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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 16:42
Et alors ? Ce qui est étonnant c’est qu’elle ne soit pas encore plus haut. Les sondages ont toujours tendance à la sous-estimer.
 
On a presque l’impression que les « élites » wallonnes ont abandonné tout sens critique, voir à ce sujet l’article sur l’alliance pré-électorale à Ramilies.
S’il y a bien une forme d'assuétude aux affaires crapuleuses (la stabilité des partis traditionnels dans les sondages en est le témoin) en Wallonie, il semble bien que l’espèce de populisme autoritaire dans lequel nous vivons fait le lit d’un système encore plus violent.
 
Voici un de mes textes paru il y a quelques mois dans la « Libre »
 
Irresponsables par système !
 
Les dérives constatées à Charleroi ne sont que le symptôme d’une maladie grave du système politique belge. Tous n’en meurent pas, mais tous en sont atteints.
La démocratie est bel et bien enrayée comme l’écrivait déjà François Perin en 1960. Et encore, la situation a empiré depuis.
Notre système souffre de plusieurs maux :
1. La mainmise des partis politiques traditionnels sur tous (ou presque) les aspects de la vie quotidienne.
2. Les barrières légales et financières à la participation d’autres formations nouvelles et démocratiques au « jeu » politique. (Pensons au parcours du combattant pour déposer des listes de candidats et pour faire connaître un programme, le « seuil démocratique » des 5 %, le refus d'accès aux médias... ).
3. La collusion de fait entre les partis traditionnels et les médias via le financement de ceux-ci. Où est encore l’indépendance des journalistes ?
5. L’omniprésence d’un message consensuel, lénifiant, d’une pensée unique, de la glorification d’un modèle « à la belge ». Et, a contrario, l’absence totale de contre argumentation, ou en tous cas le refus implicite de la rapporter à la connaissance du public.
Découlant de tout ça :
6. L’irresponsabilité des politiques et le manque d’évaluation de leurs actes. La fidélité à un parti paye. Le repêchage est garanti.
7. Les partis sont devenus des systèmes autonomes et féodaux « s’ouvrant » parfois à la « société civile » en s’offrant des gadgets électoraux qui sont vite muselés.
8. Les mandats politiques sont devenus de métiers de courtisans. On n’est plus là pour faire évoluer la société, mais pour plaire au plus grand nombre. Et accessoirement gérer le quotidien. Quelle différence réelle y a-t-il encore entre les programmes déclinés sous forme de slogans des partis traditionnels.
9. La volonté affichée, revendiquée de proximité avec « le peuple » engendre le suivisme, l'opportunisme ou le populisme, selon que, dans les deux premiers cas, on suit le cours des événements sans esprit critique, en se laissant porter, ou que l'on règle sa conduite en fonction des circonstances ou selon ses intérêts. La dérive, constatée ces dernières années à gauche comme à droite, est plus grave quand le politique adopte une attitude "consistant à se réclamer du peuple, de ses aspirations profondes" , ce qui définit le populisme.
 
 
Est-il possible d’en sortir ?
 
Il ne faut pas s’attendre à un bouleversement dans l’immédiat. Voici pourquoi :
 
Un certain nombre d’électeurs continueront de donner leur voix aux vieux partis, par habitude souvent, intérêt ou conviction parfois.
A ceux qui sont tentés par l’extrême droite. (le vote de refus, le vote des mécontents, des opposants systématiques…) je dis : certainement pas en votant pour l’extrême droite. Elle pose de mauvaises questions. (et encore, se pose t’elle des questions ? On peut en douter…)., y apporte de mauvaises réponses.
Pourtant il semble bien que ce soit le seul choix que la nouvelle loi électorale ait voulu leur donner puisque le jeu démocratique est faussé. La loi électorale a introduit le principe de « seuil démocratique » de 5 % en dessous duquel un parti ne peut avoir d’élus (concrètement, ça veut dire qu’en se basant sur les résultats des élections précédentes, il y a entre 10 et 17 % des électeurs qui ne sont pas représentés). L’objectif annoncé était d’exclure les mouvements extrémistes. Pourquoi alors avoir attendu que le FN ait des élus dans trois assemblées et dépassé ce seuil dans de nombreux arrondissements pour la voter ? N’a-t’on pas instrumentalisé, d’une manière très démagogique, la menace du FN pour, en réalité, freiner l’apparition de partis nouveaux qui, eux, ne sont pas du tout extrémistes ?
Or, l’histoire de la Belgique (175,25 ans !) a montré que ces partis émergents ont toujours contribué à éviter une trop grande connivence entre les partis traditionnels associés à l’exercice du pouvoir.
On a le droit – le seul encore ? – de se poser des questions. D’autant plus, qu’au contraire des pays démocratiques voisins tel que la France, l’Allemagne, l’Italie... où des dispositions existent pour aider les partis émergents à se faire connaître et où les partis non représentés ont un accès aisé à la presse - surtout télévisuelle - pendant la campagne, la Belgique n’a rien prévu de tout cela, bien au contraire.
Curieusement aussi, nous entendons peu les vieux partis dénoncer le risque que fait courir à la démocratie l’extrême droite.
Tout semble bien fait pour que les électeurs déçus, perdus, mécontents, n’aient plus d’autre choix que l’extrême droite. Un parti poubelle en quelque sorte.
Etait-ce volontaire dans le chef de ceux qui ont voté cette loi ?
Sachant que les vieux partis dits démocratiques ne la fréquenteront probablement pas– et là, nous ne pouvons que les approuver – on arrive à une situation paradoxale, où une loi censée freiner l’apparition de l’extrême droite va la renforcer.
Plus celle-ci va grandir, plus les vieux partis vont devoir gouverner entre eux (s’assurant comme ça une rente de pouvoir), et plus ils feront de mécontents, plus l’extrême droite se renforcera.
Disons donc clairement que voter pour l’extrême droite, voter FN; paradoxalement, c’est voter pour le MR et le PS et le CDH et Ecolo ! Les gens qui exprimeront ce type de vote de rejet seront doublement trompés !
 
Si vous voulez vraiment changer les choses, retrouver une logique républicaine – au sens noble du terme de dévouement pour la Cité – vous savez ce qu’il vous reste à faire.
Ce n’est plus dans le cadre belge qu’on retrouvera ce sens de l’obligation de grandeur de la chose publique.
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19 décembre 2005 1 19 /12 /décembre /2005 16:13
Lu dans les pages Brabant wallon du " Soir " de ce lundi. Ramillies Une première : Alliance violette en vue des élections.
 
Ce n’est pas tellement l’accord préélectoral qui importe, même s’il est plus sain de jouer la transparence en la matière.
Non, ce qui frappe et confirme nos analyses, ce sont les raisons qui ont poussé deux adversaires aussi résolus depuis la fusion des communes, en 1977 à s’associer.
Jugez-en :
- Le bourgmestre (PRL) sortant : « Nous avons sollicité cet accord parce que de nombreux dossiers subsidiables restent bloqués pour des raisons politiciennes. Dans le contexte politique wallon, c'est une bonne tactique ».
- Au PS : « Nous irons chez le ministre Daerden fin janvier (…) pour débloquer les subsides ».
 
Mais avons-nous encore besoin de confirmations sur l’incroyable déglingue du système politique en Wallonie ?  
Quelle plus belle démonstration que l’intérêt des partis passe avant l’intérêt commun ?
N’assistons-nous pas au développement d’une nouvelle forme de féodalité mise en place par les partis traditionnels ?
Qui peut encore croire que la Wallonie plus autonome est devenue plus démocratique ?
 
Qu'en penseront les électeurs ?
Le sondage trimestriel de « La Libre » donne une réponse assez claire pour qui sait décoder… Les intentions de vote pour l’extrême droite sont à près de 10 %. Compte tenu de la réticence qu’ont les sondés à oser affirmer ce choix, le FN sera donc plus que probablement crédité de 13 à 15 % ou davantage. Grave pour la démocratie. Beaucoup moins pour les partis traditionnels qui ont déjà intégré les avantages de cette poussée dans leur stratégie d’occupation du pouvoir.
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16 décembre 2005 5 16 /12 /décembre /2005 10:51
La ville de Liège annonce qu’elle va concrétiser un projet de délivrance contrôlée d'héroïne dès 2007. Depuis 1998, le conseil communal de Liège, toutes familles politiques confondues, réclame le droit d'organiser une distribution médicalement contrôlée d'héroïne à destination des toxicomanes les plus réticents aux programmes d'accompagnement. Le Bourgmestre (le Maire) annonce son intention d'organiser, dès le 1er janvier 2007, un service de distribution contrôlée et une salle de consommation sous contrôle communal. Et ce « avec ou sans le fédéral ». L'encadrement médical y sera très strict. Il s'inspire notamment d'une expérience suisse (à Bienne). Au cabinet du Ministre fédéral, on se dit « ouvert ». Une étude scientifique à l'étude prend en compte le projet liégeois et les expériences étrangères. Les résultats seront connus début 2006. « S'il s'avère que la délivrance d'héroïne est efficace sur le plan médical et thérapeutique, nous avancerons sans tabous », affirme le chef de cabinet du Ministre.
 
C’est un progrès.
 
D’où venons-nous dans ce domaine ? L’humanité a toujours consommé de la drogue ou des substances équivalentes (l’alcool !) pour de multiples usages, chamaniques, médicaux ou encore de confort. Le malaise actuel vient de la généralisation du phénomène. Il est vrai que tant que les consommateurs s’appelaient Malraux, Sherlock Holmes ou Cocteau, le phénomène était marginal, toléré et considéré comme plutôt sympathique. Mais depuis que le fils du voisin s’y est mis et qu’on arrache les sacs des vielles dames en rue pour payer sa dose, ça l’est devenu beaucoup moins.
La société a mal réagi, la preuve, le phénomène s’est aggravé jusqu’à devenir insupportable.
On a commencé par vouloir médicaliser les drogués. Le Corps médical, dans les pays démocratiques, s’y est opposé. A juste titre, ce n’est pas (encore tout à fait, ça commence seulement à se discuter) considéré comme une maladie.
La société a alors décidé de criminaliser les consommateurs. Avec comme résultats de confier toute la filière de la drogue – depuis la culture initiale à la vente au détail – aux grandes organisations criminelles qui sont les seules bénéficiaires. Qui a calculé le coût pour nos sociétés de cette politique en termes de prévention, de répression, de criminalité, d’infrastructures, de personnel, de maladies… On a laissé les consommateurs entre les mains des organisations criminelles. Suivant en cela le modèle historique, le réflexe, du grand frère américain : la prohibition. Avec les mêmes résultats.
 
Alors qu’il aurait peut-être fallu les considérer comme des consommateurs, justement. Imaginons un instant que l’Etat, ou les Etats, reprennent le contrôle de ce marché, sans inciter à la consommation. Les produits vendus sous contrôle (et taxes !) seraient inévitablement de meilleure qualité et beaucoup moins chers. Les consommateurs seraient connus et pourraient être informés des risques encourus, et suivis éventuellement s’ils le souhaitent. Les organisations criminelles perdraient une grande partie de leurs revenus, les forces policières réorientées vers des missions plus au service de la société…
 
Evidemment, ça nécessiterait de considérer les citoyens comme des adultes. Il faudra bien y arriver, la consommation de drogues est passée dans les mœurs. Qu’on le veuille ou non, il faut en tenir compte au lieu de proposer des solutions palliatives. La « solution liégeoise » fait partie de celles-ci, elle ne règle pas tout. Et n’empêche rien. Arrêtons de nous focaliser sur des symptômes.
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15 décembre 2005 4 15 /12 /décembre /2005 15:02
Informations générales... en vrac et touchant à différents domaines mais en relation avec notre combat.
Comptes régionaux 2004-2005


11/10/2005

14/09/2005
Réforme fiscale... en France dès 2007 :
0
%  jusqu'à 5.514,
de 5,5% de 5.515
à 10.846,
de 14% de 10.847
à 24.431,
de 30% de 24.432
à 65.558
40% au-delà de 65.559
.

Barèmes belges :
25 % de 0 à 6.950  €
30 % de 6.950 - 9.890 € 
40 % de 9.890 - 16.480 
45 % de 16.480 - 30.210 
50 % 30.210 € et plus

Belgique: chronique d'une mort annoncée
par Steve Jacob,
Professeur adjoint de science politique Université Laval

Lire l'article dans l'édition du jeudi 21 juillet du Journal "LE DEVOIR"

28/06/2005
Fritz Bolkestein (!) :
 « Les Etats-Unis d'Europe sont un vieux souhait belge. Les Belges sont les derniers fédéralistes d'Europe car ils pensent que cela résoudrait leur problème. Mais cela ne sera pas le cas. L'Europe a certaines caractéristiques fédérales, comme le parlement et la Banque centrale mais ce n'est pas une fédération. (…). Nous ne pouvons pas bâtir des fédérations comme la Belgique au niveau européen. (...) La Belgique a à régler ses propres problèmes. L'issue de secours de l'Europe n'existe pas. »

19/05/05
"Regards d’économistes sur la Région wallonne"
Confirmant (hélas!) nos analyses, trois économistes wallons - M.Henri CAPRON (DULBEA - U.L.B), M. Michel MIGNOLET (CREW - F.U.N.D.P) et M.Pierre PESTIEAU (CREPP - U.Lg., CORE - U.C.L) - estiment qu’un sursaut est urgent pour le redressement économique de la Wallonie... Mais ne tirent pas encore les bonnes conclusions.


28.04.2005
La durée moyenne de la pension en Belgique est l'une des plus basses de l'Union européenne,
dans un classement où les Français sont en tête, indique la dernière édition de l'Euromètre de Aon Consulting
(*). Avec 15,5 années de retraite pour les hommes et 21,2 ans pour les femmes, les « Belges » figurent parmi les plus mauvais élèves en matière de durée moyenne de pension. Arrivant ainsi respectivement à la 19e et à la 18e place pour les hommes et pour les femmes. (Belga)
(*) Société de Conseil dans les domaines du management des risques, du courtage d'assurances.

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 11:07
Sur le forum de « la Libre », l'observation suivante sur le thème : « Pourquoi la Région wallonne s'est-elle fait rouler dans le dossier Francorchamps ? » résume assez bien l’opinion générale des nombreux participants.
 
« 1. la main mise du politique sur tout, à tous les niveaux
2. l'élection de gens peu scrupuleux, qui mentent comme ils respirent, ne visent que leurs intérêts personnels et qui utilisent le système démocratique pour arriver à leurs fins
3. l'absence de réelle sanction sur les actes accomplis par ces gens.
4. l'utilisation des deniers publics en oubliant totalement qu'il est le fruit du labeur des gens et sans aucune forme ni de réel contrôle ni de scrupule. »
 
Je nuancerais l'outrance des termes, mais le diagnostic de cet intervenant a déjà été fait : la particratie est bien le mode de fonctionnement de la Belgie-que. Et la source de beaucoup de dysfonctionnements.
Ce n'est pas tout de le dire, que faire ?
Avons nous le choix ?
 
On ne peut pas tout simplement supprimer les partis politiques et faire confiance à... quoi ?
Remettre tous les pouvoirs aux mains d'un Roi ? On a déjà essayé, la cata...
Gérer l'Etat comme une entreprise privée ? Vous rigolez ?
S’en remettre à un corps de fonctionnaires, sortes de notaires ? Kafka !
F. Perin avait évoqué un système d’élection à deux tours où de « grands électeurs » désignaient des experts pour gouverner le pays entre deux élections, ou quelque chose d’approchant. Où est le contrôle démocratique ?
 
Non, il faut trouver les moyens de sortir de la particratie qui gangrène tout. Des pistes peuvent être évoquées. Si elles ne sont pas parfaites, elles donnent quand même la possibilité au Peuple d'agir et de contrôler ses représentants (*).
Le vote majoritaire à deux tours est de celles-là. À tous les niveaux. Ce qui permettrait de désigner des majorités claires, stables, que les électeurs puissent juger à l’aune de leurs réalisations effectives. Et renvoyer s’ils ne sont pas satisfaits. Ça ferait aussi émerger de fortes personnalités vraiment capables de rassembler entre les deux tours. Eliminant ainsi les tendances au népotisme ou encore les apparatchiks dociles présentés « en ordre utile » sur les listes des partis traditionnels.
La suppression de la garantie automatique de retrouver son mandat après une fonction de ministre, et donc l'obligation de repasser devant les électeurs.
L’élection directe du Ministre président de la région wallonne. Pour lui donner une vraie légitimité face aux présidents de partis.
Ce système aurait aussi pour résultat de limiter la durée d'existence des partis politiques. En effet, si un parti n'est pas arrivé à faire passer son programme au bout de 20, 50 ou 100 ans d’occupation quasi ininterrompue du pouvoir, c'est que c'est un parti "pouvoiriste gestionnaire" dont la vocation n'est plus de changer la société ou de la faire évoluer, mais d'occuper le pouvoir à son propre profit. Les modifications de sigles que nous avons connues ces dernières années n’étant que cosmétiques. Quelle différence y a-t-il vraiment entre un PSB et le PS, entre un PRL-MCC-FDF-Fournaux et le MR, entre un PSC et le CDH ? Et même entre eux ?
 
Mais je rêve sans doute.
Ça ne se fera pas en Belgie-que…
 
(*) Pour mémoire, quelques articles tirés de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789…
Article 6 - La loi est l'expression de la volonté générale. Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu'elle protège, soit qu'elle punisse. Tous les citoyens, étant égaux à ces yeux, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents.
Article 14 - Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée.
Article 15 - La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.
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13 décembre 2005 2 13 /12 /décembre /2005 13:43
La rumeur publique fait état de l’arrivée de l'ancienne échevine (adjointe au maire) socialiste de Waterloo, Annick Loze à Nivelles.
 
Agée de 36 ans, Annick Loze est l'attachée de presse d'André Flahaut. Lorsqu'il était ministre de la Fonction publique, et aujourd'hui ministre de la Défense. Elle fut aussi secrétaire fédérale du PS du Brabant wallon. Elle a aussi été, - on l'oublie, mais est-ce étonnant ? - pendant deux ans et demie l'attachée parlementaire du bourgmestre Maurice Dehu quand celui-ci était député fédéral. Et en même temps... responsable de la communication à la Ville de Nivelles. 
 
Tiens donc ! Le monde est décidément petit…
 
En sa qualité de fille d’ancien mandataire PS de Waterloo, elle est – en bon système particratique –  compétented ’office en tout ! Il faudra vous y faire…
 
Ce qui m’inquiète, c’est que depuis des années, il semble que les partis traditionnels considèrent les Nivellois comme des incapables. Les maïeurs ou candidats maïeurs venus de l’extérieur sont fort nombreux. Parmi les récents : Dehu au PS, puis Annick Noël au MR poussée un temps par Louis Michel en attendant mieux (ou pire) de la part de son fils Charles (qui a remplacé son père pour vouloir tout régenter en Brabant wallon(*)). Maintenant Flahaut qui débarque avec sa Cour après avoir été rejeté à Walhain et à Wavre… ça commence à bien faire !
 
Il serait temps de montrer à tous ces gens que les Nivellois sont adultes et responsables !
Il y a de beaux projets à Nivelles, portés par des gens qui aiment leur ville. La rénovation de la Grand'place est de ceux-là. Un exemple parmi d'autres...
(*) Mais ne sait pas ce qui entre dans la composition de la Tarte al’djote ! Soyez mieux informés que ce député, cliquez ici.
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12 décembre 2005 1 12 /12 /décembre /2005 17:54
Entendu ce matin à la radio (aux infos sur la RTB(f)) : les professeurs de biologie auraient de plus en plus de mal a enseigner la théorie de l’évolution de Darwin. De nombreux élèves ont tendance à rejeter celle-ci pour des raisons religieuses. Le journaliste précisant « qu’un professeur de Coran (équivalent de la Bible ou la Torah…) lui a confirmé que cette théorie n’est pourtant pas incompatible avec les enseignements de celui-ci » a précisé que c’était les jeunes professeurs qui avaient les plus grandes difficultés, « ceux-ci n’ayant généralement pas de bonnes connaissances en théologie » !
 
Je ne vois pas le rapport. Il y a une matière à enseigner, la théorie de l’évolution dont la pertinence scientifique n’est plus à démontrer. On l’enseigne, un point c’est tout.
L’enseignement obligatoire poursuit comme but l’émancipation par l’instruction et est donc destiné aussi à éradiquer les croyances archaïques au même titre que l’ignorance. C’est un moteur de modernité.  Où irions-nous si on accepte l’éventualité de la remise en question, à la carte et sans bases scientifiques solides, de matières dont la pertinence ne sont plus à démontrer ?
 
Aujourd’hui, c’est la théorie de l’évolution, et demain ? L’héliocentrisme ? La sphéricité de la Terre ? Abandonner les connaissances sur les maladies infectieuses pour en revenir à la théorie de la génération spontanée ? Ajouter l'astrologie ou la magie noire aux matières à enseigner ?
 
On voit ainsi les limites de la "neutralité adaptée" de l’Enseignement voulue en Belgique. Pays de compromis et de compromission. La laïcité de l’Etat ne s’est pas imposée face aux pressions religieuses. N’oublions pas que l’Eglise catholique a mis très longtemps à reconnaître une certaine pertinence à la théorie de l’évolution et qu’elle vient à peine de reconnaître s’être trompée à propos de Galilée. Difficile de « faire de l’enseignement laïque et républicain » dans un pays qui n’est ni l’un ni l’autre. Les matières scientifiques sont les premières à en souffrir.
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9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 14:02


En France, bien sûr…

Pour beaucoup, cette loi de 1905 marquerait une conquête décisive de l'Etat républicain, dans une guerre amorcée dès 1789, lorsque le clergé, dans la nuit du 4 août, perd la principale source de ses revenus, sa dîme, ainsi que ses privilèges fiscaux. Pertinente d'un point de vue historique, l’analyse met en effet souvent l'accent sur la dimension d'affrontement ou sur l'idée de compromis plus ou moins stable, que représente la loi de 1905. C'est toujours ce schéma d'un rapport dual qui s'impose entre ces deux pôles que constitue l'Etat d'une part, et la puissance religieuse d'autre part. Or, pour séparer deux camps qui s'affrontent, il ne suffit pas de répartir ce qui revient de droit à l'un et l'autre des deux pôles, au pouvoir politique et au pouvoir religieux. La séparation ne peut être effective que si une instance tierce fonctionne au-delà des deux pôles en présence.

Cette instance tierce, c'est le modèle républicain.

Ce modèle constitue le fondement du dispositif et son instance de légitimation. La République n'est pas réductible à l'instauration d'une forme de souveraineté, la souveraineté du peuple. On le sait ; la République ne se confond pas avec la démocratie, elle en a rendu possible l'exercice.

La République moderne est le modèle politique qui a été inventé afin de rendre les libertés « compossibles ». Autrement dit, comment éviter que les libertés individuelles ne s'affrontent dans une guerre «de tous contre tous» ?

Pour rendre les libertés compossibles, pour créer ta concorde, il fallait inventer une nouvelle forme de lien. C'est cela que la modèle républicain propose : la République moderne a inventé le lien politique.

Le modèle républicain crée le lien politique en rupture avec une forme (archaïque) religieuse du lien. Le lien politique se constitue par dissolution de toutes les formes de lien religieux. Le lien politique ne doit pas se constituer à partir de la reconnaissance d'un particularisme. La République a donc créé une figure inédite de la citoyenneté : le citoyen n'est pas une entité préalable au modèle républicain, car c'est la République qui le fait en invitant les individus à mettre entre parenthèse ce qui les particularise. Le citoyen est délié de tout ce qui peut l'individualiser.

La loi de 1905 se base principe de laïcité, principe qui est au fondement du lien politique et de la conception républicaine de la citoyenneté. En contrepartie, pour assurer la concorde et l’égalité, l'Etat s'impose sa propre limitation. L'Etat affirme ainsi qu'il ne saurait instrumentaliser le lien religieux pour produire la cohésion sociale.

Tout comme il ne saurait non plus souder les individus à partir du lien religieux, à partir de la fétichisation
d'un particularisme quelconque : le sang, la couleur de peau, l'appartenance ethnique, etc..

Séparer l'Etat et les Eglises, ce n'est pas interdire le lien religieux. C'est assigner le lien religieux à un espace dans lequel il doit rester cantonné, l'espace de la société civile, autrement dit,
l'espace de la sphère privée.

La loi de 1905 place ainsi la société civile sous l'égide du principe de tolérance. Elle garantit « le libre exercice des cultes ». Mais elle trace du même coup les limites de la tolérance : dans la sphère publique, c'est le principe de laïcité qui doit prévaloir. En interdisant toute captation du corps politique pas le lien religieux, la loi de 1905 produit un effet de « dé-liaison ». Elle délie le citoyen de toute obligation d'appartenance, elle le délivre de tout lien communautaire. Important par les temps qui courent…

Cette loi permet un exercice authentique de la démocratie : la souveraineté doit en effet avoir pour seule et unique source la volonté générale, c'est-à-dire la volonté du peuple des citoyens. Or, lorsque les forces qui sont au service du lien religieux infiltrent le corps politique, c'est toujours dans le but -affiché ou non- de s'emparer de le souveraineté. Et lorsque la souveraineté est captée par une force religieuse, cela produit mécaniquement un volonté politique particulariste : on a alors affaire à une communauté qui fait la loi au nom de sa vision particulière du monde. On ne sait que trop ce qui se profite alors à l'horizon : une société de privilèges et de «citoyens » de seconde zone.

Cette loi constitue un cran d'arrêt à l'hégémonie de toutes les Eglises. Ainsi, la loi du 15 mars 2004 qui interdit de manifester par le port des signes ostensibles son appartenance religieuse dans l'espace de l'Ecole laïque, se situe dans son prolongement.

Pour que le modèle républicain soit effectif, trois conditions sont requises : il faut séparer la sphère publique de la sphère privée, il faut soustraire le corps politique au lien religieux, il faut, enfin, délier le citoyen de toute forme d'appartenance communautaire. Inutile de dire que cette loi est essentielle et donc fortement attaquée par tous ceux qui voudraient revenir à un système archaïque. Ce serait céder sur le modèle républicain.

Et il y aurait encore beaucoup de choses à dire...

En Belgie-que, on a choisi une autre voie ouvrant la porte à toutes les dérives communautaristes – on le voit maintenant – donnant même de la laïcité un statut de religion… Ce n’est pas ça la neutralité de l’Etat !

Difficile de faire marche arrière, ce n'est que lors de la réunion à la France qu'on pourra en re-discuter.



14/12/2005 : Déclaration universelle sur la laïcité 

14/12/2005 :

 

14/12/2005 :

 

14/12/2005 : Une Déclaration a été officiellement présentée à l'occasion du centenaire de la loi française séparant l'Église et l'État. Les auteurs de cette nouvelle déclaration ont choisi de redéfinir un discours moderne sur la laïcité, ancré dans son siècle, et auquel peuvent se rattacher des hommes et des femmes mus, sinon par les mêmes convictions ou confessions, du moins par une volonté de vivre ensemble dans le respect de certaines valeurs communes. Prenez connaissance de la déclaration.

 

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8 décembre 2005 4 08 /12 /décembre /2005 14:55



Les attaques sur l'intégrité française du Brabant wallon se font de plus en plus évidentes (et avec quelle complicité de la part des vieux partis traditionnels !). après les publicités uniquement en flamand envoyées par des commerçants de la région de Jodoigne, voici que la région elle-même est (dèjà ?) assimilée au "Vlaams Brabant" par les Hollandais : http://www.dnls.nl/Vlaams-Brabant/Brussel/Jodoigne%20(Jauchelette)/Locatie802_La-Ramée.html .

Plus que jamais, comme nous l'avons toujours dit, le Brabant wallon est wallon et doit le rester ! Suivant la jolie formule de Pierre Bary, nous sommes et resterons les "chiens de garde de l'intégrité française du Brabant wallon !"

Le jounal "Versl'avenir" de ce samedi 17 décembre fait écho au combat de mon ami Philippe Boulanger de Jodoigne sur ce sujet :

Jodoigne moins Wallonne
Jodoigne perd son âme wallonne ,nous signale un sympathique lecteur qui s'étonne d'acheter dans sa commune un pain emballé avec une publicité en flamand ou qui ne comprend pas pourquoi un commerce local porte sur son enseigne le mot <winkel>...Il a enfin été stupéfait de découvrir sur un site internet néerlandais proposant des locations que l'abbaye de la Ramée et même Waterloo étaient renseignés en...Brabant flamand .
Rastreins, qu'il dit...

Bravo Philippe !

Pour mémoire...

L'oeuvre maudite se poursuit lentement, par degrés, sans brusque éclat, avec la patiente opiniâtreté qu'ils apportent en leurs conquêtes. On y distingue trois étapes: d'abord le flamand se glisse insidieusement, humblement, auprès du français. Il ne s'agit que d'une traduction; qui pourrait refuser ce service fraternel à nos frères? Puis, un jour, le flamand s'affirme en maître; il revendique la première place qu'il appelle l'égalité; le français n'est plus que toléré. Enfin, le français sans cesse anémié, diminué, proscrit (...) Tout traduire est leur rêve; puis la contrainte administrative nous imposera ce bilinguisme inutile et vexant. Jeux puérils, pourrait-on croire. Non pas. D'abord le ridicule ne tue pas en Belgique. On s'y habitue facilement. On rit, on plaisante, on s'indigne, mais la contradiction reste. Le flamand ne recule jamais. Il a la douce obstination têtue du fanatisme.
Jules DESTREE, Lettre au Roi, 1912.

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7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 16:00


Je reviens sur l’entretien accordé par Guido Fonteyn à la RTB(f) ce matin…

Je n’ai pas noté les termes exacts, mais à propos de la Société wallonne, après avoir avoué que si la situation était fort inquiétante (les « affaires », l’économie, la particratie, l’image très négative…), il s’est réjoui de la présence du système particratique dominé par quelques hommes forts qui se partagent et contrôlent pratiquement seuls « au sommet de la pyramide » les différentes villes ou sous régions. Citant Van Cau à Charleroi, Di Rupo à Mons…

Pour lui, c’est grâce au clientélisme institué en système que la cohésion de la Société wallonne est assuré. Il considère même que c’est une très bonne chose… Le peuple est soumis.

Cette opinion n’a suscité aucun commentaire de la part du journaliste… qui avait présenté Monsieur Fonteyn comme un « Flamand éclairé, probablement le meilleur observateur de la Société wallonne »…

Nous sommes très loin du principe républicain d’égalité. Il semble bien que François Perin se trompait en ce mois de novembre 1987, en déclarant : "Nous avons, en Wallonie, depuis la Révolution française, et c'est incurable, la philosophie des Droits de l'Homme".

Le « mal belge » est passé par là… Ressaisissons-nous !
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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