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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 12:00

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, Eric Zemmour est journaliste (fonction dans laquelle il est généralement provocateur) et écrivain. Il vient de sortir un livre chez Fayard-Denoël, au carrefour de l’histoire de France et de l’Europe, de la géopolitique et de la psychologie des peuples : « Mélancolie française ».
 
C'est un ouvrage qui tente de déceler les moments où les destins basculent dans un sens ou dans un autre, tant il est vrai que l’histoire de France est faite de causes et de conséquences, parfois de constantes ou de nécessités, rarement de hasard…


Il y a un passage qui intitulé « Le Belge »...

Extraits, pleins de lucidité et d’érudition :  


- « La Belgique est l'épicentre d'un mouvement historique inouï. Si elle tombe, le jeu de dominos pourrait s'accélérer »...
 
-« Là se combat à jamais la grande bataille des peuples et des races... »
« C'est là le coin de l'Europe, le rendez-vous des guerres. Voilà pourquoi elles sont si grasses ces plaines, le sang n'a pas le temps d'y sécher »...
 
- « Il faut toujours partir de Michelet. Entre Meuse et Escaut, on retrouve toutes nos batailles, tous nos espoirs, tous nos drames »...
 
- «  (...) « Talleyrand s'installait à Londres dont il devient la coqueluche. Il bricola un Belgique de bric-wallons et de broc-flamands à laquelle il ne croira jamais : « Il n'y a pas de Belges, il y a des Wallons et des Flamands, dira-t-il jusqu'à la fin de ses jours. Il savait de quoi il parlait. Wallons et Flamands n'avaient jamais connu de destin commun sauf en 2 périodes particulières de l'histoire : sous l'empire de Charlemagne et lors de leur intégration à la France de 1795 à 1815. »
 
- « Baudelaire ne dirait pas autre chose quelques années plus tard : « Il n'y a pas de peuple belge, proprement dit. Il y a des races flamandes et wallonnes et il y a des villes ennemies. Voyez Anvers. La Belgique : arlequin diplomatique. »
 

Zemmour cite évidemment la « Lettre au roi » de Jules Destrée.
 
Il rappelle que les républicains français traitaient Léopold 1er de « Préfet anglais ».
 
Lucide : « La question belge est donc aussi vieille que la Belgique »... mais prudent ! : « la France ne se réjouit jamais des difficultés de ses amis »... et « qu'à l'Elysée, une cellule spéciale suit les affaires belges. »
 
Morceaux choisi :

- « Le démembrement financier de l'Etat belge précède sa faillite politique... »
 
- « Les noms des départements de l'époque révolutionnaire et impériale pourraient ressortir du placard de l'histoire où ils gisaient plein de gloire et de formol :Jem(m)appes, Sambre et Meuse, Ourthe,... »
 
- « Avec ses 68 millions d'habitants, la France grignoterait encore son retard sur l'Allemagne et ses 80 millions. Les aiguilles de l'histoire poursuivent implacablement leur marche en arrière. »

 

Plus d’informations sur ce livre (déjà) controversé sur Canal académie : http://www.canalacademie.com/emissions/hist603.mp3

http://www.canalacademie.com/ida5594-Eric-Zemmour-Melancolie-francaise.html


zemmour

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 19:25
Je vous invite à lire cette analyse sur  l'excellente revue "toudi" : http://www.larevuetoudi.org/fr/story/monarchie-protocolaire-retarde
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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 12:55

Il est assez rare de pouvoir saluer une initiative de Rudy Demotte. Habituellement, hors l’initiative prise en commun avec Charles Picqué de « fédération de Wallonie & Bruxelles » donnant la « primauté aux régions, j’ai plutôt l’impression qu’on bâtit habituellement des plans comme si nous n'existions pas ou plutôt comme si on ne voulait pas qu’on existe. Ce qui est un peu (trop) la faute du gouvernement wallon de Demotte qui se montre trop gentil avec tous ses partenaires. Demotte qui semble prêt à céder la région germanophone aux germanophones (soit ! A discuter, en effet…), mais surtout qui a surtout régulièrement donné l’impression de ramper, non seulement devant les Flamands, mais aussi devant les ultras bruxellois au nom de la Communauté qui n’a de française que le nom. Donnant l’impression que les Wallons n'ont vraiment qu'à céder dans tous les domaines. Dois-je rappeler que la Région wallonne participe pour environ 200 millions d’Euros au refinancement de la Communauté, alors que la Région bruxelloise s’y est refusée ? (http://www.claude-thayse.net/article-la-wallonie-piegee-dans-le-jeu-de-la-solidarite--38809541.html)
 

Dois-je dire que je très heureux de cette initiative. Certes, elle est conspuée sur les fora des médias concentrés à Bruxelles, mais faut-il en vouloir aux auteurs de ces commentaires convenus ? Nul ne peut – en effet - être tenu pour responsable de l’ignorance dans laquelle on l’a éduqué ? Quelqu’un d’aussi peu suspect de « wallingantisme » (pour reprendre un terme qui se veut péjoratif dans la bouche de certains…) qu’Hervé Hasquin n’écrivait-il pas dans l’avant-propos (p19) d’Historiographie et Politique, Essai sur l'histoire de Belgique et la Wallonie (Charleroi, 1982.) que (…) « 'Etat unitaire a, pendant des décennies, fait dispenser une histoire « orientée » en projetant dans le passé une situation qui ne remontait qu'à 1830. Au nom d'une certaine idée du patriotisme qui s'identifiait à l'unitarisme, on a banni tout ce qui permettait de douter de l'inéluctabilité du phénomène « Belgique » et, par contrecoup, on s'est efforcé de nier les spécificités régionales. Or, comme le disait si poétiquement un slogan de l'Association des Amis de l'Université de Liège, « Sans racines, l'arbre meurt. Nos racines, c'est l'histoire. » Ajoutant pertinemment « qu’au moment où il est plus que jamais question de régionalisation et de communautarisation, il serait aberrant que le nouveau pouvoir substitue « l'absence de l'histoire » à une « histoire orientée », ce qui aboutira au même résultat : priver les citoyens de nos régions de leurs racines culturelles » ?


Or, a
près la communautarisation de l'enseignement, les membres du Mouvement wallon avaient pourtant rêvé, d'un beau cours d'histoire, processus d'identification et de dialogue. Une approche (enfin !) sans conception déterministe de l'histoire et dans le respect de la relation avec l'universel. « Un enseignement de l'histoire formation d'une personnalité rigoureuse, favorisant l'esprit civique et l'esprit de solidarité, une démarche intellectuelle active, des références historiques donnant la mesure d'une dimension, celle de l'évolution du monde tout entier, une ouverture sur cet univers politique, économique, culturel, social, un enseignement corollaire de la pratique de la démocratie » comme l’écrivait Philippe Destatte.


La pratique de la démocratie, c’est bien là une caractéristique de l’identité wallonne. La démocratie, plus encore que la langue, doit continuer à constituer notre affinité. François Perin n’a-t-il pas déclaré un jour que « les Wallons ont acquis la philosophie des Droits de l’Homme à la Révolution française et c’est irréversible » ?


Hélas, alors que l'enseignement dans la « Communauté française » n'en finit pas d'agoniser, on ressert à l'opinion publique, aux élèves et aux enseignants des mythes belges éculés sur les Wallons et leur histoire ! Des mythes basés sur des préjugés simplistes et malveillants à l'égard de la Wallonie et des Wallons. Qui enseigne les souffrances de ce ces soixante-cinq mille Wallons qui furent enfermés, pour la plupart, pendant cinq ans de guerre dans des camps allemands, simplement parce qu'ils étaient... wallons ? Alors qu’on plaint les conditions dans lesquelles ont vécus les Flamands venus chercher du travail en Wallonie, qui se soucie de rappeler que les premiers et les plus nombreux à avoir subi ces conditions sont les wallons eux-mêmes ?


Combien d’enseignants ou de journalistes ont oublié cette phrase de Montesquieu : « Tout citoyen est obligé de mourir pour sa patrie, personne n'est obligé de mentir pour elle » ?


Faudra-t-il attendre la régionalisation de l'enseignement que nous demandons (entre autres !) pour disposer de la sérénité intellectuelle et institutionnelle qui rendra, aux habitants de la Wallonie, leur confiance en eux-mêmes, leur volonté d'agir et de se porter, sans complexes, à la rencontre du monde ? Permettant alors, comme le disait Philippe Seguin (ancien Président de l'Assemblée nationale) à propos de « sa France universelle », de témoigner vis-à-vis de tous les citoyens et de toutes les nations, « de ce que chacune et chacun, pour peu qu'il en ait la volonté, peut peser sur son destin et participer à l'écriture de sa propre histoire »…


On est loin d’une éducation qui
pousse le citoyen vers sa propre autonomie ! Demain, quand la Wallonie aura repris les compétences en la matière, il faudra que l’école redevienne le centre de tout projet démocratique. Une école d’émancipation. Une école qui rend apte à juger, à apprendre à penser au lieu de croire la chose enseignée. Une école de progrès qui rend les femmes et les hommes libres et citoyens.

En conséquence, l’effort en faveur de l’enseignement doit être total. Et en corollaire concentrer tout l’effort sur l’employabilité des personnes.


Non, les propos de Demotte sont loin d’être anodins ou stupides.


Affirmer la Wallonie, c’est rejoindre les Albert du Bois,
Jules Destrée, Maurice Bologne, Albert Henry et tant d’autres.

Affirmer la Wallonie, c’est faire la promotion de la personnalité d'une Wallonie faite à la fois d'héritages et de projets.

Affirmer l’identité wallonne, c’est montrer  - et rappeler – qu’il s’agit d'une identité ouverte, respectueuse des femmes et des hommes, d'une identité wallonne participative et citoyenne plutôt que d'appartenance, multiple plutôt qu'exclusive. Et je voudrais citer une phrase du « Manifeste pour la culture wallonne » de 1983 : « Sont de Wallonie sans réserve tous ceux qui vivent, travaillent dans l'espace wallon. Sont de Wallonie toutes les pensées et toutes les croyances respectueuses de l'homme, sans exclusive »


Le souvenir du Congrès national wallon de 1945 nous rappelle que, voici soixante cinq ans, le fédéralisme avait été revendiqué en Wallonie comme une ultime faculté de cohabitation. Depuis
la collectivité wallonne a entamé une difficile démarche pour conquérir une identité qu’à l'époque, elle ne savait pas encore définir. L’appel de Demotte vient à son heure.


Affirmer la Wallonie, loin de s’apparenter à une démarche nationaliste « à la germanique », c’est se souvenir de
la continuité fondamentale que l'on peut déceler dans le mouvement wallon des années trente est celle qui mène de l'antifascisme et de l'antirexisme d'avant-guerre à la Résistance précoce de « Wallonie libre ». C’est aussi assumer une (très petite) collaboration, mais celle-ci n’a jamais pu prendre un contour effectivement wallon. Par rapport à la Flandre elle ne s’est jamais appuyée sur une réalité nationaliste, comme le rappelait José Gotovitch, Directeur du Centre d'Histoire de Recherches et d'Etudes historiques de la Seconde Guerre mondiale.

C’est donc refuser toute exacerbation du sentiment national. Tout en intégrant ce que Jules Destrée soulignait - à la tribune de la Chambre le 22 mai 1913 - qu'il faut permettre à nos deux peuples (Flamand et wallon) d'épanouir totalement leurs qualités diverses et ne pas chercher à confondre, dans une unité illusoire et brutale, les deux nationalités qui composent notre Belgique. Ajoutant que « si la Belgique disparaît dans la tourmente, l'incompréhension des centralisateurs nationalistes en aura été cause tout autant que le fanatisme conquérant des flamingants » Et c’est d’ailleurs ce même jour - certains l'ont oublié à Bruxelles… et ailleurs ! - que Jules Destrée demandera au gouvernement que l'on reconnaisse le caractère bilingue de la région bruxelloise, que l'on s'engage à ne recourir à aucune contrainte pour atténuer ce caractère bilingue, que l'on fixe la frontière linguistique en rectifiant la limite des arrondissements selon la volonté de la population des communes égarées. (Chambre des Représentants, Annales parlementaires, Séance du 12 février 1930, p. 530).


Demotte veut également fonder un "Ordre" pour célébrer – ou consacrer - les talents et les succès wallons ce qui est loin d’être secondaire. Aucun pays ne fonctionne sans reconnaissance des mérites de ceux qui deviennent ainsi ses nouvelles élites.


Maintenant, est-ce une opération de poudre aux yeux pour endormir les citoyens en se déclarant plus wallon qu’il ne s’est montré jusqu’ici ? Il devrait être assez facile à Demotte de prouver la sincérité de ses propos puisqu'il est également président de la Communauté Française – Wallonie-Bruxelles, principal organe de « dé-identification » de la Wallonie. Nous verrons très vite s'il va infléchir la politique de cette dernière. Vers plus d’identité wallonne, c’est moins « d’amalgame francophone »…

A moins que... A moins que comme Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais, il tente d'utiliser l'identité régionale  pour s'assurer un bon score aux élections... et que tout ça ne soit que stratégie.

Maisd, la fonction  de ministre président wallon a souvent amené dans le passé des évolutions étonnantes, des prises de conscience, acceptons-en l’augure et voyons ce que ça va devenir.


Certains vont arguer qu’il faut une réforme de la Constitution pour proposer que la Région wallonne (entité administrative) soit simplement rebaptisée « Wallonie » (identité collective). C’est oublier que dans un passé récent, le gouvernement wallon a décidé que le « Conseil régional » devienne un  « Parlement »  et « l’exécutif » un « gouvernement » (sous G.Spitaels). Donc…


Quant à la devise à trouver… J’aimerais bien garder « Wallons toudi !»  en la françisant en « Wallons toujours !» qui dit tout en attendant de la coiffer par celle de la République qui elle, résume parfaitement l'esprit des Wallons et que tout que tout le monde connaît déjà.


Je suis curieux de voir ce que va devenir ce débat essentiel au moment où la Belgique se délite de toute part sous les coups de boutoir du nationalisme flamand et des désordres financiers. Faire émerger une conscience wallonne, une identité collective (à défaut d’être appelées nationale, mot souvent si mal interprété) en dépassant les particularités locales est une œuvre vitale. Comme l’écrivait Fernand Braudel, « Toute identité nationale implique, forcément, une certaine unité nationale, elle en est comme le reflet, la transposition, la condition. Ce débat est une problématique centrale, une prise en main de la France par elle-même... un processus, un combat contre soi-même, destiné à se perpétuer... Une nation ne peut être qu'au prix de se chercher elle-même, sans fin, de se transformer dans le sens de son évolution logique, de s'opposer à autrui sans défaillance, de s'identifier au meilleur, à l'essentiel de soi...Si ce débat s'interrompait, tout s'écroulerait ».


C’est un débat sain qui s’amorce là. A
u delà de dérives extrémistes classiques auxquelles je ne crois pas (les Wallons n’ont rien en commun avec des « Modrikamen »), l'absence de ce type de débat conduit au doute, à la négation de soi, au pessimisme. Non, merci, nous sortons d’en prendre. Depuis 180 ans. Ça suffit !



M. à J. : Un très intéressant article de Vers L'Avenir de ce 13 mars.
 

Et pour ceux qui voudraient relire quelques vieux articles traitant du même thème…

http://www.claude-thayse.net/article-29614505.html
http://www.claude-thayse.net/article-17075387.html
http://www.claude-thayse.net/article-34857769.html
http://www.claude-thayse.net/article-25551148.html
http://www.claude-thayse.net/article-35580060.html
http://www.claude-thayse.net/article-32841376.html
http://www.claude-thayse.net/article-25815329.html
http://www.claude-thayse.net/article-l-identite-ou-rien-de-bon--42136374.html
http://www.claude-thayse.net/article-10654542.html
http://www.claude-thayse.net/article-6290661.html
http://www.claude-thayse.net/article-flandre-et-wallonie-derriere-les-mirages--41693006.html
http://www.claude-thayse.net/article-12192621.html
http://www.claude-thayse.net/article-18932296.html
http://www.claude-thayse.net/article-25335457.html
http://www.claude-thayse.net/article-1574495.html
http://www.claude-thayse.net/article-11960798.html
http://www.claude-thayse.net/article--le-nouvel-empire-sera-linguistique-il-faut-donc-asseoir-la-suprematie-de-la-langue-anglaise--40790821.html

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 06:44

Drapeau de la Francophonie La compagnie allemande des chemins de fer a annoncé vouloir renoncer aux anglicismes qui pimentent ses annonces et publicités en réponse de critiques d’usagers et de députés. C’est ainsi que les mots « hotline » (renseignements téléphoniques), « flyer » (brochure), par exemple, seront désormais bannis.

Cette nouvelle AFP est importante. (texte complet)

Comme je l’écrivais depuis quelques années, les Allemands reviennent de beaucoup plus loin que nous, mais ils pourraient bien rattraper vite, dans le contexte du recouvrement de leur sentiment (orgueil) national…

La Deutsche Bundesbahn serait-elle en avance sur la S.N.C.F. ? (*)

Nos luttes associatives françaises, et certains de nos succès (article 2 dans la Constitution, loi Toubon, Aéroports de Lyon…) ont souvent été invoqués comme des modèles à suivre chez eux par nos correspondants allemands du Verein deutsche Sprache


A noter que le ministre des Transports a récemment interdit le recours aux anglicismes dans son ministère, bannissant notamment lez « task force » (groupe de travail) et ‘inhouse meetings » (séminaires)…

 

(*) NDLR :Et ne parlons pas des services publics belgeois en pleine acculturation… puisque même la poste dont la langue internationale officielle est le français s’exprime de plus en plus en anglais… quand ce n’est pas carrément du « franglish »… même en Wallonie !

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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 05:59

Communiqué

 

L’Association « Avenir de la langue française » (ALF), à l’origine, entre bien d’autres actions importantes, des articles 2 (en 1992) et 87 (en 2008) de la Constitution sur « la langue de la République » et sur la Communauté francophone, a tenu son assemblée générale le 30 janvier dans la grande salle du Lycée Henri IV, près du Panthéon.

 

L’Assemblée a décidé notamment de :

- tenir au printemps, en synergie avec plusieurs associations de promotion du français, une conférence de presse pour demander à nouveau publiquement au Gouvernement d’organiser des états généraux de la langue française et de la Francophonie, et réaffirmer la primauté de la langue française sur toute autre dans notre pays, dans le cadre d’une véritable diversité linguistique et culturelle ;

 

- étendre à d’autres pays l’action internationale qu’ALF a lancée en 2009 avec des syndicats et associations d’Allemagne, d’Italie et du Québec, pour affirmer le droit des travailleurs de travailler dans leur langue nationale dans leur pays ;

 

-  accentuer la contre-offensive des associations pour rétablir dans l’enseignement supérieur et la recherche la place du français que les mondialistes réduisent constamment au bénéfice de l’anglo-américain ;

 

- développer le projet tendant à restaurer le château de Villers-Cotterêts où François Ier promulgua en 1539 l’ordonnance toujours en vigueur sur la langue française, et à y installer à la fois une annexe de la Maison de la Francophonie de Paris et un grand centre de la diversité linguistique et culturelle de l’Europe et du monde, sur la base de la proposition de loi portant création d’une Fondation public-privé à cet effet, déposée en 2009 sur le bureau de l’Assemblée Nationale.

 

Contacts : Association « Avenir de  la langue française »,

34 bis, rue de Picpus, 75012, Paris,

Tél : +33 (0)1 43 40 16 51.

Président : Albert Salon, ancien Ambassadeur.

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 12:37

GdG-copie-1.jpgOn a fait, en son temps, beaucoup de procès au général de Gaulle à propos de ses idées sur l’Europe. Certains propos occasionnels de sa part, son rejet avant son retour au pouvoir, de la communauté européenne de Défense, enfin son souci majeur et permanent de la destinée de la France l’expliquent dans une certaine mesure. Pourtant, non seulement le Général a toujours eu la vive conscience de la solidarité qui unissait la France aux autres pays de l’Europe occidentale, mais il n’avait en outre jamais oublié tout ce que l’Europe à travers tous ses peuples avait apporté au monde sur le plan de la culture, de la pensée, de la science ainsi que du Droit, apportant ainsi une contribution majeure et collective à la civilisation universelle. Au surplus cette préoccupation s’était manifestée dès le temps de guerre.

 

Elle apparaît notamment dans un discours tenu à l’Albert Hall le 11 novembre 1942 où il est dit : «  la France souhaite tout faire pour qu’en Europe, tous ceux dont les intérêts, le souci de leur défense et les besoins de leur développement sont conjugués avec les siens, se lient à elle comme elle a eux, d’une manière pratique et durable ». Et cette anticipation avait été confirmée le 18 mars 1943 dans un discours devant l’assemblée consultative d’Alger : «  Pour que le vieux continent renouvelé puisse trouver un équilibre correspondant aux ambitions de notre époque, il nous semble que certains groupements devront s’y réaliser, sans que doive bien entendu être entamée la souveraineté de chacun. Ainsi pour ce qui concerne la France nous pensons qu’une sorte de groupement occidental réalisé avec nous, principalement sur une base économique et dont la Manche, le Rhin, la Méditerranée seraient comme les artères, en relation étroite avec l’Orient et les Etats arabes qui cherchent légitimement à unir leurs intérêts pourrait offrir de grands avantages ». Il y a là une sorte d’anticipation prophétique du traité de Rome voire de la politique méditerranéenne à la fois de la France et de l’Europe telle qu’elle sera préconisée par le Général pour l’avenir à la fin de la guerre d’Algérie.

 

Ces réminiscences n’empêchent évidemment pas que ses vues sur l’Europe aient été ultérieurement sensiblement différentes de celles préconisées par Jean Monnet et d’autres milieux voués à la construction de l’Europe. J’examinerai donc d’abord les principes selon lesquels celle-ci devait selon lui s’organiser.

 

Tout d’abord l’Europe n’était pas pour lui, contrairement à beaucoup d’autres, une idéologie. Le Général récusait dans tous les domaines ce concept, d’une part parce qu’il considérait toutes les idéologies comme passagères et donc relatives, et d’autre part parce qu’il y voyait toujours la couverture d’intérêts précis et souvent suspects. L’Europe n’était donc pour lui rien de plus mais aussi rien de moins qu’une construction politique hautement souhaitable dans une conjoncture historique donnée et donc comme un projet relevant de la géopolitique. D’autre part, il rejetait tout à fait la vision fédéraliste préconisée par les adeptes de Jean Monnet. Pourquoi ? Parce que le concept de Nation demeurait pour lui une donnée fondamentale de la vie des peuples, selon lui attestée par l’Histoire, un concept qu’il opposa en outre toujours à celui d’Empire. Or toute nation supposait elle-même l’introduction de la notion de souveraineté, essentielle pour le Général. Il n’y avait pas pour lui de nation, à supposer naturellement qu’elle soit accompagnée d’un Etat, sans souveraineté. Bien entendu cette souveraineté n’incluait pas tous les domaines de la vie mais un certain nombre de prérogatives essentielles de l’Etat, la diplomatie, la défense, la monnaie et dans une certaine mesure le Droit et la langue, tous éléments que la conception fédérale consistait précisément à remettre à un pouvoir supérieur ce qui était pour le Général impossible à admettre.

 

Ce souci de la souveraineté nationale était complété par un autre principe, celui du respect de la diversité qui condamnait à son tour le concept d’intégration. Les peuples avaient une histoire différente. Elle résultait de modes de vie spécifiques, de traditions enracinées, d’aspirations diverses. L’intégration tendait au contraire à les réduire à un modèle uniforme. On connaît sa formule : «  On n’intègre pas les peuples comme on fait de la purée de marrons ». De tout cela résultait une conception de l’Europe basée sur la Coopération. Certes une coopération organisée et non accidentelle, comportant des engagements précis, et relativement contraignants, voire des transferts également révocables de compétence, bref une Europe des nations mais qui à long terme pouvait aboutir à une formule confédérale bien qu’il n’ait jamais à ma connaissance évoqué explicitement ce terme. Voilà donc pour les structures.

 

J’examinerai maintenant quelle était selon lui la vocation de l’Europe.

 

Elle ne devait pas selon lui être seulement un grand marché, bien qu’il n’ait nullement considéré cet objectif comme secondaire. Elle devait être d’abord une aire de civilisation, incarnant certaines valeurs essentielles héritées de la longue histoire de ses peuples et de leur apport respectif à la culture, à la science, aux droits des individus, à la vie en société. La démocratie c’était aussi une de ces valeurs essentielles dont l’Europe devait s’inspirer et qu’il opposait d’ailleurs fréquemment aux prérogatives que tendaient à s’attribuer les oligarchies économiques ou technocratiques.

 

Sa prédilection pour le référendum comme recours direct aux volontés ou aux inspirations des peuple témoignait du même souci. Voilà pour la civilisation.

 

Mais l’Europe devait aussi ambitionner une authentique puissance lui permettant de jouer son rôle, et un rôle important dans le monde, à l’époque entre les deux blocs qui tendaient à se le partager mais aussi par rapport à l’univers des pays sous-développés ou en développement, bref dans le cadre d’un monde multipolaire que le Général voyait poindre à l’horizon et qu’il souhaitait.

 

A cette perspective de puissance, il associait en outre une indispensable volonté d’indépendance. Je rappellerai à ce propos ce qu’il disait à Alain Peyrefitte, le 13 janvier 1963 : « Notre politique, Peyrefitte, c’est de réaliser l’union de l’Europe. Mais quelle Europe ? Il faut qu’elle soit européenne. Si elle est confiée à quelques organismes technocratiques plus ou moins intégrés, elle sera une histoire pour professionnels et sans avenir. L’Europe doit être in-dé-pendante et il ajoutait : « Il s’agit de faire l’Europe sans rompre avec les Américains, mais indépendamment d’eux ».

 

Naturellement cette puissance devait se manifester dans le domaine militaire. Dans ce domaine il y avait l’OTAN. Mais selon lui l’OTAN était en contradiction avec l’idée d’une défense européenne authentique c’est-à-dire apte à veiller aux intérêts spécifiques de l’ensemble des pays composant l’Europe d’alors. Une note, à moi communiquée, destinée au ministère des Affaires étrangères du 17 juillet 1961, le fait apparaître sans ambages. J’en extrais cette phrase : « Il ne peut y avoir de personnalité politique de l’Europe si l’Europe n’a pas sa personnalité au point de vue de sa défense qui a toujours été la base de la politique ». Ajoutant encore dans la même note : « Il y a l’OTAN, mais qu’est-ce que l’OTAN ? C’est la somme des Américains, de l’Europe, et de quelques accessoires. Mais ce n’est pas la défense de l’Europe par l’Europe. C’est la défense de l’Europe par les Américains ». Une défense européenne collective était donc un objectif selon lui hautement souhaitable, sans qu’elle exclut telle ou telle alliance ou le maintien de forces nationales. La force de dissuasion atomique dont il entendit doter la France entrait au premier chef dans cette catégorie. Elle restait naturellement tout à fait nationale, sans exclure qu’elle puisse en cas de péril extrême et par l’exercice de la dissuasion, contribuer efficacement à la défense de l’Europe.

 

La puissance c’était aussi la sauvegarde voire l’accroissement du potentiel économique de l’Europe. L’Europe devait à cet égard, pour les pays la composant ne pas être un « moins » mais un « plus », d’autant que les destructions de la guerre en avaient gravement affecté le potentiel et que, dans le sillage du plan Marshall, elle avait subi une croissante subordination aux moyens financiers et à l’appareil économique des Etats-Unis. Le général de Gaulle n’avait nullement pour doctrine un nationalisme économique étroit. L’ouverture des frontières avec les pays voisins de la France, fondement du Marché commun et le traité de Rome l’avaient amplement fait apparaître. Encore tenait-il à ce que l’Europe cultive un développement économique à la fois spécifique et autonome, et en même temps dans une posture d’égalité et d’équilibre avec le monde extérieur. On doit y rapporter son souci du maintien d’une capacité agricole puissante. On doit aussi y rapporter la création en France et si possible en Europe de pôles de puissance, appuyés sur l’Etat et intégrés dans le cadre d’une planification souple et efficace. Enfin il entendait positionner l’Europe, dans ses rapports avec le monde extérieur, dans le cadre d’un tarif extérieur commun, évidemment contraire à l’idée aujourd’hui en vogue d’une «  concurrence libre et non faussée » et d’un libre échange universel ; bref un ensemble de dispositions que j’appellerais non pas protectionnistes mais protectrices. J’y ajouterai, parce que c’est aujourd’hui à l’ordre du jour, les négociations voulues par lui dans la dernière période de son mandat, touchant le rôle excessif joué par le dollar, alors même qu’il n’était pas encore totalement rendu indépendant de l’or (ce qui fut le cas en 1971), manifestant cette fois collectivement (et non par rapport à la seule France) sa grave inquiétude touchant la sauvegarde de capacités économiques et monétaires des six pays de l’époque, ainsi que l’équilibre des transactions mondiale.

 

Quelles étaient enfin ses vues sur la composition de l’Europe et ses frontières ? D’abord une place particulière revenait selon lui à l’Allemagne fédérale. Il avait à son égard renversé le cours de l’Histoire en substituant une entente particulière et selon lui durable à un antagonisme séculaire et fatal à la fois à l’Europe et aux deux pays. Mais l’entente qui en résultait n’avait pas à ses yeux seulement une signification bilatérale. L’association franco-allemande était, selon ses propres termes, le socle de l’Europe. Et si le traité de l’Elysée avait organisé les rapports entre les deux pays, il constituait aussi selon lui le modèle pour une association des autres. Je citerai à ce propos une de ses dernières déclarations au chancelier Adenauer à Rambouillet en mars 1966 et alors que celui-ci n’était plus depuis trois ans au pouvoir : « La France existe, elle grandit. Mais la France n’a pas les moyens d’exercer la conduite de l’Europe. L’Europe, c’est l’affaire combinée des Français et des Allemands ensemble, c’est le bon sens. Seuls nous n’avons pas les moyens de la conduire, vous non plus. Nous devons marcher la main dans la main. » Et il ajoutait : «  L’Europe libre ne pourra s’organiser qu’après un accord profond de nos deux pays. Il faut toujours revenir à ce point de départ ou alors se résigner à ce que l’Europe ne se fasse pas ».

 

Il y avait aussi le problème de la Grande-Bretagne. Naturellement de Gaulle considérait celle-ci comme un pays authentiquement européen ; encore que, disait-il parfois, sa politique dans le passé ait plutôt consisté à diviser l’Europe qu’à l’unir. Il ne pouvait donc être question de l’exclure par principe. Malgré tout, l’existence de son Commonwealth, les rapports spéciaux et privilégiés que le Royaume-Uni entendait garder avec les Etats-Unis, sa conception enfin résolument libre-échangiste lui paraissaient momentanément incompatibles avec son entrée de plein droit dans l’Europe. Celle-ci était en somme un club dont tous les membres devaient adopter les mêmes règles. Il fallait donc attendre avec patience que les options politiques propres à la Grande-Bretagne évoluent.

 

Naturellement le Général rêvait aussi pour un avenir qui n’était certes pas immédiat, étant donné l’existence du rideau de fer, de la nécessaire adhésion des pays de l’est européen, sans oublier les Balkans qui avaient toujours sans conteste fait partie de l’Europe. Il concevait cependant que leurs différences historiques avec les pays de l’Europe occidentale, c’est-à-dire les Six, nécessiteraient à coup sûr de multiples dispositions transitoires, non seulement sur le plan économique mais même politique, suffisamment souples et élaborées, condamnant elles aussi toute formule d’intégration à proprement parler.

 

Mais le Général allait plus loin dans sa vision. Il jugeait nécessaire, un jour ou l’autre, une étroite association de la Russie à l’Europe. C’était le sens de sa formule, cultivée dès avant 1958, de l’Europe étendue « de l’Atlantique à l’Oural ». Certes à court terme, elle ne pouvait être envisagée, du fait du régime auquel la Russie était alors soumise. Mais ce régime ne devait pas être selon lui éternel et les événements survenus depuis lors devaient d’ailleurs le prouver ! La Russie, disait-il, «  boira le communisme comme le buvard boit l’encre ». En tout cas pour des raisons tant historiques qu’économiques, l’Europe ne pouvait avoir, selon lui, un avenir et au surplus une autonomie sans l’apport de la Russie, qui d’ailleurs depuis Pierre-le-Grand, n’avait jamais cessé d’être authentiquement liée à l’Europe et à sa civilisation.

 

Il n’oubliait pas enfin, pour un avenir encore plus lointain, l’axe méditerranéen. La Méditerranée avait été le berceau de l’Europe. La pensée et la civilisation de celle-ci en étaient les héritières et cela qu’il s’agisse du Maghreb ou du Proche-Orient. Dans ce cas aussi aucune « intégration » proprement dite ne pouvait être naturellement envisagée. L’était par contre un partenariat spécifique, où la Turquie de même qu’Israël devaient trouver leur place.

 

Je crois que toutes ces considérations attestent combien le général de Gaulle fut un Européen et même un Européen plus authentique que beaucoup de ses partenaires d’alors (et d’aujourd’hui encore) plutôt adeptes d’une «  communauté » euro-atlantique que d’une Europe spécifiquement européenne et dotée des moyens d’assumer cette spécificité.

 

Sa position n’était nullement non plus la manifestation d’un nationalisme désuet, ni d’une préférence secrète pour un destin solitaire de la France, en témoignant au contraire d’un sens profond des réalités historiques. Et elle est le fidèle reflet de sa belle définition de la politique exprimée en 1953 dans une conférence de presse : «  La politique quand elle est un art et un service, non point une exploitation, c’est une action pour un idéal à travers les réalités ».

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 15:07

Une carte intéressante, c'est celle du "FlandersBio" : http://flandersbio.be/life-sciences-in-flanders/life-sciences-map/...
Une fois la carte affichée, cliquez sur : "Science Parks "...
Voilà Ottignies-Louvain-La-Neuve annexée... Décidément, le Brabant wallon intéresse beaucoup demonde...

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 19:04

Ça fait un moment que je dois vous en parler, mais…


L’idée d’une taxe écologique aux frontières de l’Union Européenne fait  tout doucement son chemin. Ce serait une première brèche dans le « laissez-faire » inspiré de la politique commerciale dominante américaine. Ce serait un aspect utile de l’Europe… que n’ont pas prévu les tenant manichéens de « l’anti-protectionnisme ».

Lisez donc cette tribune écrite par un professeur de Sciences po, parue dans Libération en décembre dernier.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 05:15

A lire dans « La libre »…

Comme quoi qu’il n’y a pas que dans le domaine institutionnel que nous vivons dans un régime de parti unique qui ne veut pas dire son nom. Je l’ai déjà dénoncé sur ce blog…

Le bon sens finirait-il par revenir dans la presse et l’opinion ? A mois que… à la lecture de la phrase de conclusion, des arrière-pensées sont toujours possibles, évidemment. Mais laissons-lui le bénéfice du doute.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 12:25

L'interview du Pr Quévit, paru dans "Le Soir" du vendredi 22 janvier, revêt, à mes yeux, une importance considérable... pour la Wallonie !

Pour la Flandre, la fermeture d'Opel Anvers est un drame économique et social auquel le gouvernement flamand se doit se remédier. Pour la Wallonie, c'est un avertissement dont les responsables de notre économie doivent tirer les leçons.

A la lumière de ce qui se passe en Flandre, le cadre géopolitique dans lequel doit désormais s'inscrire l'économie wallonne se dessine clairement. Le système prédominant en Europe de l'Ouest ne permet pas à une Région, fût-elle aussi dynamique que la Flandre, de peser sur le comportement des grosses entreprises multinationales. Un relais de soutien politique doit être assuré par une nation qui « compte » au sein de l'Union européenne ; ce n'est pas le cas de la Belgique. (...) Pour Michel Quévit, le cadre belge ne semble d'ailleurs même plus exister puisqu'il ne l'évoque même pas. A moins qu'il ne pense que la Flandre se comportera désormais comme si, économiquement, elle avait fait sécession !

C'est au niveau régional qu'il faut stimuler la mise en place d'un tissu dense de PME. Mais, ce qui est vrai pour la Flandre doit également l'être pour la Wallonie : les PME créées doivent pouvoir se positionner hors de leurs limites territoriales. (...)

Alors soyons conséquents avec ce discours... Si les grand pays sont les seuls capables de s'opposer au comportement abusif des grandes entreprises multinationales, ils seront vraisemblablement aussi les seuls à pouvoir cautionner le développement de leurs PME, à travers leurs propre pays et à travers l'Europe. C'est d'ailleurs ce à quoi nous assistons actuellement...

Au moment où la Flandre s'apprête à faire sécession, le réalisme politique et économique n'impose-t-il pas aux Wallons de se tourner vers la France dont ils se sentent si proches dans de multiples domaines ?

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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