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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 12:59
Le Directeur de la revue « Toudi », chaud partisan d’un Etat wallon indépendant dans un cadre confédéral belge, écrit ceci sur son site internet, suite aux remous qui ont suivi la petite phrase sur le séparatisme le récent discours du roi :
 
« L'idée que Flamands et Wallons doivent rester unis dans l'Etat belge est contestable. D'abord parce que cet Etat a connu des évolutions qui le mettent à mal comme Etat unitaire et même fédéral. Ensuite, Flandre et Wallonie restent unies à l'intérieur de l'Europe ou par gestion de certains intérêts communs évidents. Pourquoi faudrait-il un couvercle belge à nos relations? On peut même penser que c'est cela qui les envenime.
 
J'essaye peut-être de tenir compte de l'impact négatif du mot "séparatisme", y compris le fait qu'il voudrait dire que nous rejetons, excluons les Flamands. Or je pense qu'en Wallonie personne ne veut cela ni couper toutes les relations avec eux. Je suis pour la formule d'Abicht : « Met de Walen maar zonder België ». Le fait qu'il l'ait utilisée en Flandre me semble avoir son poids de signification. »
 
Il rejoint là complètement et objectivement la position exprimée par le groupe « De Warrande » (voir : Les silences éloquents de Marc Platel) : l'indépendance proposée est en réalité une sorte de confédéralisme entre deux Etats, un dominant, la Flandre,  une sorte de Bantoustan : la Wallonie et un… Condominium, un nouveau " Moresnet neutre", Brussel-Bruxelles, co-géré par les deux autres...
 
Certains rêvent encore d’une coalition électorale rassemblant les forces indépendantistes et réunionistes comme à l’époque du Rassemblement wallon. Soyons clair, ce n’est plus possible, comme l’écrivait Jean de La Fontaine, « en toute chose il faut considérer la fin ». En d’autres termes, il ne sert à rien de chercher à s’accorder sur les moyens – ici la partition de la Belgique – si l’on diverge aussi clairement sur la fin. Les Flamands l’ont compris, eux qui se refusent à même envisager la possibilité de l’idée d’une Wallonie et de Bruxelles réunis à la France. Ils auraient bien trop à perdre.
 
On le voit, difficile aussi pour beaucoup de Wallons et de Bruxellois de choisir la Liberté !
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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 18:16
Un truc bénin d’abord ? En tous cas, il en a l’air, mais...
Au JT de la RTB(f) de ce samedi soir on passe une séquence sur les effets bénéfiques ou non des Omega 3 sur la dépression. Je ne suis pas là pour avoir un avis personnel sur le sujet. Mon cardiologue, professeur d’université, Docteur honoris causa d’université étrangères m’en prescrit l’usage, il sait ce qu’il fait. Mais, c’est pour la lutte contre l’hypercholestérolémie où les études scientifiques nombreuses ont montré son efficacité. On verra ce que donneront les études en cours pour la dépression.
Non, ce qui m’a choqué, c’est qu’une chaîne de télé, payée par nos deniers (et on n’en a déjà pas de trop) choisi de donner la parole à un médecin flamand de la KUL, en le déclarant spécialiste, alors que le monde entier - excusez-moi du peu - sait que le spécialiste du traitement médicamenteux de cette maladie est un médecin bruxellois francophone.
Pourquoi toujours mettre en avant et en valeur des scientifiques ou d’autres intervenants flamands ? La RTB(f) auarit-elle si difficile à trouver des interlocuteurs de langue et culture française ? Où bien est-ce un choix délibéré (comme l’avait fait Pirenne en occultant notre histoire au profit de celle de la Flandre)  pour faire durer un peu plus la Belgique et donner des gages à ceux qui y croient encore ?
Dehousse avait raison de dire que c’est à la RTB(f) qu’on trouve les derniers dinosaures du belgicanisme…
 
Bien plus grave, bien sûr, la polémique sur les caricatures de Mahomet dans la presse (Jyllands-Posten et puis plein d’autres). Faut-il être tombé si bas pour que dans le pays des Lumières, un directeur de journal (France Soir) soit remercié pour avoir simplement défendu la liberté d’expression ! Et presque dans l'indifférence générale ?
Notre société a évolué dans la douleur et s’est libérée, avec difficultés, d’attitudes obscurantistes. Au Moyen age, il était aussi extrêmement dangereux, mortel même, de rire de dieu (Dieu ?). Un certain Saint Augustin appelait ça : « le souffle du Démon » ! Michel Ange a vu ses oeuvres censurées, barbouillées.
 
Décidément, toutes les religions monothéistes sont bien intolérantes. Ça dépend des époques.
La religion dominante dans nos contrées sort à peine de grandes périodes d’autodafés dans le reste du monde. Combien d’idoles sensées représenter des dieux - tout aussi réels pour ceux qui y croyaient - ont été remplacées par ce qui ressemble fort à une idole unique ? Aux Amériques, en Afrique ou en Asie ?
 
Evidemment, jusqu’au siècle dernier ça se faisait dans une relative discrétion. L’irruption du « Village planétaire » change les choses. Les images sont véhiculées par Internet et les télévisions. Tout est monté en épingle suivant le vieux principe que ce que les spectateurs attendent, c’est du sensationnel. Les caricatures - naïves, de très mauvaise qualité ou encore de très mauvais goût - de ce bonhomme que personne n’a jamais vu ne sont probablement qu’un prétexte à occuper les foules et à les distraire de leur misère et du manque de démocratie lié à l’absence d’éducation.
 
En plus, les non-musulmans ne sont pas astreints aux obligations des "vrais-croyants". Faites-vous une idée de ces caricatures, elles sont facilement accessibles sur Internet (Pour ceux qui ne les auraient pas encore vues... les voici !). Au moins jusqu’à ce que les moteurs de recherche soient auto-censurés comme l’est Google en Chine ? Autre, mais vrai, scandale celui-là dont on ne parle presque pas par respect pour le seul dieu qui compte vraiment : le dollar !
 
«La haine de soi des Occidentaux va-t-elle si loin que presque personne ne s’agite quand des droits fondamentaux sont menacés ?» se demande le journal Allemand « Die Weld ». L’influence du « politiquement correct » américain imposant la compréhension que certains apportent à la colère organisée dans les pays où l’interprétation de la religion fait office de loi n’apporte rien, sauf à encourager l’intolérance, le fanatisme et l’ignorance. Les appels à oublier les siècles de combats pour la liberté d’opinion ou simplement de penser différemment, pour la laïcité de la Société, pour la liberté de l’information, pour l’égalité des droits, ne sont pas des appels à la tolérance. C’est de la démission !
Nous avons uns société qui fonctionne sur des principes acquis et admis. Les remettre en question pour tolérer l’intolérance, ce n'est pas le respect de l'autre. C'est de la démission. C’est encourager l’extrémisme et le terrorisme. Tous les terrorismes et tous les extrémismes. C’est inacceptable.
 
Le respect doit être mutuel sinon, à quoi bon ? Et le respect, ça se mérite.
 
Verrons-nous affiché partout un jour prochain : « L’abus de religion tue » ?
 
En 1968, nous défilions en disant : "Nous sommes tous des juifs allemands !", c’est le moment de dire : « Nous sommes tous des Danois » !
 
La pensée libre est par essence blasphématoire aux yeux du croyant ? Tant mieux !
 
Et pour finir sur une note positive. Les débats et l'influence positive ou négative de la religion ont quand même permis des choses intéressantes... J'écoute en ce moment un fantastique CD de Cécilia Bartoli : "Opera Proibita"  (DECCA - Les musiciens du Louvre).
Magnifique !
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3 février 2006 5 03 /02 /février /2006 12:16

La rupture semble bien consommée entre les ailes flamande et francophone de la puissante centrale syndicale. Le secrétariat national a acté mercredi soir « l'autonomie totale des deux entités pour offrir une issue à la situation de crise ». Un congrès fédéral doit confirmer cette décision. Il aura lieu en avril et sera chaud : une majorité des deux tiers devra en effet se dégager parmi la base. Prétexte invoqué pour cette rupture : Herwig Jorissen, président national, ancien membre de la milice paramilitaire d’extrême droite, le VMO ( !)… Intéressant parcours… 

Pour mémoire, le VMO participa à la création du Vlaams nationale partij de Karel Dillen qui donnera naissance, en 1978, au Vlaams Blok. Caractérisé par un discours néonazi et son rôle dans la diffusion en Belgique des thèses négationnistes, le VMO dont les principales cibles étaient (en dehors des Wallons et des Francophones) la gauche et l’immigration sera dissoute par la justice en 1981. Ce sont des membres de cette milice qui ont tué un militant francophone lors d’une campagne électorale à Bruxelles. 

Si juridiquement une telle situation n'a aucune valeur, symboliquement elle est intéressante. Elle contient en effet les germes d'une division bien plus large. En effet, un tel scénario est considéré – avec raison - dans les hautes sphères de la FGTB comme une véritable boîte de Pandore. Rien, en effet, n'interdira que d'autres centrales ne s'engouffrent dans la brèche ouverte, donnant ainsi toujours un peu plus de poids à l'option communautaire, véritable épouvantail alors que les syndicats – au nom d’une solidarité ouvrière incantatoire mais assez illusoire - se targuent de rester (jusqu’ici…)les dernières grandes organisations fédérales. C’est que le mal est beaucoup plus profond qu'il n'y paraît : les plaidoyers pour une aile wallonne ne datent pas d'hier, ni même d’avant-hier. 

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 11:33
Les « Vrais croyants », ceux qui croient (l’emploi du terme « croire » n’est pas innocent, il n’appelle pas de référence à la raison) encore à un avenir en Belgique prennent souvent la Région Nord-Pas-De-Calais comme modèle repoussoir. Ils ont souvent bétonné leurs convictions. Pour les autres, plus curieux, plus ouverts sur la réalité du monde, sur les faits, voici deux textes complémentaires.
 
Extrait de la Voix du Nord : Edition du Jeudi 02 Février 2006 Rubrique Actualité / Economie
 
"Cohue hier matin au stand 107 du village n°1 du grand, très grand salon des entrepreneurs à Paris. Les flashes crépitent. Bousculade de cameramen. Dominique de Villepin s’arrête: «Ah, le Nord - Pas-de-Calais! Une région exemplaire !». Et Laurence Parisot, présidente du MEDEF d’ajouter: «Exemplaire depuis toujours!». Le stand 107 exulte. Ce dernier, à vrai dire, a de quoi."
 
"Une vitrine régionale d’un Nord - Pas-de-Calais qui gagne - en tout cas qui fait bien mieux qu’avant – sur le terrain, ô combien stratégique pour l’avenir, de la création d’entreprise. Les acteurs de la région dans ce domaine (réseaux d’accueil et d’accompagnement de créateurs) ne s’y sont pas trompés, en s’offrant pour la première fois un vaste espace de représentation au Palais des congrès de Paris, pour trois jours au temple hexagonal de l’entreprenariat."
 
"La région championne de France.  Car aux dizaines de milliers de visiteurs attendus (on en attend entre 60 et 100 000 jusqu’à demain soir), les 57 personnes mobilisées sur le stand ont des choses à dire, à commencer par les + 8,9% de créations pures d’entreprises enregistrés en 2005 dans la région (+ 8,1 % pour le Nord; + 10,8% pour le Pas-de-Calais). Rien de moins que le record de France de la progression, devant la Picardie et la Bourgogne. Il est vrai, la région partait de loin. Mais à en juger la moyenne nationale, + 0,4%, le Nord - Pas-de-Calais comble rapidement son retard."
 
"De fait, 9272 entreprises ont été créées ex-nihilo dans la région l’an dernier, contre 8514 en 2004. Trois bassins d’emplois de la région dépassent même les 15%: l’Audomarois détient la palme, avec + 37% de créations d’entreprises, suivi du Calaisis (+ 24 %) et du Dunkerquois (+ 19,5 %). À l’exception du Boulonnais (– 2 %), tous les bassins d’emplois de la région sont en progression.
Attirer les créateurs d’ailleurs. – «Depuis 2001, nous avons lancé un programme régional pour la création et la transmission d’entreprises (le PRCTE) et qui donne des résultats», rappelle Franck Seels, responsable du pôle animation du réseau « Je crée en Nord - Pas-de-Calais». «Après avoir travaillé sur l’infra-territoire, nous voulons attirer les créateurs d’ailleurs. Leur montrer que dans la région, on est structurés, organisés pour accueillir leurs projets. On leur montre que c’est là que les idées poussent vite."
 
Et pendant ce temps là, dans notre Hainaut voisin arrosé par les Fonds structurels « Objectif 1 » européens…
 
L’agence Belga citée par « La Libre Belgique » publie ce 01/02/2006 également les statistiques socio-économiques présentées par «Hainaut Développement»
 
"Si le revenu moyen par habitant, dans le Hainaut, est en progression constante depuis 1990 et atteint actuellement 10819 euros ( !), la province souffre encore d'un mauvais taux d'emploi. Si tous les arrondissements - à l'exception de Mons - ont progressé, ceux de Charleroi et de Thuin affichent toujours un revenu moyen par habitant inférieur à la moyenne provinciale et nationale."
 
"Le taux de chômage de la province (25,1pc) reste quant à lui supérieur à la moyenne wallonne (21pc) et l'année 2005 s'est clôturée sur 732 faillites, essentiellement dans les secteurs du commerce et de la réparation, de la construction et dans le secteur horeca."
 
Ce n’est pas immédiatement comparable, bien sûr. J’invite les lecteurs à approfondir leurs connaissances, commune par commune en suivant le lien inséré dans cet article : Etat des lieux socio-économiques du Brabant wallon.
Et quand aux comparaisons historiques avec la Flandre, voici un exposé (datant de 2005) du Prof. Mignolet : http://www.cifop.be/doc/conf_srepb_mignolet_170505.ppt
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1 février 2006 3 01 /02 /février /2006 11:52
Samedi dernier, la presse nous apprenait que le CD&V-N-VA rejoignait en l’amplifiant encore le projet de rédaction d’un Constitution qui précédera la Nation flamande. Le propos est clair, Van den Brande la définit ainsi : « pas un simple catalogue de droits constitutionnels mais un cadre institutionnel à l’intention de la Nation flamande ». Bart De Wever va plus loin : « (…) il y a un seul élément crucial : la reconnaissance de la Flandre comme Etat souverain » et « (…) un texte pour le moment où il sera devenu évident que la Flandre dispose du droit démocratique à sa libre détermination. Tous les partis traditionnels flamands sont donc d’accord sur le fond, reste la forme.
Peu de réactions de notre côté, le silence quasi général. Excepté le FDF, sous section bruxelloise du MR, qui reprend son antienne habituelle et stérile à propos du radicalisme flamingant, anti-belge et anti-bruxellois.
Faut-il minimiser cette nouvelle étape comme le faisait le constitutionnaliste (francophone) Dumont des Facultés St. Louis en disant : « cela ne me pose pas de problème pour autant que l’on se souvienne que dans tous les Etats fédéraux, la Constitution fédérale l’emporte sur les constitutions fédérées ». Pour autant, justement…
 
Grosse émotion dans la presse ce mercredi matin suite au discours d’Albert Cobourg, dit Deux. Mais, émotion différente au « Nord et au Sud du pays » comme dirait la RTB(f).
Le désormais porte-parole de Verhofstadt-Onckelinckx a provoqué un orgasme dans la presse francophone qui titre que « Le chef de l'État attaque comme jamais les tenants du séparatisme explicite ou feutré ». Un distinguo qui est sensé faire mal de côté flamand puisqu’il mettrait dans un même sac les partis traditionnels (voir ci-dessus) les milieux économiques (regroupés sous la bannière indépendantiste de Warande ) et le Vlaams Belang. Ce qui fait quand même beaucoup de monde. Verhofstadt fait là tirer ses dernières cartouches à quelques mois d’élections.
 
Je suppose que le roi se rend compte du rôle qu'on lui fait jouer, et alors... N’aurait-il pas simplement voulu ménager l’avenir en lisant un discours destiné surtout aux francophones ? La Flandre ne lui étant de toute façon plus acquise. Il espère sans doutes encore voir son fils en roi du Wallobrux ? Le reliquat famélique de la Belgique que nous prépare Di Rupo… A noter l’allusion au « Plan Marshall ». Je n’aurai pas l’effronterie de rappeler avec Jean-François Revel que : «La communication, c'est ce qui sert à expliquer que les échecs sont des succès »…
 
Passons sur les dysfonctionnements majeurs à la Sûreté de l'Etat et les soupçons de corruption à la Régie des bâtiments. Le fait que chaque fois, les responsables soient flamands et que ce soient des entreprises flamandes qui ont tiré les marrons du feu est bien entendu un pur hasard. Pas de chance.

Il faudra aussi vous y faire, nous vivons de plus en plus dans un « Royaume d’opérette », deux exemples :

 
L’agence Belga nous apprend que le roi Philippe Ier n'aurait plus de pouvoir.  Il y aurait au sein du gouvernement, à l'exception des libéraux francophones, un consensus pour limiter les pouvoirs du Roi à un rôle strictement protocolaire comme en Suède. C’est ce mercredi dans "Het Volk" et "Het Nieuwsblad". En effet, plus la passation de pouvoir (du roi Albert II à son fils Philippe) approche, plus les doutes augmentent concernant le « bagage » dont le roi Philippe Ier disposerait et quant à savoir s'il sera suffisant pour succéder à son père. Un an avant la décision définitive du gouvernement, la réponse est actuellement "non".
 
La Nouvelle Gazette de la semaine passée annonce un nouvel uniforme pour les gardes rendant les honneurs aux chefs d’Etat étrangers sur le tarmac de Melsbroek. « Douze ans dans l’armée puis le reste au cirque Bouglione » rigolent (jaune) les soldats. Pour eux, l’uniforme coloré (bigarré ?) proposé est un « mélange de celui des barmans de Pinochet, des membres de la garde rapprochée de Kim Su Yung et des choristes troisièmes rôles dans les opérettes russes ».
Exactement l’effet de puissance recherché par Flahaut, Ministre bien connu de la Défense nationale, qui trouve que cet uniforme attire l’attention et suscite le respect. Si ça ne marche pas, il pourra toujours les recycler au Carnaval de Nivelles.
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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 11:54
Vers l’Avenir, en page 25 de l’édition Brabant wallon, évoque l’intention de l’échevin nivellois bien connu et apprécié, Willy Manquoy, de porter plainte contre l’auteur d’une lettre anonyme particulièrement odieuse.
Critiquant la forme, le contenu et les intentions du spectacle qui fait courir tout Nivelles, cet individu qualifie l'échevin de raciste - les blagues n’étant pas en néerlandais et allemand ! - et de Wallingant...

Dans quel monde vivons nous ? Que je sache, nous sommes toujours en Brabant wallon. Nivelles est qualifiée, à juste titre, de capitale du Roman pays. Dans tous les pays civilisés, à côté des langues officielles, on met à l’honneur et protège les langues endogènes. C’est le cas de la France où même une partie de la scolarité peut se faire dans les langues locales.

Mais peut-être ce « courageux » anonyme fait-il partie d’une minorité intolérante, ultra-belgicaine, inculte et fanatique ?

Willy Manquoy, pourtant unitariste déclaré, est traité de « Wallingant » parce qu’il ose raconter en wallon ?  Willy Manquoy devait prendre ça pour un compliment, voire un honneur !
Bravo Willy et continue longtemps !
 
Curieux quand même que le wallon dérange tellement. Surtout à un moment où on assiste à une flamandisation rampante de notre province. Evidemment, il n’est peut-être pas « politiquement correct » de la critiquer à l’heure où, sentant la Belgique se lézarder de toute part, certains croient sauver les meubles en organisant des classes d’immersion pour apprendre la « langue des Maîtres » à nos enfants ou en acceptant que les publicités commerciales soient rédigées en… flamand ! Croient-ils que la Belgique sera sauvée le jour où elle sera flamande et uniquement flamande ?
 
Et pendant ce temps, en page 5 du même journal on peut lire: « Ostende : des affiches promouvant l'usage exclusif du néerlandais ont été apposées vendredi sur les vitrines de dizaines de commerces à Ostende, recouvrant toutes les inscriptions dans une autre langue que celle de Vondel  Toute les inscriptions en français et anglais sur les vitrines ont été recouvertes d'autocollants aux couleurs flamandes. « In Vlaanderen enkel Nederlands disait l'un des slogans ».
 
Mais ça, c’est une autre affaire… Ils sont chez eux…
Avant d’être chez eux... chez-nous ?
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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 11:11
Hier soir, Arlette Arlette Chabot interrogeait ses invités sur le passé colonial de la France : doit-on en avoir honte ? Comment l'assumer ? Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui dans un pays aussi divers dans sa composition ? Comment être unis dans la République ?
 
Beaucoup de choses intéressantes ont été dites. On n’a pas échappé aux interventions habituelles de ceux qui confondent égalité des Droits et Droit à l’égalité de fait. Ni aux promoteurs du communautarisme et du multiculturalisme à l’anglo-saxonne. Ni à la simplification populiste de la Droite extrême. Ni à l’angélisme de la Gauche bien-pensante.
Face à eux, des démocrates, républicains, comme François Barouin, Max Gallo et surtout Elisabeth Badinter.
 
J’ai beaucoup aimé les (trop) rares interventions de cette dernière. Particulièrement quand, rappelant que la grande majorité des Français ont des ancêtres venus d’autres pays, ce qui est son cas, être Français aujourd’hui, c’est assumer complètement l’Histoire de France. Toute l’Histoire. Que l’intégration a toujours été difficile. Qu’être Français, c’est un choix assumé. Que c’est le choix de Valeurs. Celles qui sont inscrites dans la Constitution et aux frontons des Mairies. Et que c’est aussi le choix de la défense de ces Valeurs, ce qui a peut-être été négligé depuis une trentaine d’années au nom d’une notion déformée de la tolérance, a-t-elle ajouté.
 
Magnifique rappel !
 
Rejetant toute idée de multiculturalisme, de discrimination, de communautarisme, elle a plaidé, avec talent et sobriété, pour un retour aux Valeurs de la République, Valeurs qui sont les Droits de l’Homme. Et le civisme, la cohérence et la fermeté sur les principes.
 
L’émission s’est terminée sur le constat que le débat qui va s’ouvrir avec la campagne pour les élections présidentielles fera émerger celui (ou celle !) qui incarnera le mieux ces Valeurs.
 
J’ajouterais que dans l’identité française, je pense que l’héritage le plus important est celui des Lumières et des droits de l’Homme. Ce souci de l’universel hérité des Lumières ne doit pas conduire à la répression des particularités (on a essayé avec le jacobinisme) pas plus qu’à leur encensement (c’est le danger du communautarisme). Ce qui fait l’identité française, c’est à la fois cet attachement à l’universel qui fût l’un des moteurs du projet colonial tant décrié aujourd’hui, mais aussi cette ouverture aux particularités héritée de l’histoire coloniale et aux siècles d’intégration réussie de l'immigration.

L’identité, si elle forme un tout, a des composantes. L’identité française c’est ni le communautarisme (modèle ultra-libéral) ni un républicanisme aveugle (modèle de l’extrême droite comme de l’extrême gauche) qui ne veut pas voir les différences. On peut se sentir profondément bourguignon, wallon ou normand et français.
La France est héritière de son passé. La France est incroyablement diverse et en même temps indivisible parce que les Français le souhaitent ainsi. La France garde son identité par la transmission de ce souci de l’universel hérité des Lumières, ce qui n’est pas incompatible avec le fait que chacun assume ses particularités et respecte celles des autres.

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27 janvier 2006 5 27 /01 /janvier /2006 09:31
… pour la démocratie.
 
Lamentable dérapage dans les relations entre le député MR et l’ancien ministre président de la Région.  On a raison de dire que le pouvoir peut rendre fou…
Si Chastel, ancien « ministre surprise » de la Communauté française, a bénéficié d’informations (d’origine socialistes ? Ça se dit à Charleroi…)  pour dévoiler le scandale des logements sociaux de  la Carolorégienne, il a reconnu avoir été dépassé par l’ampleur qu’a pris ce dossier. Voici maintenant que Van Cau, principale victime politique et depuis mis en cause par plusieurs sources, qui rend public un ancien dossier fiscal.
Pitoyable attitude pour l’image du monde politique que ces règlements de comptes. Si ces « révélations » montrent que nos hommes politiques ne sont pas parfaits, il y a la manière.
 
Ce qui m’a choqué, c’est l’attitude jubilatoire de Van Cau hier soir au JT. Un sale gamin jouissant de sa vengeance. Aurait-il perdu tout sens commun ? Quel spectacle !!!
 
J’en avais honte pour lui.
 
Alors que certains sondages créditent l’extrême droite de plus de 30 % à Charleroi, n’ont-ils vraiment  rien de mieux à faire ?
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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 10:40
Très intéressant débat hier soir à Bruxelles entre Marc Platel, un des signataires du « Manifeste pour l’indépendance de la Flandre » et Paul-Henry Gendebien, président fondateur du RWF et dont le nouveau livre : « Belgique, le dernier quart d’heure » sera publié dans les prochains jours.
 
Platel a très bien précisé, et à plusieurs reprises, que le travail de réflexion du Groupe « De Warrande » était axé uniquement sur le devenir de la Flandre. La démarche était économique. Intéressant aussi de constater qu’il reconnaît ne proposer aucune solution pour la Région de Bruxelles, « se basant sur les limites constitutionnelles des régions » et « proposant que cette région soit gérée en commun par les Flamands et les Wallons ». C’est faire peu de cas des habitants. Rien de neuf donc.
Le message économique est clair, ils veulent développer une approche économique adaptée à la Flandre. Il faut dire – malheureusement pour nous où il est déjà fort (trop ?) tard – que la Flandre commence à être touchée par les effets de la mondialisation et son cortège de délocalisation qui menace son niveau de vie.
 
Chose curieuse, les auteurs du Manifeste réclament un « Etat flamand en Europe » (Een Vlaams Staat in Europa !) mais… semblent bien vouloir rester dans un cadre… belge ! Il faut dire que l’essentiel de leurs échanges commerciaux se passent avec… la Wallonie. Et ça, ils veulent le garder. Le beurre et l’argent du beurre en quelque sorte. Leur indépendance ressemble fort à du confédéralisme mâtiné de protectionnisme (colonialisme ?). Ils veulent bien envisager que la Wallonie (et Bruxelles ?) soient également indépendante (à leurs conditions), mais pas qu’elle se choisisse un autre destin en dehors du cadre belge.
 
Amusant aussi la manière avec laquelle il a abordé la question de la monarchie. « C’est un problème technique, le moment venu, ça fera quelques lignes dans l’accord… ». Peut-être imagine-t-il la Wallonie ou encore la « Belgique continuée » (Wallonie+Bruxelles)  garder cette institution désuète et peu démocratique ? Il est vrai qu’un observateur peu éclairé pourrait croire que, grâce à la propagande continue des médias (du type « 7 jours au Groland »), les wallons sont devenus de fervents royalistes. Et il est vrai qu’il y a des similitudes troublantes entre le Palais et certains politiques wallons. L’affaire Francorchamps a montré que le prince Philippe et les frère Happart, les « Dupons & Dupons » (du verbe « duper », pas ceux de Tintin...) de la politique belge, ont parfois le même comportement.  Tous trois signent n’importe quel document sans le lire ou le comprendre, même rédigé en français pour le premier…
 
Passons sur la sympathique naïveté de quelques intervenants (parmi lesquels David Coppi, modérateur du débat) qui rêvent encore et toujours d’une possibilité de retrouver une solidarité nationale qui n’existera plus. Platel a pourtant été très clair.
Bref, une fois de plus on peut constater que les mots n'ont décidément pas le même sens en Flandre et chez nous. L'indépendance proposée par la Warande est en réalité une sorte de confédéralisme entre deux Etats, un dominant, la Flandre ; une sorte de Bantoustan, la Wallonie et un Condominium, un nouveau " Moresnet neutre", Brussel-Bruxelles, co-géré par les deux autres...
Heu... Non merci !
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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 17:19

Le journal "Le Soir " de ce mardi  publie mon texte : " La Wallonie sauvera-t-elle l’Europe ?" sous forme de carte blanche.

Cerise sur le gâteau, le texte est illustré d'un dessin de Royer !

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« Le courage. C'est de refuser la loi du mensonge triomphant, de chercher la vérité et de la dire »  (Jean Jaurès)
*
« (…) il n'existe aucun accommodement durable entre ceux qui cherchent, pèsent, dissèquent, et s'honorent d'être capables de penser demain autrement qu'aujourd'hui et ceux qui croient ou affirment de croire et obligent sous peine de mort leurs semblables a en faire autant. » (Marguerite Yourcenar)
*

« Ce qui nous intéresse ce n'est pas la prise de pouvoir mais la prise de conscience. » (Armand Gatti)

Les textes publiés ici sont évidemment libres de droits et peuvent être reproduits ou diffusés, en partie ou en entier... sans modération à condition d’en citer la source.

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Pour y réfléchir

Vidéos

- Participation à Controverses (RTL) sur BHV…
- Message improvisé pour les législatives de 2007
- Interview sur TV-Com
- Chirac, une certaine idée de la France
- Mes pubs préférées sur le rugby
- Gendebien, un avis...
- L'identité wallonne est-elle incompatible avec l'identité française ?
- Religions, Neutralité ou laïcité de l'Etat
- "Bye bye Belgium"
- "Enregistrement, Evaluation et Autorisation des substances CHimiques" : Qu'en penser ?
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- Le Club du Net : Karl Zero et Dupont-Aignan
- Magnifique leçon de civisme d'Elisabeth Badinter.
- François Mitterrand

Textes

- Le vrai visage des Français
- Bicentenaire de la réunion de Mulhouse à la République
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