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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 12:05
Il est banal de dire que l’Europe va mal. Que la construction européenne est en panne. Et c’est vrai. L’Euro n’a pas rempli tous les espoirs qu’on avait mis en lui. Il n’y a pas de Constitution. L’économie ne redémarre pas vraiment. L’Europe sociale n’avance pas, au contraire. Les services publics sont démantelés. Le déficit démocratique augmente. Les égoïsmes nationaux mènent la danse. Les Etats nationaux se cherchent un sens, une identité. Que faire ?

Par ailleurs, on pourrait dire la même chose de la Wallonie. Le récent rapport statistique du CESRW « Regards sur la Wallonie 2005 », neutre politiquement, montre que nous nous classons fort mal par rapport aux régions européennes anciennement industrielles et comparables. Pourtant, la régionalisation, cette "importante autonomie wallonne" a été obtenue - trop tard et trop lentement - parce que les intérêts des francophones de Belgique en général et des Wallons en particulier n'étaient pas ou plus défendus dans la Belgique unitaire de plus en plus dirigée par la Flandre et pour la Flandre. Les partis traditionnels ont fini par s’y résoudre (et encore !) à contre cœur. Depuis, à côté de trop rares réussites ponctuelles, les dirigeants de la Wallonie n’ont pas su - ou n’ont pas voulu ? - éradiquer les vices de fonctionnement de la Belgique. Ils les ont reproduits, ils les ont amplifiés, ils les ont aggravés : lotissement partisan de la fonction publique ; clientélisme ; saupoudrage intense des crédits et des subventions (plan Marshall ou pas) ; confusion totale entre partis et administrations ; suprématie des présidents de partis sur les gouvernements ; désintérêt, voire dérision, à l’égard de l’identité wallonne et de la politique culturelle, etc.. L'Etat wallon (puisqu’on est dans un Etat dit fédéral…) est en train de nous prouver une chose : il enfonce les Wallons plutôt qu'il ne les libère. En théorie, son émergence devait être un stimulant. La Wallonie dans l’Etat belge ou dans ce qui lui succédera semble bien être condamnée à une sorte de « provincialisation » sans issue. Elle mérite beaucoup mieux.
 
"Il y a belle lurette que, comme chez nous,
les blagues sur les blondes ont remplacé les blagues belges…"
Il faut un choc psychologique. En Europe et en Wallonie. Partout.

Nous Wallons, nous seuls, pouvons le provoquer. Prenons notre destin en main. Osons le choix de la France.

On peut aisément prévoir que la demande de réunion de la Wallonie à la France serait un choc culturel (une surprise) énorme pour la majorité des Français.
Quoi ? Une région européenne évoluée souhaite être réunie à la France ? Quelle découverte inouïe !
Malgré les difficultés, les débats de société, la crise des banlieues, les querelles politiques, les doutes, l’autocritique permanente quand ce n’est pas du dénigrement, la société française s’apercevant tout à coup qu’elle fait encore et toujours rêver ! Qu’elle peut encore être attirante. Quel coup de fouet au moral ! Quel choc ! Quel élan pour un des principaux pays moteurs de la construction européenne.

Nous pouvons changer l’Histoire. Rendre la confiance à la France et ainsi remettre l’Europe en marche. Excusez-moi du peu !
royercog.jpg
Est-ce possible ? Les Français voudront-ils de nous ?

Rappelons-nous l’émotion et l’élan d’enthousiasme qui a traversé toute la société française, lorsque en février 1976, la population de la petite île de Mayotte se prononça par référendum à une très large majorité pour son maintien dans l'ensemble français avec le statut provisoire de collectivité spéciale. Statut qui lui fut accordé malgré un casse-tête politique, juridique et… linguistique fort complexe : faire entrer dans le droit commun français une société de structure musulmane, minoritairement de langue française en plus. Malgré une résolution de l'ONU contre la position de la France ! Rien de tout ça pour nous. Notre société, notre culture et notre organisation sociale sont superposables à la société française, à quelques détails mineurs près.

Y serions-nous une région de seconde zone ?

Certainement pas. La France qui n’est plus un Etat centralisé, a une forte tradition de solidarité. Rien de comparable avec ce que nous vivons. A-t-on déjà entendu un politique breton dire : « plus un centime pour l'acier lorrain » ? Un Charentais se plaindre parce que ses impôts paieraient une voiture neuve tous les 4 ans aux « fainéants » du Pas-de-Calais ?

Et il y a belle lurette que, comme chez nous, les blagues sur les blondes ont remplacé les blagues belges…

Ce choix fort. Ce choix courageux. Ce choix, à la fois fou et si raisonnable, serait un choix gagnant pour tous. Nous y gagnerions en solidarité et donc en prospérité, en reconnaissance et en identité aussi. La France retrouvant la fierté, y gagnerait en territoire, population, et surtout en poids politique et identité nationale.
L’Europe, elle, retrouverait un moteur puissant dans un Etat français qui aurait retrouvé l’envie de croire en son destin. Nous Wallons, pouvons changer l’Histoire. Influencer le destin de l’Europe.
Pensons-y !

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 12:30

Vande Lanotte : "Régionalisons l’emploi !", affiche la Une du Soir. Le Président du SP.A est interviewé par David Coppi et Dirk Vanoverbeke à propos de la politique de l’emploi. Il propose de communautariser les politiques tout en annonçant « que la répartition de l’argent entre Régions reste basée sur un système de solidarité fédéral » (on sait ce qu'il faut en penser...). Les Régions ne connaissent pas les mêmes problèmes d’emplois, elles doivent chacune les gérer aux mieux et de manière indépendante (là, je suis d'accord). Par contre, Il ne demande pas de régionaliser les soins de santé, et donc la sécu... Précisant habilement : « Je ne veux pas scinder la Sécu. Je n'ai aucun sentiment flamand ni belge. »

Vraiment très habile de sa part ! A la fois sur le fond et sur la forme. Deux réflexions :

Tout d'abord, pourquoi ne pas avoir eu ce type d'attitude lorsqu'il était au gouvernement ? Il est un des principaux concepteurs du "pacte entre les générations" dont je dénonçais les effets pervers sur l'emploi en Wallonie dans le message : " Espèce de « Pacte à quatre » ! " du 28 novembre dernier. C'est que le "Pacte entre les générations" engage les signataires sur plusieurs années, la proposition ne l'engage donc pas, lui, à grand chose. Une fois de plus, la Flandre s'est servie (et bien servie).

Ensuite, en proposant de ne pas toucher aux soins de santé, il prépare l'ouverture d'un grand débat sur la sécu en se présentant comme généreux. Hors sles Soins de santé (et encore !), il sait parfaitement que les grands bénéficiaires de la sécu sont... les Flamands ! C'est qu'à l'heure actuelle, l'essentiel des pré pensionnés (68 % et souvent "Canada dry") sont en Flandre. En 2030, au plus fort du "papy boom", les + de 65 ans représenteront 43,7% des Flamands contre 38,5 % des Wallons. Les dépenses de sécu y afférentes aussi. Les Wallons paieront donc à l'avenir les pensions des Flamands, comme ils en ont financé dans le passé les allocations familiales.

Bien joué donc. On a bien raison de dire que Vande Lanotte est un des hommes politiques les plus intelligents de Flandre.

Dans le même temps, Yves Leterme invite les Wallons à venir travailler en Flandre. Invité de Pascal Vrebos dimanche sur RTL-TVI, le ministre-président flamand signale que des postes pour personnes peu qualifiées sont vacants : l'électricité, la métallurgie... Ce sont souvent des citoyens des pays de l'est qui sont recrutés ou des Français. Il insiste sur le fait qu'une convention du fédéral avec la France permet des conditions d'embauche plus favorables pour ces travailleurs. Jean-Claude Marcourt, le ministre wallon de l'emploi, ira-t-il jusqu'à signer une convention de ce type ? Confirmant par là que nous sommes bien dans une logique de deux Etats ?

Ce qui n'est pas à en douter le message caché d'Yves Leterme...

En complément : 

14/02/06 20:01 ( Source: BELGA)
 
 
 
Croissance lente et vieillissement de la population belge continuent
 

(Belga) La population belge continue d'augmenter de manière constante mais lente, avec une croissance de 50.000 unités entre 2004 et 2005, selon la direction générale des statistiques du SPF Economie. La Belgique recensait ainsi au 1er janvier 2005 exactement 10.445.852 habitants.

On observe par ailleurs une augmentation dans la tranche d'âge 0-19 ans de plus de 5.000 unités sur cette période, essentiellement à Bruxelles et en Wallonie, mais sur le long terme la tendance reste au vieillissement de la population, surtout en Flandre. "Entre 2000 et 2005, la croissance de la population s'est poursuivie et le gain est de l'ordre de 200.000 personnes en 5 ans. En Belgique, l'accroissement migratoire reste systématiquement plus important que l'accroissement naturel". En ce qui concerne les 65 ans et plus, l'augmentation se poursuit de manière constante avec près de 20.000 personnes en plus par rapport à 2005 et 84.000 unités supplémentaires par rapport à 2000. "C'est surtout en Flandre que cette accentuation du vieillissement est visible (+80.000 unités en cinq ans) alors que la Wallonie ne connaît qu'un accroissement léger (+10.000 unités)", souligne Michel Loriaux, démographe à l'UCL. Enfin, la population étrangère dans le pays a augmenté d'environ 10.000 personnes entre 2004 et 2005. (NLE)


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21 janvier 2006 6 21 /01 /janvier /2006 17:38
D’après le Forem du Brabant wallon, 60% des Brabançons wallons en âge de travailler possèdent un emploi. Ce chiffre est un des plus haut de Wallonie. Et en 4 ans (entre 1999 et 2002, les derniers chiffres disponibles), le nombre d'entreprises a augmenté de 6pc, tandis que la Wallonie, elle, dépassait à peine les 2pc. Le forum régional pour l'emploi, en compilant des données de l'ONSS, de l'Inasti, de l'INS ou encore du service public de l'économie, dresse là un état des lieux socio-économique du Brabant wallon encourageant.
On y constate que de manière générale, tant l'emploi salarié que le travail indépendant est en progression depuis plusieurs années. De 1999 à 2003, le nombre de postes de travail est passé de 88500 à près 98000, soit 10,7pc des emplois wallons. De leur côté, le nombre de travailleurs indépendants a crû de 3,1pc, tandis qu'ailleurs en Wallonie, il a diminué.
Faut-il se réjouir ? Certes, mais tout n’est pas si rose, il y a aussi des pertes d’emplois.
C’est là, une faiblesse. En 2005, 18146 Brabançons étaient à la recherche d'un travail soit 11% de la population. Même si c'est encore largement en dessous de la moyenne wallonne (18%), ce nombre augmente régulièrement. De 13 500 en 2002, les demandeurs d'emploi inoccupés sont passés à environ 16 000 en 2003 et à près de 18 000 en 2004.
Nous encaissons mieux que les autres. La proximité de la Région de Bruxelles qui concentre beaucoup d’emplois dans les services nous aide encore. Heureusement, mais pour combien de temps ?
Vous pouvez trouver les chifre des demandes d'emploi pour toutes les communes de Wallonie(presqu') en temps réel ici : http://www.leforem.be/informer/info/EdT_Taux.xls
 
Vous y trouverez des informations intéressantes, voici par exemple l'évolution du taux (mensuel) des demandeurs d'emplois dans ma ville de Nivelles pour ces dernières années :

Tx dem. emploi

déc. 02

12,92%

déc. 03

14,26%

déc. 04

15,15%

déc.  05

14,69%

 
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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 08:58

C'est fait, c'est officiel. La poste est vendue (moins "une" action) à un consortium formé de la Poste danoise et de "CVC Capital partners". Cette dernière est une société financière britannique créée en 1981 qui achète des entreprises qui ont une position de leader sur le marché, qui sont stables, et qui rapportent plus que la moyenne.Je n'invente rien, c'est sur leur site internet. Au moins les choses sont claires.

Voici ce qu'en disait déjà le RWF l'an dernier.

"Avec ce mariage forcé de LA POSTE avec la poste danoise et un Fond d'investissement britannique, le gouvernement fédéral, qui ne voulait pas investir dans la modernisation de l'entreprise publique, vient de rééditer le coup de la fusion de la SABENA, pratiquement dans les mêmes termes.
Cette décision est budgétaire tout autant qu'idéologique. Il faut bien maintenir le budget annuel de l'Etat en équilibre.

Bel investissement par contre pour. les Danois et surtout pour CVC Capital Partners Ltd qui ne sont pas des bienfaiteurs, ne nous leurrons pas. Leur objectif est de s'approprier ce qui fait pour eux la valeur de LA POSTE, c'est-à-dire son patrimoine immobilier, son réseau bancaire et les avoirs en dépôts. Ces opérations effectuées, ils lâcheront ce qui restera de l'entreprise publique.

La Belgique n'est plus un Etat digne de ce nom. En expropriant les citoyens d'un service public, patrimoine collectif constitué par eux et pour eux, pour le brader à vil prix à des opérateurs étrangers, l'Etat belge ne remplit plus son rôle qui est d'assurer pour l'ensemble de la communauté des missions essentielles à un prix raisonnable et l'accès aux services, témoins d'une certaine forme d'égalité et assurant ainsi la cohésion sociale.
"

Evidemment, nous ne sommes pas en république. Le bien-être général au travers de Sevices publics forts et efficaces au service de tous n'est pas une priorité.

Comme l'écrivait "Trends" il y a quelques mois : "la Poste est juste une «bonne opportunité» de se faire de l'argent". J'ajouterais : une bonne opportunité pour quelques-uns de se faire de l'argent avec l'héritage des autres et sur le dos de la collectivité". L'avenir nous dira rapidement si j'ai raison.

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17 janvier 2006 2 17 /01 /janvier /2006 13:58

Je reçois de nombreuses réactions, très souvent positives,  sur mes commentaires publiés ici. En voici une qui contribuera, je n'en doute pas, à nous faire réfléchir.

Claude Thayse


Lors d’une de ses conférences sur la troisième République française, Henri Guillemin en a expliqué le mystère de sa genèse. Comment, un parlement composé à une large majorité de royalistes a-t’il pu voter la république ?

C’est son premier président, Adolphe Thiers, fervent royaliste, qui en a apporté la démonstration. Il a convaincu que la démocratie parlementaire est la meilleure forme de dictature pour la défense des intérêts des «gens de biens » qu’on appelle aujourd’hui les nantis.

En effet, disait-il aux royalistes, vous croyez à tort qu’en donnant tous les pouvoirs au roi vous protégez vos intérêts et privilèges. Mais que ferez vous si ce roi se révèle un despote éclairé ? Lui ayant donné tous les pouvoirs vous ne pourrez que le renverser par la force. De plus en admettant que ce despote fasse vos intérêts, il ne tire sa légitimité de rien et n’est pas à l’abri d’un soulèvement populaire (1789, 1830,1848, 1871).

Par contre une démocratie parlementaire tire sa légitimité d’élections et donc se met à l’abri de tels soulèvements. Et votre crainte de voir des députés intègres et altruistes élus en majorité est un leurre. Vous, les nantis, pour gouverner vous n’avez pas besoin de réunir le consensus de toute la population mais simplement d’une majorité de députés gagnés à votre cause. Et vu la nature humaine, il est aisé d’en détourner un nombre suffisant de leurs idéaux originaux, pour autant qu’ils en aient eus, en les couvrant d’argent, d’honneurs et de pouvoirs.

En conclusion nous vivons bien dans la plus efficace des dictatures de l’argent, et cela n’a pas changé depuis Adolphe Thiers.

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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 12:28
Bientôt un nouveau «Walen buiten» ! Voilà le titre d’une interview du président du FDF, publiée le 13/01/2006 sous la signature de Francis van de Woestyne dans « La Libre ».
   
On y apprend, mais ce n’est pas nouveau, que Monsieur Maingain, ne partage pas le régionalisme de Van Cau. Il veut au contraire des « institutions francophones unifiées  : un gouvernement, un Parlement ». Amusant ça ! En 2001 et pour beaucoup moins que ça, Jean-Marie Severin, alors président du Conseil de la Communauté française, a été jeté comme un malpropre. Décidément, les choses évoluent très vite au MR…
C’est surtout la preuve que c’est une sorte de « sauve qui peut institutionnel » qui devient la règle dans les différentes tendances du parti unique PS-MR-CDH-ECOLO-FN qui règne en maître sur nos régions.
   
Si je peux éventuellement être d’accord avec lui sur le principe qui veut que « seule l'unité des francophones nous permettra de contenir le choc et de faire face », je ne peux vraiment pas le rejoindre dans sa réflexion ni surtout dans sa conclusion. Soyons sérieux, les Francophones et les Wallons n’ont jamais pu, pour des raisons de nombre, de moyens ou de volonté, tenir un dialogue équilibré avec les Flamands. La vraie négociation, la seule, qui mettra fin, une fois pour toute, aux problèmes communautaires sera celle qui aura lieu entre les Etats successeurs de la Belgique. La Flandre et… la France. Et pas un machin unissant Bruxelles et la Wallonie.
  
En effet, une "Mini-Belgique sans la Flandre" ? Qui pense sérieusement qu'elle serait viable ? Beaux débats en perspective pour choisir une capitale administrative ! Le manque de continuité territoriale accroîtrait le bien réel « sentiment national bruxellois » dont le FDF est en grande partie responsable, en plus d’être la conséquence paradoxale des contraintes imposées par la Flandre à la ville depuis 1963. Les courriers des lecteurs et les propos des politiques incitent à penser que les deux régions ne pourraient vivre ensemble sans heurs…
  
Que dit-il encore ? « Les francophones sont en position historique de faiblesse parce qu'ils n'ont pas voulu la fusion Région wallonne-Communauté française, parce qu'ils n'ont pas voulu associer les francophones bruxellois à un gouvernement unique des francophones » ? Ça non plus, ce n’est pas nouveau comme propos !
  
Mais ce n’est pas là, et de loin, la seule raison de notre position de faiblesse. La principale raison, c’est l'existence de la Belgique.
C’est l’Etat belge qui avec la complicité des partis francophones a transféré tout le pouvoir économique à Bruxelles d’abord, puis à la Flandre ensuite. (Jules Destrée l’écrivait déjà en 1911 !)
C’est l’aveuglement de nos partis traditionnels qui n’ont pas voulu voir – et qui ne semblent toujours pas vouloir le voir – que les partis flamands ont un autre projet politique qu’un Etat solidaire, unique et démocratique. Mais est-ce de l’aveuglement ou du calcul politique à court terme ? Usons du pouvoir et après nous les mouches… (*)
   
Il ajoute : « Des institutions unifiées ne nieraient pas la réalité régionale wallonne. Je suis le Bruxellois le plus pro-wallon ». Pourquoi autant d’insistance sur le fait qu’il serait « pro wallon » ? Ce n’est pas la première fois qu’il le dit… Méthode Coué ? Doit-il s'en convaincre ? Il semble avoir quelque peu tempéré son  dédain pour "une république de bord de Meuse", déclaration faite à la télé il y a quelques années...
  
Et enfin : « Je veux que les Wallons soient plus forts dans leur identité ». Oui… Comment va-t-il faire de l'extérieur ? Comme à la RTB(f) – la voix de la Communauté française de Belgique, ou des derniers dinosaures du belgicanisme, c’est selon… - ou sur RTL qui encouragent un sentiment schizophrénique en qualifiant de « belge » tout ce qui est positif et de « wallon » tout ce qui ne va pas bien ?
  
Non, soyons sérieux, ce n’est que dans un ensemble cohérent et bienveillant que la Wallonie et Bruxelles, deux régions à part entière, pourront avoir une identité forte.
Cet ensemble, c’est la République française. (**)
  
(*) A ce propos, j’étais présent à Linquebecque lors de la manifestation de soutien aux francophones de la périphérie de Bruxelles lors du dernier épisode de la saga B-H-V. Dans le public, de nombreux (± 150) membres du FDF qui sont venus écouter la bonne parole : « Ce ne sont que quelques politiciens flamands qui sont nos adversaires. Non à la flamandisation ! Rassurez-vous, nous sommes les garants de l’Unité de la Belgique. Nous ne céderons sur rien ». Ces braves gens avaient l’air d’y croire… Ou de vouloir y croire encore...
  
(**) Bonne nouvelle, si on peut dire… La cause du réunionisme progresse bien dans les esprits. Plusieurs personnes s’étant proposées pour figurer sur les listes électorales du RWF ont subi des pressions discrètes mais précises « d’amis » engagés dans les partis politiques traditionnels insistant sur les conséquences heureuses sur leur vie professionnelle qu’aurait un désistement…
  
Nouvelle culture politique ? La rénovation des partis traditionnels avance bien !
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15 janvier 2006 7 15 /01 /janvier /2006 15:49

Même la RTB(f) commence à en parler...  en mettant en scène des...  heu... des... heu... mais voyez vous même !

C'était au JT de ce dimanche midi.

http://skynet.rtbf.be/index.html?page=reportages&pq=high&pj=6022&pr=33411&parag=rep33411

et en basse qualité : http://skynet.rtbf.be/index.html?pq=low&pj=6022&pr=33411

Je dirais des "vrais belges" avec juste ce qu'il faut, un soupçon de "profitons du système", un doigt de suffisance et un relent de xénophobie... Ouf, la RTB(f) ne change pas !

En gros, pour les Wallons ayant fait le choix d'habiter la République : à peu près tout à 50% par rapport à la Belgique(*), y compris les différentes taxes et impôts sauf le prix d'achat des automobiles. Rien de neuf pour ceux qui sont informés, mais...

Voir aussi : http://www.claude-thayse.net/article-1540081.html

 (*) NB : prononcez "Belgioume" !

 

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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 17:29

Juste une réflexion en passant...

On parle beaucoup, et à juste titre du déclin du mouvement wallon. Intéressant de constater que ce déclin, au même titre que celui de l'identité wallonne, a commencé avec la récupération de l'enthousiasme militant et surtout des idéaux dans les programmes des partis politiques.  Le parti socialiste (je ne dis pas les socialistes, ni le socialisme qui est une philosophie politique) est celui qui a absorbé la plus grande part de ce militantisme. En ont-ils fait bon usage ?

On n'a jamais autant parlé de la Wallonie, autant mis l'accent sur l'adjectif "wallon" accolé à un peu tout et pourtant, curieusement, la Wallonie - la vraie, celle de la société civile - ne s'est jamais aussi mal portée. J'ai complété l'article consacré au rapport  du CESRW .

Trop de Wallonie tuerait-elle la Wallonie ?

Pour en revenir à mon propos du début concernant le Mouvement wallon, il me vient cette métaphore : "Le parti socialiste s'est emparé du coq, ils ont voulu en faire un chapon, et ses dirigeants s'étonnent qu'ils n'engraisse pas, s'en étant nourris eux-mêmes."

 

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14 janvier 2006 6 14 /01 /janvier /2006 14:26
Le message de Pierre Ruelle mort le 14 janvier 1993.
 
«Ce qui m’attache, moi, à la France, bien que d’ordre surtout sentimental, est longuement et profondément réfléchi et je crois que ma trajectoire personnelle, comme on dit, m’y a aidé. Je vous l’ai dit, j’ai parlé borain avant de parler français comme beaucoup d’autres de mon milieu social et de ma génération.
Du jour où j’ai su lire en français, tout a changé pour moi, tout a basculé. Ce ne fut pas une initiation, ce fut une naissance.
Mon coron natal a explosé aux dimensions de la France et de la pensée française. C’est par elles que j’ai pris conscience de moi-même et de l’univers. Ce qui me lie à la France, c’est une reconnaissance passionnée. Ce n’est que cela ? Non, c’est tout cela ! Une langue n’est pas seulement une interminable série de mots et de règles. Ce n’est pas seulement un grand magasin où l’on trouve des articles que l’on trouverait aussi bien chez le voisin sous une autre étiquette.
C’est un paysage intellectuel, un univers particulier, une manière irremplaçable de posséder le monde. Aujourd’hui, en Wallonie, ce paysage français, cet univers français sont menacés.
Je n’ai pas eu d’autre souci, aujourd’hui, que de les défendre devant vous.»
(Discours prononcé à un colloque du Mouvement wallon pour le Retour à la France, le 3 mars 1990, à Charleroi.)
 
«Seule la langue française est devenue au XXe siècle la langue maternelle de la majorité énorme des Wallons. C’est dans cette langue que la pensée s’exprime dans tous les domaines, des sciences humaines aux sciences naturelles, de la littérature aux relations publiques, sociales ou économiques. C’est la langue de la prédication religieuse comme de la réflexion philosophique. Les dialectes et les patois ne jouent aucun ce rôle global. En outre, ceux-ci fractionnent et morcellent la Wallonie en une infinité zones et sous-zones.»
(Lettre à José Happart, président de Wallonie Région d’Europe, 24 mars 1990.)
 
«J’aurai 81 ans dans quelques semaines. L’avenir, pour moi, n’est plus qu’une vue de l’esprit et je ne travaille que pour les autres. J’ai fort peu de chance de voir se réaliser mes vœux. Cela ne m’empêchera pas d’y œuvrer jusqu’à la fin.
Pendant 51 ans j’ai enseigné le français – langue, littérature et culture – à des enfants de mon village, où j’ai débuté comme instituteur, jusqu’aux étudiants de l’Université. Je me sens plus Français que beaucoup de Français. J’espère que tout ce que j’ai fait aura servi, même si je n’en vois pas l’aboutissement…»
(Lettre à feu Maurice Lebeau, président du Mouvement wallon pour le Retour à la France, 10 février 1992.)
 
«Le moment est venu de lever tous les voiles, de dénoncer toutes les hypocrisies, de voir enfin, pour la première fois depuis longtemps, les réalités en face, de nous reconnaître pour ce que nous sommes, des Français. Il faudra nous y employer sans plus attendre. A nous d’éclairer les Wallons et, d’aventure, aussi les Français de la République, sur les données d’un problème simple que tant d’hommes aveugles ou intéressés se sont évertués à obscurcir. Il n’y a pas de cours naturel au long fleuve de l’Histoire. L’Histoire coule dans le lit que les hommes lui creusent. C’est à nous de vouloir et d’agir afin que, de part et d’autre d’une frontière irréelle et absurde, les Français soient enfin réunis et que, du sud au nord, d’un même effort, ils fassent en sorte que, plus grande, plus heureuse et plus belle, vive la France.»
(Discours prononcé à Jemappes le 7 novembre 1992.)
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11 janvier 2006 3 11 /01 /janvier /2006 08:53
 
Il est banal de dire que l’Europe va mal. Que la construction européenne est en panne. Et c’est vrai. L’Euro n’a pas rempli tous les espoirs qu’on avait mis en lui. Il n’y a pas de Constitution. L’économie ne redémarre pas vraiment. L’Europe sociale n’avance pas, au contraire. Les services publics sont démantelés. Le déficit démocratique augmente. Les égoïsmes nationaux mènent la danse. Les Etats nationaux se cherchent un sens, une identité. Que faire ?
 
Par ailleurs, on pourrait dire la même chose de la Wallonie. Le récent rapport statistique du CESRW « Regards sur la Wallonie 2005 », neutre politiquement, montre que nous nous classons fort mal par rapport aux régions européennes anciennement industrielles et comparables. Pourtant, la régionalisation, cette "importante autonomie wallonne" a été obtenue - trop tard et trop lentement - parce que les intérêts des francophones de Belgique en général et des Wallons en particulier n'étaient pas ou plus défendus dans la Belgique unitaire de plus en plus dirigée par la Flandre et pour la Flandre. Les partis traditionnels ont fini par s’y résoudre (et encore !) à contre cœur. Depuis, à côté de trop rares réussites ponctuelles, les dirigeants de la Wallonie n’ont pas su - ou n’ont pas voulu ? - éradiquer les vices de fonctionnement de la Belgique. Ils les ont reproduits, ils les ont amplifiés, ils les ont aggravés : lotissement partisan de la fonction publique ; clientélisme ; saupoudrage intense des crédits et des subventions (plan Marshall ou pas) ; confusion totale entre partis et administrations ; suprématie des présidents de partis sur les gouvernements ; désintérêt, voire dérision, à l’égard de l’identité wallonne et de la politique culturelle, etc.. L'Etat wallon (puisqu’on est dans un Etat dit fédéral…) est en train de nous prouver une chose : il enfonce les Wallons plutôt qu'il ne les libère. En théorie, son émergence devait être un stimulant. La Wallonie dans l’Etat belge ou dans ce qui lui succédera semble bien être condamnée à une sorte de « provincialisation » sans issue. Elle mérite beaucoup mieux.
 
Il faut un choc psychologique. En Europe et en Wallonie. Partout.
Nous Wallons, nous seuls, pouvons le provoquer. Prenons notre destin en main. Osons le choix de la France.
 
On peut aisément prévoir que la demande de réunion de la Wallonie à la France serait un choc culturel (une surprise) énorme pour la majorité des Français.
Quoi ? Une région européenne évoluée souhaite être réunie à la France ? Quelle découverte inouïe !
Malgré les difficultés, les débats de société, la crise des banlieues, les querelles politiques, les doutes, l’autocritique permanente quand ce n’est pas du dénigrement, la société française s’apercevant tout à coup qu’elle fait encore et toujours rêver ! Qu’elle peut encore être attirante. Quel coup de fouet au moral ! Quel choc ! Quel élan pour un des principaux pays moteurs de la construction européenne.
Nous pouvons changer l’Histoire. Rendre la confiance à la France et ainsi remettre l’Europe en marche. Excusez-moi du peu !
 
Est-ce possible ? Les Français voudront-ils de nous ?
Rappelons-nous l’émotion et l’élan d’enthousiasme qui a traversé toute la société française, lorsque en février 1976, la population de la petite île de Mayotte se prononça par référendum à une très large majorité pour son maintien dans l'ensemble français avec le statut provisoire de collectivité spéciale. Statut qui lui fut accordé malgré un casse-tête politique, juridique et… linguistique fort complexe : faire entrer dans le droit commun français une société de structure musulmane, minoritairement de langue française en plus. Malgré une résolution de l'ONU contre la position de la France ! Rien de tout ça pour nous. Notre société, notre culture et notre organisation sociale sont superposables à la société française, à quelques détails mineurs près.
 
Y serions-nous une région de seconde zone ? Certainement pas. La France qui n’est plus un Etat centralisé, a une forte tradition de solidarité. Rien de comparable avec ce que nous vivons. A-t-on déjà entendu un politique breton dire : « plus un centime pour l'acier lorrain » ? Un Charentais se plaindre parce que ses impôts paieraient une voiture neuve tous les 4 ans aux « fainéants » du Pas-de-Calais ?
Et il y a belle lurette que, comme chez nous, les blagues sur les blondes ont remplacé les blagues belges…
 
Ce choix fort. Ce choix courageux. Ce choix, à la fois fou et si raisonnable, serait un choix gagnant pour tous. Nous y gagnerions en solidarité et donc en prospérité, en reconnaissance et en identité aussi. La France retrouvant la fierté, y gagnerait en territoire, population, et surtout en poids politique et identité nationale.
L’Europe, elle, retrouverait un moteur puissant dans un Etat français qui aurait retrouvé l’envie de croire en son destin. Nous Wallons, pouvons changer l’Histoire. Influencer le destin de l’Europe. Pensons-y !
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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
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« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
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« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

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