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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 00:01
 
C'est le 30 mai 1943 que, un hôtel de Londres, l'écrivain Joseph Kessel, son neveu Maurice Druon et une jeune musicienne russe Anna Marly écrivent une chanson sur un cahier d'écolier : Les Partisans : chant de la Libération.
Ce texte parachuté par les aviateurs britanniques et transmis de bouche à oreille va devenir l'hymne de la Résistance européenne au nazisme...
Tout gamin, emmené par mon grand père, c'était avec émotion, qu'avant d'entonner la Marseillaise, les réunions des militants wallons se terminaient par ce chant. C'était ça mon école politique.

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 09:37

C'est vrai, on n'en parle pas beaucoup. Et qui s'en préoccupe vraiment ?
J'ai eu la curiosité de faire ce petit test :
http://www.euprofiler.eu/area/befr/ pour savoir (enfin, façon de parler) de quel parti je serais le plus proche.
Bien sur, pour l'innefable Belgique, tous les partis ne sont pas proposés. Alors, il semble bien que je sois le plus proche du PS... par défaut. Disons de gauche, quoi.
Plus intéressant, vous pouvez  découvrir de quel parti dans un autre pays européen vous êtes le plus proche. Et là, sans vraie surprise, pour moi, c'est le  Mouvement Républicain et citoyen !


Une réflexion : Evidemment ce n'est qu'un test et les questrions devraient être nuancées.
Une observation : Observez bien le positionnement de ceux que la presse appelle "les quatre partis démocratiques francophones" (il ne peut y avoir d'autres partis démocratiques que ceux-là, évidemment) par rapport à ce que j'en disais dans mon billet précédent... Surprenant n'est-ce pas ?
 

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 09:07

... et plus personne ne saura comment l'arrêter, ajouterais-je pour plagier Edgard Faure.

 

J'ai eu la curiosité de regarder l'émission « huis clos » de la RTBF hier soir. Di Rupo a tiré le premier et été clair. Le PS et le MR ne gouverneront pas ensemble la Wallonie.


Radicalisation ou dramatisation de la campagne. On peut se poser la question. Un duel entre les deux premier a toujours l'avantage pour ceux-ci de faire oublier les autres et de drainer vers eux des voix qui sans ça se seraient portées ailleurs. Il y a encore tant d'indécis malgré l'appel à soutenir la victoire annoncée d'Ecolo.

Alors, la Wallonie sera-t-elle gouvernée à gauche ou à droite ? Vous y croyez, vous ? Soyons sérieux, ces deux partis ne sont que des composantes d'un parti unique. Ni gauche, ni droite ne les caractérisent franchement. Quelques sensibilités, et les croyances de leurs électeurs, les différencient, tout au plus. L'occupation du pouvoir et leurs influences (le maintien des féodalités, normal dans un royaume...) les rassemblent.


Ce qui m'amène à expliquer le titre de ce billet. N'oublions pas qu'ils gouvernent ensembles au fédéral. J'imagine mal l'un ou l'autre courir le risque de quitter ce gouvernement. Tout étant lié dans le faux fédéralisme qui caractérise ce pays, les relations entre fédéral et régional vont être encore plus empoisonnées, les relations entre partenaires  à couteaux tirés, avec toutes les conséquences que l'on devine  pour l'application des programmes politiques des différentes coalitions. Bref, je peux prédire l'immobilisme assuré (sauf du côté flamand évidemment...). A moins que "par sens du devoir", "pour sauver ce pays" l'un des deux revienne sur sa position. N'oublions pas que BHV reviendra aussi à l'automne... avec un gouvernement flamand plus radicalisé, lui.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 18:31
Ou comment récupérer les hésitants en dramatisant la campagne électorale.


Repris de bfmtoday.be

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 19:50

L'actualité judiciaire ramène sur le devant de la scène l'affaire de la catastrophe de Ghislenghien.

A l'époque(17/08/2004), simple militant rattachiste j'avais, contre l'avis du responsable de la communication de mon parti, sonné par une débacle électorale, proposé le communiqué suivant :

"Respectant et s’associant au deuil des familles des victimes de la catastrophe de le "..." n’a pas souhaité réagir dans la précipitation. Après l’affaire des scandales des pots de vins (hélicoptère, avions etc..) qui a montré les dysfonctionnements du monde politique, l’affaire Dutroux qui a montré les dysfonctionnements de la Justice, la crise des PCB et de la dioxine qui a montré que l'Etat n'était pas prêt pour ce genre de situation, ce nouveau drame confirme l’impéritie du pouvoir fédéral belge !

Seuls le courage et le professionnalisme des individus et des services de secours ont permis d’éviter un bilan humain plus dramatique encore.
Le "...". stigmatise l’impudeur des notables du régime - responsables mais toujours irresponsables ! - qui profitent du deuil des familles et de la population pour se disculper à bon compte en transformant les funérailles en une opération de relations publiques. Quelles leçons vont-ils en tirer ? Aucune, sans doute.
Le "..." appelle à la création, sous la responsabilité politique, juridique et pénale du Ministre Président du Gouvernement wallon d’une « Cellule permanente de prévention et de gestion des crises et catastrophes ».
Cet organisme pourrait voir le jour suite au transfert à la Région wallonne de toutes les matières fédérales qui s’y rapportent. Sa mission consisterait à anticiper les crises et catastrophes industrielles ou/et d’y préparer des réponses. C'est-à-dire :
- organiser les outils d'une veille permanente,
- dresser et tenir à jour un cadastre des risques industriels,
- prévoir un dispositif de crise, - prévoir les conditions de conduite de la communication,
- prévoir et coordonner les conditions d'appui logistique,
- organiser les contrôles préventifs en coordination avec les Divisions administratives concernées du MET (Ministère de la Région wallonne et du Ministère wallon de l’équipement et des transports).

Il est grand temps de passer d’une politique de réponse au cas par cas et le plus souvent improvisée à une politique d’anticipation afin de garantir la sécurité de nos concitoyens.

Je n'ai pas changé d'avis.

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 12:01

De mon ami François Lemaire, premier candidat suppléant en Brabant wallon sur la liste "WALLONS" N° 29 

Un rappel du CSA

Actualité liée à l’élection
1° Lorsqu'il est traité d'une circonscription déterminée, les services de télévision et de radio veillent à ce que les listes de candidats et de leurs soutiens bénéficient d'une présentation et d'un accès équitables à l'antenne.
2° Lorsque le traitement de l’élection dépasse le cadre d'une circonscription, les services de télévision et de radio veillent à ce que les partis et groupements politiques présentant des listes de candidats et leurs soutiens bénéficient d'une présentation et d'un accès équitables à l'antenne.
3° Les comptes rendus, commentaires et présentations auxquels donnent lieu l’élection doivent être exposés avec un souci constant de mesure et d'honnêteté. Les services de télévision et de radio veillent également à ce que le choix des extraits des déclarations et écrits des candidats et de leurs soutiens, ainsi que les commentaires auxquels ils peuvent donner lieu, n'en dénaturent pas le sens général."
Texte complet

On aura compris que les instructions qui précèdent émanent du CSA... français. Ci-dessous le bricolage auquel nous avons droit en Belgique francophone, à savoir l'arbitraire absolu de la rédaction de la RTBF.
Extrait :

"Pourront recevoir une invitation à une émission spéciale Mise au Point réservée aux principales listes francophones démocratiques non représentées simultanément au parlement européen, au parlement wallon et au parlement bruxellois, avec un maximum de six candidats, le dimanche 17 mai 2009 à 11h30, étant entendu que les rédactions de la RTBF disposent d’une appréciation souveraine dans le choix des critères d’invitation à cette émission, en fonction de la présence régulière de ces listes aux précédentes élections, de leurs résultats électoraux antérieurs, des personnalités qu’elles accueillent, des principaux thèmes de campagne qu’elles développent et de l’intérêt éditorial, journalistique et informatif qu’elles représentent pour les téléspectateurs."

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 12:22

Il est bon de le rappeler. Or, on le sait, le CDH (mais devant les réactions, ils ont - provisoirement - retiré leur texte) et Ecolo (très discrètement, mais bien réellement, parcourez leur site...) (Voir la mise à jour) sont assez favorables  à des accomodements légaux mettant les appartenances culturelles ou religieuses au-dessus de l’appartenance commune à une même sphère civile. Si on peut éventuellement entendre que certains  font pression pour obtenir des adaptations aux législations en vigueur en faveur de l'une ou l'autre opinion religieuse, démocratiquement, c'est leur droit le plus strict. Ce qui l'est moins, dans notre société héritée du siècle des Lumières, c'est que, pour des raisons purement électorales (et j'espère pas pour d'autres raisons plus sérieuses), certains politiques leur emboitent aussitôt le pas au rique de léser d'autres croyances et surtout plus important de mettre les lois en opposition avec les principes démocratiques essentiels d'égalité et de respect qui devraient caractériser nos sociétés. Depuyis 1789, on est citoyen avant d'être croyant... ou non ! L’intérêt général ne saurait être confondu avec la somme ou la balance des intérêts particuliers. C'est ce qui est le fondement de la loi française de 1905. C'est le principe de la laïcité de l'Etat. Quel que soit l'avenir institutionnel de la Wallonie (je ne peux pas m'exprimer au nom d'autres entités du futur ex-état belge) ce principe essentiel doit figurer dans les textes. Il figure au programme de WALLONS.
Il faut s'opposer absolument à l'introduction d'un commmunautarisme de type anglo-saxon qui se dissimule sous couvet de multiculturalité. Attention au piège des mots !
Contrairement à la laïcité "à la belge" qui s'apparente parfois à un culte, la laïcité, ce n'est pas l'absence, la négation, l'opposition à ou encore l'interdiction des religions. C'est simplement affirmer la séparation entre l'intérêt commun et le respect des opinions qui ne vont pas à l'encontre de cet intérêt dans le respect de la protection de l'égalité des individus, la sphère publique, et les lois, et les croyances individuelles ui sont du domaine de la sphère privée à condition de ne pas être en contradiction avec l'intérêt général.

La Libre Belgique de ce 18 mai 2009 publie un texte que j'ai le plaisir de co-signer avec d'autres sous forme de carte blanche : «
Raisonnables », les accommodements ? que je vous invite à parcourir sur le site du R.A.P.P.E.L.


Mise à jour : les présidents des principaux partis francophones ont clarifié leur position sur le port du voile à l'école, indique mercredi Le Soir. Seul Ecolo défend le principe d'une autorisation généralisée, sous conditions. Jean-Michel Javaux, coprésident des verts, en fait même une question de participation gouvernementale.

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 07:54

J'ai retrouvé ce texte de la conférence de presse tenue en mai 2004 en préparation des élections régionales. 
Le sujets abordés concernent surtout le Brabant wallon mais ont gardé toute leur actualité.  J'étais à l'époque tête de liste pour un autre parti. Si je suis cette fois dernier candidat suppléant sur la liste WALLONS, je n'ai évidemment rien renié de mes convictions.

Texte de la conférence de presse du 28 mai 2004

Louvain-La-Neuve


Les élections régionales de juin prochain sont bien des élections régionales. Leur objet concerne bien la Communauté française et la Région wallonne dans leurs compétences respectives.

Si l’enjeu semble être davantage fédéral, ce n’est certes pas innocent, cela montre l’intérêt plus que limité que les vieux partis - même s’ils ont adopté de nouveaux noms - portent à ces deux institutions.

Nous aurions pu, nous aussi, gloser sur les résultats, ou l’absence de résultats, du gouvernement fédéral. Par exemple, le fait que chaque année depuis 5 ans, D. Reynders nous vend, chaque printemps, la même réforme fiscale. L’analyse qu’il faudrait faire de l’efficacité effective de la politique étrangère de L. Michel, politique qui est plutôt destinée à revaloriser l’image de la Belgique à l’étranger aux yeux … des belges. Débattre de la culture de politique spectacle qui a remplacé celle des idées, d’un gouvernement de démagogues plutôt que de pédagogues.

Enseignement et Communauté française.

Ce qui m’amène, transition facile certes, aux résultats de l’enseignement en Communauté française. Une récente étude, primée par le Fondation wallonne où nous nous trouvons, montre que si les causes du déclin de la Wallonie dans les années 60 sont bien connues, force est de constater que subsistent des disparités de croissance avec la Flandre. Une de ces causes est l’inadéquation de notre enseignement aux besoins en capital humain, des études internationales tendent à démontrer qu’a effort budgétaire équivalent l’enseignement produit de meilleurs résultats en Flandre. La Wallonie compte beaucoup de "qualifiés" ou de "peu qualifiés", mais manque de "qualifiés moyens". La répartition est meilleure en Flandre, plus en rapport avec l’offre d’emploi où les formations moyennes sont très demandées. Il semble que chez nous, on attend trop de l’Université comme facteur de réussite sociale – sans parler du choix de filières n’y amenant pas nécessairement. La Communauté pourrait là adapter son offre d’enseignement en développant et mettant en valeur les filières amenant à ces qualifications moyennes pourvoyeuses d’emploi. Il y a là un gisement de progrès pour les établissements d'enseignement de la province.

Région wallonne.

A la Région wallonne, la stratégie des effets d’annonce a fonctionné à plein régime. On a souvent présenté des semi-échecs comme des triomphes. Pensons à la Réforme des provinces et intercommunales, à la réforme de l’Administration publique wallonne et plus particulièrement celle, calamiteuse, du statut des fonctionnaires qui donne des maux de tête aux  responsables de la gestion du personnel des ministères. Toute cette énergie dépensée – 80 % d’effets de manche, 20% de résultats – n’a évidemment pas empêché le lotissement de l’administration de se poursuivre (sous d’autres couleurs), ni les nominations partisanes, ni la création de « bidules » (Organisme d’intérêt public) pour loger confortablement les obligés (exemple : Société wallonne du Crédit social où a été recasé l’ancien chef de cabinet adjoint de Charles Michel, en attendant mieux...)

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire, en matière de politique économique, mais parlons plutôt du Brabant wallon. On peut être globalement d’accord sur les constats faits par les vieux partis en matière de logement, de développement économique, d’environnement, etc.. Leurs constats se ressemblent. On peut d’ailleurs se demander ce qu’ils ont fait, alors qu’ils occupent et se partagent le pouvoir depuis longtemps. A chaque élection, ils reviennent avec les mêmes messages.

Nous souhaitons partager avec nos concitoyens des réflexions différentes :

Mobilité.

En matière de mobilité tout d’abord: nous avons mené, en janvier, une campagne d'affichage près des gares du Brabant wallon. Cette campagne portant sur le scandale de la répartition entre la Flandre et la Wallonie des investissements SNCB pour les prochaines années (500 millions d’€ pour la Flandre et 100 millions pour la Wallonie) a été pleinement justifiée par les propos alarmistes (mais bien trop tardifs) du ministre José Darras qui a parlé, fin mars, de provocation fédérale.

Si Johan Vande Lanotte, ministre fédéral des Entreprises publiques, a annoncé que le fédéral ne paiera plus pour la SNCB au-delà de 2007, ce n'est pas une surprise pour ceux qui observent le lent mais irréversible processus de prise d'autonomie de la Flandre.

En effet, en 2007 la Flandre sera équipée. Pas la Wallonie.

Nous assistons à la première phase visible de la régionalisation de l'entreprise publique.

Le scénario bien connu se reproduit. La Flandre s'équipe avec l'argent de tous. Une fois la Flandre complètement équipée, on régionalise, on communautarise.

La Wallonie devra alors payer seule les investissements de modernisation qui n'auront pas été faits à temps, et volontairement, par le pouvoir fédéral sur son territoire

Ce ne sera donc que la répétition de ce qui s'est produit au cours des 30 dernières années dans d'autres secteurs. Citons simplement la sidérurgie, le Fond des routes, les voies navigables, les bâtiments scolaires, L’aéroport de Bruxelles national-Zaventem...

Les quatre partis traditionnels semblent bien n'avoir retenu aucune leçon de l'histoire récente... Voir à ce sujet les propos affligeants de Michel Daerden dans le Vers l’Avenir du 24 mai : "Vous, en Flandre, vous avez de l'argent. Nous en Wallonie, nous avons du temps !".

Ils n'ont décidément pas le courage de dire ce qu'il faut pour la Wallonie. Les navetteurs wallons payeront très cher le manque de vigilance de leurs ministres fédéraux et régionaux. C’est pourquoi, le RWF du Brabant wallon exige la révision des plans d'investissement et la simultanéité de l'achèvement des travaux du RER entre les régions flamandes et wallonnes.

Emplois, « zonings » et environnement.

D'entrée de jeu, rappelons que le développement économique de la Wallonie est une de nos premières préoccupations.

Mais, ça ne doit pas se faire n’importe comment, ni surtout au profit de n’importe qui. Il y a des friches industrielles dont il faudrait s’occuper en priorité pour les reconvertir en zonings modernes.  Le Brabant wallon est une région agréable, peu polluée malgré sa densité de population. Il est hautement souhaitable qu’elle le reste. L’implantation de zonings industriels dans des zones rurales nous pose problème. D’après les renseignements dont nous disposons, les études d’incidence, en termes de nuisances et de charroi ont été assez légères. Nous soutenons la position des riverains dans ces deux dossiers.

D’autant plus qu’il n’est absolument pas certain que ces implantations amèneront de l’emploi aux habitants du Brabant wallon. En effet, les deux derniers zonings, Saintes 2 et Piétrain sont situés quasi sur la frontière linguistique. Si l’on prend l’exemple de Saintes 1, quelle est la proportion de Brabançons wallons, de Tubiziens, de Saintois qui y travaillent ? Très peu !  Les entreprises qui s’y installent sont majoritairement flamandes (les coûts d’occupation des terrains sont moins chers, l’environnement est plus agréable…) ou emploient du personnel bilingue, donc flamand, puisqu’il suffit souvent pour ceux-ci de savoir baragouiner le français pour être catalogués comme bilingue. Les emplois promis par nos excellences ne seront donc pas pour les brabançons wallons. Les nuisances, oui !

Nuisances sonores et vols de nuit.

Pour rester dans les nuisances, les habitants de Braine-L’Alleud, Braine Le Château, La Hulpe et environs se plaignent de plus en plus du bruit des avions qui les empêchent de s’endormir ou encore qui les réveillent la nuit – On nous a parlé d’une fréquence de 5 minutes entre deux passages. Est-ce une retombée surprise de la « route Onkelinckx » ? Alors que l’aéroport de Zaventem – on ne dit plus Bruxelles national »- est situé en Flandre, donne prioritairement de l’emploi aux flamands – avec un financement wallon, merci Monsieur Kubla…- on dévie les nuisances sur Bruxelles et le Brabant wallon. Ça ne va pas ! Que font les ministres wallons au fédéral et à la région ?

Là encore, nous avons mis des propositions concrètes à notre programme.

L’avenir institutionnel du Brabant wallon.

Il n’y a pas que des entreprises flamandes qui s’installent dans le Brabant wallon. Il y a aussi, pour des problèmes d’espace, des particuliers. Attirés par le prix des terrains plus intéressant, par un environnement protégé, de nombreux flamands se sont installés dans les communes rurales le long de la frontière linguistique, à la grande satisfaction de Raymond Langendries et de Louis Michel. Or, ces Flamands – aisés souvent -  ne s’intègrent pas vraiment, ils mettent leurs enfants à l’école en Flandre, y font leurs achats, y travaillent etc.. Ce ne serait pas un problème si les retombées de la scission annoncée de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Vilvorde ne nous fassent craindre une « bilinguisation » du Brabant wallon.

En effet, de plus en plus de voix en Flandre dénoncent le fait que des électeurs francophones situés là-bas puissent voter pour des listes ou des candidats francophones. Alors que ceux qui se sont établis, récemment, en Brabant wallon ne disposent pas des mêmes droits (propos de Frank Vandenbroucke et d'Yves Leterme). Dans le grand marchandage qui se prépare après les élections, il est à craindre que, comme d’habitude, masquant leur capitulation, les partis wallons et francophones n’acceptent sous le prétexte de bonne volonté et de compréhension, une modification de la loi électorale et ne réintroduisent le droit à présenter des listes flamandes en Brabant wallon, avec apparentement bien entendu. Le stade suivant en découle tout naturellement, c’est la présence de listes flamandes aux communales… et comme les Flamands commencent à être nombreux dans certaines communes…

Nous appelons à la vigilance. Pas de marchandage ! Nous nous posons aujourd’hui en « chiens de garde » de l’intégrité linguistique française du Brabant wallon. Le Brabant wallon est wallon et doit le rester, intégralement.


Pourquoi voter pour nous ?

Un certain nombre d’électeurs ont déjà choisi de donner leur voix aux vieux partis, par habitude souvent, intérêt ou conviction parfois.

D’autres ont décidé de voter pour nous, par adhésion à notre projet, à notre message le plus souvent.

D’autres encore, sont déboussolés par l’évolution et le manque de transparence, de courage ou de pédagogie de la politique. Ceux-là sont tentés par l’extrême droite. C’est ce qu’on appelle le vote de refus, le vote des mécontents, des opposants systématiques… Et il semble bien que ce soit le seul choix que la nouvelle loi électorale ait voulu leur donner.

Mais avant tout, constatons ensembles que le jeu démocratique est faussé. La loi électorale a introduit le principe de « seuil démocratique » de 5 % en dessous duquel un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont pas représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t-on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?

Or, l’histoire de la Belgique a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir.

On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France, l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, la Belgique n’a rien prévu de tout cela, bien au contraire.

Curieusement aussi, nous entendons peu les vieux partis dénoncer le risque que fait courir à la démocratie l’extrême droite. Alors que notre parti, démocratique – nous sommes les seuls à faire référence sur notre site internet  aux textes fondateurs de la démocratie depuis la Renaissance (*)- est le seul parti émergent régulièrement attaqué, par Van Cauwenberghe, Hasquin ou Delperée qui nous font l’honneur de chapitres entiers dans leurs publications.  Notre message, notre projet sont-ils vraiment si dérangeants pour le système ? Si c’est le cas, tant mieux !

Mais tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient bientôt plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte.

Est-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté cette loi ?

Sachant que les vieux partis démocratiques ne la fréquenteront probablement pas– et là, nous ne pouvons que les approuver – on arrive à une situation paradoxale, où une loi censée freiner l’apparition de l’extrême droite va la renforcer.

Plus celle-ci va grandir, plus les vieux partis vont devoir gouverner entre eux (s’assurant comme ça une rente de pouvoir), et plus ils feront de mécontents, plus l’extrême droite se renforcera. Le mal est chez nous aussi !

Dans ce contexte et notre analyse est confirmée dans le livre de Destexhe, Eraly et consort  sur la particratie (**), nous disons donc clairement que voter pour l’extrême droite, voter FN ; paradoxalement, c’est voter pour le MR et le PS et  le CDH et Ecolo ! Les gens qui exprimeront ce type de vote de rejet seront doublement trompés !

Nous sommes la seule alternative démocratique présentant un projet sérieux, un programme positif !

Nous sommes les seuls à défendre l’intégrité française du Brabant wallon !

Nous sommes les seuls à proposer un avenir différent, un choix clair aux Wallonnes et aux Wallons !

Nous avons le courage de dire ce qu’il faut pour la Wallonie !


Comme vous avez pu le lire, mon message est constant. Il est actualisé sur ce site. 
 

(*) NB. Ces références ont rapidement disparu de leur site après mon départ de la présidence...
(**) Alain Destexhe,  Alain Eraly et  Eric Gillet :  "Démocratie ou Particratie ?" aux éditions "Quartier libre."

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 19:17

La presse a fait largement écho au sondage du CEVIPOL. Et pour une fois, je pense qu’il faut y apporter du crédit (au sondage, pas à la presse). Ce n’est pas comme souvent un sondage prédictif destiné à inciter les électeurs à voler au secours de la victoire.

Pour une fois,

Passons sur la première question qui n’offre que peu d’intérêt (Qui va répondre que ses voisins sont antipathiques ?  D’autant plus qu’il est difficile de donner un réponse sans tomber dans des généralisations du type : « Les Portugais sont gais et les Espagnols sont gnols »  ou pire, ce n’est pas en ce huit mai, anniversaire de la victoire de la démocratie sur le nazisme que je dois vous faire un dessin.)

Les questions suivantes en matière de priorités de développement, économiques culturelles ou de choix des langues à enseigner ou d’autonomie sont beaucoup plus intéressantes si on les met en rapport avec la question du choix d’avenir institutionnel des Wallons et des Bruxellois.

 

Même si la question est (volontairement ?) ambiguë  (« Pensez-vous que les Régions et les Communautés doivent avoir plus de pouvoir dans les domaines »...)  Les réponses sont claires. C’est oui. Mais pourquoi diable ne pas avoir poser franchement la question que personne n’ose poser ? Quelle entité (région ou communauté) doit voir ses pouvoirs augmenter ?

 

La réponse des Bruxellois à la question de l’avenir institutionnel (même si cette question contenait une condition) est un bon indice de l’évolution des esprits à Bruxelles. A plusieurs reprises, ici même, j’ai attiré l’attention sur cette identité bruxelloise, nationalisme émergeant. Voici qu’un premier sondage confirme cette analyse. Les Bruxellois se veulent différents des Flamands (on s’en doutait) mais aussi des Wallons. Dois-je dire que ça ne m’étonne pas ?

Il s’agit là d’un nationalisme de distanciation. Alain De Neef ne disait-il pas à la radio que : « Bruxelles n’est pas au sud, mais bien au centre » ? Plus significatif encore, les étudiants bruxellois interrogés dans « Matin première » étaient incapables de situer les villes de Wallonie sur une carte ! Est-ce simplement parce que la Wallonie n’existe pratiquement pas dans les médias ? Ni dans les messages des partis politiques traditionnels où on voit un relatif consensus, dans les partis francophones, pour redéfinir une fédération Wallonie-Bruxelles à partir des deux Régions

 

En opposition, la position des Wallons est plus proche de la pensée de Renan puisque 67,5 % sont pour une communauté de destin (avec Bruxelles ou la France, peu importe ici, les choses évolueront certainement encore), un nationalisme positif, une volonté de vivre ensemble, avec d’autres qui partageraient les mêmes idéaux. C’est rassurant sur l’esprit démocratique de tolérance et d’ouverture qui a toujours caractérisé la Wallonie.

 

Ce sondage est important. Il montre toutes les limites de l’espace « Communauté française Wallonie-Bruxelles » et l’importance de l’émergence du fait régional. C’est là que se trouve l’avenir, tant que la coquille de plus en plus vide qu’on appelle Belgique existe encore.

Dès maintenant, il faut appeler à la disparition de cette entité vague en augmentant les compétences des régions wallonnes et bruxelloises.

Nous, Wallons, devons pouvoir maîtriser les moyens de notre développement, c’est ainsi  que la politique de l’emploi, l’enseignement, la culture, la formation doivent être les prochains objectifs. Nul besoin d’obtenir l’accord des Flamands, ces dernières compétences sont simplement à diviser et répartir entre Bruxelles et la Wallonie.

 

Je l’ai déjà écrit, et j’entendais ce matin Michel Quévit partager ce constat que la régionalisation économique a évité à la Wallonie une situation plus difficile que celle que nous vivons. Il faut maintenant avoir l’audace de supprimer la Communauté française (si peu française et si belgicaine). Et le courage de négocier plus avant les transferts de compétences de l’état fédéral vers les régions avec les Flamands.

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 12:53

Et ça n’émeut pas grand monde semble-t-il...

« Wallonie d'abord », est un mouvement d'extrême droite provenant de « Force nationale », elle même issue du « Front national » et du « Bloc national »... Ils sont les premiers à contribuer à la réforme de l’orthographe en vous proposant d’écrire désormais  « Wallonie » avec deux. «S» !

Leurs affiches commencent à apparaître un peu partout en Brabant wallon.

 

Qui sont ces gens ?

L’excellent site « RésistanceS » nous prévient : ce mouvement, une des nombreuses dissidences du FN du sinistre Dr. Féret ambitionne de récolter les voix des nationalistes en Wallonie, de droite comme de gauche.

Son programme ?  « L’intoxication politique ».

Même s’il n’y pas de tradition nationaliste au sens où ces gens l’entendent en Wallonie, l’appellation de cette liste est volontairement trompeuse. Leur objectif est clair : récupérer le désarroi de l’électorat en profitant de la mauvaise situation sociopolitique liée à la crise et du rejet des partis traditionnels et jouer sur le sentiment d’identification des wallons aux valeurs démocratiques du Mouvement wallon. Ce qui est une tromperie, voici quelques extraits de leur… euh… programme :

- «que la Wallonie prenne ses distances avec une politique de connivence envers les immigrés qui a montré ses limites».

- «La Wallonie doit rester belge et européenne ».

- « Elle n'a pas vocation à accueillir des populations majoritairement inassimilables qui posent de graves problèmes de cohabitation, de sécurité et de coût social pour notre communauté.»

- «Nous voulons que la Wallonie prenne ses distances avec une politique de connivence envers les immigrés qui a montré ses limites.»

- «Pour ramener la sécurité dans nos villes et communes, il faudra appliquer une politique de tolérance zéro. Cela veut dire réagir contre chaque forme de criminalité, vandalisme ou délabrement».

 

Comme on le voit, cette prose, est clairement celle de l’extrême droite nationaliste belgicaine classique. Ils ont eu l’habileté de récupérer sans vergogne les symboles du Mouvement wallon, comme le FN avant eux avait récupéré ceux du FN de Le Pen, ce qui devrait leur permettre de capter les voix de ceux qui sont désorientés et sont tentés par un vote non traditionnel. Je ne peux leur reconnaître qu'une seule cohérence, les couleurs de leurs affiches sont celles du drapeau nazi.
L’évolution de la situation politique depuis juin 2007 et la montée du nationalisme flamand pourraient inciter des électeurs mal informés à voter pour eux en pensant voter pour un parti mettant réellement la Wallonie au cœur de ses préoccupations.

 

Il ne faut pas les laisser risquer de gagner leur pari, les dénoncer et les combattre. C’est une de mes priorité, et je constate qu'actuellement ce danger ne préoccupe ni la presse, ni les partis politiques, quels qu’ils soient.

On ne peut pas laisser l’extrême droite s’approprier les symboles et valeurs du Mouvement wallon et y faire référence indûment. Au nom de la mémoire de nos pères qui ont combattu et sont morts pour les idéaux de liberté, de fraternité et d'égalité qui sont ceux de la Wallonie car, comme l’a dit un jour François Perin, « les Wallons ont acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible ».


C’est pourquoi, devant le danger et sans renier nos idéaux, avec quelques amis démocrates, rattachistes ou non, nous comptons bien être présents dans la campagne électorale sur une liste qui s’appellera simplement « WALLONS ».

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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