wallon Jean-Marie Séverin de 1999 et 2000, il quitte ce parti lors du remplacement de son ministre par Charles Michel. Il rejoint le Rassemblement Wallonie-France en 2000 dont il devient le président (2004), le menant à la seule progression électorale de son histoire (2006). Renonçant à briguer un nouveau mandat pour éviter des déchirements préjudiciables à la cause réunioniste, son opposition à la dérive autoritaire et tribunicienne de la nouvelle direction lui vaut d'être "démissionné" du parti en 2007 après une longue campagne de diffamation. Depuis, rattachiste sincère, il continue son combat en toute indépendance et privilégiant le dialogue pour tenter de rassembler les différentes composantes de la mouvance du Mouvement wallon autour d'un message commun considérant, comme son maître à penser François Perin, qu'un parti politique ne peut être qu'un outil, un moyen, pour arriver à un résultat. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il est resté un militant wallon engagé et très actif, en particulier en publiant régulièrement des billets d'analyse politique sur son blog personnel. Il fut  l'auteur avec ses amis Jules Gheude, Didier Melin et Thierry Ollevier de l'Appel pour la réunion d'États généraux de Wallonie.

 

Comique, non ? Je vous écrirai désormais mes billets… d’outre-tombe !


(*) Un ami qui semble bien le connaître le décrit comme agent au "Service des Belles Lettres Anonymes du Ministère de la Communauté française"... de Belgique, évidemment.
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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