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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 13:07

Tout bien réfléchi, et sans négliger les difficultés économiques que vit actuellement la Wallonie, si tout n’est pas à jeter, en particulier la réflexion sur l’enseignement, mais qu’il faudrait pousser plus loin, le contenu de cette interview est un peu… léger ! Ou alors, l’analyse du Prof. Thisse est trop rapide. Trop superficielle, trop orientée idéologiquement. Sans perspective historique. Sa critique de la seule politique PS, ce sont des lieux communs. Et je ne suis très à l’aise pour le dire, n’étant pas membre de ce parti.

 

Il oublie que si on a maintenu les mines ouvertes et la sidérurgie (alors déjà obsolète) en retardant leur reconversion, c’était pour permettre à la Belgique de redémarrer et de tenir son rang en Europe après la guerre. D’intégrer la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) avant de faire la reconversion au profit de la Flandre.

 

Quand il dit : « il faut arrêter de financer des projets pharaoniques comme la gare Calatrava à Liège alors que les trains n'arrivent pas à l'heure », il faudrait peut-être rappeler le ferroviaire, et donc la gare de Liège, c’est encore une compétence fédérale. On construit une gare équivalente (en attendant d’en connaître le coût réel…) à Anvers où... les ateliers SNCB de Stockem (Arlon) sont d’ailleurs en partance.

Tiens, Vandenbrande avait pourtant souhaité la régionalisation de la SNCB pour 2007… Il y aurait donc encore des choses à prendre en les faisant financer par tout le monde, y compris les Wallons ?

 

Sans compter que des projets comme la « gare Calatrava » inscrivent une région dans l'avenir par l’image de dynamisme et de modernité qu’elle donne à l’extérieur. Il est d’ailleurs étonnant – quand on y pense – que cette gare se soit construite sous le régime belge… quand on pense au mal que les politiques wallons se sont donnés pour avoir des dessertes TGV vers Liège (combien de temps a-il-fallu pour faire sauter le bouchon de Louvain ?) ou même des passages par la dorsale wallonne dont Namur qui est la capitale régionale (imaginerait-on en France qu’une capitale régionale soit mal desservie ?). Quant aux liaisons « d’intérêt local » comme l’axe Vers Dinant- Givet et Reims ou « à grande vitesse » vers Luxembourg et ensuite, Strasbourg, n’en rêvons même pas… Pendant ce temps on construit le « diabolo » favorisant les liaisons vers Zaventem et... (tiens !) Anvers. C’est ça la solidarité fédérale.

 

Sans parler de la Flandre, la politique menée en Belgique, terriblement centralisatrice (ultra-jacobine) a toujours plutôt favorisé Bruxelles comme centre politique et économique, nœud de toutes les communications (il suffit de regarder une carte des axes routiers, ferroviaire, fluviaux…), centre de toutes les administrations y compris une bonne part de la Région wallonne, la RTBF, l'administration de la Communauté française, les deux plus grandes universités, les hautes écoles, les musées, les grands centres culturels, etc..  On rappelle pourtant aux infos depuis hier que même Harmel, qualifié (un peu vite) de « dernier des belges » avait pourtant constaté que tous les Etats voisins étaient entrés dans une logique de décentralisation depuis le fin de la dernière guerre. 

 

Aurait-il fallu que l'on transporte ce qu’il nous reste de sidérurgie à Bruxelles pour être « dans son axe si générateur de richesses » et ainsi enrichir… Liège? Et l'aéroport de Charleroi, comme celui de Liège devraient-ils être supprimés au profit de Zaventem erronément appelé « Bruxelles-National » ?

L'autoroute de Wallonie fait-elle partie des « erreurs »  commises par les politiques wallons. (Quand on sait combien Duvieusart (le père) s’est battu pour obtenir cette autoroute – une des plus fréquentées d’Europe – et combien, ses successeurs ont du plaider pour lui faire reconnaître autre chose qu’un vague statut d’autoroute d’intérêt régional… et donc construite à au moindre coût avec tous les problèmes d’entretien que ça généré. Il en a été de même pour l’autoroute des Ardennes…)

En plus quand on entend (de plus en plus) qu'il faudrait prélever les impôts au lieu de travail… que vont devenir ces régions très peuplées désertées puisqu’on n’envisagerait de ne plus y installer les entreprises qui pourraient être rentable ? A moins de favoriser (d’obliger à) des migrations internes massives ? Demain, Liège et Charleroi devenue des villes fantôme et à contrario une hyper urbanisation-industrialisation de l’axe Bruxelles-Luxembourg, sachant que le Brabant wallon et Namur deviennent déjà hors prix pour nos jeunes ménages ? Voilà qui plairait certainement à Monsieur Maingain à qui la même édition du Vif permettait d’étaler ses contradictions en propos (tout et son contraire) particulièrement démagogiques.

 

Certains universitaires devraient parfois sortir de leur tour d’ivoire. La politique est l’art du possible. Il ne faut pas seulement voir les intérêts économiques immédiats, mais aussi humains, même à court terme. Dans un Etat normal, il faut pouvoir se projeter, investir, même à perte, pour assurer à tous quel que soit l’endroit où il vit les mêmes chances. C’est ça la « solidarité nationale ». Si on suivait les réflexions de Thisse, on renforcerait encore une tendance (à la pensée unique) déjà très lourde chez les décideurs wallons, et il est vrai qu’ainsi, à terme, la Wallonie ayant disparu, il n'y aurait effectivement plus de « ‘problème wallon ». Qu’aurait encore la France à gagner à un rattachement ? Une région au développement à deux vitesses, de plus complètement dépendante de l’extérieur pour ce qui est « rentable » ? Ce que les Flamands n’ont pas (encore..) obtenu, les belges qui s’y emploient depuis longtemps et plus sournoisement vont-ils y finalement y arriver ?

 

Une interview est toujours orientée par le journaliste et les connaissances du professeur Thisse sont certes indéniables, mais quand même… Il est rare de lire des articles sur l’économie wallonne, autant être prudent et mesuré dans ses propos.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 06:45

Dans « Le Vif/L’Express » de ce vendredi 13 novembre, le Pr Jacques Thisse (UCL) donne son avis sur la « Pauvre Wallonie »…

 

Décrit comme un « pessimiste volontariste » par Michel Delwiche qui dirige l’interview, cet économiste met l’accent sur l’absence congénitale d’un projet mobilisateur wallon… et mettant en avant l’avenir économique de la Wallonie, c’est une destinée commune avec Bruxelles, « véritable moteur économique de la Belgique ».

 

Certes, et tout le monde peut l’observer, il reconnaît que depuis 1950 les divers efforts de reconversion ont surtout porté sur l’axe historique Liège-Hainaut (*) alors que les actuels moteurs de développement sont plutôt situés sur un axe allant du Luxembourg à Bruxelles en passant par Namur et le Brabant wallon. D’où son plaidoyer en faveur d’une « destinée économique commune avec Bruxelles ». Tant pour la Wallonie que pour la Flandre d’ailleurs.

 

Points pertinents de son analyse où il rejoint ceux qui ont à cœur l’avenir de la Wallonie, c’est qu’il reconnaît qu’il est indispensable de mettre l’accent sur le besoin d’un projet culturel fort et de la priorité qui doit être donnée à l’enseignement, le secondaire principalement. J’ai déjà écrit dans des billets antérieurs que l’absence de revendications d’autonomie culturelles propres à la Wallonie a été une erreur historique, même si le Mouvement wallon a toujours eu à cœur de préserver la solidarité avec les Wallons de Bruxelles et les Bruxellois francophones. On commence seulement à prendre conscience de la nocivité de cet amalgame francophone.

 

Il évoque l’avenir de Bruxelles en affirmant que « nous devons accepter la scission de BHV (« Pour ma part, je souhaite vivre dans un milieu francophone, donc je ne m’installe pas dans une commune dite à facilités. »), à la condition que Bruxelles soit considérée comme une Région à part entière (…)». Bien vu ! Ce n’est à ce titre, en effet que de véritables relations de type économiques pourront s’établir entre cette ville-région et son hinterland économique qui dépasse ses frontières administratives, comme c’est le cas pour les autres centres moteurs de notre environnement (Lille, Valenciennes, Luxembourg, Maëstricht…). Pourquoi pas, en effet, « une sorte de communauté de communes autour de Bruxelles qui serait compétente dans les matières économiques ou de mobilité propres à cette grande métropole sans avoir à se soucier de l’aspect communautaire » ? Tout est évidemment négociable à condition que les limites et responsabilités de chacun soient clairement établies.

 

Il conclut par un souhait : « Il faut que la Wallonie vienne avec un vrai projet, avec des demandes » et un vœu : « Mais si je suis pessimiste, je crois aussi que l’histoire n’est pas écrite. Beaucoup de choses dépendent de nous. »

 

Certes ! Mais il n’a pas dit ou n’a pas osé dire (ou pensé) que pour ça, il faut redéfinir les rapports institutionnels au sein de cette hydre qu’est la Communauté française. Il plaide pour une Région de Bruxelles « à part entière », fort bien. Mais j’aurais aimé qu’il pousse plus loin les conclusions de son analyse. Puisqu’il parle de la Wallonie, évoquant un projet culturel fort la priorité qui doit être donnée à l’enseignement, d’une Région de Bruxelles délimitée et « à part entière », il faut évidemment pour y arriver supprimer la Communauté française et redistribuer ses compétences entre ces deux régions. Ensuite, on pourra négocier des projets communs dans l’intérêt des deux parties.

 

(*) Encore que … Où a-t-on mis l'UCL, justement ? Pas sur l'axe Liège-Hainaut mais en Brabant wallon et à Bruxelles. Par ailleurs, la RTB(f) s’est retirée d'à peu près partout en Wallonie. Le Ministère de la Communauté française et nombre d'administrations wallonnes ont été placés à Bruxelles… On a vu dans un billet précédent que la « pauvre Wallonie » intervient dans le refinancement de la Communauté française, ce qu’a refusé de faire la Région bruxelloise…

Ce sont aussi des formes d’investissements dont l’interviewé ne semble pas tenir compte. D’une manière générale, il y a toujours une confusion entre les Régions et la Communauté…

 

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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 12:00
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 12:00

Allemagne :

1925 : création de la Schutzstaffen (SS)

1938 : sinistre «Nuit de Cristal»

1989 : on en parle ailleurs...

France (et nous !) :

1799 (18 Brumaire An VIII, selon le calendrier républicain), le général Napoléon Bonaparte met fin au régime du Directoire.

1970, la France (et le monde qu’elle inspire dont la Wallonie) est en deuil : De Gaulle est mort.


A ce propos, une contribution au débat sur "l’identité nationale" :
« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a en moi, d’affectif imagine naturellement la France, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée imminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Providence l’a créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires.

S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des Français, non au génie de la patrie. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que la France n’est réellement elle-même qu’au premier rang ; que, seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. »

Charles de Gaulle, Mémoires de guerre (Plon, 1954).

 

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:11

J’ai déjà écrit que les objectifs du Mouvement wallon fédéraliste qui ne demandait qu'un fédéralisme économique, étaient trop modestes. Ce fût en effet une grave erreur que de minimiser les aspects culturels et de croire que les revendications du mouvement flamand se limiteraient à ce domaine et étant  ainsi satisfaites la « paix communautaire » pourrait enfin régner...

D’autant plus que la confusion induite par l’accent mis sur la « solidarité Wallonie-Bruxelles » a occulté le fait régional et les identités au profit de ceux qui comme Monsieur Maingain se sont ralliés à la thèse flamande des communautés. Au grand bonheur des adversaires de l’autonomie wallonne (pensons à leur fumeux fantasme sur le « repli wallon »…) et les nostalgiques de la Belgique unitaire.

 

Dans la Libre d’aujourd’hui, Paul Piret, probablement un des journalistes actuels le plus vigilant sur les intérêts wallons, fait écho à la lettre ouverte au Gouvernement wallon envoyée par les animateurs du « Mouvement du manifeste pour la culture wallonne ». (1)

Si en marge de la commission Arena (2) (3) (4) dite Busquin-Spaak dominée par la vision du FDF, Demotte et Picqué avaient proposé une « fédération Wallonie-Bruxelles » mettant l’accent sur la prééminence des régions (5), Piret constate que « la  législature Olivier s’est à coup sûr enclenchée sur - comment dire? - une "incorporation" poussée et inédite de la Région wallonne et de la Communauté française »… Bien vu !

 

S’étonnant du silence des  régionalistes, il cite quelques extraits de la lettre montrant que « (…) la Communauté Wallonie-Bruxelles n’est plus un espace de solidarité mais celui de transferts unilatéraux structurels et permanents de la Wallonie vers Bruxelles », tout en prenant soin de se distancier des auteurs, c’est prudent.

 

Il n’empêche, la Région wallonne participe pour environ 200 millions au refinancement de la Communauté, alors que la Région bruxelloise s’y est refusée.

Piret conclu en écrivant « qu’objectivement, les questions posées ne sont pas sans intérêt. Voilà une organisation intrafrancophone retravaillée qui, jusqu’ici, n’a pas fait l’objet du moindre débat. Or, elle le mérite. M. Demotte a beau préférer "l’ordre du concret à la tuyauterie institutionnelle", on ressent déjà combien la dynamique voulue d’une "fédération Wallonie-Bruxelles" (appellation encore incontrôlée) se heurte aux difficultés voire aux impossibilités - institutionnelles comme financières - pour les institutions bruxelloises d’y participer vraiment. Qu’il s’agisse de la Région-Capitale ou même déjà, voire surtout, de la Cocof qui est pourtant uniquement francophone ».

 

Après avoir été le moteur du développement de toute la Belgique depuis 1830 jusqu’en 1980 (et encore !), et à  l’heure où un nationalisme identitaire bruxellois est en train de grandir, on voit aujourd’hui combien la Wallonie s’est fait piéger dans ce jeu de la solidarité.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 12:05

La presse du régime glose actuellement beaucoup sur l’éventualité hypothétique du départ d’Herman Van Rompuy à une fonction somme toute honorifique et en partie redondante à la tête de l’Union européenne.

 

Certains s’inquiètent. « On voit mal qui pourrait le remplacer… ». C’est que l’homme a jusqu’ici réussi -  temporairement - à maintenir le couvercle sur la marmite en fusion qu’est devenue la Belgique.

Ils ne semblent pas se rendre compte qu’en fin politique, il doit déjà avoir pris la mesure de l’échec inéluctable de sa mission. L’ouverture européenne serait évidemment une occasion irrésistible pour lui. D'où sa prudence.

 

D’autres hurlent en rappelant que l’homme est l’auteur du point de vue flamand su BHV. Point de vue décliné dans une série de propositions de loi : scission sans conditions de l’arrondissement électoral, pas d’élargissement de Bruxelles, pas de nomination des trois bourgmestres « francophones » dans la périphérie flamande bruxelloise s’ils ne respectent pas les décrets flamands. Ils s’opposent à cette nomination au prétexte qu’elle « constituerait un bien mauvais signal donné par une institution fondée sur la liberté individuelle et la tolérance » Euh… On parle bien de l’Union européenne là, non ?

Ne se rendent-ils pas compte que Van Rompuy, soit dit en passant, est paradoxalement susceptible de prolonger l’existence de la Belgie-que en restant premier ministre ?

S’opposer à ce départ, est-ce bien réaliste ? N’y aurait-il pas là derrière un enjeu géostratégique qui dépasse le choix d’un homme pour une fonction ?

Se sont-ils posé la question de savoir pourquoi la France a été parmi les premiers pays à appuyer la candidature de Van Rompuy ? Pourquoi l’Allemagne y est ouverte ?

 

C’est un secret de polichinelle, la déliquescence de la Belgique n’a échappé à personne, même pas aux journalistes de la presse internationale (« The job is done »...). Les responsables politiques des grands pays voisins ne sont pas complètement inconscients au point d’ignorer la possibilité de la partition (ou du moins du blocage institutionnel) de la Belgique. Sans compter l’effet délétère sur le fragile équilibre de l’Euro de l’effondrement de ses finances publiques.  De là à imaginer – rêver ? -  que les puissances riveraines (France, Pays-Bas et Allemagne) soient (enfin ?) prêtes prêts à précipiter la fin de la Belgique en lui prélevant le dernier fusible… Voilà qui me ferait drôlement plaisir !

 

Van Rompuy, « l’orangiste déclaré» de longue date, se faisant douce violence, pourrait ainsi devenir l’élément déclencheur d’un processus doux de démembrement de la Belgique et en même temps, le garant que la Flandre pourrait se plier à un scénario préparé pour elle d’union aux Pays-Bas plutôt que de se choisir un destin de nouvel Etat indépendant dont les partenaires européens ont tout à redouter, ne fusse que pour les complications diplomatiques et institutionnelles qu’il amènerait (*). L’état d’esprit des Wallons en cas de partition est connu, leur choix posant moins de problème, l’intervention d’un fonctionnaire français dans les débats autour de l’Appel à la réunion d’Etats généraux de la Wallonie aurait fort opportunément contribué à continuer à préparer le terrain.

 

Mais, arrêtons de rêver. Tout ça n’est que de la politique fiction.

Et pourtant ? Et si… ?

 

(*) 2010 sera l’année de tous les dangers avec des referenda sur l’autonomie en Catalogne et Ecosse. Et si on y ajoute le risque que fait courir la Padanie à l’Italie…

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 12:02

Pour se mettre à jour.

la Cour des Comptes de la République vient de publier un rapport chronologique et critique (c'est son rôle !) sur les différentes phases de la décentralisation depuis le début des années 1980. Rapport accompagné de recommandations.

Cette  décentralisation, trop peu perçue (*) - volontairement ou non - de ce côté de la frontière, a opéré une profonde transformation de l'organisation institutionnelle et administrative de la France : transfert de compétences aux collectivités et répartition entre les différents échelons territoriaux, question du financement et du pilotage de la décentralisation, etc.
Le rapport s'attache d'une part à rechercher la cohérence de la nouvelle organisation des compétences et l'adéquation des moyens financiers correspondants et, d'autre part, tente d'estimer le coût de ce processus, en lui-même et au regard de la dépense publique globale et des effectifs des fonctions publiques d'Etat et territoriale.

Une réponse indirecte et un important sujet de réflexion pour ceux qui disent que - chez-nous, où cet exercice n'a pas été fait, à ma connaissance - le fédaralisme a coûté cher... Alors que l'absence de régionalisation aurait fait de la Wallonie au pire un désert et au mieux un bantoustan. Dommage qu'on n'ait pas été plus loin et régionalisé également tout ce qui est du domaine culturel et surtout éducatif. Eléments indispensables . A l'heure où s'ouvre - en France - un débat sur "l'identité nationale" - voir le billet sur le blog de Jean-Sébastien Jamart  et celui sur celui de Didier Melin - il est cruel de constater cet absence de compétences essentielles à la maîtrise de notre avenir.

Téléchargez ce rapport
ICI.

(*)  L’article 1er de la Constitution qui pose les principes fondamentaux de la République : indivisibilité, laïcité, démocratie et égalité, est ainsi complété : « l’organisation de la République est décentralisée ».

L’article 72 définit cinq principes fondamentaux :

− le principe de l'autonomie financière des collectivités, incorporant la triple garantie de l’attribution d’une part déterminante de ressources propres et de l’obtention de recettes équivalentes à celles précédemment consacrées par l’Etat lors de transferts de compétences ainsi que de ressources supplémentaires lors de la création ou de l’extension de compétences ;

− le principe selon lequel l'échelon le plus pertinent, pour l'action  publique, est l'échelon de proximité : « les collectivités territoriales ont vocation à prendre des décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en oeuvre à leur échelon » ;

− le droit à l'expérimentation pour les collectivités territoriales ;

− l'interdiction de la tutelle d'une collectivité sur une autre mais la possibilité de se fédérer sous l’impulsion organisatrice d’un chef de file ;

− le principe de péréquation.
Par souci d’équilibre, le rôle du représentant de l’Etat localement, « en charge des intérêts nationaux, du contrôle administratif et du respect des lois » est rappelé.

C’est ainsi un dispositif juridique imposant et exigeant, notamment

par ses conséquences financières, qui a été mis en place, en vue de garantir les collectivités tant dans leur relations courantes avec l’Etat que dans le processus de décentralisation.Pour se mettre à jour.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 19:50

C'est sous le titre : "Mourir pour BHV? Nee, bedankt" que Charles Bricman - qu'on ne peut pas qualifier de rattachistes , ni même de régionaliste, loin de là ! - publie un billet plein de bon sens sur son blog. Il y constate que, du côté francophone, on n’a pas encore compris et admis ce que Gaston Eyskens constatait le 11 février 1970: l’Etat unitaire est dépassé par les faits. Poursuivant par une très jolie image à propos des politiciens belges francophones qui vivent dans le passé : "ils l’ont congelé comme Laurent l’a fait de son chien." Excellent, non ?

Fidèle à ses convictions, il lance un appel à "achever la réforme de l’Etat belge" Constatant "qu'il est désormais bi- (ou plutôt tri-) national. Les trois communautés de destin qui le composent ont droit à une aire d’intervention (pour ne pas dire un territoire) aux frontières sûres et reconnues et à l’intérieur desquelles il faut leur laisser régler à leur convenance tout ce qui n’est pas géré en commun".

"Dans cette logique, BHV doit être scindé. (...). BHV est un archaïsme, une simple anecdote".

Un billet raffraichissant !

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 12:00

Le Comité d’action pour un large et libre choix des langues en Wallonie (CALLCLW) et les Echevinats de l’Instruction publique des Villes de Liège et d’Ottignies-Louvain-la-Neuve nous signalent l’organisation d’un colloque organisé en Communauté germanophone le mercredi 18 novembre 2009 de 10h00 à 17h00:

 

 

Enseigner l’allemand en Wallonie : l’importance d’un libre choix (de l’apprentissage des langues)

 

Salle de l’Europe du Ministère de la Communauté germanophone

Gospertstraße 1 à 4700 EUPEN

 

Questions … en débat !

 

 

« Le besoin de maîtriser plusieurs langues et corollairement leur apprentissage scolaire font régulièrement la une de l’actualité.

Qui dit apprentissage pose la question des stratégies mises en œuvre mais également de la ou des langues proposées dès l’école primaire, et en finalité pour quel ou quels usage(s) (ouverture culturelle, perspective professionnelle, épanouissement personnel,…)

Dans ce contexte, quelle place pour la langue allemande, 3ème langue nationale, mais aussi première langue parlée dans l’Union Européenne ? »

 

 

 

Quelques questions qu’abordera le colloque dont vous trouverez le programme détaillé ci-dessous.

 

 

Matin

 

Accueil des participants à partir de 9h30

 

10h00 : Allocution de bienvenue par M. Oliver Paasch, Ministre de l’Enseignement, de la Formation et de l’Emploi de la Communauté germanophone

 

10h15 : « La qualité de l’allemand en tant que langue seconde et libre choix » par M. le Professeur Louis Gerrekens, Département de langue et littérature allemandes modernes de l’ULg

 

10h45 : « Etude des langues en Wallonie  - objectivation des besoins » par Mme Christiane Blondin, Assistante de recherche au Service de pédagogie expérimentale de l’ULg – Analyse des systèmes et pratiques d’enseignement

 

11h15 : « Concept relatif à la promotion des langues étrangères en Communauté germanophone » par Mme Carmen Gans, Service pédagogique du Ministère de la Communauté germanophone

 

Repas

 

Après-midi

 

De 14h00 à 15h30 : Travaux en ateliers sous la présidence du professeur M. Jean-Emile Humblet de l’Université de Mons et CALLCLW

 

Atelier 1 : « Stratégies pédagogiques »

Président-Rapporteur : M. Pierre Stassart, Echevin de l’Instruction publique de la Ville de Liège et CALLCLW

 

Atelier 2 : « Libre choix »

Président-Rapporteur : M. Jacques Benthuys, Echevin de l’Instruction publique de la Ville d’Ottignies-Louvain-la-Neuve et CALLCLW

 

Atelier 3 :« Pluralisme linguistique et perspectives professionnelles – collaboration entre régions et communautés »  Avec la participation de Mme. Véronique Amand, Responsable service langues à FOREM formation

Président-Rapporteur : M. Yves Wezel, Economiste et CALLCLW

 

De 15h30 à 16h30 : Rapports des ateliers en assemblée plénière

 

Conclusions

 

De 16h30 à 16h50 : « L’allemand, le français et le défi européen » par M. le Professeur Hartmut Marhold, Universität Köln, Directeur général du Centre International de Formation Européenne

 

 

De 16h50 à 17h00 : « Conclusion et remerciements » par M. Karl-Heinz Lambertz, Ministre-Président de la Communauté germanophone de Belgique

 

 

 

 

  Renseignements pratiques

 

 

 

Inscription : uniquement par courriel à l’adresse électronique suivante :

 

 

georges.adams@dgov.be

 

 

en mentionnant vos nom, prénom, adresse et profession

 

 

Repas de midi : offert et servi aux 100 premiers inscrits (capacité maximale d’accueil pour le repas)

 

Accès Ministère Communauté germanophone à Eupen :

 

http://www.dglive.be/plandacces

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 19:10

Marcel Cheron était l’invité de Bertrand Henne ce matin sur la RTB(f). Traité de « monsieur questions institutionnelles », il annonce tout de go « qu’à son corps défendant, il est obligé, de parler d’institutionnel, alors qu’il aimerait faire autre chose pour « nos » citoyens.  Propos qui rappellent étrangement ceux que tenaient - en d’autres temps – ceux qui ont raté toutes les occasions, comme le rappelait encore hier Jules Gheude dans une carte blanche, citant comme à l’accoutumée François Perin qui, fustigeant (en 1966 !) ceux qui, sous prétexte de vouloir « sauver la patrie », s’accrochaient au statu quo : « Ils attirent ainsi comme des paratonnerres, les catastrophes qu’ils redoutent ». Ils n’avaient pas compris que le fédéralisme était – à l’époque – le meilleur rempart contre le séparatisme.

 

Contrairement à mon ami, je ne pense pas que les 37 % des voix qui se sont portées sur les partis flamands les plus en pointe en matière d’autonomie seront déterminantes pour provoquer la séparation. J’ai développé mon point de vue dans un billet précédent.

 

Cheron fait la même erreur – mais est-ce une erreur ? Je le crois trop rusé pour ça… - que ses prédécesseurs. Contrairement à ses propos, son objectif n’est pas aussi noble que celui qu’il affiche : « on se préoccupe de ce qui préoccupe les gens, à savoir : la crise économique, la crise financière et la crise climatique ».Derrière ce retour du vieux discours « des vrais problèmes dont on doit s’occuper  et de la quête de cette capacité de faire en sorte de vivre ensemble, avec des cultures différentes, dans une Europe qui est celle de plus en plus de l’ouverture de la multi culturalité. » se cache surtout une mise en scène des qualités supposées de son parti.

Il faut, en effet, écouter attentivement ce qu’il dit. Par exemple, à propos de la dernière décision du Parlement flamand concernant les écoles de l’enseignement fondamental en français des communes de la périphérie de Bruxelles ne dit-il pas : « les enseignants s’inquiètent, je comprends qu’ils s’inquiètent. Et c’est pourquoi les politiques sont obligés de s’inquiéter avec eux ». Ajoutant : « Nous sommes prêts à travailler, ce n’est pas notre intérêt. Ce n’est pas notre intérêt en premier, qui doit compter. Ce qui compte c’est… pour la Belgique, pour les Francophones en Belgique ». N’est-ce pas un peu démagogique ? Peut-on dire autre chose ?

J’aime la clarté de l’expression : « les politiques sont obligés… ». Les pauvres !

 

Je constate que par ailleurs, là où ils partagent le pouvoir, rien de bien neuf. Certains se focalisent sur la nomination de Didier Donfut à la présidence de l’Intercommunale IGH, mais passent à côté de problèmes de gouvernance plus sérieux.

A commencer par l’assainissement des budgets, quelque soit le niveau de pouvoir, avec ou sans participation d’écolo, à coup de mesures générales ou d’impôts ou taxes déguisés. Sans oublier les réductions des acquis sociaux et des investissements… par exemple, on ne parle plus de la remise en cause des voitures de société, qui privent l’Etat de moyens importants tout en créant des injustices entre ceux qui en bénéficient et ceux qui n’ont que leur salaire… et qui constituent un véritable problème pour l’environnement !

J’ai déjà parlé précédemment de la poste et de la libéralisation sauvage soi-disant imposée par la Commission de Bruxelles, pénalisant non seulement les agents, mais surtout les usagers.

 

Voilà des thèmes qui touchent « les vraies gens » Et où nous n’avons pas beaucoup entendu les amis de « monsieur questions institutionnelles ».

 

Du côté de la Région wallonne, on n’a rien entendu sur la réduction effective et significative des cabinets ministériels dont l’effectif se monte pour certains ministres à 100 personnes ; de même on n’a rien entendu sur la suppression des 140 voitures dites « de fonction »; de même qu’on n’a encore rien entendu sur l’explosion des effectifs des agents contractuels dans certains Organismes d’intérêt public régionaux.

 

Moins bénin – si j’ose dire - si certains, dans le confort de l’opposition, ont fermement condamné le port du voile à l’école et dans les services publics et si le RAPPEL (Réseau d’Actions pour la Promotion d’un Etat laïque) l’a également condamné, les autres partis restent particulièrement frileux : le PS est plus que divisé, Ecolo a une position volontairement floue et le C.D.H., redevenant clérical pour l’occasion (en réalité pour chasser le vote communautaire) maniant la langue de bois en sous-entendant que les raisons de porter le voile sont multiples… La situation est donc bloquée non seulement dans les services publics mais aussi à l’école, à un moment où les Flamands ont eux pris une position cohérente interdisant le port des signes religieux dans l’école publique.

Au fédéral, rappelons qu’une circulaire de 2007 du ministre DUPONT et imposant la stricte neutralité n’est volontairement pas appliquées. (INAMI, S.P.F Sécurité sociale et Personnel et Organisation ).

 

L’abdication des responsables politiques est bien présente. Quels que soient les sujets : Budgets, gestion des services publics, défense des valeurs des valeurs, etc…

 

Pour en revenir au sujet de l’enseignement qui était le thème sous-tendant l’interview de ce matin, Cheron propose « de profiter de la crise pour faire un enseignement, par exemple là-bas, plus ouvert aux langues, plus ouvert à des transferts d’enseignants venant de Flandre et donc faire l’inverse de ce qui est voulu là, c’est-à-dire ouvrir et faire du continuum pédagogique utile. J’aurais tendance à prendre la balle au bond et à l’approuver, sauf pour la provenance des enseignants bien sûr… J’ai une autre préférence et voici deux positions flamandes intéressantes… quoiqu’un peu contradictoires qui peuvent alimenter la réflexion...

 

La première ne concerne pas l’enseignement, mais l’énergie. Dans son édito du « De Standaard » de samedi 24 octobre 2009, Bart Sturtewagen écrivait : « (...) Les rapports de force entre Paris et Bruxelles sont tels qu’on ne peut même plus envisager une stratégie pour sortir quelque peu de cette étreinte et (, mon Dieu !) garder l’illusion d’une marché libre de l’énergie. Depuis la crise financière, nous sommes devenus encore plus qu’avant un Etat vassal de la France. Il vaut mieux nous y habituer, car les choses ne changeront plus. »

La seconde est plus en rapport avec le sujet.  Hier, Le député Luc Van Biesen (Open Vld), chef de groupe à Crainhem a proposé que la Flandre conclue un accord avec… la France pour l'organisation de l'enseignement francophone dans les communes à facilités !

« Nous assistons à un recul de l'enseignement fondamental en néerlandais dans des communes à facilités comme Crainhem et Wezembeek-Oppem. C'est incontestablement lié au fait qu'il s'agit d'écoles communales et que la majorité dans ces communes est francophone. Nous plaidons pour un transfert de cet enseignement vers un autre réseau pour mettre fin à cette implication communale et faire en sorte que la Communauté flamande devienne pleinement compétente », a-t-il expliqué. « L'organisation de l'enseignement francophone serait dès lors réglée de la même manière que l'enseignement donné en anglais ou en allemand. Pourquoi ne pas élaborer un règlement analogue à celui qui existe pour les écoles allemandes, britanniques ou américaines pour lesquelles un protocole est conclu avec un autre pays. Cela n'a plus de sens que la Flandre paie chaque année 220 millions d'euros pour l'enseignement francophone ». Il a ajouté que « cet argent pourrait être investi plus intelligemment dans des initiatives qui renforcent le caractère flamand de la périphérie »… Ce qui ne va pas faire plaisir à tout le monde, évidemment.

 

La loi de financement, qui organise tout l’enseignement par les Communautés prévoit une clef de partage, entre les élèves dits « francophones » et les élèves flamands. Les élèves des écoles ou l’enseignement est dispensé en français de la périphérie bruxelloise sont répertoriés dans la quote-part flamande qui subsidie ces enseignements au départ de la dotation de l’Etat fédéral.

(Oui, je sais, la Belgique est un peu… complexe…)

 

La proposition Van Biesen va dans le sens d’un certain nationalisme impliquant le fait de la reconnaissance du statut de non-flamand (et donc d'étranger !) pour les élèves éduqués en français. Il serait amusant (et vexant pour nous !) que ces enfants soient finalement assimilés à des Français… et par là ouverts à un continuum pédagogique utile !

Globalement, les comparaisons internationales montrent que la qualité de l’enseignement est supérieure en France. La qualité des enseignants n’étant pas mise en doute, de nombreuses raisons viennent en appui à cet état de fait, à commencer par cette ineptie qu’est la multiplication de réseaux concurrents sans l’être vraiment. Système aberrant qui a peut-être été justifié il y a 60 ans, mais qui n’a plus vraiment de raison d’être.

 

Et si la Région wallonne s’inspirait de la proposition Van Biesen ? Ça permettrait déjà de faire l’économie de la grande partie d’une institution encombrante, la Communauté (de moins en moins) française (et de plus en plus) Bruxelles-Wallonie. Voilà qui rejoindrait les vœux affichés de monsieur Cheron de simplification dans l’intérêt des citoyens.

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