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9 janvier 2006 1 09 /01 /janvier /2006 15:14
D’aucuns vont encore dire que je m’acharne sur le PS. Mais, il est vrai que ce parti occupe une position particulièrement visible en Wallonie, que les remous qui le traversent ont, qu’on le veuille ou non, une influence non négligeable sur notre région et notre avenir. Il est vrai aussi que les autres partis traditionnels sont très silencieux, installés dans son sillage (son ombre ?) et ne présentent pas d’alternatives crédibles. Avec un MR, « banc de sable » d’opportunistes aux aspirations gestionnaires ayant renoué avec Adam Smith, Thatcher ou pire (souvenons nous du "libéralisme compassionnel" à la Charles Michel), un parti chrétien rebaptisé « humaniste » (Mot fourre-tout par excellence), centriste mou, un Ecolo faisant feu de tous bois pour exister et leur face cachée, un FN odieux, raciste et totalement infréquentable, nous vivons bel et bien dans un régime de parti unique où s’expriment des tendances aux programmes somme toute peu différents. Ils sont tous le nez sur le guidon, le regard braqué sur les sondages et la prochaine échéance électorale pendant que les Flamands, eux pensent à leur avenir et le construisent. Le royal-socialisme nous préparant discrètement à une « mini-Belgique sans la Flandre » est un des plus beaux exemples. L’Echo de la Bourse fait dire aujourd’hui à Robert Collignon que Di Rupo « est victime d'un mal actuel qui est le mal politique. On se demande ce que pensent les gens, sans perspectives. Il est influence par le court terme. En politique, on peut avoir raison tout seul. Il faut parfois avoir le courage d'aller à contre-courant de l'opinion. On ne gouverne pas avec des sondages.»
 
C’est à propos de cet article dans lequel Robert Collignon traite le « Plan Marshall » de « bla-bla », ajoutant que c’est un « copié collé sur le programme de Borloo en France, et c'est une idiotie en Wallonie ». Il estime que «pour sauver la Wallonie, il faut un choix wallon et pour y arriver, Il faut travailler l'identité wallonne», renchérit ce régionaliste convaincu qui se défend d'être un rattachiste «au sens "Gendebien" du terme» mais plutôt un réunionniste.
 
Curieux choix sémantique typiquement belge. Quoique, après tout, on a souvent utilisé dans le passé fédéralisme pour régionalisme et vice et versa, alors…
 
Derrière tout ça, il y a quelque chose de plus profond qui tient de la lutte pour le pouvoir au sein du PS. Je ne serais pas étonné d’assister dans quelques temps à un regroupement original d’une vieille garde composée de Dehousse, Happart(s), Van Cauwenberghe, Collignon et leurs fidèles qui (re)mettront à l’ordre du jour cette chimère dont toutes les analyses, y compris celles présentées récemment dans une émission de Defossé de la RTB(f), montrent que se serait une catastrophe pour la Wallonie.
Evidemment, leur objectif serait surtout de mettre en difficulté l’actuel président du PS qui sera prochainement empêtré dans ses choix monarchistes et unitaristissimes que récusent (et on ne peut pas leur donner tort) les Flamands.
 
Une Wallonie indépendante serait néfaste pour les Wallons. N’oublions pas que ce sont ces mêmes pseudo-ultra-régionalistes (au pouvoir avec le PSC- CDh) qui n’ont pas voulu éradiquer les vices de fonctionnement de l’ancienne, mais toujours si actuelle Belgique. Ils les ont reproduits, ils les ont amplifiés, ils les ont aggravés :
Citons simplement le lotissement partisan de la fonction publique (un tiers, deux tiers…), mais aussi des conseils d’administration de certaines sociétés privées, le clientélisme, le saupoudrage intense des crédits et des subventions, la confusion totale entre partis et administrations, la suprématie des présidents de partis sur les gouvernements. Enfin, n’oublions pas le désintérêt, voire la dérision, à l’égard de l’identité wallonne et de la politique culturelle.
 
Tout ça n’augure rien de bon. Le débat qui va s’ouvrir (uniquement du côté wallon et francophone, évidemment, les Flamands eux préparent autre chose) par médias interposés risque bien d’être focalisé dans un premier temps sur deux options : Minibel versus Etat wallon + District bruxellois. Quelle perte de temps !
 
Seule retombée potentiellement intéressante, l’option réunioniste s’y invitera, elle ne pourra pas être évitée… par simple bon sens !

Mon analyse sur le retour de l'option indépendantiste (avatar de la Belgique) se confirme. La RTB(f) a invité Van Cauwenberghe ce matin. Il plaide pour une option plus wallonne au PS. Mon ami Laurent Brogniet a immédiatement réagi : cliquez ici .
Mais... à la lecture du Soir, Le même Van Cauwenberghe ajoute ceci : "Je prépare un document que je livrerai au parti. Le PS doit retrouver une réflexion wallonne et intrafrancophone. Cela implique notamment de réfléchir à l'avenir de la Communauté française. Elle est dépassée. Demain, il faudra un gouvernement commun tous les ministres wallons et bruxellois francophones et un parlement commun. Wallons et Bruxellois géreront en cogestion l'espace Wallonie-Bruxelles. Je pense aussi qu‚il nous faut un club de réflexion, une Warande wallonne." Belle récupération de la part du président du PS. Que ne doit-on pas faire pour revenir en odeur de sainteté ? Pauvre Van Cau va !
Et à propos,  Qui disait que le groupe Warrande n'aurait que peu d'impact sur la réflexion politique ?
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8 janvier 2006 7 08 /01 /janvier /2006 19:03
 
10 ans déjà. J’ai eu alors l’impression de perdre un proche. Fils et petit fils d’ouvriers, le socialisme - le vrai - m’a fait rêver. J'ai été de ceux qui ont hurlé de joie en voyant sa tête s'afficher sur les écrans de télé en 1981. Je revois encore le nouveau Président arriver à pied à l'Elysée, une rose à la main, et les gens danser dans les rues le soir de son élection, emplis d'un immense espoir... 
  
Un espoir déçu, ricaneront certains. Oui, c'est vrai, pour l'essentiel, car le chômage s'est terriblement accru sous sa présidence, et tout le monde sait bien que dès la troisième année, il a dû tourner le dos à ses promesses de campagne. Mais au moins, il a essayé, au moins il avait un idéal, un vrai, qui a entraîné tout un pays, ou tout au moins une bonne partie des classes populaires, mais aussi des artistes et des intellectuels de son temps. 
  
Je suis de ceux qui pensent qu’il est injuste de donner l’image d’un Mitterrand exclusivement cynique, dévoré par la seule ambition personnelle, sans projet politique... D'abord ce serait faire l'impasse sur ce qu'on lui doit en cette fin de siècle : l'abolition de la peine de mort, la cinquième semaine de congés, les radios libres, la légalisation de l'homosexualité, la construction européenne, les grands travaux, la loi d'orientation sur l'éducation, la CSG (le seul impôt vraiment juste), etc. Il ne faut pas oublier non plus que Mitterrand est celui qui a libéré des médias jusqu'alors muselés par le pouvoir en place. 
  
Et puis ce serait oublier aussi ce qui a peut-être échoué, mais qui a donné tant d'espoir et a au moins été tenté, et on ne peut pas nier la noblesse : réaliser le socialisme en démocratie, sans nier les réalités et dans la modernité... Je préfère y voir une formidable ambition, non pas personnelle, mais collective. 
  
Et puis quel homme ! Nul, depuis de Gaulle peut-être, n'a incarné la France comme lui, nul n'a forcé autant le respect et l'admiration de millions de gens. Par procuration, j'ai vécu sous Mitterrand, je me considère donc comme un (grand) enfant de la "génération Mitterrand". François Mitterrand "est un président qui a eu du panache", a dit aujourd’hui Michel Rocard. C’est vrai. 
      
Quand à le comparer à de Gaulle, ce serait vain, l’époque n’était pas la même. Le Général nous avait laissé, à tous, une France ordonnée, fière de son identité nationale, prospère, homogène, solidaire de l'Europe et du monde, ce dont elle avait les moyens, tout en étant maîtresse de son destin. 
 
Ce qu’on regrette aujourd’hui, ce n’est pas le personnage, mais c’est aussi l’époque qui, à côté de ce que nous vivons aujourd’hui, et sans prendre de recul, permettait l’espoir tous les jours renouvelés, d’un monde meilleur jour tous. 
     
L'histoire lui rendra justice et Mitterrand aura une place de choix au panthéon des grands hommes d'état français. Le jour où l'Europe sortira inévitablement de son balbutiement et prendra définitivement forme, la conscience collective oubliera « le florentin » pour ne retenir que le visionnaire. 
    
Je vous laisse ces quelques citations que j’aime bien… 
 
Poser une question qui ne se pose pas est le plus sûr moyen de prouver qu'elle se pose. 
 
Pour ma part, je dirais que le pouvoir élève, le pouvoir nous rend exigeant envers les autres et envers nous-mêmes. 
 
La domination pour la domination, quel ennui. La France n'est pas une épouse soumise qui offre ses charmes au tout venant. La France est une maîtresse exigeante qui souhaite qu'on la flatte, qu'on l'embrasse et qu'on la comprenne. Ma passion du pouvoir est intrinsèquement liée à la passion de mon pays, de son histoire, de ses grands hommes, de l'héritage du messianisme révolutionnaire, que sais-je encore... 
 
J'ai toujours considéré le pouvoir comme un moyen et non pas une fin. Ma fin a bien été de changer la vie de mes concitoyens. 
 
On ne peut songer à faire une carrière politique en France si l'on ignore le nom des arbres et la saison des truffes.
 
On crée pour l'éternité, même si elle se charge de démentir.
Et enfin, pour le plaisir, cet extrait du débat avec J. Chirac...
 
Ou cette extraordinaire publicité électorale !  
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7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 10:54
Le 30 décembre dernier , je vous présentais quelques extraits d’un article de la « Libre Belgique » concernant la rénovation du PS. Et de ses difficultés. C’est qu’en effet, le PS entretient encore un rapport très étroit avec son électorat populaire dont il prétend représenter les intérêts. Il ne se positionne pas sur des valeurs qui s’adresseraient à toute la société.
 
Ce parti oscille entre une dialectique de type « lutte des classes » et un engagement social-libéral de type « blairiste » (ce que P.-H. Gendebien avait qualifié avec humour de « blairisme borain »).
 
Sans doute, la position des socialistes n’est-elle pas encore celle des néo-libéraux, mais ils se situent quand même objectivement dans une même perspective. Situation inconfortable entre ses liens liés aux intérêts de son électorat et son engagement en faveur de valeurs à la mode comme l’augmentation de la propriété et du capital au détriment de celles du travail.
 
Ceci expliquant probablement la distance qui s’est installée entre le PS et la FGTB.
 
Intéressant aussi de constater que la situation est différente en Flandre où le SP-A ayant moins de capacité historique et effective à encadrer la population défend davantage des valeurs morales que des intérêts particuliers.
 
En principe, une rénovation se situe au niveau des valeurs que l’on décline en thèmes balisés par l’éthique. Or, la rénovation du PS est plutôt d’ordre organisationnelle. On ne parle pas d’orientation politique, pas davantage d’identité wallonne, d’idées politiques. Quelle différence avec ce qui s’est passé en France, par exemple.
 
Non, ici, et les affaires (rénovation des sanitaires du cabinet Arena, confusion des pouvoirs chez Anne-Marie Lizin, affaires des logements sociaux, utilisation partisane du budget du Parlement de la Communauté française, etc…) n’ont rien arrangé, pas de réflexion sur le fond mais bien sur la forme : comment se comporter en politique, quelle éthique afficher, etc … Bref, une rénovation de façade.
 
C’est que le PS, aux affaires depuis près de vingt ans, occupe de nombreux postes et fonctions. Que tous les cadres du parti sont impliqués dans la gestion des différents niveaux de l’Etat. Et que si le PS se retrouve un jour dans l’opposition, ces mêmes cadres retrouveront une position de contrôle au sein des administrations qu’ils ont colonisées dans le cadre de la politique de lotissement partisan à la proportionnelle des administrations publiques et des Conseils d’administration de certaines sociétés privées.
 
C’est aussi que le PS contrôle les choix de nombreux électeurs par le biais du « M’fisme », cette dialectique qui lui sert de doctrine. Le « M’fisme », n’appartient pas au seul PS, tous les partis traditionnels belges l’utilisent, mais aucun ne l’a poussé aussi loin. Le « M’fisme » pour ceux qui l’ignoreraient, c’est une forme de violence politique dissimulée sous un populisme patelin qu’on peut découvrir un peu partout sous forme de menace à l’emploi, au logement. Une coercition discrète mais terriblement efficace. Un exemple ? « M'fi, si tu vôt’ pour nous aut’ et qu’on pass’ aux élections, ou bien encor’, si tu viens sur not’ liss’, ta fille sera nommée institutriss’ ».
 
C’est aussi que Guy Spitaels avait raison de dire que le parti socialiste est d’abord un parti conservateur avant d’être un parti réformiste. Qu’il l’ait dit à propos de la volonté de conserver le système de sécurité sociale ne change rien à la justesse de l’observation. Les vingt dernières années ont montré que même sur ce terrain, le PS évolue vers une marchandisation des revenus du travail, que se soit en matière des soins de santé ou de pension de retraite où il a ouvert la porte aux pensions complémentaires au détriment de la pension légale qui ne représente plus que 31 % du salaire moyen.
 
C’est aussi qu’il n’y a pas de débat à l’intérieur du PS. Di Rupo utilise volontiers et fort habilement un discours de gauche tout en menant une politique néolibérale poussant à la vente au privé et à bas prix des entreprises et services publics appartenant à la collectivité et aux patrimoines constitués grâce aux subventions accordées par l’Etat. Expropriant de fait le Peuple et les générations futures pour, officiellement, équilibrer le budget de l’Etat. Officiellement, parce qu’en réalité, les raisons sont surtout idéologiques.
 
Se rendant compte de l’impossibilité du défi et de son isolement - il n’a pu trouver aucune personne de confiance ayant suffisamment d’envergure pour reprendre la fonction de Ministre président de la Région wallonne - il a poussé en avant quelques jeunes cadres qui lui sont dévoués. Mais sans légitimité démocratique, ils pèsent de peu de poids face à ceux qu’il appelle les « parvenus ».
 
Il semble pourtant bien avoir trouvé un moyen de faire évoluer les choses. C’est le recours à la Justice en favorisant la divulgation des abus. Ne pouvant faire de « révolution culturelle », ne pouvant imposer ses jeunes cadres, le renouvellement se fera donc au travers de procédures judiciaires, sortes de « procès staliniens » destinés à écarter toute une génération.
 
Si rénovation il y a, elle n’est donc pas idéologique, ni vraiment culturelle. Ethique ? C’est à voir. 
 
Pas de réformes, pas de grand dessein pour la Wallonie, ni pour Bruxelles, donc.
 
Pour Edgard Morin, la politique doit rester une aventure. Le PS (avec la complicité des autres partis traditionnels) en a fait une bureaucratie. Crozier a bien montré qu'un tel système est incapable d'évoluer. Il ne se réforme que dans la douleur...
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6 janvier 2006 5 06 /01 /janvier /2006 16:16
Récemment, à propos du retour à la compétition de la joueuse de tennis Justine Henin, un voisin déplorait le fait qu’elle se soit installée à Monaco pour échapper au fisc. Que répondre à ça ? Que le niveau d’imposition est énorme en Belgique, même pour les salaires moyens ? Votre interlocuteur vous répondra qu’on ne peut rien y faire, que c’est pareil partout.
    
Il faut être prudent et bien connaître son sujet, surtout  en matière de taux d’imposition. Je m’arrange (presque toujours) pour amener la conversation sur une comparaison simple. La fiscalité en France et en Belgique.
   
Au premier abord, dès qu’on évoque les différences de taux d’impôts progressifs pour des revenus équivalents, vos interlocuteurs sont intéressés. Ils se disent qu’à salaire égal, il vaudrait mieux être français. Puis, réflexion faite, ils commencent généralement à être gagné par un soupçon. Ce serait trop beau. Ils citent alors l’exemple médiatisé de l’un ou l’autre chanteur de variétés ou acteur de cinéma en vogue qui choisi de s’installer en Belgique (souvent le Brabant wallon) pour raisons fiscales. Et vous soupçonnent d’embellir la situation. Voire de mentir. Comment, en effet comprendre qu’on puisse préférer la Belgique à Monaco ?
   
La raison est peu connue. En effet, en1963, le général de Gaulle, désirait pouvoir imposer les capitaux des citoyens français résidant à Monaco. Monaco refusa de divulguer les détails, en conséquence de quoi de Gaulle coupa l’approvisionnement en eau de Monaco. 3 jours plus tard, Monaco capitulait et il subsiste aujourd’hui encore un accord fiscal entre la France et Monaco.
Les Français résidant sur le Rocher paient l'impôt sur le revenu en France ; pour eux, le seul avantage fiscal de la cité des Grimaldi, c'est un impôt très réduit sur les successions. En revanche, pour les autres nationalités, Monaco est un havre de paix : pas d'impôt sur le revenu ni sur la fortune ; aucun droit de succession, pas de prélèvement sur les plus-values.
    
C’est donc bien pour échapper à l’impôt sur la fortune (ISF) que ces personnes préfèrent s’installer en Belgique où ils seront moins imposés qu’en France. L’impôt, ici, n’étant plus progressif au-delà d’un certain revenu.
   
Pour ces riches, la Belgique est donc une sorte de paradis fiscal. Pour les autres…
    
Pour information : 
   
Le taux d'imposition le plus faible en Belgique est, malgré la réforme fiscale, de 25 % pour les revenus inférieurs à 6.730 euros. Il passe à 30 % sur les revenus compris entre ce montant et 9.580 euros, à 40 % entre ce montant et 15.960 euros, etc. Certes, tout contribuable bénéficie de quotités exemptées d'impôt et les pensionnés, soit sont exonérés d'impôt si la pension est la seule source de revenu et qu'elle ne dépasse pas 12.008,04 euros par an, soit bénéficient d'une réduction forfaitaire d'impôt pour autant que leurs revenus totaux ne soient pas trop élevés.
  
La fiscalité française est beaucoup plus favorable pour les revenus modestes. Si le revenu net imposable est inférieur à 4.262 euros, le taux d'imposition est nul. Si le revenu est compris entre ce montant et 8.382 euros, le taux d'imposition devient 6,83 % ; il passe à 19,14 % pour les revenus compris entre 8.382 euros et 14.753 euros, etc. (En outre, un pensionné bénéficie toujours, en France, d'un abattement de 10 % sur le montant de sa retraite au même titre que celui qui est appliqué pour les frais professionnels, et il bénéficie d'un second abattement de 20 % sur le solde. De ce fait, l'assiette d'imposition en France représente 72 % du revenu perçu en Belgique. Avec une espérance de vie de 15 ans, cela fait près d'un million et demi de francs belges d'économisés ! Non négligeable lorsque l'on ne travaille plus !)
 
A tout cela s’ajoute que vous économiserez votre taxe de circulation belge, puisque la vignette a été supprimée en 2001 !  
  Et je ne vous parlerai pas des produits de placement…
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5 janvier 2006 4 05 /01 /janvier /2006 18:29
Dans "Vers l'avenir",
 
Louvain : cachez-moi ce francophone à la caisse du supermarché !
     
Un litige linguistique consécutif à la présence d'un francophone à la caisse du supermarché GB express de la Brusselsestraat à Louvain a été réglé
 
L’exploitant s'est excusé mercredi auprès de l'échevin des Classes moyennes, Carl Devlies (cd&v) et a promis que cela ne se reproduirait plus. M Devlies a par conséquent décidé de ne pas envoyer les courriers qu'il avait l'intention d'adresser à diverses instances. Le jour de l'an, seul un caissier francophone était présent dans le magasin pour servir les clients, ce qui avait provoqué des réclamations
 
Selon l'exploitant, ce problème a pour origine un manque ponctuel de personnel .Une personne avait été engagée pour remplir les rayons ce jour-là mais, à un moment donné, elle avait également pris place derrière la caisse.
Afin d'éviter un tel incident à l'avenir, un nouvel employé a été engagé mercredi. (Le journal ne dit pas ce qu'on a fait de l'autre...)
  
Heureusement le bon roi Albert deux, lui, vous dira combien il sent grandir le désir de vivre ensemble des deux communautés.
 
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2 janvier 2006 1 02 /01 /janvier /2006 19:46
Voici un courriel reçu ce lundi. Il résume bien les principes de fonctionnement du parti qui prétend défendre les intérêts des "petits".
 
Pour six ou sept réunions par an au conseil d'administration de Dexia, Elio Di Rupo va toucher 32.000 euros bruts. A ajouter à ce qu'il perçoit comme président du PS (fonction pour laquelle il a estimé devoir gagner autant qu'un ministre, soit 202.340 euros), comme bourgmestre de Mons (61.932 euros) et comme député (95.927 euros).
 
Il a récemment renoncé à la présidence des intercommunales IEH (17.726 euros) et Idea (37.913 euros), mais reste administrateur de cette dernière, comme de la société de logements Sorelobo. Il siège également au conseil de six asbl (comme président dans quatre d'entre elles) et préside quatre sociétés anonymes liées à la commune de Mons. Si l'on additionne ne fut-ce que le montant des rémunérations connues, on atteint un revenu annuel de 392.199 euros (15,8 millions de FB).
 
C'est énorme par rapport au revenu imposable moyen des Montois, 18 fois moins élevé. C'est encore peu en regard de capitalistes comme la famille Boël. Si la fortune de celle-ci rapporte un minable taux de 5%, cela lui fait un revenu annuel de 41 millions d'euros. Et justement, une partie de cette fortune est placée en actions Belgacom, société privatisée par un certain... Di Rupo.
 
En ce sens, le président du PS a bien sa place à Dexia, descendant du Crédit communal privatisé. Car le tableau de chasse de Di Rupo permet de lui décerner le titre de plus grand privatisateur de l'histoire de Belgique. Comme ministre, il a mené la privatisation de Belgacom, a vendu la Sabena à Swissair (désastre qui refait l'actualité), a signé le premier arrêté de libéralisation de la poste (ce qui revient à une privatisation puisqu'elle ouvre au privé des activités du public). Et il était à un poste clé, vice-Premier ministre ou président d'un PS au gouvernement, lors d'un grand nombre d'autres privatisations (voir tableau).
 
Di Rupo a beau peaufiner son langage de gauche en direction des travailleurs de Belgique ou des altermondialistes en forum au Brésil, les capitalistes continuent à savourer leur porto allègres: ils savent leur serviteur aussi habile que fidèle.
 
Le palmarès de Di Rupo  

Année
Entreprise visée
Fonction de Di Rupo
1994
Privatisation SNI (Distrigaz)
Vice-Premier ministre 
1995
Privatisation Belgacom  
Ministre responsable  
1995
Privatisation Sabena  
Ministre responsable  
1995
Privatisation SNCI (banque)
Vice-Premier ministre  
1995
Privatisation INCA (banque)
Vice-Premier ministre  
1996
Privatisation Crédit communal  
Vice-Premier ministre 
1998
CGER totalement privatisée  
Vice-Premier ministre  
1999
Libéralisation poste (> 350 gr.)
Ministre responsable
2000
Privatisation OCCH (banque)  
Président du PS  
2003
Libéralisation rail (fret)  
Président du PS  
2004
Belgacom en Bourse  
Président du PS 
2004
Privatisation Biac  
Président du PS

A noter que cet inventaire a déjà été publié à plusieurs reprises , dans le Forum de la "libre" ou dans "Père Ubu".

Di Rupo est ausssi l'homme de tous les mandats :

Article 18 (nomination politique à un rang de haut fonctionnaire)
Chef de Cabinet,
Député fédéral,
Député européen,
Sénateur,
Ministre fédéral,
Vice premier ministre,
Ministre-Président Wallon,
Président de parti,
Echevin,
Bourgmestre,
Parlementaire européen,
Sénateur,
Administrateur d'une des plus grandes banques européennes (Dexia).

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1 janvier 2006 7 01 /01 /janvier /2006 16:24
Et voilà, nous avons changé d’année...La tradition veut que ce soit le « bon » moment pour présenter ses vœux. Voici un échantillon de ce que je vous (nous !) souhaite pour 2006.
   
1° Que les politiques pensent un peu plus (il ne faut pas leur en demander trop dans un premier temps) à l’intérêt général au lieu de privilégier celui de leur parti.
   
2° Que la RTB(f) nous impose moins de propagande et de poncifs de l'idéologie "belgicaine" : convivialité, bonhomie, tolérance, la Belgique vue comme un modèle institutionnel etc... Avec comme sommet dans le sirupeux, l'émission "C'est du Belge" (même la Pravda n'aurait pas osé). Seule l'Italie de Berlusconni est presque au même niveau - sauf qu'en Italie, les gens s'en sont aperçus et bougent...
    
3° Que la RTB(f) (oui, je sais, encore elle…) cesse d’utiliser avec délectation tous les anglicismes possibles au lieu de mots français. Après tout, elle consomme une grosse partie du budget de la Communauté française de Belgique (mais c’est peut-être le fait d’accoler « Belgique » aux deux premiers termes)… Et en particulier le mot sènt (cènt ?) au lieu de centime ! Alors que c’est l’usage de ce dernier qui a été recommandé par le Conseil supérieur de la Langue française.
   
4°) Que ceux qui prônent le multiculturalisme à l’anglo-saxonne - voulant faire du français une culture parmi les autres, minoritaire en somme - sachent qu’ils risquent d’ouvrir la porte au développement séparé, à la société multi ethnique et au risque de multi racisme. Et donc le lit des extrêmes.
    
5°) Pareil pour ceux - les mêmes ? - qui prônent et appliquent les principes de discrimination positive. Qu’ils sachent qu’ils créent ainsi des « discriminés négatifs » qui n’ont pourtant pas démérité.
     
6°) Que les publicitaires cessent de nous prendre pour des cons. (Mais là, c’est probablement un vœux pieux, après tout, on les paye très cher pour ça)
    
7°) Que les médias cessent de détourner notre attention des vrais problèmes (extrémisme, communautarisme, xénophobie, pauvreté, atteintes au droit au travail, à l’emploi, aux droits sociaux et à la sûreté des citoyens) en mettant en avant des broutilles comme les naissances princières (l’hystérie des « Philippémathilde » !) ou les états d’âme des chanteurs de variétés ou de footballeurs professionnels.
   
8°) Que le Peuple de France sorte de la morosité qui a suivi la magnifique leçon de démocratie et de citoyenneté qu’il a donné à l’Europe et au Monde lors du débat qui a précédé le référendum sur le projet de Constitution européenne.
   
9°) Que la Wallonie se réveille (en octobre, par exemple ce serait bien) et se rende enfin compte que son avenir n’est plus en Belgique. Et qu’elle ose la grandeur !
    
10°) Que les religions monothéistes cessent de croire (!) qu’elles détiennent la vérité en tout et apprennent à mettre un peu d’eau dans leur vin (ou le contraire pour certaines, mais bon...).
Et surtout que leurs représentants arrêtent d’essayer de modifier notre façon de vivre, notre modèle de société. Je défendrai bec et ongles le droit de boire de l’alcool (en quantité raisonnable) si on aime ça, de choisir de porter une minijupe ou un décolleté si on aime ça et de le faire en toute liberté, partout, sans être embêtée par des petits voyous.
   
Voilà, ce n’est qu'un échantillon. J'aurais pu aussi souhaiter que Mahmoud Ahmadinejad et Georges W. Bush se fassent entarter, que Di Rupo devienne wallon, que Joëlle Milquet se mette moins de matière noirâtre sur les cils, qu’André Antoine se prenne moins pour un grand homme, que Charles Michel devienne modeste, que Philippe Moureau s’exprime plus honnêtement, que Istvan Felkai méprise moins la France et les Français, que toutes les caisses des supermarchés aient leur caissière, que les derniers agents des services public ou assimilés (hôpitaux, mutuelles…) à ne pas encore le savoir se rendent compte qu’ils sont aussi au service des citoyens, que la Justice soit plus juste et plus rapide, etc.. C'aurait été chouette, mais ça n’aurait fait plaisir qu’à moi, je ne le ferai donc pas.
  
Je formule le voeux que tous vos voeux soient réalisés !
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31 décembre 2005 6 31 /12 /décembre /2005 11:00
Dernière anecdote de l’année…
    
J’ai croisé ce matin un excellent homme : Pierre B., retraité, qui après l’échange de bons vœux, me dit tout de go : « Il se passe vraiment des choses bizarres à Nivelles ! Figure-toi qu’après la réfection de la rue Maxile, tu sais qu’on est en train de faire la rue Demulder et qu’en attendant - et j’espère que ça se fera…- la réfection bien nécessaire de la rue Ferdinand Delcroix, on s’est rendu compte qu’il y a un problème d’égouttage ». Pierre étant un homme exquis et très urbain, il ajoute : « Tout le monde peut faire des erreurs, c’est évidemment embêtant quand c’est avec l’argent public, mais il y a des limites. Tiens toi bien, le meilleur arrive ! ».
    
« En effet », poursuit-il, « pour corriger le problème, ils vont faire ces travaux en utilisant une sorte de taupe et ça va coûter trois fois plus cher que de rouvrir la rue ». Devant mon air stupéfait il ajoute : « Lorsque le Service compétent a soumis ces travaux au Collège, celui-ci a répondu qu’il n’était pas question de rouvrir la rue lors d’une année électorale ! ».
   
Résultat des courses (comme diraient Michel Daerden et Serge Kubla...), « on se demande vraiment où est l’intérêt public là dedans. La nouvelle culture politique, elle n’est pas encore d’actualité à Nivelles ».
   
Pierre est généralement très bien informé…
Contrairement à ce qui est généralement écrit dans les journaux, il semble bien que le PS et le MR nivellois soient parfaitement capables de s'entendre quand leur intérêt est en jeu. Il y a probablement du vrai quand on dit que nous vivons sous un régime de parti unique et que ce qu'on appelle "partis" ne sont en réalité que des "tendances".
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30 décembre 2005 5 30 /12 /décembre /2005 10:48
ERIC MEUWISSEN dans « le Soir » de ce jeudi consacre son article aux élections communales à Jodoigne.  S’interrogeant sur les résultat des futures élections communales, il se demande qui réussira à capter la nouvelle donne sociologique de Jodoigne. La population y a augmenté au cours de ces six dernières années. Ce qui vaut à la Ville d'obtenir deux conseillers en plus (de 21 à 23). De nombreux jeunes ménages sont venus s'installer, sans parler des Néerlandophones. Et le vote de ces nouveaux venus pourrait déterminer des choix au soir des élections.
   
Et comme certains sont prêts à brader sans états d’âme aucuns notre spécificité wallonne (ce n’est pas nouveau : cliquez ici), il y a fort à parier que ces nouveaux venus seront fort courtisés.
   
Demain, parlerons-nous encore de Jodoigne ou de Geldenaken ?
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30 décembre 2005 5 30 /12 /décembre /2005 09:52
Francis Van De Woestijn de la « Libre » publie aujourd’hui un article sur les difficultés de la rénovation du PS. Il en fait une jolie description du fonctionnement qui pourrait tout aussi bien s’applique au MR ou au CDh (je connais moins écolo…)  « On peut caricaturer (1) (…), les militants évoluent uniquement dans le pilier socialiste. A leur naissance, ils ont été déclarés à la maison du peuple avant de l'être à la maison communale. Ils ont fréquenté l'école officielle, ont reçu une bourse d'étude socialiste, ont milité chez les faucons rouges et bouffent du curé tous les jours. Au nom du PS, ils sont membres d'une foule d'associations qu'ils gèrent sans contrôle. Sans contrôle et pour le bien exclusif des clients, majoritairement sinon exclusivement socialistes. Ils travaillent, in fine, non pas pour le bien de la commune ou de la Wallonie, mais pour le bien du PS à qui ils vouent leur carrière. L'important est de faire vivre le parti, d'aider les camarades des camarades des camarades. La norme n'existe que si elle profite au parti. »
   
Il oppose à ça l’action de Di Rupo qui s’est entouré d’un « corps d’élite » d’une poignée de technocrates qui ont pour mission de tout contrôler. Un pouvoir absolu et concentré à la place d’une nébuleuse solidaire.
   
Nous verrons bien qui l’emportera… Mais ça n'arrangera pas les affaires de la Wallonie.
   
Etonnant ce mode de fonctionnement politique ? N’oublions pas que nous sommes dans un royaume, pourquoi s’étonner d’y trouver un système féodal ?
  
Ceci dit, belle lucidité (ou audace ?) de la part du journaliste…
  
Et pendant ce temps là... Avez-vous remarqué qu'on ne parle plus du "Plan Marshall" ?
  
(1) à peine... il suffit d'observer.
J'ai donné une suite à cet article: Le PS est-il vraiment en rénovation ?1545260.html
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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