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27 octobre 2009 2 27 /10 /octobre /2009 08:25

L’INAMI a présenté hier  un rapport  des statistiques standardisées sur les variations géographiques de dépenses dans le secteur des soins de santé. Téléchargez-le: (PDF - 15,51 MB). La lecture en vaut la peine.

J'ai déjà eu l'occasuion de l'écrire ici même, les études précedentes me parraissaient  particulièrement parcellaires et souvent partisanes. En effet, partant d'un sujet précis, à la limite marginal, souvent à la demande de groupes intéresés à mettre en évidence leurs thèses, les auteurs précédents avaient tendance à généraliser. Ce qui esxplique ds chiffres basés sur des agrégats qui auraient dmandé à être affinés. L’étude présentée lundi au Conseil général des soins de santé de l’Inami exploite (enfin !) de manière intelligente et nuancée l’impressionnante base de données dont dispose l’Institut.
Même si ce n'est qu'un début et qu'il faut encore aller plus loin, elle permet de couper les ailes à certains propos dramatisant la situation de la Wallonie dans ce domaine.

C'est un premier pas. Il faut mainteanant avoir le courage d'aller plus loin dans d'autres domaines comme les pensions ou du financement du vieillissement où les Wallons sont des
contributeurs nets.

Certes, il reste à réduire le taux de chômage. Malgré la crise des inconséquents dérapages bancaires dont nous subissons les conséquences (et que nous, citoyens ordinaires, serons seuls à payer grâce à un tour de passe-passe du gouvernement) les mesures structurelles prises par les gouvernements wallons et l'application progressive de l'autonomie en matière économique l'évolution, même lente, est favorable.

Après ça, il faudra étudier de plus près les chiffres en matière économique. Gageons que là aussi, nous aurons encore de bonnes surprises.

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 19:05

A l’heure où j’écris ces lignes, nous ne savons pas encore quelle sera la décision des dirigeants de la Communauté (Région ?) de langue allemande. Mais peu importe. C’est l’occasion de prendre du recul et de mettre des tabous en question. Après tout n’est-ce pas notre rôle ? Dire comme le fait certain parti qui se veut à l’avant-garde de l’action wallonne qu’il ne faut pas, en termes de programme, aller vers des sujets qui fâchent arguant que le pluralisme est sa richesse. Citant en exemple le Rassemblement Wallon (qui lui avait bel et bien un programme institutionnel, social, culturel et économique d’avant-garde) qui se serait déchiré pour cette raison, alors que ceux qui s’en souviennent savent qu’il a été détruit par l’autoritarisme et le manque de vision politique de son dirigeant de l’époque qui préférait, alors comme aujourd’hui, surfant sur l’émotivité de militants de base peu éclairés, les attaques « ad hominem » aux débats d’idées. Mais soit, ne tirons pas sur l’ambulance.

 

Il n’est pas suffisant, ni même efficace d’appeler à voter sur base d’une conviction, sans étayer celle-ci d’arguments solides. C’est même irresponsable. Osons dire la vérité.  Osons sortir de la pensée unique. Oui, il faut aller vers la scission de BHV. Oui, il faut accepter la création d’une région (de langue) allemande autonome.

Ou rester définitivement belge (c'est-à-dire, même plus Wallon !) à jamais !

 

Rationnellement, en dehors de la défense de quelques droits individuels qui ne sont que fort peu menacés, pourquoi faudrait-il « mourir pour BHV » ? Pour sauver la Belgique ? Allons, arrêtons de rire !

Faut-il rappeler que les fédéralistes dans le mouvement wallon ont décidé depuis 1923 et la démission de Jules Destrée (*) de l'Assemblée wallonne (**) de ne plus défendre les Flamands francophones, au moins comme collectivité. Le groupe « Destrée » se disant clairement « séparatiste et ne voulant plus défendre les francophones de Flandre ». Il préconise « une solution fédéraliste car il estime que la défense de la langue française en Flandre permettrait alors les mêmes revendications de la part des Flamands pour la Wallonie ». C’était il y a 86 ans… Et Philippe Moureaux (Bruxellois-PS) n’affirme-t-il pas d'ailleurs dans « Le Soir » de ce jour qu'il faut négocier « sans tabou, en acceptant des concessions ».

A l’heure où le FDF veut exporter les problèmes communautaires bruxellois en Wallonie, faut-il donc continuer à défendre le principe (initialement provisoire avant d’être bétonné, remis en question, re-re-bétonné, etc…) des facilités linguistiques ? Ce principe ne se justifie que si on réfléchi à un avenir dans le cadre belge avec une extension (comprenez une division de la société) de la « diversité culturelle » (lisez du communautarisme).

Nous manquons décidément, en Wallonie, d’hommes de conviction et de responsabilité comme Jules Destrée ou François Bovesse.

 

Revenons-en aux facilités. Et adoptons un point de vue de raison sur leur maintien par rapport à la cause de la réunion de la Wallonie à la France, peu important ici la manière dont cette réunion se ferait.

 

Si le destin de la Wallonie et de Bruxelles, en cas de scission de la Belgique, a fait l’objet de quelques publications ces dernières années (pensons aux écrits de Demelenne, Javaux ou Gheude) ces écrits font l’impasse sur un obstacle majeur. La France, qui est sans minorités nationales, où tous les citoyens sont égaux devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion se verrait confrontée de facto – dans la situation actuelle –  à une situation contournant la Loi républicaine puisque devant intégrer, dans le cas de Bruxelles de nouveaux citoyens (mais peut-on encore parler de citoyens dans ce cas) qui revendiqueront le respect scrupuleux de leurs droits, linguistiques et politiques, au sein de l’Etat français, en l’occurrence un équivalent du statut particulièrement avantageux qui est le leur à ce jour dans la future ex-capitale belge. Ils n’y représentent que 10% de la population, mais occupent, quel que soit le résultat des élections, un quota forfaitaire d’un peu plus de 20% des sièges au Parlement bruxellois, sans compter d’autres avantages.

Il pourrait en être de même pour les habitants des communes de Wallonie avec facilités en néerlandais (Comines; Mouscron; Flobecq; Enghien). Et je n’oublie pas les Fourons annexés pour lesquelles il faudra trouver une solution.

Et enfin, quid des 70 000 habitants concentrés dans les neuf communes composant la Région linguistique germanophone en plein processus d’autonomie ? (***)

 

La voie qui nous mènera vers la France sera celle d'un Etat intermédiaire (Wallonie), les citoyens, le Parlement wallon... le voudront ainsi. Les vues assimilationnistes de certains n’ont aucun avenir immédiat. Ces derniers parlent aussi d’obtenir pour la Wallonie et Bruxelles un « statut particulier dans la République », un statut comme celui de la Corse, « dont l’assemblée et l’exécutif possèdent des pouvoirs plus élargis que les autres régions », de l’Alsace, avec son régime local de Sécurité sociale, son enseignement religieux et ses classes bilingues héritées de l’occupation allemande, voire de la Polynésie, « dotée depuis 2004 d’une autonomie renforcée ». En juillet 2008, souvenez-vous, Daniel Ducarme, a concocté avec un groupe de juristes belges francophones et français une loi organique composée de pas moins de 132 articles constitutifs d’un « statut d’autonomie de la Belgique française ». Ce texte établit les bases d’une association « à la polynésienne » de la Wallonie et de Bruxelles avec la France… Certes, une possibilité parmi d’autres.

 

Quelle que soit l’approche entre l’association d’Etats, réaliste pour la République et l’assimilation brutale difficilement acceptable par les « assimilés », il me parait inconcevable que la France accepte une modification radicale de sa nature même en introduisant chez elle la reconnaissance de minorités. Renonçant de fait à sa qualité d’Etat-nation. Elle ne pourrait, en effet, ensuite refuser aux uns, à tous ceux qui y militent pour l’établissement d’un ordre ethnique, ce qu’elle aurait accordé à d’autres. Au lieu de renforcer la France, l’arrivée de ces « Belges néo-francophones » risquerait au contraire de la détruire.

 

Voilà une belle raison de militer pour la suppression des facilités et en revenir à l’homogénéité linguistique des territoires. Y compris pour la future quatrième région. Robert Collignon l’avait pressenti comme il l’avait rappelé dans une interview à John Erler, parue dans Le Matin du 16/7/98.

 

Il faut savoir que tout cela se passe dans un débat géostratégique qui dépasse le cadre belgo-belge. Restons dans le cadre de la région de langue allemande, on l’a vu, le parti autonomiste PRO-DG a le vent en poupe. Karl-Heinz Lambertz, plaide pour davantage d’autonomie. Ce qu’on sait moins, c’est qu’il est aussi partisan d’une mise en réseau des minorités en Europe. Son gouvernement et son Parlement se tourne vers l’Allemagne, en vue d’une interconnexion aussi étroite que possible avec le land voisin de Rhénanie du Nord-Westphalie, mais aussi qu’avec des minorités allemandes dans différents Etats européens (Italie, Hongrie, Roumanie). Rien que de très logique. Après tout, nous en faisons de même dans ce qu’on appelle le monde francophone.

 

Plus inquiétant, depuis quelques années, la Communauté germanophone s’est rapprochée de la FUEV (Föderalistische Union Europäischer Volksgruppen/Union Fédéraliste des Communautés Ethniques Européennes) où elle figure parmi les « institutions étatiques » qui la soutiennent financièrement. La FUEV, dont le siège se trouve à Flensburg (Schleswig-Holstein), poursuit la politique des minorités menée par l’Allemagne dans les années 1920-1930, y compris les « congrès des nationalités ». L’un de ses objectifs est l’attribution de droits collectifs aux minorités, pour une recomposition de l’Europe en fonction de critères ethniques.

 

Très proche du ministère fédéral allemand de l’Intérieur, qui participe à son financement, cette ONG a su imposer son influence au sein du Conseil de l’Europe et de l’Union européenne. Son lobbying intensif a fait d’elle un des maîtres d'œuvre de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires (1992) et de la convention cadre pour la protection des minorités nationales (1995). Ces textes contribuent tous à « l’ethnicisation  du politique », et amputent d’autant les conquêtes de la Révolution que sont les droits individuels de l’Homme et la volonté de vivre ensemble dans une communauté voulue que l’on appelle « nation ». « Une et indivisible » dans le cas de la France. Dans l’hypothèse d’un éclatement (ou plutôt d’une évaporation si nous n’en prenons pas l’initiative) de la Belgique et de la réflexion autour d’une réunion de nos régions (je reste volontairement vague !) à la France, nous aurons donc une grande responsabilité et il est important de peser tous les aspects, dans l’intérêt même de la France. En intégrant tels quel « les reliquats de la Belgique », la République ouvrirait ses portes à la FUEV qui travaille à son démantèlement !

Quel que soit l’avenir, il faut se prémunir de tout communautarisme (et pas uniquement linguistique d’ailleurs… que penser de l'introduction du débat sur les « accomodements raisonnables » ?). Sous couvert de promouvoir une certaine diversité – signe de richesse- une certaine Europe vise aussi à détruire les (vrais) Etats nations qui font l’originalité de notre modèle de développement par leur cohésion interne et l’émulation qu’ils entretiennent entre eux. C’est la vraie diversité.

 

Je devine que ce billet ne plaira pas beaucoup aux intégristes vociférants de tout bord. Mais comme l’écrivait Paul-Marie Coûteaux, « Tout reste possible aussi longtemps que la politique existe. Sans la politique, qui ressaisit les êtres et les hisse à la hauteur de l’histoire, les hommes sont perdus de solitude ».
A nous de définir pour notre région un projet qui soit vraiment politique.

 

 

 

(*) Il rejoindra le « Comité d’Action wallonne de Liège » qui deviendra la « Ligue d’Action wallonne ».

Faut-il rappeler que le premier congrès de la Ligue d’Action wallonne en 1924, ce Congrès fût qualifié «d’autonomiste » parce qu’on lui a reproché de revendiquer l’autonomie wallonne et ainsi « d’adhérer au programme flamingant » (…). Les participants étant qualifiés avant tout d’anti-belges et se proclamant déjà eux-mêmes « réunionistes ».

Jules Destrée critiquant à cette occasion les partisans des (déjà !) ultimes tentatives de conciliation en des termes qui, dans l’esprit lyrique de l’époque, sont toujours brûlants d’actualité : « c’est le sang pur et ardent de l’Assemblée wallonne qui la quitte, et ce qui va rester de l’Assemblée wallonne ne sera plus qu’un corps exsangue et sans vie qui pourra encore être traité avec complaisance par la presse nationaliste (comprenez belge unitariste) mais qui aura perdu toute autorité et toute influence. Joli résultat ! C’est la course au suicide sous prétexte d’ « unionisme » ».

 

(**) L’Assemblée Wallonne a eu une grande influence jusque dans les années vingt mais perdit sa représentativité et sa crédibilité dans les années trente par son aspect académique, ses thèses, très modérées, n’évoluant pas : elle défendra toujours une union belge corrigée par une séparation administrative, et le maintien de la langue française en Flandre – on croirait retrouver le programme du FDF…

 

(***)

·          1962 et 1963 : Introduction du principe territorial dans la législation  régissant l'emploi des langues dans les matières administratives et création de la région de langue allemande. Le territoire de la future Communauté germanophone est ainsi délimité.

·          Première réforme de l’Etat (1968 - 1971) : Esquisse des contours d’une autonomie politique. Elle institua une assemblée : « Communauté culturelle allemande », à l’instar des communautés culturelles française et néerlandaise. Les compétences étant exclusivement limitées aux matières culturelles.

·          Deuxième réforme de l’Etat 1980 – 1983 : Un nouvel article de la Constitution stipula que la Communauté pouvait voter des décrets dans les matières culturelles, les matières personnalisables, ainsi que les relations internationales et intercommunautaires. En accord avec la Région wallonne, elle a pu à partir de ce moment exercer des compétences régionales. Depuis l’entrée en vigueur de la seconde réforme de l’État, le Conseil est chargé de constituer l’exécutif.

·          31er décembre 1983 : Signature de la loi sur la réforme institutionnelle concernant la Communauté germanophone. Changement de nom de Communauté culturelle en Communauté. Le 30 janvier 1984, le nouveau Conseil de la Communauté germanophone se réunit pour la première fois et élit le premier gouvernement communautaire.

·          Troisième réforme de l'Etat (1988-1990) : Transfert des compétences en matière d'enseignement.

·          Quatrième réforme de l'Etat (1993 - 1994) : Le système parlementaire belge distingue les compétences de la Chambre et du Sénat. Le Conseil de la Communauté germanophone désigne un de ses membres qui le représente au Parlement fédéral en tant que sénateur de Communauté.

·          Loi du 16 juillet 1993 : Les compétences de la Communauté germanophone étendues par l’ajout de la législation qui régit les Centres Publics d’Aide Sociale. Adaptation du système de financement.

·          La région de langue allemande constitue un arrondissement électoral à part entière pour les élections européennes.

·          Depuis le 1er janvier 1994, la Communauté germanophone est pour la première fois responsable de l’exercice de compétences régionales, à savoir la protection des monuments et des sites (les fouilles archéologiques exceptées). D’autres compétences régionales furent ajoutées en 2000 (la politique de l’emploi) et en 2005 (le contrôle et le financement des communes).

·          Le 20 mai 1997, l’article 130 de la Constitution fut élargi à un cinquième point stipulant que le Conseil de la Communauté germanophone régissait à l’avenir par des décrets l’emploi des langues dans l’enseignement.

·          Cinquième réforme de l’Etat en 2001, les communes reçurent des moyens financiers plus élevés de la part de l'Etat fédéral. La Communauté germanophone élabore son règlement propre en ce qui concerne le contrôle des dépenses électorales, les communications gouvernementales et le financement complémentaire des partis.

·          2006 : Adhésion à la FUEV

·          Juin 2008 – Importante progression du PRO-DG, parti à vocation clairement autonomiste.

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 12:11

 

On connaissait l’expression « franse perversiteit », « porteuse de tous les vices », qui sous-tend la pensée d’une grande partie du mouvement flamand canal historique et de l’idéologie nationaliste belge.

 

Il y a mieux… ou pire ! Jugez-en à propos d’un article de la Dépêche du 17 octobre dernier…

 

Le viticulteur et négociant bordelais Guillaume de Tastes vient de connaître une étonnante déconvenue. Les États-Unis ont refusé d'importer les bouteilles de son château Haut-Gay à cause d'un poème des Fleurs du Mal de Baudelaire imprimé sur l'étiquette ! « Mon importateur m'a indiqué que les vers de Baudelaire étaient considérés comme de l'incitation à la débauche par le Bureau of Alcohol, Tobacco Firearms and Explosives, qui contrôle les produits qui pénètrent aux États-Unis » explique le producteur de ce bordeaux supérieur.

 

Les vers extraits de « l'Ame du vin », ne sont pourtant pas vraiment audacieux :

    Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles

    Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité

    Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles

    Un chant plein de lumière et de fraternité

    Puis, en toi je tomberai, végétale ambroisie

    Grain précieux jeté par l'éternel Semeur

    Pour que de notre amour naisse la poésie

    Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur

 

À l'origine, Guillaume de Tastes cherchait un moyen pour que ses bouteilles se distinguent parmi les autres sur les rayons. « J'ai d'abord eu l'idée de la couleur orange, mais j'avais aussi envie de faire saisir au consommateur la philosophie avec laquelle je fais mon vin. J'ai choisi ce poème parce que je trouve que plus on le lit, plus il devient beau » explique-t-il. Mais l'administration américaine ne badine pas avec ce qu'il est permis de faire figurer sur une étiquette ! « J'aurais dû m'en douter » admet le négociant.

 

En attendant, ses bouteilles se vendent avec Baudelaire, en France, en Belgique, en Grande-Bretagne (Dont on connaît le choix assez classique dans les restaurants : « N’importe quel vin pourvu que ce soit du rouge et du Bordeaux »…) en Russie ou en Chine. Mais pour expédier ses 3 000 cols aux États-Unis, il a dû supprimer les vers des étiquettes. « Il était arrivé la même chose à Mouton-Rothschild avec son millésime 1993, avec un dessin de Balthus qui représentait une jeune fille nue » rappelle-t-il.

 

La référence est flatteuse et cette mésaventure lui donne aussi un motif de satisfaction. « Cela fait parler de Baudelaire et de mon vin » admet le viticulteur. Pour les prochains millésimes, il prévoit de continuer à orner ses étiquettes de poèmes et envisage la création d'un concours. « Cela offrirait un bon support aux poètes » estime-t-il. Les vainqueurs gagneraient ainsi une distribution internationale… sauf aux États-Unis !

 

A moins de choisi un des magnifiques poèmes de… George Bush glorifiant la guerre en Irak… Histoire d’y faire… un carton !

 

Bref, Bacchus, Balthus, Baudelaire personae non gratae chez les WASP du « cachez ce sein que je ne saurais voir ». Que n’eussent-ils dit si M. Tastes eût cité le poème dans lequel Baudelaire chante sa belle métisse, « molle enchanteresse » : « La très chère était nue, et connaissant mon cœur, elle n’avait gardé que ses bijoux sonores… » !

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 05:22

J’ai trouvé cette intéressante réflexion dont je souhaite vous faire part.

 

Lorsque des Français me disent de nous, Wallons, « que nous sommes comme eux », je crois qu’il faut comprendre, dans leur esprit et leurs références, que « nous sommes comme les autres Français », des gens qui effacent, transcendent, les sentiments identitaires locaux ou régionaux au profit d'un sentiment national plus ample. Dans le cas des Picards, ou des Bourguignons, ou des Lorrains, des Bretons, etc… ce sentiment, c’est évidemment la France.

 

Nous n’y sommes pas. Et dans leur culture politique, les Français respectent en fait l'effort des Wallons pour maintenir la Belgique... qu’ils considèrent – à tort, mais c’est une réalité – comme une nation au même titre que la France. Les Français reconnaissent la Belgique peuplée de belges, comme l’Allemagne l’est d’Allemands par exemple.

La France ne nous « ignore » pas, elle nous « reconnaît » dans notre effort de perpétuer un auto-effacement au profit du service d'une nation qui au contraire de la France est ici artificielle. Mais qui existe et est reconnue dans les structures internationales.

 

C’est tout le débat entre « réunionistes dogmatiques » et « rattachistes pragmatiques ». Ceux-là – paradoxalement plagiant l’attitude des « belgicains » ne se voulant et ne se disant qu’uniquement Français et niant leurs racines locales, ceux-ci insistant sur la nécessaire complémentarité entre leur terroir et une vision plus large qui est tout sauf une « négation de soi ». Il n’est pas question de renoncer à notre histoire, à notre mémoire, notre identité. Qui l’accepterait d’ailleurs ?

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 20:20

Mon ami Jean-Sébastien Jamart mène en ce moment une campagne salutaire, mais que je pense vaine s’il espère vraiment un changement plus que cosmétique. Il plaide pour une réflexion et une rénovation des structures de son parti. Salutaire parce qu’elle montre qu’il peut encore y avoir des gens qui réfléchissent. Vaine parce que j’observe que ce parti a entamé il y a quelques temps un processus qui n’est pas sans rappeler celui qui a mené entre 1976 et 1981 à la destruction de la seule forme politique historique cohérente du Mouvement wallon, le Rassemblement wallon.

Cette maladresse des dirigeants, cette mal-gouvernance, nous aura ainsi fait perdre plus de 30 ans. Discréditant et décrédibilisant tout un mouvement et déstabilisant des militants sincères qui n’avaient pas besoin de ça. Au grand bonheur des adversaires d’une cause qui n’ont eux-mêmes que peu d’arguments à faire valoir, si ce n’est l’inertie, le déni, la peur, la méconnaissance ou au mieux la défense d’acquis qui ne sont et ne seront de toute façon pas mis en cause.

 

Nous sommes dans ce débat là plus dans le domaine des croyances, du dogmatisme et de l’irrationnel que dans celui de la réflexion. Tout ça est évidemment propice au dénigrement quand ce n’est pas – encore plus stupide et plus toxique – au recours à la personnalisation des débats en en faisant des questions de personnes plutôt qu’au vrai débat d’idée. Nous sommes loin du sain débat démocratique dans le respect des différences, de la fertilisation croisée entre les connaissances de chacun, de l’enrichissement collectif.

C’est un ancien président d’un parti traditionnel, je crois, qui a dit un jour qu’un parti démocratique ne se gère pas démocratiquement… Que dire alors de ceux qui n’ont plus de fonctionnement démocratique qu’un vague vernis ?

 

Si j’avais deux conseils à donner à mon ami, ainsi qu’à ceux qui pensent comme lui, c’est, premièrement de se tirer de ce piège, vite fait. Après 10 ans d’existence, cette structure a montré qu’elle était irréformable de l’intérieur. C’est après tout le lot de toute structure, le principe d’entropie est plus fort que les agents de changement. Sans compter que dans toute structure partisane, et donc humaine, on a bien montré - au-delà des rapports de force - que le facteur d’inertie le plus puissant est l’incapacité qu’ont les hommes à aller à l’encontre d’un engagement fait en public. Même s’ils se rendent compte de leur erreur, il est plus facile de persister dans l’erreur que de changer de comportement ou d’engagement. On appelle ça l’auto-manipulation. Peut-être la forme la plus puissante de manipulation parce qu’acceptée et rationnalisée par ceux qui en sont les victimes...

 

Le second conseil, c’est de faire autre chose. On dit, en effet, que quand quelque chose ne marche pas, il faut cesser de faire toujours plus de la même chose. Nos actes produisent des résultats, et ces résultats sont plus ou moins aidant pour atteindre nos objectifs. Il faut en tenir compte.

Ensemble, nous possédons probablement toutes les ressources nécessaires au développement de notre cause. Il est toutefois nécessaire d'organiser ces ressources potentielles pour qu'elles deviennent opérationnelles.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 12:35

Le Bruxellissime Olivier Maingain était l’invité de l’émission « Matin première » aujourd’hui… Pour le peu que j’en ai entendu, rien de bien neuf. Sauf une chose, logique finalement : c’est enfin, « il incombe au parlement bruxellois d'enclencher, avant le parlement germanophone, une procédure en conflit d'intérêts pour empêcher le vote de la proposition de la loi flamande scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Logique, après tout, ce sont les principaux concernés. José Happart s’était déjà fait tirer l’oreille pour que le Parlement wallon participe à cette mascarade. La Wallonie n’ayant rien à y gagner. Maingain, tout en souhaitant mettre mal à l’aise les partis de la majorité bruxelloise (c’est de bonne guerre) et en bon unitariste qu’il est au fond de lui-même (répondant aux vœux de son électorat, celui-là même qui, pathétiquement, est toujours prêt à mettre sécher des drapeaux aux balcons de Bruxelles…) a probablement peur que les « germanophones » n’en profitent pour mettre sur la table des exigences propres en matière d’autonomie. Ce en quoi ils n’auraient pas tort. Je pense que la quatrième Région est en train de naître là. Mais nous verrons bien…

L'avantage que j'y vois en prévision de l'avenir, c'est que la Wallonie se retrouverait assez homogène, ce qui faciliterait son intégration future à la France puisque celle-ci est sans minorités nationales, tous les citoyens y étant égaux devant la loi sans distinction d’origine, de race ou de religion.
Je peux comprendre l'inquiétude de certains bruxellois francophones d'être abandonnés... Mais il faut la relativiser, tout le monde n'y pense pas comme monsieur Maingain et ses amis. Une étude menée par le Centre d’Etudes de la vie politique (le CEVIPOL) a montré que si 46 % des wallons accepteraient d'unir leur destin à celui des bruxellois, en revanche, 37 % des bruxellois opteraient plus volontiers pour un repli dans un district européen. Quand on pense à tout ce que certains ont pu gloser en de nombreuses occasions à propos d’un hypothétique «  repli wallon »…

 

Plus amusant, connaissant l‘amnésie collective induite par le système belge et des médias peu critique et cherchant à s’exprimer en pédagogue, il a repris quasi mot à mot des extraits d’une carte blanche publiée dans « Le SOIR » à l’époque où je présidais un parti qui s’appelait le Rassemblement Wallonie-France. Ce parti avait inscrit dans son manifeste fondateur le principe de la solidarité entre la Wallonie et les habitants d’expression française de Bruxelles. C’était en février 2007

Su base des analyses de Jean-FRançois Goosse, j’y écrivais que « (…) tant que la scission de BHV n'est pas consommée, ce n'est pas le cas. Ses limites chevauchent et contredisent celles des régions linguistiques et des Etats fédérés de Flandre et de Bruxelles. Elles sont une indication claire de l'opposition persistante d'une des parties à la limitation de Bruxelles aux 19 communes ».Précisant que « Loin d’être symbolique comme on l’a prétendu, la scission de BHV entre bel et bien dans la logique d’indépendance. La marche irrésistible de la Nation flamande suppose la fixation de frontières d'Etat : telle est en est le sens. La dissolution de la Yougoslavie a en effet consacré en Europe le principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent, en cas de sécession, le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international. Les éventuels Etats européens sont liés par ce principe qui maintiendrait les communes à facilité dans la Flandre indépendante. Les effets d'une scission seraient irréversibles ».

Analyse que j’avais eu l’occasion de répéter quelques semaines plus tard à l’émission « Controverse » sur « RTL-TVi ». Et qui, se sont ensuite retrouvés sous la plume de quelques juristes dans la « Libre Belgique » : « la tendance actuelle du droit international, en cas de partition d'un Etat (comme en tout autre cas d'établissement d'un nouvel Etat ou de modification du territoire national), c'est le principe « uti possidetis ita possideatis » (« comme vous possédiez, ainsi vous posséderez ») qui s'appliquerait vraisemblablement, principe selon lequel les limites administratives internes acquièrent le caractère de frontières d'Etat protégées par le droit international ».

En 2008, au plus fort de la crise gouvernementale issue des élections fédérales, « Le Soir » publiait une version actualisée de la même réflexion en août et curieusement la republiait en septembre sous le titre : « BHV, le dernier verrou »…

 

Soyons clair, je persiste à penser que c'est aux Bruxellois à se choisir leur destin. Nous ne pouvons pas avoir, nous Wallons, l’impudence de leur dicter leurs choix.

 

C’est pourquoi j’attends avec curiosité de voir si les parlementaires bruxellois prendront l’initiative sur un sujet qui les intéresse au premier chef.

 

Par contre, je m’élève évidemment contre cette idée saugrenue d’implanter son parti en Wallonie. .Ce n’est pas nouveau comme idée, ce fût même la cause de la rupture avec le Rassemblement wallon. Le FDF est un parti bruxellois et s’il affirme des membres en Wallonie, toutes les tentatives précédentes ont été des échecs. Comme celles de partis flamands d’ailleurs, curieux cette propension qu’il y a à vouloir s’implanter en Wallonie… Et on pourrait se dire, bof quelle importance alors ? C’est que derrière cette volonté se cache des projets très clairs d’annexion de certains territoires où l’immigration bruxelloise (et flamande) a été importante ces dernières années comme le Brabant wallon ou certaines communes des Ardennes. C’est aussi rester dans une logique d’ancienne Belgique. Et de prééminence de Bruxelles sur le reste du pays uniquement de langue française.

Il y a là une constante historique que les adversaires du fédéralisme n’ont pas encore dépassée. C’est ainsi qu’à la Conférence des Peuples de langue française, la Wallonie n’est représentée que par des Bruxellois sous la houlette du même… Maingain sous le couvert d’une mystérieuse organisation bruxelloise inféodée au FDF : le « Rassemblement pour l’unité des francophones » ! Un peu comme si c’étaient les fédéralistes (traduisez unitaristes) pro-anglais du Canada qui parleraient au nom du Québec…

Vous pourrez retrouver sur ce blog quelques billets (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) où je développe au cours du temps des arguments s’opposant à cette vision.

Espérons que ce ne soit qu’un ballon d’essai dans la cadre des difficultés que vit le MR en cette période puisque Maingain a souligné – finement – que c’est une réflexion lancée dans le cadre de la restructuration du MR… Coup de bluff et affaire interne ou véritable conviction ? Dans le deuxième cas, je la dénoncerai et la combattrai avec vigueur. Sachez que les futurs responsables de cette « cinquième colonne » ont même déjà été désignés… : Brabant wallon : Patrice Horn ; Hainaut : Christophe Verbist ; Liège :Gabriel Legros-Collard ; Luxembourg : Guy Chapuis ; Namur : Georges Dupont

 

« Bruxellois, Maître chez toi ! » disait le slogan électoral de ce parti il y a quelques années… Qu’il l’applique d’abord, à Bruxelles où il y a encore du boulot... et dans les communes flamandes (loi de 1963) de la périphérie dont il souhaite voir sa Région (re)prendre la tutelle.

 

Nous nous occuperons de notre Wallonie.

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 20:00

Logique ? J’ajouterais : en attendant mieux (ou pire !)

Soyons clairs, les injustices dont sont victimes les éleveurs, producteurs de lait, risquent bien de trouver, rapidement, un pendant chez les cultivateurs confrontés à une baisse brutale du prix des céréales, celle attendue du prix des pommes de terre et les restrictions à la production de betteraves sucrières. Là aussi, des conflits importants se profilent à l’horizon. C’est tout « le système » de politique ultra libérale de politique agricole qui est mis en accusation. Et ce sont les organisations agricoles qui le disent, aujourd’hui. Après bien d’autres dans d’autres secteurs.
 
Comment en est-on arrivés là ? 
 

Rappelons-nous les lointains débuts de la C.E.C.A. et du « Marché commun »… Pour De Gaulle, le traité de Rome ne devait être qu’un instrument de libre-échange mis au service de la modernisation, dans le cadre d’un espace protégé par un tarif extérieur commun, censé domestiquer les effets de la mondialisation. Pour d’autres (Spaak, De Gasperi, Adenauer, etc.), sous prétexte annihiler les risques de guerre, l’objectif premier était de favoriser l’intégration des économies nationales et en obtenant des Etats qu’ils transfèrent leur souveraineté à des organismes exécutifs supranationaux. Ainsi, pour Monnet, la construction d’une Europe supranationale ne figurait qu’une étape vers le « gouvernement mondial » qu’il appelait de ses vœux au nom d’une « rationalité » économique. Au président Roosevelt, Monnet (Membre européen du CFR (Council of Foreign Relations) depuis 1920(*)) écrira dès le 5 août 1944 : « Il n’y aura pas de paix en Europe si les Etats se reconstituent sur la base de souverainetés nationales. Ils devront former une fédération qui en fasse une unité économique commune ».
 

Le « génie » de Monnet est d’avoir habilement  recyclé la théorie communiste des infrastructures économiques censées commander aux superstructures politiques. Le néo-libéralisme n’est rien d’autre. Preuve récente, l’hebdomadaire anglais « The Economist » du 12 septembre – oubliant qu’il était le premier à demander de « sauver le système » l’automne dernier à coup d’argent public – estime maintenant que les banques ne sauraient être bien gérées par des hommes politiques, soutient l’indépendance des banques centrales. Il veut limiter le plus possible toute socialisation, même partielle et temporaire du crédit. Il demande également un encadrement plus strict du processus budgétaire pour limiter les futurs déficits et réduire les dettes publiques. Or, c’est bien sous le mandat des hommes politiques que l’inflation a été vaincue au début des années 80. En outre, les banques centrales indépendantes ont été incapables de contenir une inflation des actifs qui était beaucoup plus faible du temps du contrôle politique...

En résumé, il ne faut surtout pas confier aux hommes politiques la politique monétaire. Il faut encadrer strictement le budget pour les empêcher de trop dépenser. Et enfin, pour les décisions difficiles, il vaut mieux les confier à des technocrates indépendants plutôt qu’à des politiques qui écoutent le peuple…

 

Ça ne vous rappelle rien ?
 
C’est bien dansla logique de l’Acte unique européen signé à Luxembourg en février 1986 et entré en vigueur le 1 juillet 1987, par lequel le rôle des Parlements nationaux se résume à transposer en droit interne quelque 300 directives décidées à Bruxelles sans le moindre contrôle ; telle est également celle de Maastricht qui transfère la souveraineté monétaire, donc budgétaire, donc sociale des Etats, vers une structure technique indépendante du pouvoir politique et de son substrat démocratique essentiel : les communautés nationales, les électeurs ou mieux, les citoyens.
 
A la lecture du traité de Maastricht avez-vous remarqué l’insistance sur la notion d’irréversibilité (passage « irréversible’ à la monnaie unique ; fixation « irréversible » des parités, etc.) ?
 
Contre de Gaulle, qui ne concevait l’économie que comme une discipline ancillaire du politique, Monnet a bel et bien imposé l’ordre inverse : la soumission de la politique - qui implique le choix, donc la contingence - à la technique économique, laquelle ne souffre aucune alternative, puisqu’elle se conçoit elle-même comme détentrice d’une rationalité suprême 

Cette croyance théologique dans les vertus du marché et cette priorité absolue donnée à la liberté - sous contrôle technocratique – est en train de déraper en une forme d’extrémisme qui peut pousser à mettre en place des mécanismes qui restreignent fondamentalement la capacité de réaction démocratique des peuples C’est ce que vivent dans leur chair aujourd’hui les producteurs de lait. Et que vivront d’autres catégories sociales demain. Que finira-t-il par rester aux hommes politiques, outils de l’expression démocratique des peuples ? Peu de chose, ils le reconnaissent eux-mêmes. Le « tout à l’Europe » les a dépossédé de leur pouvoir d’action. C’est l’extinction de l’Etat ; le mondialisme, phase suprême du fédéralisme européen, c’est l’extinction des nations, fondement de la légitimité des Etats…
 
Au lieu d’une Europe européenne, riche de riche de la diversité de ses nations déléguant provisoirement leurs compétences dans la perspective de leur bien commun, nous sommes maintenant coincés dans un « Euroland » (de plus en plus anglo-saxon en plus !), une instance technique se nourrissant du transfert définitif et irréversible des souverainetés déconnectée de toute volonté démocratique.
 
Preuve supplémentaire, si les états ne suivent pas la règle, comme vous le savez, ils sont mis à l’amende par la grâce du « pacte de stabilité » ratifié, en décembre 1996, sans le moindre débat, sans la moindre consultation nationale, - sous forme de pénalités versées au budget de l’Europe - pour peu que la politique économique sorte des critères de convergence imposés par Maastricht afin de garantir la valeur de l’euro. Pénalités, mises à l’amende ... Et pourquoi pas demain la prison ? Avec le traité d’Amsterdam, qualifié d’ « ajustement technique », nous y serons. Ne prévoit-il pas en vertu de son article 7 que les Etats qui contreviendraient à leurs obligations pourraient être temporairement privés de leur droit de vote au sein des instances dirigeantes de l’Union, et ce, évidemment, sans que leurs devoirs soient suspendus ? Il n’est pas vraiment exagéré de dire qu’en dehors d’une défaite et l’occupation par un pays étranger, jamais les nations européennes ne s’étaient vues imposer autant de contraintes réduisant à néant l’exercice de la démocratie…
 
Les technocrates, successeurs (disciples) de Monnet (le grand européen !) montrent ainsi une tendance à verrouiller les politiques publiques dans le sens de leurs idées, au mépris de la capacité à obtenir une véritable alternance démocratique qui les remettrait en cause. Pire, ils arrivent à obtenir des redditions des politiques.
 
Inquiétant, non ? Sommes-nous entrés dans l’ère d’une dictature de velours et de démission du politique ?

 

 

(*) Le CFR (Council on Foreign Relations) a inspiré au président Roosevelt un projet de création d’Etat de type bourguignon (à la Degrelle) (« The President mentioned a German study made in 1940 proposing a federal union of Alsace, Lorraine, Luxemburg, and the two parts of Belgium. ») qui témoigne d’une connaissance très approximative des réalités européennes de la part des autorités supérieures américaines.

 

En mars 1943 et Anthony Eden, secrétaire aux Affaires étrangères de Churchill, est convoqué à Washington par le secrétaire d’État Cordell Hull, il livre en page 268 ce témoignage : « Après mon entretien avec Hull, j’ai dîné en tête à tête avec le président et Harry Hopkins. M. Roosevelt m’a exposé avec allégresse ses vues sur les problèmes européens. D’après lui, la Grande Bretagne, les États-Unis et la Russie devraient détenir l’ensemble de l’armement en Europe après la guerre. Les petites puissances n’auraient rien de plus dangereux que des fusils. (…) Ce qui est plus surprenant, c’est qu’il envisageait aussi une prise en main de l’ensemble de l’Europe par les trois puissances. (…) Roosevelt s’est ensuite inquiété de l’avenir de la Belgique, et il a fait état du projet qu’il avait exposé à M. Lyttelton quelques mois auparavant. Il s’agissait de la création d’un État appelé la « Wallonie», qui comprendrait la partie wallonne de la Belgique, ainsi que le Luxembourg, l’Alsace-Lorraine, et une partie du nord de la France ». (A. Eden, The Eden Memoirs. The Reckoning, Londres, 1965)

 

Par ailleurs dans l'ouvrage de Sir Llewellyn Woodward, « British Foreign Policy in the Second World War », Londres, Her Majesty's Stationery Office, 1962, l'auteur évoque un mémorandum américain (automne 42) dans lequel, écrit-il, « The Americans also seemed to have in mind the absorption of « Walloon » Belgium by France, and the creation of a new national unit out of Flanders (this term was not more closely defined), Luxembourg, Alsace-Lorraine, the Eiffel and Palatinate areas, and possibly the Ruhr » (p.434)…

 

Enfin, pour un peu plus complet, mentionnons aussi dans les « Churchill War Papers » (vol. III, p.1055), l’évocation d’un télégramme de Roosevelt à Churchill du 15 juillet 1941, à l'origine de la Charte de l'Atlantique, dans lequel le Président américain évoque les dissensions à craindre si, comme elle l'annonce d'emblée, la Grande-Bretagne entend rétablir nécessairement les frontières d'avant-guerre. Il évoque bien sûr la Yougoslavie mais cite ensuite les répercussions de tels projets sur les Tchèques et les Slovaques, les Flamands et les Wallons… « (…) the Walloons and Flemings traditionally at odds with each other »  !

 

Et tant qu'on y est, !


Continuons a
vec Robert Schuman, ce « Père de l'Europe », célébré partout, en voie de béatification. Lorrain allemand, né en 1886, respectueux de l'ordre prussien jusqu'en 1918 (28 ans en 1914, il ne fera pas la guerre), puis faisant le choix de devenir français, et aussitôt député, sans interruption, soutien des accords de Munich de 1938, puis Ministre de Pétain en juin 1940 (il a alors 56 ans) après lui avoir voté (comme tant d'autres, il faut le reconnaître) les pleins pouvoirs. Ensuite mis en résidence surveillé en Allemagne, de 1940 à 1941, « évadé », mais cet épisode est curieusement non documenté, puis caché dans des  «maisons catholiques » (comme d’autres, franchement collabos ensuite), sorti de sa cachette en 1944 à la libération, quand il n'y avait plus aucun risque, sans avoir joué le moindre rôle dans la résistance, menacé un temps par l'épuration comme « vichyste », défendu par l'Eglise et épargné par De Gaulle, reprenant le cours de sa vie politique, au plus haut niveau, pour se mette au service du nouvel ordre américain, et enfin, rendu célèbre pour l'éternité par la « lecture », comme ministre des affaires étrangères de la France, en mai 1950, du discours rédigé par Monnet et validé par l'ambassade américaine...Et qui, finalement terrassé par le retour de De Gaulle au pouvoir en 1958, meurt en 1963.

 

Et je ne reviendrai pas – je l’ai déjà fait - sur cet autre « père de l'Europe », Paul-Henry Spaak, une des têtes politiques de la Belgique, avant comme après la guerre, celui qui, jusqu'à l'invasion par l'armée allemande imposait la « neutralité », comme politique étrangère du Royaume, imposait l'équidistance absolue entre la République française et l'Etat hitlérien,. Ce qui explique en grande partie le désastre de mai 1940. Lui aussi, très atlantiste après la guerre, aisément remis en selle parce que rallié sans réserve à Washington.

Comment s’étonner que cette Europe reste mentalement vassale des anglo-saxons, particulièrement des financiers ?

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 11:00

C'est sous ce titre que José Fontaine publie un billet d'humeur sur le forum de Toudi. Je ne peux que vous conseiller de lire cettte excellente analyse avant que d'autres internautes ne viennent s'y défouler sous divers pseudos...

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 12:27

On en a beaucoup parlé, la « doctrine Maddens », du nom de cet universitaire louvaniste, consiste pour les Flamands à « pousser les francophones à être demandeurs de réformes institutionnelles en grippant les structures de l’Etat fédéral désargenté et impuissant, le détournant en leur faveur (ce n’est pas nouveau, c’est comme ça 180 ans) tout en respectant les règles constitutionnelles ».

 

La crise du lait que vivent les producteurs wallons en est un des exemples. On le sait, pour des raisons de stratégie économique et financière qui lui sont propres et sur lesquelles je ne reviendrai pas ici, la Commission européenne de Bruxelles, chantre de la mondialisation et de la libéralisation, impose a ses pays membres de respecter des quotas de production (et pas seulement de lait, c’est également le cas dans beaucoup d’autres domaines). Cette Commission ne reconnaît comme interlocuteurs que les Etats. Ces Etats répartissent les quotas sur chaque producteur. Jusque là, il y a - disons… - une certaine logique égalitaire. Des pénalités sont prévues pour les Etats qui ne respecteraient pas leurs quotas, à charge évidemment pour eux de les faire respecter en interne.

 

Par rapport aux pays voisins, ce qui complique le problème en Belgie-que, c’est qu’il est de notoriété publique que de nombreux producteurs flamands dépassent leurs quotas… et que comme presque tout le système de traitement et de conditionnement du lait est contrôlé par la Flandre… Pensons à l'influence et au contrôle exercé par le tout puissant « Boerenbond »,  bras armé du lobby agro-alimentaire flamand.

La Belgie-que ferme les yeux sur ces pratiques. Paradoxalement - mais que faire d’autre ? - la grève du lait que mènent – avec désespoir – nos producteurs wallons arrange donc bien la Flandre ! La preuve, aucun producteur flamand ne la suit ni ne la suivra. Les « arguments moraux » du style « Nous, on ne gaspille pas la nourriture » ne sont là que pour masquer des enjeux économiques bien réels. On ne gaspille pas, non. Mais on pille…

 

Les agriculteurs wallons ne sont pas défendus ni protégés par l’Etat belge.

Il n’y a pas que dans l’industrie qu’existe un protectionnisme économique qui ne veut pas dire son nom. La Flandre est un Etat dans l’Etat. Pourquoi se gênerait-elle ?

 

Que pouvons-nous faire comme citoyens engagés ou simplement conscients ?

 

Sans appeler ou recourir à un boycott (*) difficile à faire respecter et donc assez illusoire, ceux qui traitent le lait sont également ceux qui négocient avec les distributeurs… Il faut commencer à favoriser une forme de commerce équitable, respectueuse du producteur et surtout fonctionnant en circuit très court.

La première solution qui vient à l’esprit est d’aller directement acheter le lait à la ferme.

 

Mais il y a aussi une autre piste. Peu d’entre-nous savent qu’il existe depuis peu un nouveau label (**) wallon pour le lait : le lait certifié « Ardenne ». Ce produit est suivi à la trace. De la ferme jusqu’à la caisse du supermarché (mais pas n’importe lequel !).  Il est soumis à une chaîne ininterrompue de contrôles, les installations de traite et la qualité du lait cru sont contrôlées par l'Afsca, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire. Un lait garanti 100 % wallon commercialisé depuis début juin, sous un nom générique en forme de calembour : « La Bande des Fé Lait ». Réalisé actuellement à base de lait récolté auprès de plus de 900 producteurs ardennais, il est produit, récolté, emballé par des coopératives wallonnes et distribué dans les règles du cahier des charges « Qualité Filière lait » (QFL) qui garantit au consommateur un produit de qualité, dans le respect de l'environnement, des bonnes pratiques d'élevage et du bien-être animal. Ce lait n’est actuellement disponible que dans des magasins de la chaine « Intermarché » au prix de 75 centimes le litre. Exigez-le.

En plus d’acheter des denrées de qualité produites près de chez-nous, associer les producteurs à une centrale de vente via un circuit court, voilà sans aucun doute une piste à encourager. Une démarche citoyenne trop rare pour ne pas mériter un peu de publicité.

 

 

(*) Pour la petite histoire, jeudi, ce sera l’anniversaire du début du premier boycott.  Le17 septembre 1879, Charles Parnell, président de la Ligue agraire d’Irlande, inaugure la mise en quarantaine. Une tactique nouvelle pour faire plier les propriétaires et les régisseurs qui maltraitent ou dépouillent leurs tenanciers.

La victime qui donnera - bien malgré elle - son nom à cette tactique est le capitaine Charles Boycott, régisseur d'un grand propriétaire. Soudain, il ne trouve plus aucun employé ni commerçant qui accepte de traiter avec lui ou même de lui adresser la parole. Pour éviter que ses récoltes ne pourrissent sur pied, il fait venir des paysans protestants de l'Ulster sous la protection de l'armée. Finalement, la mise en quarantaine portera ses fruits, les objectifs de la ligue agraire seront rencontrés… Quant à Boycott, il quittera finalement l'Irlande, mais laissera son nom au vocabulaire des luttes.

 

(*) Voir l’APAQ-W (Agence wallonne pour la promotion d’une agriculture de qualité)

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:08

Dans l’enseignement.

 

On le sait, le « Vlor » (Conseil flamand de l’enseignement) a décidé d’interdire le port du voile et autres signes religieux dans ses 700 établissements. La communauté musulmane parle de « ségrégation » et de « législation de la discrimination ». De son côté, « le gouvernement de la Communauté française »  n’est pas du tout décidé à légiférer »…

 

Le R.A.P.P.E.L. (Réseau d’Actions pour la Promotion d’un Etat Laïque) diffuse un communiqué conjoint avec le Comité belge « Ni Putes ni Soumises » et l’a.s.b.l. « Insoumise et dévoilée » :

Depuis plusieurs années, la question du port de signes religieux à l’école perturbe la rentrée scolaire. Aujourd’hui, à Dison, on en vient à examiner sérieusement la question de savoir s’il faut ou non accepter des fillettes voilées dans l’enseignement maternel et primaire. Quelques activistes ont engagé avec les écoles concernées un bras de fer dont les premières victimes sont les filles.

Nous saluons la décision du Conseil de l’enseignement de la Communauté flamande d’avoir pris la décision d’interdire le port de signes religieux dans l’enseignement qu’il organise et appelons la Communauté française à adopter enfin un décret similaire, seul à même de faire revenir le calme dans les écoles et d’assurer un droit égal pour tous et toutes à un enseignement de qualité.

Nous appelons à une manifestation à Bruxelles, le samedi 19 septembre 2009 à 11h, autour des mots d’ordre suivants :

« Pas de signes religieux à l’école »

« Non au marquage des filles »

« Non à l’immixtion du religieux à l’école »

 

Dans les Services publics

 

De son côté, le GERFA (Groupe d’étude pour la réforme de la fonction administrative) réagit également :

 

Depuis quelque temps, la discussion autour du port du voile (foulard) dans l’administration publique a été engagée, notamment à l’occasion de la communication d’une note interne du S.P.F. Justice qui non seulement en acceptait le principe mais qui recommandait la liberté totale en ce domaine.

Par ailleurs, à l’occasion de différents débats, il a été affirmé que l’interdiction ou non du port du voile (foulard) devait être réglé par le législateur.

 

Face à ces propos erronés, le GERFA doit réagir.

 

1. D’abord, le Roi (le Gouvernement) règle le statut de ses agents et notamment leur déontologie ; de même, dans les entités fédérées,  chaque Gouvernement règle le statut de ses agents sous réserve du respect d’un arrêté royal général, dit des « principes généraux ».

 

2. En vertu de son pouvoir règlementaire prévu par la Constitution, le Roi (le Gouvernement fédéral) a fixé les règles de déontologie suivantes.

2.1. L’arrêté royal du 14 juin 2007 modifiant l’arrêté royal du 2 octobre 1937 portant le statut des agents de l’Etat prévoit :

« Lorsqu’il est, dans le cadre de ses fonctions, en contact avec le public, l’agent de l’Etat évite toute parole, toute attitude, toute présentation qui pourraient être de nature à ébranler la confiance du public en sa totale neutralité, en sa compétence ou en sa dignité ».

 

Dans sa circulaire n° 573 du 27 aout 2007, le ministre de la Fonction publique Christian DUPONT (P.S.), a confirmé ce principe en l’étendant puisque la notion de contact avec le public a été supprimée (1) :

 

Dans l’exercice de leur fonction, les agents restent neutres.

Dans le respect de leurs droits constitutionnels, ils font en sorte que leur participation à ou leur implication dans des activités politiques ou philosophiques ne porte pas atteinte à la confiance de l’usager dans l’exercice impartial, neutre et loyal de leur fonction.

 

Il est bien évident que le port du voile (foulard) ou de tout signe distinctif (syndical, politique, religieux) contrevient aux dispositions ci-dessus dans la mesure où il peut porter atteinte à la confiance de l’usager.

 

Le débat  actuel prouve à suffisance que ce signe extérieur peut porter atteinte à la confiance de l’usager.

 

2.2.      Dans les entités fédérées (Région wallonne, Communauté française, Région bruxelloise)

L’arrêté fixant les principes généraux applicables aux agents des entités fédérées de même que leurs statuts ne règlent pas le problème. On ne peut que suggérer à l’Etat fédéral d’adapter -si cela est encore possible- la déontologie en fonction des règles applicables à ses propres agents.

 

Par ailleurs, rien n’empêche chaque entité fédérée d’insérer dans le statut de son personnel les mêmes règles que l’Etat fédéral.

 

3. L’Etat et les services publics, en ce compris les communes, les provinces et l’enseignement public, doivent respecter le principe de neutralité et d’impartialité et interdire tout signe ou tout comportement qui porterait atteinte à ces principes. En conséquence, le GERFA estime que le port du voile (foulard) doit être formellement interdit dans les services publics et qu’il n’y a pas lieu d’être tolérant quand la neutralité et l’impartialité sont en jeu.

 

Enfin, la diversité - qui n’est pas une fin en soi pour le service public - est avant tout assumée par l’organisation de concours sérieux qui permettent à tous les Belges d’entrer dans la fonction publique. C’est d’ailleurs le concours qui assure à la fois la meilleure objectivité, la meilleure diversité et la promotion des plus compétents, quelles que soient leur origine ethnique ou leur conviction religieuse.

 

Un vrai Etat neutre, à défaut d’être laïc, ne se marchande pas !

 

(1) Relevons que cette limite est de plus inapplicable dans les faits, dans la mesure où tout  agent est susceptible d’être en contact avec le public.

 
Le Bureau du GERFA 7 juillet 2009

 
Gageons que certains politiciens opportunistes ne vont pas tarder à s’emparer du problème.

Il y a, en effet matière à débattre. En dehors des secteurs de l’enseignement ou des services publics, il ya d’autres domaines où les activistes des intégrismes de tous type posent problèmes, pensons au monde de la Santé, ou de la sécurité publique. Sans parler du statut de la femme…

La laïcité dont je parle sur ce blog, c' est la laïcité politique. C'est la séparation des religions et de l’Etat, du Droit et de la foi et ne signifie certainement pas athéisme ou hostilité aux religions.
La laicité politique n'est pas opposée aux religions, c'est le droit d'avoir une religion si on le souhaite.

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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