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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 23:59

2009 se termine sur ce qui paraît être un constat d’échec pour la cause du rattachisme.

Les sondages semblent montrer que les « belges francophones »  (On connaît l’opinion des Flamands, mais qui parle encore des Wallons amalgamés dans un machin « désidentitaire » ?) se désintéressent des problèmes « dits communautaires » pendant que les trois partis séparatistes flamands (N-VA, VB et LDD) recueilleraient 40 % des voix de leur électorat et seraient en progression constante.

Paradoxalement, alors que le fédéral se vide de ses compétences, les Flamands semblent bien tout contrôler , de la présidence de l'Europe de Lisbonne à tous les postes importants et stratégiques du Gouvernement.

BHV, l’arrondissement qui fâche, mais tient tant bien que mal le vieux pays uni mieux que toutes les équipes de foot apparaît comme marginal dans les soucis.

Mais n’est ce pas normal ? En pleine crise économique les centres d’intérêts sont ailleurs, l’emploi, la sécurité, l’avenir des enfants, sont évidemment prioritaires. Non ?

Nos concitoyens ont-ils d’autres choix ? Ont-ils une autre option que la simple survie ? Les questions sont évidemment mal posées. Du style : « Vous avez le choix entre manger à votre faim ou l'approfondissement de la réforme d l'Etat, que choisissez-vous ? » 

Le très unitariste FDF a signalé son intention (son vieux rêve) de s’implanter en Wallonie sous couvert de francophonie.


Des néo-réunionistes bruxellois déçus publient des cartes d’une Région de Bruxelles élargie aux limites du « ring » (*) jusqu’à Ittre, ce dont même Maingain n’aurait jamais rêvé. Curieuse façon de reconcevoir la notion de « frontières naturelles ». Un fleuve, une mer, une montagne, oui, mais des bouts d’autoroute… ?


Enfin, ce matin, Paul Piret publie un article dans « La Libre » confirmant la dérive autoritaire du RWF, et en quelque sorte son suicide. Pratiquant la vieille technique de « l’auto-exclusion de ceux qui pourraient penser autrement », l’article annonce même que « 
le secrétaire général Laurent Brogniet et le président Gendebien aient cru devoir acheter la protection juridique et internationale du sigle et du logo de la formation (doit-on désormais écrire « ®WF » ?). Pitoyable et dérisoire pour un sigle dévalué ? Non, après avoir cédé les droits et la propriété du sigle (autrement prestigieux) « Rassemblement Wallon » au FDF bruxellois, voici que Gendebien, poursuivant son œuvre, souhaite interdire d’accoler les noms de Wallonie et de France.
 

 

Mais finalement, voyons les choses comme elles sont, et changeons d’éclairage.

Quand Jacques Etienne, bourgmestre de Namur se dit « ulcéré par l’immobilisme du gouvernement fédéral sur le financement de la réforme des services d’incendie, ou encore sur les missions de police sans cesse croissantes dévolues aux communes alors que le fédéral n’en fournit pas les moyens financiers ». Que « les Régions doivent prendre la place que l’Etat fédéral n’occupe plus. Et la Wallonie doit se montrer plus incisive à l’égard de la Flandre, qui « pinaille sur tout » et prend l’ascendant sur le gouvernement fédéral ». Qu’il ajoute : « Je pense qu’à un moment donné, la question devra être posée : ‘Est-ce qu’il ne vaut pas mieux se séparer quant il y a encore de l’argent dans le ménage plutôt que de faire un divorce quand il n’y a plus rien dans la caisse ? »   C’est un excellent  signe venant d’une formation politique si conservatrice !
 

L’étape du séparatisme est annoncée. Dans  un article consacré aux défis des prochaines années, le VIF ne précise-t-il-pas que « nous vivons déjà dans deux pays différents » ?

Une association d’états indépendants confédérés Flandre-Wallonie-Bruxelles-Cantons germanophones est un pas dans la bonne direction. 

 

Nous devons nous réinvestir davantage dans notre identité régionale. Remettre en avant la fierté d’être Wallons et ne plus laisser notre destin et nos choix aux mains d’autres. Le « parti de Gendebien ® » est mort de l'avoir oublié. 

Ce sont là mes vœux pour 2010.  Plutôt qu’un « rassemblement », réunissons nous autour de ce que nous avons de plus cher (en dehors de ceux que nous aimons et qui en font partie), la Wallonie.

 

Entre opportunités et menaces, 2010 sera une nouvelle année de combat pour elle, une année d’espoir aussi…

Je forme le vœu que nous affrontions 2010 unis !

 

(*) Le « Ring » (mot flamand entré dans le vocabulaire « belge francophone », comme « Bootik », « file » (pour bouchon) ou encore« Bozar ») n’a rien à voir avec la boxe mais est en réalité, la rocade autoroutière, le périphérique sensé entourer Bruxelles, mais qui n’a jamais été terminé dans sa partie sud pour ne pas déranger les « riches bourgeois », dit-on…

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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:21

La France a-t-elle écrasé ses régions ?

Entretien croisé entre Jean-Pierre Chevènement et Jean-Pierre Raffarin, L’Express, 24 décembre 2009, propos recueillis par Michel Feltin.


L'Express : Pour faire vivre ensemble des Provençaux et des Bretons, des Alsaciens et des Béarnais, la France a créé un Etat central fort. Cette unification a-t-elle abouti à l’écrasement des identités régionales ?
Jean-Pierre Chevènement : le grand historien Fernand Braudel disait : « la France a un nom : diversité ». Notre pays se situe en effet au carrefour des influences celtique, germanique et méditerranéenne. Plus qu’une donnée géographique, la France est donc une construction politique, qui s’est constituée à partir de l’Etat. Pour autant, je ne crois pas à la fable de l’uniformité française ! Notre pays reste panaché. Simplement - et heureusement ! - il y a des éléments d’unité. Comment ferais-je pour dialoguer avec M. Raffarin si nous ne disposions pas d’une langue commune ?
Jean-Pierre Raffarin : Mon constat est le même : la France est incroyablement diverse. Quant à savoir si elle est un produit de la géographie, de l’histoire, voire un être moral - « une personne », disait Michelet - c’est une question ancienne. Personnellement, je crois qu’elle est un peu tout cela à la fois. Certes, la géographie est dominante. Certes, la monarchie, puis la République, ont recherché la centralisation. Mais j’observe surtout une succession de mouvements contraires, une alternance perpétuelle entre l’expression de la géographie - la diversité - et l’effet de l’histoire - l’unité.

Aurait-on pu imaginer une France fédérale, comme il existe une Suisse et une Allemagne fédérales ?
Jean-Pierre Chevènement : Ce serait méconnaître la nature de la nation française ! Vous évoquez deux communautés organiques surgies de l’histoire, autour des tribus germaniques ou des cantons fondateurs de la Confédération Hélvétique, qui se sont unies par le bas. En France, nous avons connu l’inverse : un mouvement d’agrégation continu par le pouvoir royal. Ce fut très long : à la fin de l’Ancien régime, Voltaire écrivait encore qu’en parcourant la France, on changeait plus souvent de loi que de cheval ! C’est à cela que la Révolution a mis un terme, parce qu’au nom de l’égalité, elle a voulu que la loi fût la même pour tous. La Révolution a fait œuvre de modernisation, notamment en créant les départements.

Des départements qui avaient aussi pour but de couper les liens des Français avec leurs anciennes provinces, quitte à choisir des entités artificielles… 
Jean-Pierre Chevènement : Moins artificielles qu’on ne l’a dit, mais il y avait en effet l’idée de créer un «homme nouveau», le citoyen. 

La Révolution et la République ont également lutté très vigoureusement contre les langues régionales pour imposer le français comme langue nationale. Aujourd’hui que notre unité est acquise et que la République a triomphé, n’est-il pas temps de sauver ces langues menacées de disparition ?
Jean-Pierre Raffarin : Il faut les garder vivantes. Mais il ne faut pas que le souci identitaire entraîne un repli sur soi. 
Jean-Pierre Chevènement : Il faut les cultiver mais se méfier des revendications qui avancent masquées. Sur l’île de Beauté, la connaissance du corse est devenue nécessaire pour recruter des professeurs d’école. Cette « corsisation » des emplois est antirépublicaine.
Jean-Pierre Raffarin : Les langues régionales sont une question non pas politique, mais culturelle. Il faut mener des actions vigoureuses pour les valoriser, créer des grammaires, aider les artistes, développer l’enseignement. Mais, dans un monde très ouvert, il ne faut pas donner le sentiment que la France se replie. Les identités fortes sont les identités ouvertes sur les autres, comme le montre l’exemple de la Catalogne. 
Jean-Pierre Chevènement : N’oubliez pas les risques d’exacerbation des revendications particularistes. Regardez la Belgique ou la Catalogne! Ce que nous avons fait en France n’est pas si mal. Notre construction millénaire doit se manier avec précaution. 
Jean-Pierre Raffarin : Je partage ce point de vue. C’est pourquoi la décentralisation à la française, c’est-à-dire une délégation du pouvoir de haut en bas, de l’Etat vers les collectivités locales, correspond à notre tradition. A l’inverse du fédéralisme, qui consiste en une délégation de pouvoir du bas vers le haut. J’ai fait inscrire dans la Constitution notre projet : « la République décentralisée ».

Avec Paris, la France dispose d’une des rares « villes-monde », capable de rivaliser avec Tokyo, New-York et Londres. Est-ce un atout ou un inconvénient, dans la mesure où la puissance de la capitale a entraîné un affaiblissement des autres villes ? 
Jean-Pierre Chevènement : C’est un atout, évidemment ! On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. 
Jean-Pierre Raffarin : Nous sommes tout de même dans un système où il existe une relation hiérarchique entre une région et toutes les autres. Faute de politique d’aménagement du territoire digne de ce nom, on laisse beaucoup trop Paris fragiliser les autres villes.
Jean-Pierre Chevènement : Je ne suis pas d’accord. Car Paris est aussi une force de brassage. Lorsque j’étais ministre, j’ai envoyé des préfets alsaciens dans les Pyrénées et des recteurs languedociens en Bretagne. La France est un pays aéré parce qu’elle mélange constamment ses différentes composantes. 
Jean-Pierre Raffarin : Pas du tout. Le brassage des élites existe, mais les grands lycées parisiens aspirent les talents de nos régions. Je suis révolté lorsque je vois un jeune Poitevin contraint de suivre une classe préparatoire dans la capitale avec l’espoir d’intégrer une grande école. Car, ensuite, très peu d’entre eux reviennent. 

Peut-on dire qu’il y a eu continuité de la centralisation française, de la monarchie à la République ?
Jean-Pierre Chevènement : C’est plus compliqué. Il y a eu un mouvement de centralisation, mais la Révolution n’a pas touché aux communes, elles-mêmes issues des 44 000 paroisses du Moyen-Age. C’est un élément très fort de diversité qui a été respecté. Il y a eu ensuite la loi de 1871, qui a créé les conseils généraux élus, et celle de 1884 sur l’élection des maires par les conseils municipaux. Il y aura bien plus tard les lois Defferre des années 1980 et la réforme Raffarin de 2003. Encore faut-il ajouter la loi de 1999, qui a développé les intercommunalités.
Jean-Pierre Raffarin : Cela illustre mon idée-force : la France a connu des mouvements d’alternance entre les exigences de cohérence et de proximité. Globalement, on constate un certain équilibre, avec des excès de temps en temps. C’est le cas, hélas, en ce moment, avec la réforme de la taxe professionnelle. Car on ne peut pas rendre les élus responsables des dépenses en les privant de toute autonomie sur les recettes.
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:45

L’éditorial d’Olivier Mouton dans « Le Soir » de ce mercredi : « Freud, au secours, la belgique n'existe plus... » (Notez l’amusante absence (voulue?) de majuscule à « belgique», ou alors... l’inconscient ?) se termine sur une conclusion intéressante mais incomplète venant après les habituelles récriminations sur les « mauvais Flamands qui « communautarisent » tout et sont évidemment les seuls coupables d’arrières pensées.

« …la Belgique n'existe déjà plus dans l'esprit de certains » écrit-il en effet, après avoir tempéré sa réflexion que si  « ... la séparation du pays n'est plus un tabou. C'est même devenu pour certains une forme de souhait non formulé », heureusement (ouf !)  « cela reste une aventure que la majorité de la population rejette ».

 

Que dire de plus ? Si Mouton parle d’un mystérieux « peuple belge », la suite de son article tend à démontrer qu’il n’en existe pas. Pas plus que de  belge nation, mot devenu sulfureux dans le monde du politiquement correct d’ailleurs.

 

C’est qu’une nation n’existe que dans la mesure où les personnes qui la composent se reconnaissent une identité nationale commune. On en est loin ici.

Historiquement, la volonté des personnes de vivre ensemble n’a jamais guère existé, mais à longueur de temps, l’habitude de vivre ensemble sous une même autorité finit par engendrer un tel sentiment collectif. L’identité nationale (Ciel ! Qu’est-ce que j’écris là, moi ?) dans l’esprit de chacun n’est pas contestée.  Ensuite, la loi d’inertie est la plus forte ; l’acceptation du fait accompli de génération en génération se confond avec une volonté collective qui entérine plus qu’elle ne crée. On pourrait dire que l'Etat  crée la nation plus que la nation ne crée l'Etat...

Depuis l’usage du suffrage universel, l’Etat par son administration, les détenteurs du pouvoir politique (leurs attitudes et discours) sous-tendent l’existence d’une nation comme une évidence. Les médias et l’appareil scolaire, depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte, tous deux dans la (discrète ou claire) dépendance directe de l’Etat sont les instruments contemporains les plus puissants pour assurer la pérennité du sentiment national. L’enseignement est là pour fortifier le sentiment de fidélité des citoyens à l’Etat, en modelant leur esprit à un âge où il est relativement aisé d’imprimer un moule dans les jeunes mémoires. Les médias apportant les nombreuses piqures de rappel nécessaires au mainien des certitudes acquises. Détourner les faits du passé pour imposer ses convictions sous couvert d'une autorité scientifique, c'est du détournement moral. C'est inoculer un « psychovirus ».  

 

Et patatras ! Le problème, c’est que les médias et l’enseignement ont évolué différemment en Flandre et dans la structure floue ce qu’il est convenu d’appeler la « Communauté française de Belgique » complétée (pour accentuer le flou) par l’expression « Wallonie-Bruxelles ».

Pour les Flamands, leurs médias et leur enseignement, la nation, ou ce qui en tient lieu provisoirement s’arrête à la frontière linguistique. La carte de la « Flanders house » en fait foi. Involontairement ou non, peu importe. La notion ancienne qui faisait la « nation belge » y a progressivement disparu.

Pour nous, Wallons (mais surtout pour les Bruxellois usagers de la langue française), par l’existence de cette reconstruction siamoise (deux têtes et deux corps accolés) la construction mentale qui sert de nation est restée figée à « l’ancienne Belgique », cette fiction, ce mirage disait François Perin, inventée par Godefroid Kurth et Henry Pirenne. Fiction qui reste, malgré les tentatives de réformes, la base de tout l’enseignement de l’Histoire dans les écoles de la dite « Communauté française ». C'en est à un point tel que certains considèrent encore le Congo comme une colonie...

 

L’histoire passée n’est pas innocente pour comprendre le présent, même lorsque les peuples l’ont oubliée ou n’y prêtent pas attention. L’attitude des Flamands est inintelligible si on ne relit pas le passé. Il en va de même pour ce que d’aucuns appellent l’inertie et la passivité wallonne qui n’est que le résultat d’un conditionnement ou encore, plus subtilement d’une forme auto manipulation collective dirigée…

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:00
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 12:00

C'est d'actualité...

Après un naufrage, des rescapés ont trouvé place sur un radeau. L’embarcation est petite, mais confortable, et contient des provisions pour plusieurs jours. Les naufragés attendent les secours qui ne devraient pas tarder.

Sur la mer, un homme arrive en nageant et appelle à l’aide. On se précipite pour l’accueillir. On lui fait une place, on lui offre à boire. Il exprime sa reconnaissance à ses sauveteurs. L’ambiance est bonne et la tendance est au partage. « Entre humains, il faut s’entraider », etc.


Mais voici que trois nouvelles têtes s’approchent du radeau. Des opinions divergentes s’expriment maintenant. « Le radeau n’est pas si grand, les vivres sont limités … », disent timidement certains passagers, aussitôt blâmés par les autres : « refus d’assistance à personne en danger … passible de poursuites judiciaires ! » On fait taire les récalcitrants, on se tasse encore. Le radeau est plus lourd…Et l’aspect des sacs de provisions paraît désormais bien rétréci aux yeux qui les fixent.


Ce sont maintenant 5 personnes qui s’avancent en nageant, transies de froid et à bout de forces. Manifestement, une famille entière, père, mère et enfants. L’ambiance sur le radeau a changé. La discussion est vive. Certains plaident la générosité ; d’autres veulent prendre les rames pour garder les nageurs à distance.

Tous admettent maintenant le risque de couler. Il faut limiter les admissions. Mais comment établir des critères valables ? Pendant que la discussion se poursuit, d’innombrables têtes nouvelles apparaissent parmi les vagues et nagent lentement vers le radeau.


Cette scène, on l’aura compris, est une allégorie de la situation des émigrés sur notre planète. Elle veut illustrer la difficulté qu’il y a, quelquefois, à penser la réalité par rapport à laquelle, il faut bien le dire, nous sommes souvent bien démunis. Chacun d’entre nous est prêt à partager sa nourriture avec ceux qui meurent de faim, à accueillir dans  nos Etats de droit ceux qui sont à la merci de dictateurs cruels et sanguinaires. Nous ouvririons toutes grandes les portes de nos maisons surtout si nous pouvions voir de nos yeux la différence entre le sort de ces malheureux et le nôtre, nous, les nantis de tant de privilèges.


Mais nous savons que les nombres jouent contre nous et contre notre « bon cœur ». Plus d’un milliard de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, un nombre qui croît continuellement. Famine et eau polluée sont leur lot quotidien. L’arrivée parmi nous de centaines de millions d’Indiens, de Pakistanais et d’Africains déstabiliseraient complètement notre mode  de vie et, selon toute probabilité, nous entrainerait tous dans la même misère. Pour rien au monde nous n’accepterions de jouer le rôle du gendarme qui refoule les familles de « boat people » sans ressources. Mais nous fermons hypocritement les yeux quand les autorités de nos Etats renvoient les réfugiés dans leur pays d’origine.


Cette allégorie n’a d’autre but, je le répète, que d’illustrer notre impuissance à intégrer, dans nos réflexions et notre comportement, cette étrange et parfois cruelle réalité dans laquelle nous sommes immergés.

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 05:57

En ces temps d'intempérie, on ne trouve pas que des mauvaises nouvelles.
Admirez cette carte :
http://www.dhnet.be/pictures_news/art_92900.jpg
Figurant sur un carton d’invitation pour une réception flamando-batave qui s’est tenue le 7 décembre dernier dans un grand restaurant de la Long Island City, elle est  publiée dans la DH de ce jour dans un article de Mathieu Colleyn.
Certes, l'auteur s'offusque que "la Wallonie y a carrément été annexée à la France et que Bruxelle se trouve presqu'à Anvers", mis ne boudons pas notre plaisir. Présenter la Flandre (et surtout la Wallonie) comme ça ne me dérange pas !
Bien au contraire.
 La Wallonie n'est pas rayée de la carte, elle est simplement à sa place. Le pré carré de Vauban se reconstitue...

Plus sérieusement (encore que je sois sérieux quand je dis que ça me plairait…), l’idée est surtout de vendre l'image de la Flandre et de son économie. Elle réussit tellement bien que c’en est à un point tel que beaucoup (y compris des Wallons contaminés…) pensent aujourd’hui la Wallonie comme un pays du tiers-monde ou un boulet peuplé de profiteurs ou d’assistés. Il est bien connu que dans certains pays d'Asie, le premier ministre belge en visite officielle était accueilli aux accents du « Vlaamse Leeuw ». L’indignation de ceux qui se pensent encore en « belges » ne fait pas sourire les militants de la cause wallonne. Si la Flandre installe des « Maisons de la Flandre » à l'étranger, ce n'est pas pour faire la promotion de la Wallonie, sa première concurrente. La présence de Brussel sert à situer la Flandre grâce à la visibilité acquise par son rôle d’accueil actuel des institutions européennes.

Le public américain retient des noms comme Washington, Pékin ou Moscou (et même Paris !) sans souvent savoir les situer. C’est stratégique.

Contrairement à ce que nous répètent nos dirigeants et les médias qui leur sont inféodés, le différent Wallo-Flamand n’est pas linguistique, mais il est économique, sociologique et économique. C’est une forme de guerre civile froide où tous les coups sont permis pour affaiblir l’adversaire.

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 12:02

Le sondage trimestriel de « La Libre » vient de sortir. Aucune surprise évidemment.

 

Les quelques modifications de pourcentages en plus ou en moins pour les partis traditionnels (ou les « personnalités politiques) ne sont que le signe de la notoriété de ceux-ci. C'est-à-dire qu’il y a une corrélation certaine entre les nombre d’articles dans les médias et la notoriété (et non la popularité) qu’e ces sondages leur attribuent.

 

C’est à la fois banal et injuste. Si pas cruel. Le pouvoir d’influence des journaleux (j’ai une autre opinion, beaucoup plus élevée du rôle et de l’éthique des journalistes) est donc considérable.

 

Un exemple, le « FN » et le nouvel avatar de la droite extrême : le « PP » de Modrikamen, Aernouldt et consort. On les crédite de plus ou mois 3 % ses intentions de vote… Qu’en aurait-il été si la presse n’en avait pas fait ses choux gras ? Tout ça me rappelle l’énorme battage médiatique qui a été fait autour du CDF ou LiDé en leur temps. Les journaleux qui se sentent une âme de politologues choisissent ainsi une formation qui pourrait peut-être compter un jour sur l’échiquier politique et lui font de la publicité, augmentant leur notoriété et les faisant monter dans les sondages.

Finalement, c’est assez anti-démocratique. Quand on y pense. Seuls on une chance de défendre leur programme, quand ils en ont un, comme les partis en place –qui ont eu la chance d’exister avant la réforme du système électoral interdisant de fait toute modification du paysage politique par l’irruption d’un nouveau parti démocratique grâce au seuil de 5 % des voix – et ceux qui, programme démocratique ou pas, ont la faveur des médias. Ce qui a été le cas du CDF, du « FN » (merci à Le Pen !), de « Vivant », de « LiDé » et maintenant de l’ultra populiste « PP » (merci aux petits actionnaires de Fortis !) qui se font connaître à coup de gros moyens financier…  Mais évidemment, pour la presse du régime, il vaut mieux parler de choses qui ne risquent pas de mettre en difficulté la survie d'un pays auquel elle doit son existence à moyen terme comme l'insécuriité ou la peur les excès (bien réels) du monde religieux. Ce n'est pas le cas des (vrais !) problèmes communautaires qui sont systématiquement minimisés, si pas ignorés et qui pourtant nous coûtent très cher. Et ne parlons pas du rattachisme ou même de la séparation de la Wallonie d'avec le reste, comme Jacques Etienne l'a fait il y a quelques jours. Et qui en a vraiment parlé d'ailleurs, tout bourgmestre (maire) de la capitale wallonne qu'il soit  ?
  

La démocratie, c’est la possibilité d’une alternance du pouvoir. En Belgie-que « francophone », il n’y a plus d’alternance possible… Les sondages réguliers participent de cette volonté de stabilité politique.

Et en prime, un beau billet de Charles Bricman : Un baromètre qui n’apprend pas grand-chose

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 13:55

Copenhague est considéré  comme un échec, mais qui en attendait plus ? « Obama le Messie » a déçu, normal, il a obéi à ses créanciers (les Chinois) qui le tiennent par les co… les cordons de la bourse.

Ce n’est pas un hasard s’il y a un aujourd’hui un débat sur l’identité nationale en France. C’est dans l’air du temps. Des événements récents me laissent un sentiment de malaise et suscitent ma réflexion.

A la faveur de la fameuse votation suisse sur les minarets, on a beaucoup reparlé des mouvements populistes ou néopopulistes (et même néodegelliste en Belgie-que si j’en crois cet article de « la Libre ») qui se répandent en Europe. En même temps l’ensemble de la classe politique s’émeut tout à coup d’une proposition de loi de séparation des églises et de l’Etat déposée au Sénat belge il y a deux ans et donc plus de cent ans après la loi de 1905 sur la laïcité de la République. Avant de la retirer

Dans les deux derniers cas, j’ai le sentiment que ce sont des signaux qu’on aurait tort de prendre à la légère. On aurait tort de « botter en touche ». Ce n’est ni en proposant de dissoudre le Peuple suisse, ni en se retranchant derrière des « assises de la multi culturalité » qu’on sortira de ce malaise par le haut.

 

En France, on fait bien la différence entre la laïcité et l'athéisme, ce qui n'est pas le cas chez nous où on confond les deux... alors que c'est si simple. La laïcité, c'est le ciment qui doit remettre tout le monde au même niveau devant les lois du pays. Celles-ci doivent être au-dessus de toutes les religions et croyances.... La multi culturalité « à la belge », c’est en réalité du multi communautarisme qui ne veut pas dire son nom.

Parce que, soyons sérieux, il suffit d‘écouter les conversations dans la rue, je vous avouerai que mon inquiétude grandit concernant les relations chez nous entre autochtones et ceux qu’on appelle (par facilité et tout à fait incorrectement) allochtones. Si un immigré de la 1ère génération voit surtout le progrès en qualité de vie par rapport à son pays d’origine, ceux des générations suivantes n’acceptent plus le sort subalterne qui leur est souvent réservé. Ceci est source de ressentiment et de haine. C’est ça qui n’est pas vraiment pris en compte. Il faut sortir du politiquement correct.

 

Choix des écoles par les parents… Pas simple, non plus, le gouvernement de la Communauté française a eu un mal fou à accorder les différents chefs de partis sur le décret mixité. Et je ne suis absolument pas certain que l’objectif de mixité sera atteint. Objectif louable, mais là aussi utilise-t-on les meilleurs moyens ? En Scandinavie, on ne travaille pas sur des sujets ponctuels, c’est une réflexion de société, la mixité est organisée au sein des quartiers par exemples.

Il y a toujours eu des privilégiés, et il est tout à fait humain de vouloir garder ses privilèges. De même, il est normal de souhaiter pour ses enfants une vie et des conditions d’enseignement et d’évolution sociale meilleure que celles de leurs parents. C’est là que je me retrouve,  c'est de là que je viens, ce sont les miens, la classe ouvrière supérieure qui se mêle à la classe moyenne, ce groupe informe et discret qui s'est battu pour son pays, a payé ses impôts et s'est accroché à ce qui lui restait de traditions. Tout ce qu'ils ont obtenu en échange c’est de voir leur patriotisme naïf tourné en dérision, leur moralité méprisée, leurs économies dévaluées. Ils ne créaient pas d'ennuis. Les pouvoirs publics déversaient régulièrement des moyens dans leurs quartiers, dans le but de les inciter à la vertu civile, parfois au moyen de faveurs (les postes ou nominations obtenus par le biais d’un politicien) et de coercition. Et maintenant, si ces citoyens ordinaires font remarquer qu'ils ne se sentent plus chez eux dans leur ville, que leurs enfants se retrouvent dans des classes surchargées où quatre-vingt-dix pour cent des élèves ne parlent pas français, ils se font sermonner et accuser du péché capital de racisme par ceux  qui vivent dans des conditions financières plus faciles et dans un plus grand confort. Privés de la protection de comptables, ils restent les vaches à lait du fisc rapace. Aucune industrie lucrative d'études sociologiques et d'analyses psychologiques ne s'était développée pour disséquer et expliquer leurs inadaptations par des carences affectives ou par la pauvreté. Peut-être devrait-on écrire quelque chose sur cette catégorie de la population si d’autres défis, bien plus intéressants et plus rémunérateurs, n’attendaient  pas les sociologues et les politiciens.

 

N’est-ce pas là le cœur du débat ?

 

Si on ne le comprend pas, ça fera le lit des populistes,  à la Modrikamen-Aernould, nouvel avatar du Robin des bois des riches, avec leur message simpliste, « tous pourris ».

 

Finalement, et si tout se résumait à de grandes aspirations simples, être écoutés, être considérés, être respectés, mettre la sécurité en avant ; sécurité de l’emploi, sécurité de son identité, sécurité de l’avenir ?

 

Et si le changement et les conditions de celui-ci se résumaient à ça ?

Il faut en tenir compte dans nos messages. Etre congruents et  tenir parole !

Et rien à voir (encore que...) mais pour le plaisir : "l'essence d'une nation" !
Et un autre regard : Le ras-le-bol d'une citoyenne laïque, féministe et athée, par Anne Zelensky dans "LE MONDE" du 21.12.09

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 12:47

Je suis en train de regarder l'émision de la RTB(f) sur l'échec de Copenhague.
Les gens en ont marre d'ête culpabilisés. Et ils ont raison !
Les politiques ont une responsabilité énorme. Il faut faire pression sur eux .
Un exemple, il n'y a que 10 % des contribuables qui utilisent les moyens ficaux mis à leur disposition. C'est peu mais normal !
Il faut d'abord investir, parfois des sommes considérables pour isoler sa maison ou encore acheter les instruments de production individuelle d'énerge verte. Et encore, les primes ou déductions fiscales sont plus que limitées. Est-ce vraiment incitant ?
A titre d'information, en France, 50 % de ces investisements sont déductibles...

La solution, si on veut être à la fois efficace et social sans favoriser les seuls riches conscients (!), mettre en place un système de tiers investiseur. Ce dernier (tiens, on avait mis ça dans le programme de "WALLONS") qui pourraît être l'Etat (tant qu'il est là ou mieux, la Région qui est quand même l'avenir). Evidemment, investir pour la colectivité des contribuables ordinaires, les moins riches en récupérant ces investissements sur plusieurs années sous forme d'économies d'énergie et de certificats verts, c'est forcément moins médiatique que de refinancer le déficit dû aux errements des banques...
qui ont largement renoué avec les bénéfices sans contrepartie pour les clients...

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 13:02

Pendant qu'Eveline Huytebroeckcherche à éviter que la pollution bruxelloise se répande dans les cours d'eau situés en Région flamande (ce qui rappelle les contraintes drastiques (et les coûts !) en matière d'épuration des eaux de la Meuse imposée par la Belgique à la Région wallonne pour le seul bénéfice des Hollandais et surtout des Flamands), Etienne Schouppe  montre qu'il est  bien au Gouvernement fédéral pour bétonner le plan de dispersion de ses prédécesseurs Anciaux et Landuyt, en développant le trafic aérien au profit de la Flandre mais avec toutes les nuisances pour Bruxelles et surtout aussi le Brabant Wallon.
C'st ce que dénonce un Communiqué de Presse de l’
du vendredi 18 décembre 2009 : http://tropdebruit.be/news/bruxelles-national-schouppe-bloque-l-execution-de-l-accord-aeroportuaire-rien-n-a-bouge-en-un-an
Certes, le Brabant wallon n'y est cité que pour mémoire, mais qu'attendre de plus pusique ce communiqué est signé par deux des candidats bourgmestres de communes flamandes à facilité de la périphérie de Bruxelles, l'UCNA étant une émanation  d'ultra-fracophones. Je le diffuse donc pour information. Sans plus.

Une fois la Wallonie sortie du piège belge, nous pourrons interdire le survol de notre territoire. Et imposer nos conditions !

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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